• Shah Jahan & Mumtaz Mahal

     

     

    Cadeau pour la Saint Valentin, pour les amoureux mais aussi les solitaires romantiques, une vidéo magnifique:

    (A mettre en plein écran). 

      

     

    Inspiré par la fabuleuse histoire d'amour de Shah Jahan & Mumtaz Mahal, Jacques Guerlain crée en 1925 le 1er parfum Oriental de l'histoire: Shalimar.
    On y trouve la sublime égérie de Shalimar, Natalia Vodianova, en princesse indienne.

     

     

    Je vous laisse lire ci-dessous l’histoire sans fards du Taj Mahal

    mêlée à la légende:

     

     

    http://www.leregional.ch/N24785/la-terrible-legende-du-taj-mahal.html

     

     

    Shah Jahan & Mumtaz Mahal

     

     

    Heureuse Saint Valentin à tous.

     

     

     


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  • La cité perdue de Rama

     

    La légendaire ville de Rama (non non, pas l’Indienne, mais l’Européenne que vous ne connaissez surement pas), je l’ai découverte récemment grâce à ce livre:

    La cité perdue de Rama

    La ville de Rama est une ville mégalithique située au Piémont qui, d'après la légende, serait à l'origine de la tradition celtique de l'Europe et qui abriterait le secret du Graal.

    Extraits:
    La légende de Rama
    " La légende raconte qu'un Dieu descendit autrefois sur la Terre. Ses reliques furent recueillies et conservées dans le temple du feu sur les flancs de la Montagne Sacrée. Autour du temple fut construite la ville de Rama.
    À plusieurs reprises des héros légendaires l'agrandirent et étendirent sa puissance sur toutes les terres connues. Mais sa grandeur était de garder l'ancienne connaissance, le Shan, le nom archaïque du Graal ; une lueur qui se répandit sur toute la Terre et fut la base du savoir des Druides de l'époque.
    La ville de Rama était protégée par un grand Dragon qui interprétait les forces cosmiques de l'univers jaillies du Vide primordial. Le Dragon apprenait aux chevaliers de l'époque à lutter et à danser dans le vent et il les initiait à la connaissance mystique du Shan.
    Un grand cercle de pierres était la demeure du Dragon, et il abritait à son intérieur le secret du Shan.
    Les gens venaient du monde entier pour voir le grand cercle de pierres et pour connaître son secret. Quand les eaux emportèrent la civilisation mère, Rama resta toute seule pour témoigner de l'ancien pouvoir du Dragon. Les millénaires l'effacèrent, mais la connaissance qu'elle conservait est encore vivante dans les traditions de la Terre entière.
    Aujourd'hui encore on raconte que le cercle de pierres existe, mais qu'il est invisible et ne se montre que la nuit de Samain à ceux qui savent le chercher. Cette nuit-là, tous les habitants du lieu, humains et autres, se rencontrent au milieu des pierres majestueuses et éternelles et célèbrent le retour à la Terre des ancêtres ".

    Les anciennes chroniques de la Vallée de Suse au Piémont parlent de l'existence dans les temps anciens de la ville cyclopéenne de Rama qui, d'après les descriptions, ressemble aux villes des forteresses mégalithiques du Pérou et de l'Océanie.

    La légende fait référence au mythe de la chute de Phaéton.
    Mais pour les anciennes traditions druidiques du Piémont, Phaéton ne serait pas tombé sur terre comme le raconte le mythe grec, mais il serait descendu du ciel sur son char céleste en or massif. En outre, il n’aurait pas allumé un terrible incendie comme dans le mythe, à moins que cet événement ne fût une référence symbolique au culte du feu ou à la diffusion d’une nouvelle philosophie venue du ciel qui aurait impliqué tout le continent européen.
    Le dieu serait descendu sur son char d’or dans la Vallée de Susa, sur les flancs du mont Roc Moal, l’actuel Rocciamelone, où existait une caverne sacrée ancienne et mythique qui s’ouvrait sur le flanc de la montagne pour s’étendre dans les méandres de sa roche.
    C’est ici que Phaéton aurait rencontré les hommes qui vivaient là, des hommes qui étaient bien différents de ceux d’aujourd’hui, bien plus grands, si bien qu’ils étaient décrits comme de monstrueux géants, des hommes qui pratiquaient le culte du feu, considéré comme une émanation du Soleil, la manifestation de la divinité qui régnait sur l’univers.

    Puis Phaéton avait choisit une clairière dans une forêt de la vallée et pour la délimiter il avait fait construire, par ses deux assistants faits de métal doré, un grand cercle de douze énormes pierres dressées vers le ciel.
    C’est ici qu’il accueillait les membres de la compagnie du feu pour leur enseigner les secrets du ciel et de la terre.
    Son enseignement touchait les différentes sciences, de l’agriculture aux mathématiques, à l’écriture, à la médecine, à l’astronomie jusqu’à la technologie de la fusion des métaux.
    A partir de cet événement mémorable, la confraternité initiale du feu qui faisait des travaux de métallurgie se transforma en une Ecole initiatique.
    L’Ecole du Feu commença son œuvre en formant les premiers druides, les Ard-Ri, qui auraient par la suite civilisé tout le continent européen.
    Au fil du temps de nombreux pèlerins vinrent y honorer le dieu, certains même depuis l’Egypte.

