• Sadko au fond de l'océan par Ilya Yefimovich Repin

     

    Sadko


    Légende Russe présentée sous plusieurs versions, et même en opéra.


    Sadko était musicien, il vivait à Novgorod et jouait des gousslis de platane pour les riches marchands lors des somptueux banquets.

    Il n'a pour tout bien que ses gousslis; il gagne sa vie à jouer dans les festins. Or, un jour, on ne l'invite pas à la fête, ni le lendemain, ni le surlendemain.
    Il s'en va tristement sur le rivage du lac Ilmen, s'assit sur une pierre blanche qui luisait et se met à jouer de ses gousslis. Le premier jour, les eaux du lac commencent à s'agiter; Sadko prend peur et s'enfuit à Novgorod. Il y retrouve la misère et revient une seconde fois jouer sur le lac : une seconde fois les eaux s'agitent, et Sadko s'en retourne effrayé. Poussé encore par la misère chaque jour plus pressante, il vient s'asseoir sur les rochers blancs et recommence à jouer : les eaux s'agitent et à leur surface apparaît le dieu de l’onde.

    Il avait tant aimé la musique de Sadko qu'il lui demanda de venir jouer dans son royaume sous-marin, lui promettant une récompense confortable.

    Sadko n'avait pas encore dit oui qu'il se retrouva au fond de l'océan dans un palais de corail. Le dieu des mers, assis sur son trône de coquillages dans une grande salle, lui ordonna de jouer. Dès que Sadko entonna un air, le dieu se mit à danser. En surface, les eaux écumaient et des vagues hautes comme des collines déferlaient, faisant sombrer les bateaux dans les profondeurs marines. Sadko joua tout un jour, puis deux, puis trois…
    Beaucoup de vaisseaux furent démolis dans la mer bleue,
    Beaucoup de biens périrent,
    Beaucoup de braves gens furent noyés.

    Illustration Xénia Myagina

    Au bout d'un moment, Sadko était si fatigué qu'il ne pouvait jouer une note de plus. Il sentit une main se poser sur son épaule et, se retournant, vit un homme à barbe blanche.

    Le sage lui conseilla de casser les cordes de son instrument pour interrompre la danse. Le dieu des mers lui offrirait une fiancée en récompense. Mais il ne devra pas se hâter de choisir et laisser les trois cents premières, puis les trois cents suivantes et encore trois cents passer, et ne prendre que la toute dernière pour épouse.
    Le sage prévint Sadko, il ne devra pas toucher la jeune épousée sous peine de rester à jamais sous les eaux.

    Quand tu te choisiras une jeune beauté,
    Laisse passer d'abord trois cents filles,
    En second lieu, laisse passer trois cents filles,
    En troisième lieu, laisse passer trois cents filles,
    Derrière marchera une jeune beauté,
    La jeune beauté Tchernavouchka,
    Prends cette Tchernava en mariage.
    Quand tu te coucheras la première nuit,
    Ne fais pas avec ta femme l'amour dans la mer bleue :
    Car tu resterais éternellement dans la mer bleue;
    Mais si tu ne fais pas l'amour dans la mer bleue,
    Tu te coucheras auprès de la jeune beauté
    Et tu seras, Sadko, à Novgorod...


    Alors Sadko cassa ses cordes et la danse s'interrompit. Le dieu des mers protesta mais insista pour que Sadko ait sa récompense : il choisira sa fiancée parmi ses filles.
    Une procession de jeunes vierges apparut, chacune plus belle que la précédente. Sadko laisse passer les trois cents premières, puis les trois cents suivantes et encore trois cents. Arriva alors Tchernava, la plus belle de toutes. Et Sadko la prit pour épouse.

    Illustration Xénia Myagina

    Plus tard dans la nuit, quand Sadko resta seul avec sa femme, il se souvint de l'avertissement du vieil homme et se coucha sans la toucher. Au milieu de la nuit, cependant, alors qu'il dormait il se retourna et la frôla du pied. Elle était si froide qu'il s'éveilla en sursaut. Il se retrouva allongé sur les berges pentues du lac Ilmen, le pied gauche dans les eaux glacées. Il boitera de ce pied tout le restant de sa vie.

    Mais à ses côtés il y avait un sac d'or.
    Sarko acheta des bateaux et devint un homme très riche.
    Sadko n'alla plus sur la mer bleue,
    Sadko resta à vivre à Novgorod.

    Certains disaient que lorsqu'une tempête faisait rage sur une mer ou un lac, c'était en fait Sadko le ménestrel qui jouait des gousslis de platane pour le dieu de la mer qui dansait une gigue au fond des océans.

     

    Illustration Xénia Myagina

     

     

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sadko_(mythologie)

    http://allrus.me/russian-medieval-epic-sadko/

     

     

     

     


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  • Légende Aztèque des soleils

    Illustration Itiana 355


    Légende Aztèque des soleils

    La légende des soleils est un mythe cosmogonique mésoaméricain fondé sur la création puis la destruction de plusieurs mondes (ou soleils) successifs.
    Les dieux, selon les croyances aztèques ont successivement créé plusieurs mondes, chaque fois anéantis.
    Il existe plusieurs versions de ce mythe cosmogonique, que l'on retrouve ailleurs au Mexique central et, plus largement, en Mésoamérique. Chaque version diffère des autres sur certains points, mais le schéma général reste le même : avant le monde actuel, se sont succédé plusieurs âges ou « soleils », chacun d'entre eux possédant certaines caractéristiques et s'étant terminé par un certain type de catastrophes.

    Deux de ces versions sont pratiquement identiques (on les trouve dans les manuscrits connus sous le nom de Leyenda de los Soles et Historia de los Mexicanos por sus Pinturas) ; ils correspondent probablement à une sorte de version aztèque « officielle » de ce mythe.

    Les cinq soleils
    Chaque soleil porte un nom : Ocelotonatiuh ( Soleil Jaguar) ou Yoaltonatiuh (Soleil de nuit) ou encore Tlaltonatiuh (Soleil de terre) selon les versions (ces trois éléments étant très proches), Ehecatonatiuh (Soleil de Vent), Quiauhtonatiuh (Soleil de Pluie) et Atonatiuh (Soleil d'Eau). Chaque nom correspond à l'agent destructeur du soleil en question. Lorsqu'il existe un cinquième soleil, on l'appelle Ollintonatiuh (Soleil de mouvement).

    On rencontre également des noms calendaires qui proviennent du calendrier divinatoire, le tonalpohualli dans La Leyenda de los Soles.
    Ils contiennent tous le mot nahui (« quatre » en nahuatl), correspondant à la disparition de chaque soleil : Nahui Ocelotl (Quatre Jaguar), Nahui Ehecatl (Quatre Vent), Nahui Quiahuitl (Quatre Pluie) et Nahui Atl (Quatre Eau).

    Légende Aztèque des soleils

    Comme il a été dit plus haut, le nombre de soleils peut varier, 4 ou 5 selon les versions, mais également leur durée ainsi que l'ordre dans lequel ils ont été créés. Chaque soleil était associé à un type de nourriture.
    Les deux versions qui présentent le plus de points communs sont l’Historia de los Mexicanos por sus Pinturas et la Leyenda de los Soles. L'ordre des agents destructeurs est le même (terre-vent-feu-eau). Ce sont les mêmes éléments et les mêmes glyphes calendaires que l'on retrouve sur un célèbre monument aztèque : la Pierre du Soleil. Le nombre total d'années pour les quatre premiers soleils est le même : (2028 ans), mais la répartition est différente : (676-676-364-312) pour l’Historia de los Mexicanos et (676-364-312-676) pour la Leyenda de los soles. Il s'agit chaque fois de multiples de 52, c'est-à-dire le nombre d'années correspondant à un « siècle » aztèque.

     

    · L'Historia de los Mexicanos por sus pinturas

    1. Nahui Ocelotl (Quatre-jaguar). Le premier soleil, qui avait été créé par les quatre dieux primordiaux, était celui de Tezcatlipoca. Il dura « 13 fois 52 ans ». La terre était peuplée de géants qui arrachaient les arbres et se nourrissaient de glands. Tezcalipoca reçut un coup de bâton de Quetzalcoatl, tomba à l'eau, puis se transforma en jaguar et tua les géants.

    2. Nahui ehecatl (Quatre-vent). Le deuxième soleil était celui de Quetzalcoatl. Il dura lui aussi « 13 fois 52 ans ». À cettLégende Aztèque des soleilse époque vivaient les macehuales (gens du peuple en nahuatl) qui ne mangeaient que des pignons. Tezcalipoca, qui s'était transformé en jaguar, donna à Quetzalcoatl une ruade qui le fit tomber, provoquant un vent tellement fort qu'il emporta ce dernier et tous les macehuales. Il n'en resta que quelques-uns dans l'air, qui furent métamorphosés en singes.

    3. Nahui quiahuitl (Quatre-pluie). Le troisième soleil était celui de Tlalocatecutli, dieu de l'enfer. Il dura « 7 fois 52 ans ». Les macehuales ne mangeaient que de l’'acinctli, une plante qui ressemblait au blé et poussait dans l'eau. Quetzalcoatl chassa Tlalocatecutli sous une pluie de feu.

    4. Nahui atl (Quatre-eau). Le quatrième soleil était celui de Chalchiuhtlicue, l'épouse de Tlaloc. Il dura « 6 fois 52 ans ». Les macehuales ne mangeaient qu'une plante qui s'appelait cincocopi et qui ressemblait au maïs. Au cours de la dernière année de ce soleil, il plut tellement que les cieux s'effondrèrent. L'eau emporta tous les macehuales qui devinrent toutes les espèces de poissons qui existent.