    Dans les légendes du druidisme piémontais, Phaéton est aussi perçu comme le dispensateur de l’art de l’Alchimie. En effet certaines traditions bretonnes antiques déclarent que Phaéton a été le premier initiateur de l’Alchimie et que l’origine de celle-ci ne provient pas de l’Egypte mais qu’elle est issue des natifs du continent européen.
    Dans les vallées, il y a encore quelques décennies, les danses rituelles et sauvages des chaudronniers étaient encore exécutées autour du feu pendant les solstices et les équinoxes.
    Les traditions transmises par les familles des fondeurs de métaux, et surtout celles qui concernaient le secret du travail de l’or, survécurent aux répressions religieuses. Les communautés du Mont Romulejo (autre nom du Roc Maol) racontent que leur connaissance du métier était due à un dieu qui était venu amener le feu volé au ciel.

    Phaéton aurait aussi enseigné l’écriture et les lettres de l’alphabet sacré utilisé par les druides et connu comme étant celui des Runes ainsi que des Oghams.
    Un fait qui nous amène à relier le personnage de Phaéton et celui du dieu égyptien Thot, dieu des sciences et créateur de l’écriture.
    Vu les rapports semblant exister entre l’Egypte antique et la région piémontaise, dont les visites d’importants représentants des cours pharaoniques venus en pèlerinage sur ces terres, l’hypothèse que le personnage de Phaéton ait été source d’inspiration pour la conception de la divinité égyptienne Thot n’est pas à dédaigner, le personnage de Thot étant considéré comme l’initiateur de la science de l’écriture et de l’Alchimie.

    Le mythe de la ville a survécu aux siècles grâce aux traditions orales du druidisme local, mais aussi aux chercheurs des débuts du siècle dernier qui ont recueilli des données de source directe et des confirmations documentées de son existence.
    La mémoire collective des habitants a permis aux chercheurs de recueillir de nombreux témoignages dignes d’intérêt.
    Dans la Vallée et plus précisément dans la zone de Mompantero, les légendes locales sont transmises aujourd’hui encore. Elles relatent de façon très vivante les événements relatifs à la ville de Rama et à sa disparition.

    La cité perdue de Rama


    La naissance de la ville mythique de Rama
    Autour de la grotte sacrée devenue le sanctuaire du feu, un premier bourg fut construit, Phaëton y accueillit d’abord ses élèves. Puis le bourg se transforma en une immense ville mégalithique, celle dont on se rappela par la suite comme étant la ville de Rama, et une grande roue en or fut fondue à partir du métal du char divin.
    Quand le dieu retourna au ciel, il laissa un de ses assistants dorés pour aider les hommes qui avaient appris ses enseignements et pour protéger la grande roue en or ainsi que tous les secrets de sa connaissance. Il est dit que ces assistants avaient le pouvoir de prendre n’importe quelle forme, dont le plus souvent celle de dragon, qui défendait l’entrée du sanctuaire.

    Par la suite on nomma ce dieu RAMA (RA= Père et MA= Mère) ce qui fait dire que c’est lui qui est ensuite parti en Inde et qu’il est ce dieu dont il est question dans le Ramayana.

    La tradition rapporte que la ville avait été construite en employant de grands blocs de pierre. Ses murs cyclopéens s'étendaient sur toute la longueur de la vallée, dans la direction des villes de Bruzolo-Chianocco-Foresto sur les rives de la Doire. Elle devint une immense agglomération urbaine formée de constructions plus petites qui s'étendait de la ville de Suse aux portes de la ville de Turin actuelle. Rama était la vraie et seule ville de l'époque, le siège pacifique et intellectuel d'un peuple mystérieux.

    Les constructeurs de Rama vénéraient le soleil et le feu comme des symboles spirituels. Ils étaient d’habiles métallurgistes et ils forgeaient de magnifiques objets en métal.
    Ils extrayaient un de leurs minerais particuliers de la zone de Mompantero, des mines du Bois Noir. D’après les études des chercheurs du siècle précédent, il semblerait que par la suite les romains, influencés par les légendes sur Rama, cherchèrent leurs puits miniers et les explorèrent afin de comprendre ce qu’ils en extrayaient.
    Toujours d’après ces récits, les habitants de Rama étaient considérés comme étant de grands magiciens et des alchimistes très doués pour les sciences exactes ainsi que pour les sciences occultes, en outre ils possédaient des machines qui faisaient des choses merveilleuses.

    La ville semble avoir développé sa splendeur architecturale et son influence politique autour de 4000 – 3000 ans av. J. C., grâce à l’apport de la culture des Pélasges qui abandonnaient le bassin fertile de la Mer Noire désormais détruit par un débordement de la Mer Méditerranée.