    Légende Aztèque des soleils(Chalchiuhtlicue, Déesse de l'eau)

    L'eau couvrit la terre pendant 52 ans, soit un siècle aztèque. La Leyenda ajoute qu'un couple, Tata et Nene, furent sauvés. Titlacahuan leur enjoignit de se cacher dans un cyprès et de ne manger chacun qu'un épi de maïs. Mais lorsque l'eau se fut retirée, ils virent un beau poisson qu'ils cuisirent et mangèrent. Furieux à cause de la fumée qui parvenait jusqu'au ciel, le dieu les changea en chiens.
    L'humanité ne descend pas de ces rescapés du quatrième cataclysme : elle doit son existence à Quetzalcoatl. C'est en effet le Serpent à Plumes, sous la forme du dieu à tête de chien Xolotl, qui alla dérober aux enfers les ossements desséchés des morts et les arrosa de son propre sang pour leur redonner vie.

    Après la chute du ciel, selon la version de l’'Historia de los Mexicanos, les quatre dieux primordiaux ordonnèrent de creuser quatre chemins jusqu'au centre de la terre, afin de relever le ciel, prélude à la réanimation de la terre et à la création d'un nouveau soleil, le cinquième donc, au cours de la quatorzième année après le déluge.

    5. Nahui ollin (Quatre-mouvement) est le cinquième et dernier soleil et il doit s'effondrer dans des séismes. Les Tzitzimime, monstres squelettiques qui hantent à l'occident les marches de l'univers, anéantiront l'humanité.
    Cette catastrophe finale, pensait on , pouvait éclater à tout instant.

    Rien, pour les Mexicains, ne garantissait le retour du Soleil ni la marche des saisons… A la fin de chaque cycle de 52 ans, on redoutait que "la ligature d'années" ne pût s'accomplir. Le Feu nouveau ne s'allumerait pas, tout s'effondrerait dans le chaos.
    Tous les 52 ans, la fin du siècle aztèque est appelé "ligature d'années". A cette occasion avait lieu la Fête du Feu nouveau. La nuit de ce passage d'un siècle à l'autre est une nuit de prières et d'angoisse.
    À ce moment, tous les feux du territoire aztèque étaient éteints et tout le monde regardait vers le sommet de la montagne. Lorsque la constellation d'Orion s'élevait au-dessus de l'horizon, un homme était sacrifié au sommet de Huixachtlan et une grande torche semblable à un faisceau de bois en feu était plantée dans sa poitrine.
    Aux premières étincelles de feu, le nouveau cycle de calendrier était déclaré commencé et un immense feu de joie était embrasé. Des messagers parcouraient la ville pour rallumer tous les feux avec leurs torches.

    Légende Aztèque des soleils

    Codex Magliabe Chiano

    La mission de l'homme en général, et plus particulièrement celle de la tribu aztèque, peuple du Soleil, consistait à repousser infatigablement l'assaut du néant. A cette fin, il fallait fournir au Soleil, à la Terre, à toutes les divinités, "l'eau précieuse" sans laquelle la machinerie du monde cesserait de fonctionner : le sang humain. De cette notion fondamentale découlent la guerre sacrée et la pratique des sacrifices humains."

     Selon la mythologie aztèque, le sang humain (l'« eau précieuse ») était nécessaire au dieu soleil Huitzilopochtli pour pouvoir continuer à exister. Les sacrifices humains étaient donc courants. On sacrifiait également en l'honneur d'autres dieux. Certaines victimes étaient des prisonniers de guerre, d'autres des esclaves, d'autres, enfin, volontaires ou désignés par les prêtres étaient des "dieux", ornées, encensées, choyées pendant un an, elles devenaient l'image de la divinité. En effet, selon leur croyance, la vie qui les attendait dans l'autre monde dépendait non de leurs actions sur terre mais de leur trépas ; or, les deux morts considérées comme les plus glorieuses étaient le sacrifice et la mort au combat. Le cannibalisme rituel qui succédait à ces cérémonies prenait le sens d'une communion.
    Cependant, certains dieux comme Quetzalcoatl, s'opposaient au sacrifice des humains.

    Légende Aztèque des soleils

     

     La Pierre du Soleil est découverte en 1790 sous la Grand-Place de Mexico. Ce n'est pas un calendrier, mais un monument commémorant les cinq Soleils mythiques. Composée de lave basaltique, elle se trouve actuellement au musée d'Anthropologie de Mexico. C'est un disque de 360 cm de diamètre et d'un poids de 24 tonnes. Elle fut sculptée sous le règne de Moctezuma II. Son nom aztèque est Cuauhxicalli (réceptacle de l'Aigle).

     

     

    Sources: Wikipédia et
    http://objectif-cap-sizun-polynesie.over-blog.com/article-les-cinq-soleils-azteques-109459076.html

     

     

     

     

     
     

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  • Les Dragons

    Depuis des millénaires, le mythe du dragon hante l’imagination des peuples.

    Le dragon est probablement le plus notoirement connu de tous les monstres de légende. Mais, est-on bien sûr qu’il s’agit d’un mythe ?
    On constate que pendant des siècles, le dragon a joué un rôle dans les arts, les légendes et la religion. L’homme n’a jamais eu suffisamment d’imagination pour inventer ou créer sans se servir d’un modèle.
    Mais, quel est ce modèle ? Un animal ? Plusieurs animaux dont on a mélangé les attributs ? La question se pose donc de savoir si le dragon a réellement existé.

    Dans de nombreuses mythologies à travers le monde, on retrouve des créatures reptiliennes possédant des caractéristiques plus ou moins similaires, désignées comme dragons.
    Il s'agit là d'une figure imaginaire, tout comme le sont le sphinx, les sirènes ou toute autre créature fabuleuse. Celles-ci s'appuient davantage sur des espèces animales existantes, que l'homme hybride à sa fantaisie, que sur la découverte d'un squelette .
    Ses représentations varient cependant énormément en fonction des civilisations. Symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, protecteur de trésors en Grèce antique ou encore maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale.

    Le proto-dragon, tel qu'il a pu être statistiquement reconstruit, était en partie serpent ; il est représenté comme une sorte de gigantesque reptile écailleux, avec une longue queue mobile, capable de cracher du feu et de voler grâce à des ailes semblables à celles des chauves-souris. Il gardait les sources et autres points d’eau. Il pouvait provoquer des inondations et des tornades. Il est intéressant de noter que cet ensemble de traits se retrouve encore dans les mythologies - et dans les arts rupestres, pour certains très vieux - du monde entier, ce qui laisse supposer que cette reconstruction serait au moins partiellement vraie.

    Les dragons apprécient particulièrement les grottes et les montagnes, lieux de prédilection où ils aiment vivre.
    Ce sont des solitaires qui aspirent à la tranquillité, sauf au moment de la reproduction lorsqu’ils recherchent un ou une partenaire pour fonder une famille. En dehors de cette période, ils dorment beaucoup et hibernent durant plusieurs mois chaque année.
    Ils sont très friands de lait et adorent déguster quelques vaches, voire des humains lorsqu’ils sont affamés.
    Ils sont tout à fait capables de parler.

    Pour pouvoir cracher des flammes, ils broient des pierres phosphoriques qui produisent un gaz inflammable au contact de l’acide gastrique. Ce gaz est ensuite expulsé et s’enflamme au contact de l’oxygène de l’air.
    Les dragons pouvaient également devenir invisibles ou luire dans l’obscurité.

    Il est difficile de déterminer une origine géographique ou historique aux dragons. Leur apparition semble dater des premières civilisations.

    De la manière la plus probable, les dragons apparaissent, sous une forme ou une autre, en même temps que les autres monstres de l'imaginaire. Les plus anciennes traces connues remontent à 6000 ans environ, dans une tombe néolithique de Xishuipo, site archéologique de la province du Henan, en Chine.

     

    Dragon de la Cité interdite. © dinosoria.com

    Symbole du Mal ou du Bien ?
    Une distinction principale est à faire entre les dragons occidentaux et les dragons orientaux.

    La tradition chrétienne a fait du dragon le serviteur du Diable et l’incarnation du Mal. Mais, il n’en a pas toujours été ainsi. Les dragons des mythes ancestraux étaient des créatures beaucoup moins malfaisantes.
    Certes, ils inspiraient de la terreur mais ils causaient peu de ravages. Les dragons pouvaient vivre en paix avec les hommes, qui se conciliaient leurs bonnes grâces en échange d’un tribut annuel d’or ou de vies humaines.

    Par opposition à l’Occident, le dragon personnifie en Chine la douceur et la bonté. Les dragons étaient les dieux de la pluie. Ils formaient des nuages avec leur souffle et arrosaient les champs de riz.
    Ils étaient aussi des symboles de régénération. Le sang des dragons morts pouvait fertiliser la terre. Un peu partout dans le monde, en Occident comme en Orient, les traditions populaires ont perpétré ce rôle symbolique des dragons, au cours de rites de fertilité immémoriaux.

    Le dragon est omniprésent dans la mythologie chinoise. Nugua (ou Nuwa), déesse à l’origine du monde selon la cosmogonie chinoise, est un être mi-humain, mi-dragon.
    Le dragon est presque toujours bénéfique et aide dieux et hommes à vaincre les forces du mal ou les catastrophes naturelles.
    L’emblème de l’empire d’Orient était un dragon pourpre.