    La fin de la ville cyclopéenne
    Les récits locaux recueillis par les chercheurs relatent que la ville de Rama fut détruite par un grand déluge qui arriva à l’improviste.
    D’autres encore expliquent que sa disparition fut causée par une gigantesque avalanche de glace et de pierres qui la fit disparaitre en l’enfouissant pour toujours sous les débris.
    D’autres auteurs soutiennent la version d’un tremblement de terre imprévu et destructeur dans la vallée qui rasa au sol la ville et que par la suite elle ne fut plus reconstruite.

    Les légendes permettent de reconstruire l’événement de la disparition de Rama en la reliant à l’invasion de la plaine Padane, autour de 600 ans av. J.C., de la part des peuples du sud qui attaquèrent en force la grande ville cyclopéenne et détruisirent les murs mégalithiques en faisant fuir les Pélasges vers la mer Tyrrhénienne et au-delà des Alpes.
    On peut penser que ces envahisseurs étaient les Etrusques qui avaient envahi la Padanie autour de 600 ans av. J.C. A remarquer que c’est justement autour de 800 – 500 av. J.C., au début de l’Age du Fer, que s’est manifesté la culture celtique historique de la Période de Hallstatt.
    Il semble que la société des Celtes transalpins, peut-être issus de la culture des Pélasges de Rama, soit basée sur le peuple, les guerriers et les druides. C’est à cette époque qu’apparurent les « torques » et les « chaudrons » rituels.

    Une énigme : le sarcophage du géant retrouvé dans la Vallée de Susa
    Une curiosité qui pourrait se lier à la présence de Rama dans la Vallée de Susa est révélée par le témoignage de l’archéologue turinois Mario Salomone.
    Dans les années 70, l’archéologue témoigna qu’un paysan avait retrouvé, dans un champ de la Vallée de Susa, un sarcophage de pierre d’une longueur de trois mètres contenant un squelette proportionné. D’après son témoignage, le tout fut caché et peut-être détruit par le curé de la zone où il fut trouvé.

    La survie de Rama dans les toponymes des lieux et dans les noms des personnes
    .Du côté subalpin de la partie italienne, dans la Vallée de Susa, il existe différents toponymes rappelant la présence de la ville de Rama :
    - Le « bois de Rama » près de Susa
    - Le hameau « Ramat » de la ville de Chianocco
    - Les très nombreux noms de famille de personnes faisant référence à Rama
    - La « Via Città di Rama » (« Rue Ville de Rama ») à Caprie
    Du côté de la zone subalpine française, nous trouvons d’autres toponymes rappelant le mythe de Rama :
    - Le « Château de Rama » près de Champcella dans la vallée de la Durance
    - La petite ville « Roche-de-Rama », près d’Embrun, connue au Moyen-âge comme « le bourg ou la ville de Rama », qui doit aujourd’hui son nom à la grande roche qui est considérée comme étant le dernier bastion de la ville mégalithique du même nom ayant disparu. La roche est surmontée par une grande croix.
    - La rue de Briançon nommée « Rue de Rama, l’ancienne rue des Seigneurs de Rama ».

    La découverte des murs de Rama dans la vallée de Susa
    Toutefois, malgré le climat d’indifférence qui règne autour du mythe de Rama et de Phaéton, pendant l’été 2007, de grands remparts de murs mégalithique en pierre furent découverts dans la Vallée de Susa. Et vu le lieu de la découverte, ils peuvent être considérés comme étant une partie des grands murs de la ville de Rama.

    La cité perdue de Rama

    Les murs de Rama


    Cette découverte représente un témoignage important sur la possibilité de l’existence réelle de Rama, au-delà de ce qui est évoqué par la narration du mythe et des légendes populaires.
    Les murs semblent sortir de la montagne, on pourrait déduire qu’ils ont été enfouis par des avalanches naturelles survenues au fil du temps. Les pierres constituant les murs de Rama sont carrées (par conséquent elles ont forcement été fabriquées par l’Homme) et elles ont des dimensions considérables.
    Les rocs sont dressés les uns sur les autres, avec des blocs de pierre d’une taille moyenne de 1m80 de haut sur 1m60 de large et autant de profondeur. On peut estimer que chaque pierre pèse entre 4 et 5 tonnes.
    Dans certains cas, on peut remarquer combien les pierres sont encastrées les unes dans les autres, sans qu’il ne soit possible d’y glisser la lame fine d’un couteau, ce qui rappelle les murs des forteresses des Andes ou les pierres à plusieurs angles de Cuzco. Ils se rapprochent des murs des forteresses mégalithiques du centre de l’Italie comme ceux de la zone du Circé du Latium, près de Rome, qui ont été réalisés on suppose, par les Pélasges puis réutilisés ensuite par les romains.