    Et ce n'est pas un hasard si le Dragon est tant vénéré en Chine, pays du Tao ou voie du milieu. Céleste et chtonien, gardien des eaux, crachant le feu, à la fois Yin et Yang, le Dragon chinois réunit les principes opposés de l'univers : le feu et l'eau, le ciel et la terre.
    Une légende raconte qu’un dragon, sorti du fleuve jaune, apporta à Yu le Grand les plans du monde.
    Le prince Yu est le fondateur mythique de la première dynastie des Xia. Il est un héros civilisateur à qui l’on attribue le fait d’avoir dompté les inondations du fleuve jaune grâce à l’aide d‘un dragon. Il est souvent représenté dans la couleur qui sera plus tard réservée exclusivement aux empereurs de Chine : le jaune
    Les empereurs de Chine s’asseyaient sur un trône sculpté de dragons. Ces animaux étaient associés aux pratiques de géomancie, ou feng-shui.
    Aujourd’hui encore, en Chine, on célèbre la nouvelle année en promenant dans les rues d’immenses dragons de papier et de bambou.

     

    En Corée, chaque fleuve, chaque rivière accueillait son propre dragon.
    En Asie, les os de dragons faisaient partie de la pharmacopée traditionnelle. Il est presque certain qu’il s’agissait de fossiles d’animaux préhistoriques.

    Dans les légendes de l'Inde et de tout le Sud-Est asiatique, des dragons à tête humaine surmontée d'un capuchon à tête de cobra, les nagas, sont les habitants du domaine souterrain où ils gardent jalousement les trésors de la Terre. Ils ont pour ennemis naturels des vautours mythiques appelée Garudas, dragons aériens opposés aux Nagas, dragons des eaux et de la terre.

    En Occident, l’histoire du dragon terrassé connaît beaucoup de variantes. Pour la plupart des héros anciens, Siegfried, Sigurd, Beowulf, saint Georges, saint Michel, Arthur, Tristan ou Lancelot, c’était le couronnement d’une carrière que de tuer un cruel dragon. Sur ce thème, les légendes ont foisonné.

    Parmi les dragons cosmiques il y a le Midgardorm, scandinave dont le corps fait le tour de la Terre et Quetzalcoatl, le célèbre serpent à plumes des Toltèques et des Aztèques.

    Les Dragons

    Pour les Celtes comme pour les Romains, le dragon était un symbole guerrier.
    Dans la littérature celtique, le mot dragon désigne aussi un chef. Un pendragon est un chef suprême.
    Uther Pendragon, le père du roi Arthur, avait adopté pour emblème le dragon. Uther avait vu en songe un dragon traverser le ciel en jetant des flammes. Ses devins avaient vu là un présage selon lequel il devait hériter du royaume de son frère.
    Le présage se réalisa et Uther fit confectionner deux étendards représentant des dragons, dont l’un l’accompagnait dans toutes ses batailles.
    Merlin lui-même avait déjà, dès son enfance, annoncé le règne d’Uther Pendragon selon la légende du dragon rouge et du dragon blanc.

    Nous retrouvons ces dragons habitant la terre et l’eau dans les légendes concernant Mélusine, et, plus généralement, la Vouivre. La terre, elle-même, a longtemps été comparée à un dragon, et les anciens nommaient Veines du Dragon ces courants telluriques qu'ils essayaient de concentrer en y élevant pierres levées et monuments.

    Dans le seul folklore britannique, on compte plus d’une cinquantaine de dragons différents. Dans le monde entier, on en recense des milliers.

    En Europe, la légende la plus connue est celle de saint Georges tuant le dragon. Cette légende a trouvé de nombreuses variantes avec des ingrédients identiques : un dragon qui ravage un royaume et exige un tribut annuel. Le tribut est en général une belle jeune fille. Un chevalier s’empresse de tuer le dragon pour sauver le royaume et épouser la belle.

    Statue d'un dragon en Slovénie. By wili hybrid


    Il y a beaucoup de dragons dans les légendes et les mythes. Mais d’où viennent donc ces animaux aux pouvoirs surnaturels ?

    En l’absence de toute preuve fossile, il est difficile d’accorder beaucoup d’importance aux légendes qui décrivent les dragons.
    On peut cependant s’interroger sur l’origine de ces légendes. Sur quelles bases s’appuient-elles ?
    Il est tout de même assez étrange que ces légendes parlant de dragons soient si persistantes et surtout si universelles.

    Mais, nos aïeux avaient la fâcheuse habitude de voir des dragons partout. Pour les anciens cartographes, le dragon est presque un animal familier. Ils en parsemaient les cartes des régions inexplorées.
    Pour eux, ils représentaient l’inconnu et les plaçaient au milieu des girafes et des éléphants. On peut constater la présence de dragons sur de nombreuses cartes anciennes mêlées à des animaux bien réels.

     

     

    Sources: Wikipédia et http://www.dinosoria.com/dragon_legende.html

     

     

     


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  • Shah Jahan & Mumtaz Mahal

     

     

    Cadeau pour la Saint Valentin, pour les amoureux mais aussi les solitaires romantiques, une vidéo magnifique:

    (A mettre en plein écran). 

      

     

    Inspiré par la fabuleuse histoire d'amour de Shah Jahan & Mumtaz Mahal, Jacques Guerlain crée en 1925 le 1er parfum Oriental de l'histoire: Shalimar.
    On y trouve la sublime égérie de Shalimar, Natalia Vodianova, en princesse indienne.