    Sur le versant français aussi ont lieu des fouilles dans un site archéologique attribué à la Rama antique.
    Depuis plusieurs années, dans le site archéologique de Champcella, près de la commune «Roche-de-Rame», entre Embrun et Briançon, des fouilles archéologiques sont en cours. Les dernières, en mai 2007 ont porté au grand jour des constructions de style mégalithique semblables à celles des murs de Rama trouvées dans la Vallée de Susa.

     

     

     

    Sources: http://www.labgraal.org/shanmv07f.htm
    http://www.eco-spirituality.org/ramavit.htm

     

     

     

     


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  • Le vieillard sous la lune

    Le vieillard sous la lune
    Ou le fil rouge du destin.

     

    Le fil rouge du destin est une légende d’Asie originaire de Chine.

    Selon la croyance populaire, les âmes sœurs destinées à se rencontrer sont liées d'un fil rouge invisible placé entre elles par une divinité. Ce fil relie deux être destinés à s’aimer, quelle que soit la distance ou même les différences sociales qui les séparent.
    Si en Chine, l'attache se trouve traditionnellement au niveau des chevilles, dans la culture japonaise, celle-ci se fait autour du petit doigt. Elle est également parfois représentée aux poignets.

    Le vieillard sous la luneLa lune associée à la déesse Chang'e a depuis longtemps en Chine une connotation romantique. La déesse de la lune serait celle qui rédige le registre divin des mariages, qu’elle soumet au Dieu du Ciel, qui le transmet ensuite au vieillard sous la lune.
    Le mythe du vieillard sous la lune apparait pour la première fois sous les Tang dans l’Auberge des fiançailles , un des contes du recueil de récits fantastiques Xuyouguailu de Li Fuyan (775-833).

    Le vieillard sous la lune est un personnage de la mythologie et du folklore chinois qui détermine les alliances matrimoniales en fabriquant les effigies en terre des futurs époux, qu’il relie ensuite par un fil de soie rouge.
    Dans la légende chinoise, le dieu en charge du fil rouge du destin est Yue Xia Lao , plus communément appelé Yue Lao. Selon la croyance, ce dernier est le dieu de l'amour et du mariage, souvent représenté comme un vieil homme barbu habitant sous la Lune, tenant dans la main gauche le registre des mariages et dans la droite une canne.
    Il œuvre spécialement la nuit en liant d'un cordon de soie les effigies des couples prédestinés à se marier. Ainsi, après qu'il ait noué le lien, l'union des deux principaux intéressés ne peut être empêchée de quelque façon que ce soit. Une fois liées par le fil rouge du destin, les âmes soeurs sont totalement soumises à leur destinée et ne maîtrisent ni le moment ni les circonstances de leur rencontre. Le cordon magique peut s'étirer ou s'enchevêtrer mais ne peut se briser.

    Afin d’expliquer les problèmes que peuvent rencontrer certains mariages, on raconte que le vieillard ne dispose que d’un espace limité pour faire sécher ses figurines et est donc contraint d’en laisser certaines sécher dehors. Il arrive alors que la pluie les fasse en partie fondre, ce qui diminue l’entente du couple.

    Le vieillard sous la lune

    Le vieillard sous la lune et Wei Gu .

    La légende du fil rouge...

    Un beau soir, un tout jeune voyageur nommé Wei Gu descendit pour une nuit dans une auberge de Songcheng. Près de l’entrée, sous la clarté lunaire, il vit un vieil homme appuyé contre un sac de toile qui semblait consulter un registre. Intrigué il s’approcha : les pages du registre étaient blanches. Il ne put s’empêcher de lui demander ce qu’il pouvait bien y chercher. Le vieillard lui répondit :
    -« Toutes les unions matrimoniales du monde sont inscrites dans ce registre. »
    et comme Wei Gu regardait le sac d’un air interrogateur :
    - « Ce sont des fils de soie rouge qui, une fois attachés aux pieds de deux personnes, les vouent à être époux, quelle que soit la distance sociale ou géographique qui les sépare actuellement, même si leur familles sont ennemies jurées. Un fil rouge invisible relie ceux qui sont destinés à se rencontrer et ce, indépendamment du temps, de l'endroit ou des circonstances. Le fil peut s'étirer ou s'emmêler, mais il ne cassera jamais… »

    La curiosité l’emportant sur la raison, Wei Gu ne put s’empêcher de lui demander s’il savait qui il épouserait. Le vieil homme lui répondit en riant :
    - « Contre le mur nord de l’auberge, il y a l’étal d’une vieille marchande de légumes. Ta future épouse, c’est sa petite-fille. »
    Le jeune homme, pensant qu’il se moquait de lui, monta se coucher sans plus rien demander. Le lendemain, par curiosité, il alla jeter un coup d’œil et vit effectivement, courant de ci de là près du dit étal, une petite fille au nez mal essuyé qui ne payait pas de mine. Vexé, il la poussa alors qu’elle passait près de lui. L’enfant tomba et se mit à pleurer à grand bruit ; Wei Gu s’éclipsa mi-honteux mi-rageur.

    Quelques années passèrent. S’étant distingué lors d’une campagne militaire, Wei Gu se trouva fiancé à la fille du chef de l’arsenal de Xiangzhou. Le soir des noces, découvrant selon la coutume le visage de sa femme pour la première fois, il fut intrigué par une mouche qu’elle portait entre les sourcils. Elle lui expliqua :
    - « Lorsque j’étais petite, un jour que je tenais compagnie à ma grand-mère, un voyou m’a fait tomber sur le front et j’en ai gardé une cicatrice. »
    Wei Gu dut alors se rendre à l’évidence : sa femme était bien la petite fille annoncée et le vieillard était bien un dieu.
    Il confessa son histoire, qui finit par parvenir aux oreilles du préfet de Songcheng. Celui-ci fit renommer l’auberge « Auberge des fiançailles » et l’existence du vieillard sous la lune fut bientôt connue de tous.
    Quant à Wei Gu et sa femme, ayant pris conscience que leur union n’était pas le fruit du hasard, ils eurent à cœur de ne jamais se disputer.

    Le vieillard sous la lune

    Représentation du vieillard sous la lune à Repulse Bay, Hong Kong


    Dans certains temples chinois, comme celui de Xiahai à Taipei (Taïwan), on peut trouver une statue du vieillard sous la lune, il est considéré comme une divinité. Les offrandes à lui apporter et remerciements en cas de réussite varient selon les lieux de culte.
    La statue du vieillard sous la lune se trouve en général dans un grand temple, comme celui du Dieu préfet car les temples qui lui sont spécialement consacrés sont rares. Chaque lieu a ses règles en matière d’offrandes et de remerciements dus en cas de réussite. On ne peut en principe solliciter qu’une seule alliance, en indiquant clairement son nom et son adresse. Certains préparent deux petits plombs reliés par un fil rouge qu’ils font passer au-dessus du brûle-parfum du temple et portent ensuite sur eux ou placent sous leur oreiller.
    Le vieillard sous la lune est considéré comme un dieu, son anniversaire est célébré le jour de la fête de la mi-automne (ou fête de la lune), le quinzième jour du huitième mois lunaire.

    Le vieillard sous la lune


    Cette histoire connait de nombreuses variantes, notamment à cause des différentes traductions. Bien que surtout présente en Chine et au Japon, cette légende est très populaire en Asie de l’est.

    Sous la dynastie Tang (618-907) la coutume voulait que les futurs époux tiennent l’extrémité d’un fil rouge lors de la cérémonie de mariage. Plus tard, sous la dynastie Song (960-1279) le fil fût remplacé par un mouchoir.
    Encore de nos jours, lors de certaines cérémonies de mariages traditionnels asiatiques, le couple est lié par un véritable fil ou ruban rouge pour symboliser leur union prédestinée.
    Le rouge reste une couleur très répandue lors des mariages traditionnels chinois. Présenter deux personnes en vue du mariage se dit « tendre le fil rouge » .

     

     


    Sources: mon ami Gino - Wikipédia et http://www.nautiljon.com/culture/contes+-+mythologie-5/fil+rouge+du+destin-91.html

     

     

     

     


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  • La mandragore

    Entre mythes et réalité.

    La mandragore est une plante mystérieuse rendue magique par de nombreuses légendes médiévales.

    Homoncule, herbe de Circé, plante des sorcières, la mandragore est depuis de nombreux siècles associée à la magie. En raison de la forme vaguement humaine de sa racine et de ses composés alcaloïdes psychotropes, la mandragore a été associée depuis l'antiquité à des croyances et des rituels magiques.

    La plante:

    Cousine de la belladone, la mandragore est une plante de la famille des solanacées (comme la pomme de terre), poussant sur les bordures méditerranéennes, dans un sol fertile. Sa racine fourchue est de couleur brune à l'extérieur et blanche à l'intérieur. Elle est pourvue de grosses feuilles vertes et donne naissance à des fruits rouges ou jaunes. Sa fleur est blanche, verdâtre ou violacée, selon la variété et dégage une forte odeur.

    Sa racine peut atteindre, après plusieurs années, des dimensions impressionnantes : jusqu'à 60 à 80 centimètres et peser plusieurs kilogrammes ! Elle s'enfonce profondément dans la terre, ce qui la rend difficile à arracher.
    Cette plante est riche en alcaloïdes aux propriétés hallucinogènes, narcotiques voire aphrodisiaques. Cela expliquerait les nombreuses légendes qui l’entourent et les vertus magiques qu’on lui a longtemps prêtées.

    Abondante au Moyen Age, elle s'est raréfiée de nos jours et il est difficile de s'en procurer ou d'en cultiver.

    Malgré ses bienfaits elle n'en reste pas moins une plante toxique qu'il faut utiliser avec modération et connaissance.

    Légendes à propos de la mandragore

    La mandragore a une forme particulière. Ses longues racines ont souvent fait penser, avec un peu d'imagination, à un embryon humain, d'où l'un de ses nombreux noms: homoncule qui signifie "petit homme planté". Avec cet aspect vaguement humain, plusieurs légendes ont pris naissance à l'époque médiévale autour de cette plante dite magique.