     

     

    Je vous laisse lire ci-dessous l’histoire sans fards du Taj Mahal

    mêlée à la légende:

     

     

    http://www.leregional.ch/N24785/la-terrible-legende-du-taj-mahal.html

     

     

    Shah Jahan & Mumtaz Mahal

     

     

    Heureuse Saint Valentin à tous.

     

     

     


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  • La cité perdue de Rama

     

    La légendaire ville de Rama (non non, pas l’Indienne, mais l’Européenne que vous ne connaissez surement pas), je l’ai découverte récemment grâce à ce livre:

    La cité perdue de Rama

    La ville de Rama est une ville mégalithique située au Piémont qui, d'après la légende, serait à l'origine de la tradition celtique de l'Europe et qui abriterait le secret du Graal.

    Extraits:
    La légende de Rama
    " La légende raconte qu'un Dieu descendit autrefois sur la Terre. Ses reliques furent recueillies et conservées dans le temple du feu sur les flancs de la Montagne Sacrée. Autour du temple fut construite la ville de Rama.
    À plusieurs reprises des héros légendaires l'agrandirent et étendirent sa puissance sur toutes les terres connues. Mais sa grandeur était de garder l'ancienne connaissance, le Shan, le nom archaïque du Graal ; une lueur qui se répandit sur toute la Terre et fut la base du savoir des Druides de l'époque.
    La ville de Rama était protégée par un grand Dragon qui interprétait les forces cosmiques de l'univers jaillies du Vide primordial. Le Dragon apprenait aux chevaliers de l'époque à lutter et à danser dans le vent et il les initiait à la connaissance mystique du Shan.
    Un grand cercle de pierres était la demeure du Dragon, et il abritait à son intérieur le secret du Shan.
    Les gens venaient du monde entier pour voir le grand cercle de pierres et pour connaître son secret. Quand les eaux emportèrent la civilisation mère, Rama resta toute seule pour témoigner de l'ancien pouvoir du Dragon. Les millénaires l'effacèrent, mais la connaissance qu'elle conservait est encore vivante dans les traditions de la Terre entière.
    Aujourd'hui encore on raconte que le cercle de pierres existe, mais qu'il est invisible et ne se montre que la nuit de Samain à ceux qui savent le chercher. Cette nuit-là, tous les habitants du lieu, humains et autres, se rencontrent au milieu des pierres majestueuses et éternelles et célèbrent le retour à la Terre des ancêtres ".

    Les anciennes chroniques de la Vallée de Suse au Piémont parlent de l'existence dans les temps anciens de la ville cyclopéenne de Rama qui, d'après les descriptions, ressemble aux villes des forteresses mégalithiques du Pérou et de l'Océanie.

    La légende fait référence au mythe de la chute de Phaéton.
    Mais pour les anciennes traditions druidiques du Piémont, Phaéton ne serait pas tombé sur terre comme le raconte le mythe grec, mais il serait descendu du ciel sur son char céleste en or massif. En outre, il n’aurait pas allumé un terrible incendie comme dans le mythe, à moins que cet événement ne fût une référence symbolique au culte du feu ou à la diffusion d’une nouvelle philosophie venue du ciel qui aurait impliqué tout le continent européen.
    Le dieu serait descendu sur son char d’or dans la Vallée de Susa, sur les flancs du mont Roc Moal, l’actuel Rocciamelone, où existait une caverne sacrée ancienne et mythique qui s’ouvrait sur le flanc de la montagne pour s’étendre dans les méandres de sa roche.
    C’est ici que Phaéton aurait rencontré les hommes qui vivaient là, des hommes qui étaient bien différents de ceux d’aujourd’hui, bien plus grands, si bien qu’ils étaient décrits comme de monstrueux géants, des hommes qui pratiquaient le culte du feu, considéré comme une émanation du Soleil, la manifestation de la divinité qui régnait sur l’univers.

    Puis Phaéton avait choisit une clairière dans une forêt de la vallée et pour la délimiter il avait fait construire, par ses deux assistants faits de métal doré, un grand cercle de douze énormes pierres dressées vers le ciel.
    C’est ici qu’il accueillait les membres de la compagnie du feu pour leur enseigner les secrets du ciel et de la terre.
    Son enseignement touchait les différentes sciences, de l’agriculture aux mathématiques, à l’écriture, à la médecine, à l’astronomie jusqu’à la technologie de la fusion des métaux.
    A partir de cet événement mémorable, la confraternité initiale du feu qui faisait des travaux de métallurgie se transforma en une Ecole initiatique.
    L’Ecole du Feu commença son œuvre en formant les premiers druides, les Ard-Ri, qui auraient par la suite civilisé tout le continent européen.
    Au fil du temps de nombreux pèlerins vinrent y honorer le dieu, certains même depuis l’Egypte.