    D'après les écrits de l'époque, la mandragore se dote alors d'une réputation assez sombre voire macabre. En effet, il est dit qu'elle nait par la semence des pendus au pied des gibets au moment de leur mort. Mais aussi près des tombes de jeunes pucelles mortes d'un chagrin d'amour.

    La mandragore officinale est sans doute la plante qui a été le plus entourée de superstitions. On lui prêtait le pouvoir de faire naître l'amour, de guérir la stérilité ou de multiplier l'argent.
    En raison des effets hallucinogènes de cette plante, les chamanes et sorcières s'en enduisaient le corps pour entrer en transe.
    Cette plante était également utilisée par les guérisseuses pour faciliter les accouchements et soigner les morsures de vipère.

    Selon une croyance moyenâgeuse, le cri de la mandragore pouvait rendre fou ou tuer les personnes qui se risquaient à l'arracher de terre. La cueillette de cette plante était donc entourée de précautions et de rituels magiques que nous verrons plus loin.



    Vaguement anthropomorphe, donc, la Mandragore est supposée abriter un génie et est réputée posséder des vertus aphrodisiaques et divinatoires très importantes pour les sorcières qui en usent, dit-on, pour voler. D’anciennes gravures représentent la Mandragore sous forme humaine et il fut un temps où on la retrouvait autant dans les herbiers que dans les bestiaires. Bien qu’elle soit dans sa forme, mâle et femelle, dans les opérations dites «magiques», la Mandragore symbolise toujours l’élément mâle.

    Elle est très convoitée durant tout le Moyen Age et se vend à prix d'or, car on dit qu’elle apporte richesse et chance à son propriétaire. Elle était vendue très cher en raison du risque à la cueillette, et ce d'autant plus que la forme était humaine, de préférence sexuée par la présence de touffes judicieusement disposées.

    Jusqu'à la fin du siècle dernier, on a assuré en France que la Mandragore rendait le double de ce qu'elle avait reçu : deux louis pour un, deux écuelles de grain pour une.

    Elle peut aussi protéger la maison où elle vit; car la mandragore vit comme tout être peuplant cette terre, mais surtout grâce aux bons soins prodigués. Afin que cette plante magique offre tous ses bienfaits elle doit être choyée. Pour rendre une mandragore magique, on la plaçait pendant un mois dans la fosse d'un cimetière. Après quoi, on la faisait sécher au four et on l'enfermait dans un morceau de linceul : "Tant que l'on est en sa possession, affirmait le Grand Albert, on voit tous les jours augmenter sa chance".

     

    La mandragore dans l’histoire de la médecine:

    Une plante représentée sur le trône de Toutânkhamon pourrait être une mandragore (Hepper 1990) mais cette plante n'étant pas indigène en Égypte, il aurait fallu qu'elle y soit cultivée.

    Les médecins grecs prescrivaient la mandragore contre la mélancolie et la dépression. Hippocrate au Ve siècle av. J.-C. conseillait « Aux gens tristes, malades et qui veulent s'étrangler, faites prendre le matin en boisson la racine de mandragore à dose moindre qu'il n'en faudrait pour causer le délire ».

    Au rapport de son élève Xénophon, Socrate parle déjà des effets sédatifs de la plante ; Théophraste, élève d’Aristote, rapporte que la racine traite les maladies de peau et la goutte et que les feuilles sont efficaces pour soigner les blessures. Ses propriétés sédatives étaient connues puisqu’il dit qu’elle est bonne pour le sommeil. Théophraste signale aussi des propriétés aphrodisiaques. En recueillant la sève qui s'écoule de la fleur délicatement arrachée et en rajoutant quelques ingrédients secrets cela donne un puissant philtre d'amour très utilisé au Moyen Age.

    Les sorciers et alchimistes de l'époque ont d'ailleurs toujours dans leur repère un bocal rempli de racines de mandragore.

     

    Mandragores mâle et femelle. Manuscrit Dioscurides neapolitanus, Biblioteca Nazionale di Napoli, début du VIIe siècle.

    Au Ier siècle de notre ère, le médecin grec Dioscoride, en donne une description assez précise.

    « Il y a une espèce femelle, noire qui est appelée tridakias, qui a des feuilles plus étroites et plus petites que la laitue, d'une odeur puante et forte, étendues sur le sol, ainsi que des « pommes » semblables à celles du sorbier, jaune pâle, d'une bonne odeur, dans lesquelles il y a une graine semblable à celle de la poire. Les feuilles de l'espèce mâle et blanche, que certains appellent morion, sont claires, grandes, larges et lisses comme celles de la bette. Ses pommes sont deux fois plus grosses, de couleur safran, dégagent une odeur agréable relativement forte. Les bergers en mangent et s'endorment pour un certain temps. Sa racine est semblable à la précédente, mais plus grande et plus blanche. Elle n'a pas de tige non plus… ».

    Pline l'Ancien, naturaliste romain, en donne une description très proche à la même époque.

    Pline nous signale aussi des indications proches de celles de Dioscoride. L'usage comme narcotique et analgésique revient toujours :

    « On conserve les feuilles dans la saumure, et elles ont plus d'effet sinon le suc des plantes fraîches est un dangereux poison ; et encore, ainsi conservées, leurs propriétés nocives portent à la tête, même par la simple odeur… L'effet soporifique varie avec les forces du sujet ; la dose moyenne est d'un cyathe. On la fait boire aussi contre les morsures de serpents et avant les incisions et les piqûres pour insensibiliser ».

    Dioscoride énumère de nombreuses maladies où la mandragore est d'un grand secours. La racine préparée avec du vinaigre guérit les inflammations de la peau, avec du miel ou de l'huile, elle est bonne contre les piqures de serpent, avec de l'eau, elle traite les écrouelles et les abcès. Le jus fait venir les menstrues et précipite l'accouchement. Prudemment, Dioscoride met en garde contre la toxicité de la plante « Toutefois, il faut se garder d'en boire trop, car il [le jus] ferait mourir la personne ».

    Elle agit aussi sur la fécondité. Nicolas Machiavel a d'ailleurs écrit en 1520 une pièce de théâtre (une farce burlesque) portant le nom de mandragore. Elle met en scène le pouvoir immense de cette plante contre la stérilité.

    Cependant, bien heureux est celui qui arrive à s'emparer d'une mandragore car la cueillir demande d'user de nombreuses ruses. En effet, cette plante mystérieuse pousse un cri épouvantable lorsqu'elle est arrachée tant ses souffrances sont insoutenables. Ce hurlement désespéré tue sur place l'inconscient qui a alors essayé de se l'approprier.

    Arrachage d'une mandragore. Manuscrit Tacuinum Sanitatis, Bibliothèque nationale de Vienne, v. 1390.

    Pour parer à ce problème plusieurs stratégies sont conseillées:

    «Pour la trouver, il faut attendre une nuit de pleine lune, car la mandragore illumine la noirceur de la nuit. Il faut se rendre au pied d'un gibet les pieds nus. Trois cercles sont à tracer dans la terre à l'aide d'une épée, le tout accompagné de paroles sacramentelles. A ce moment là il faut faire appel à un chien, affamé ou bien docile, et l'attacher au pied de la plante. Il est conseillé de se boucher les oreilles avec de la cire et de se reculer de quelques pas. Il suffit de siffler le chien ou de l'appâter avec un morceau de viande afin que celui en courant arrache la racine. Il est bien évident que le pauvre animal meurt alors sous le cri affreux de la mandragore. Le tour est joué et la plante est prête à être ramassée sans risque.» (Herbarius Apulei, 1481).

    Le Quellec fait remonter l'ancienneté de cette tradition au début du VIe siècle. En l'an 520, le manuscrit de Dioscoride de Vienne est illustré par deux miniatures sur lesquelles on voit une racine de mandragore attachée au cou d'un chien mort, gueule béante.

    Les précautions lors de la cueillette sont aussi énoncées dans les écrits de Paracelse (1493-1541). D'après lui, la mandragore qui était une racine à-demi humaine, restait soumise à celui qui lui donnait de l'âme en la déterrant.

    A son sujet, Pline le jeune écrivait que "ceux qui cueillent la Mandragore prennent garde à ne pas avoir le vent en face ; il faut qu' ils décrivent trois cercles autour d'elle avec une épée, puis qu' ils l'enlèvent de terre en se tournant du côté du couchant. La racine de cette plante broyée avec de l'huile rosat et du vin, guérit les inflammations et les douleurs des yeux".

    Théophraste nous indique que lors de la cueillette il faut:

    « tracer autour de la mandragore trois cercles avec une épée, couper en regardant vers le levant, danser autour de l'autre et dire le plus grand nombre possible de paroles grivoises » (H.P. IX, 8, 8).

    Les magiciens pensaient qu'il existait des relations intimes entre les différents objets et les différent êtres vivants. Pour eux, les plantes sont des êtres animés doués d'une âme car étroitement soumises à l'action de divinités ou de forces astrales. Comme les médecins, ils désiraient soigner les malades mais ils avaient une toute autre conception de la maladie. Comme le dit Guy Ducourthial « Ils considèrent qu'elle n'a pas de cause naturelle, mais qu'elle est envoyée aux humains par des divinités pour les punir de leurs fautes. Pour guérir les individus malades, ils prétendent pouvoir contraindre ces divinités à détourner l'influence néfaste qu'elles exercent sur eux, mais aussi « maîtriser » un certain nombre de plantes qu'ils ont sélectionnées, c'est-à-dire les soumettre à leurs injonctions et les obliger à abandonner leurs propriétés pour qu'ils puissent en disposer à leur gré. Pour atteindre leur but, ils doivent accomplir un certain nombre de gestes précis et souvent mystérieux, prononcer incantations et formules secrètes et réciter des prières particulières, notamment lors de la récolte des plantes qu'il faut effectuer à des moments particuliers ».