    Dans les légendes du druidisme piémontais, Phaéton est aussi perçu comme le dispensateur de l’art de l’Alchimie. En effet certaines traditions bretonnes antiques déclarent que Phaéton a été le premier initiateur de l’Alchimie et que l’origine de celle-ci ne provient pas de l’Egypte mais qu’elle est issue des natifs du continent européen.
    Dans les vallées, il y a encore quelques décennies, les danses rituelles et sauvages des chaudronniers étaient encore exécutées autour du feu pendant les solstices et les équinoxes.
    Les traditions transmises par les familles des fondeurs de métaux, et surtout celles qui concernaient le secret du travail de l’or, survécurent aux répressions religieuses. Les communautés du Mont Romulejo (autre nom du Roc Maol) racontent que leur connaissance du métier était due à un dieu qui était venu amener le feu volé au ciel.

    Phaéton aurait aussi enseigné l’écriture et les lettres de l’alphabet sacré utilisé par les druides et connu comme étant celui des Runes ainsi que des Oghams.
    Un fait qui nous amène à relier le personnage de Phaéton et celui du dieu égyptien Thot, dieu des sciences et créateur de l’écriture.
    Vu les rapports semblant exister entre l’Egypte antique et la région piémontaise, dont les visites d’importants représentants des cours pharaoniques venus en pèlerinage sur ces terres, l’hypothèse que le personnage de Phaéton ait été source d’inspiration pour la conception de la divinité égyptienne Thot n’est pas à dédaigner, le personnage de Thot étant considéré comme l’initiateur de la science de l’écriture et de l’Alchimie.

    Le mythe de la ville a survécu aux siècles grâce aux traditions orales du druidisme local, mais aussi aux chercheurs des débuts du siècle dernier qui ont recueilli des données de source directe et des confirmations documentées de son existence.
    La mémoire collective des habitants a permis aux chercheurs de recueillir de nombreux témoignages dignes d’intérêt.
    Dans la Vallée et plus précisément dans la zone de Mompantero, les légendes locales sont transmises aujourd’hui encore. Elles relatent de façon très vivante les événements relatifs à la ville de Rama et à sa disparition.

    La cité perdue de Rama


    La naissance de la ville mythique de Rama
    Autour de la grotte sacrée devenue le sanctuaire du feu, un premier bourg fut construit, Phaëton y accueillit d’abord ses élèves. Puis le bourg se transforma en une immense ville mégalithique, celle dont on se rappela par la suite comme étant la ville de Rama, et une grande roue en or fut fondue à partir du métal du char divin.
    Quand le dieu retourna au ciel, il laissa un de ses assistants dorés pour aider les hommes qui avaient appris ses enseignements et pour protéger la grande roue en or ainsi que tous les secrets de sa connaissance. Il est dit que ces assistants avaient le pouvoir de prendre n’importe quelle forme, dont le plus souvent celle de dragon, qui défendait l’entrée du sanctuaire.

    Par la suite on nomma ce dieu RAMA (RA= Père et MA= Mère) ce qui fait dire que c’est lui qui est ensuite parti en Inde et qu’il est ce dieu dont il est question dans le Ramayana.

    La tradition rapporte que la ville avait été construite en employant de grands blocs de pierre. Ses murs cyclopéens s'étendaient sur toute la longueur de la vallée, dans la direction des villes de Bruzolo-Chianocco-Foresto sur les rives de la Doire. Elle devint une immense agglomération urbaine formée de constructions plus petites qui s'étendait de la ville de Suse aux portes de la ville de Turin actuelle. Rama était la vraie et seule ville de l'époque, le siège pacifique et intellectuel d'un peuple mystérieux.

    Les constructeurs de Rama vénéraient le soleil et le feu comme des symboles spirituels. Ils étaient d’habiles métallurgistes et ils forgeaient de magnifiques objets en métal.
    Ils extrayaient un de leurs minerais particuliers de la zone de Mompantero, des mines du Bois Noir. D’après les études des chercheurs du siècle précédent, il semblerait que par la suite les romains, influencés par les légendes sur Rama, cherchèrent leurs puits miniers et les explorèrent afin de comprendre ce qu’ils en extrayaient.
    Toujours d’après ces récits, les habitants de Rama étaient considérés comme étant de grands magiciens et des alchimistes très doués pour les sciences exactes ainsi que pour les sciences occultes, en outre ils possédaient des machines qui faisaient des choses merveilleuses.

    La ville semble avoir développé sa splendeur architecturale et son influence politique autour de 4000 – 3000 ans av. J. C., grâce à l’apport de la culture des Pélasges qui abandonnaient le bassin fertile de la Mer Noire désormais détruit par un débordement de la Mer Méditerranée.

    La fin de la ville cyclopéenne
    Les récits locaux recueillis par les chercheurs relatent que la ville de Rama fut détruite par un grand déluge qui arriva à l’improviste.
    D’autres encore expliquent que sa disparition fut causée par une gigantesque avalanche de glace et de pierres qui la fit disparaitre en l’enfouissant pour toujours sous les débris.
    D’autres auteurs soutiennent la version d’un tremblement de terre imprévu et destructeur dans la vallée qui rasa au sol la ville et que par la suite elle ne fut plus reconstruite.

    Les légendes permettent de reconstruire l’événement de la disparition de Rama en la reliant à l’invasion de la plaine Padane, autour de 600 ans av. J.C., de la part des peuples du sud qui attaquèrent en force la grande ville cyclopéenne et détruisirent les murs mégalithiques en faisant fuir les Pélasges vers la mer Tyrrhénienne et au-delà des Alpes.
    On peut penser que ces envahisseurs étaient les Etrusques qui avaient envahi la Padanie autour de 600 ans av. J.C. A remarquer que c’est justement autour de 800 – 500 av. J.C., au début de l’Age du Fer, que s’est manifesté la culture celtique historique de la Période de Hallstatt.
    Il semble que la société des Celtes transalpins, peut-être issus de la culture des Pélasges de Rama, soit basée sur le peuple, les guerriers et les druides. C’est à cette époque qu’apparurent les « torques » et les « chaudrons » rituels.

    Une énigme : le sarcophage du géant retrouvé dans la Vallée de Susa
    Une curiosité qui pourrait se lier à la présence de Rama dans la Vallée de Susa est révélée par le témoignage de l’archéologue turinois Mario Salomone.
    Dans les années 70, l’archéologue témoigna qu’un paysan avait retrouvé, dans un champ de la Vallée de Susa, un sarcophage de pierre d’une longueur de trois mètres contenant un squelette proportionné. D’après son témoignage, le tout fut caché et peut-être détruit par le curé de la zone où il fut trouvé.

    La survie de Rama dans les toponymes des lieux et dans les noms des personnes
    .Du côté subalpin de la partie italienne, dans la Vallée de Susa, il existe différents toponymes rappelant la présence de la ville de Rama :
    - Le « bois de Rama » près de Susa
    - Le hameau « Ramat » de la ville de Chianocco
    - Les très nombreux noms de famille de personnes faisant référence à Rama
    - La « Via Città di Rama » (« Rue Ville de Rama ») à Caprie
    Du côté de la zone subalpine française, nous trouvons d’autres toponymes rappelant le mythe de Rama :
    - Le « Château de Rama » près de Champcella dans la vallée de la Durance
    - La petite ville « Roche-de-Rama », près d’Embrun, connue au Moyen-âge comme « le bourg ou la ville de Rama », qui doit aujourd’hui son nom à la grande roche qui est considérée comme étant le dernier bastion de la ville mégalithique du même nom ayant disparu. La roche est surmontée par une grande croix.
    - La rue de Briançon nommée « Rue de Rama, l’ancienne rue des Seigneurs de Rama ».

    La découverte des murs de Rama dans la vallée de Susa
    Toutefois, malgré le climat d’indifférence qui règne autour du mythe de Rama et de Phaéton, pendant l’été 2007, de grands remparts de murs mégalithique en pierre furent découverts dans la Vallée de Susa. Et vu le lieu de la découverte, ils peuvent être considérés comme étant une partie des grands murs de la ville de Rama.

    La cité perdue de Rama

    Les murs de Rama


    Cette découverte représente un témoignage important sur la possibilité de l’existence réelle de Rama, au-delà de ce qui est évoqué par la narration du mythe et des légendes populaires.
    Les murs semblent sortir de la montagne, on pourrait déduire qu’ils ont été enfouis par des avalanches naturelles survenues au fil du temps. Les pierres constituant les murs de Rama sont carrées (par conséquent elles ont forcement été fabriquées par l’Homme) et elles ont des dimensions considérables.
    Les rocs sont dressés les uns sur les autres, avec des blocs de pierre d’une taille moyenne de 1m80 de haut sur 1m60 de large et autant de profondeur. On peut estimer que chaque pierre pèse entre 4 et 5 tonnes.
    Dans certains cas, on peut remarquer combien les pierres sont encastrées les unes dans les autres, sans qu’il ne soit possible d’y glisser la lame fine d’un couteau, ce qui rappelle les murs des forteresses des Andes ou les pierres à plusieurs angles de Cuzco. Ils se rapprochent des murs des forteresses mégalithiques du centre de l’Italie comme ceux de la zone du Circé du Latium, près de Rome, qui ont été réalisés on suppose, par les Pélasges puis réutilisés ensuite par les romains.

    Sur le versant français aussi ont lieu des fouilles dans un site archéologique attribué à la Rama antique.
    Depuis plusieurs années, dans le site archéologique de Champcella, près de la commune «Roche-de-Rame», entre Embrun et Briançon, des fouilles archéologiques sont en cours. Les dernières, en mai 2007 ont porté au grand jour des constructions de style mégalithique semblables à celles des murs de Rama trouvées dans la Vallée de Susa.

     

     

     

    Sources: http://www.labgraal.org/shanmv07f.htm
    http://www.eco-spirituality.org/ramavit.htm

     

     

     

     


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