    Ainsi le cercle tracé autour de la plante crée un espace magiquement clos, enfermant la plante et permettant au magicien de s'en rendre maître.

    Selon les divers écrits décrivant les rituels, on sait qu'ils se déroulaient les nuits de pleine lune.

    On trouve aussi parfois la mandragore et la jusquiame dans la composition d'onguents utilisés par les sorcières. Une croyance très répandue aux XVIe et XVIIe siècles, voulait que les sorcières s'enduisent le corps d'un onguent avant de s'envoler dans les airs pour aller au sabbat. Elles s'y rendaient à cheval sur un balai ou une fourche, enduits eux aussi d'onguent.

    La mandragore est aussi utilisée dans certains rituels du culte vaudou.

    Bien que ces croyances populaires nous fassent rire aujourd'hui, la mandragore n'en reste pas moins une plante mystérieuse qui est encore utilisée dans certaines contrées.

    Au Moyen Age elle est la plante la plus dangereuse mais aussi la plus convoitée.

    On donne aussi parfois à la Mandragore le nom de « main du Diable » ou de «main de Gloire», mais ceci est une autre histoire.

     

     

    Sources: Wikipédia - https://scribium.com/leslie-bello/a/la-mandragore-une-legende-du-moyen-age/

    http://www.gralon.net/articles/maison-et-jardin/jardin/article-la-mandragore---une-plante-entouree-de-magie-5505.htm

     

     

     

     


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  • Te Vahine et Taaroa

    Te Vahine et Taaroa

     

    La femme endormie dans le jardin des fleurs...

    Il y a très très longtemps, vivait à Paea près de Tahiti en Polynésie Française, un couple fort amoureux. La femme se prénommait Te vahine et l’homme Taaroa. Comme les Dieux étaient contre leur union, ils avaient décidé que ce couple n’aurait qu’un enfant, et que celui-ci à l’âge de six ans, serait enlevé à l’affection des siens. Oui les intentions des Dieux nous échappent bien souvent!

    Te vahine mit au monde une fille si belle qu’elle décida de l’appeler «Te vahine moea i te’ō pua rau» ce qui veut dire "la femme endormie dans le jardin des fleurs".

    Naturellement les parents de l’enfant ne connaissaient pas le sort que les Dieux avaient réservé à leur fille. Te vahine et Taaroa passaient leur vie à faire du bien autour d’eux, toujours prêts à aider les plus démunis. Quand leur fille atteignit l’âge de six ans, elle disparut sans laisser de traces.

    Désespérés, ils allèrent consulter un tahu’a (prêtre) qui leur apprit la vérité: leur enfant avait été transformé en fleur. Te vahine et Taaroa étaient des personnes si bonnes que le tahu’a leur dit : «Un jour, un homme ira la délivrer de ce sortilège, mais il faudra qu’il possède une qualité rare, la patience».

    Te Vahine et Taaroa

    Quatorze années passèrent ainsi sans aucune nouvelle de la malheureuse. Te vahine et Taaroa ne désespéraient pas de revoir un jour leur fille et ils en parlaient à tous les jeunes du village. Ainsi, plusieurs jeunes se mirent à la recherche de cette fleur unique. Elle était unique par sa couleur, par sa forme, par son odeur, c’était une fleur verte.
    A chaque fois qu’un jeune homme partait dans la vallée de Hopa à Aoua tout le village attendait son retour. Plusieurs jeunes hommes se lancèrent tour à tour à la recherche de la belle, mais jamais aucun ne revint !

    Un jeune homme nommé Taaroa ha’iha’i te rouru tarere: "l’homme aux cheveux longs" décida un jour de tenter sa chance à son tour. Mais avant, il alla rendre visite au tahu’a afin de recueillir plus d’informations sur ce sortilège.
    Le grand prêtre lui donna un renseignement : « Maintenant, tu trouveras facilement cette fleur unique, puisque tous les jeunes hommes partis à sa recherche ont été transformés en fougère, tu n’auras aucun mal à les trouver, mais il faudra que tu sois patient ».

    Taaroa partit donc à la recherche de cette fleur, et comme le tahu’a lui avait annoncé, il la trouva facilement en comptant les fougères. Il se mit bien en face d’elles, debout et resta ainsi cinq jours et cinq nuits sans dormir ni manger.

    La sixième nuit, une fumée sortit de la fleur. Taaroa sentit une odeur très forte se dégager, et enfin il vit la jeune fille sortir de la fleur. Elle était encore plus belle qu’il ne l’imaginait. Il s’avança vers elle et l’enlaça. Tous deux rentrèrent au village où une grande fête fut organisée en leur honneur.

    Te Vahine et Taaroa

    Comme dans tous les contes de fées dignes de ce nom: ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

    Depuis cette époque les prénoms de Taaroa et Te vahine portent bonheur et on ne retrouva plus jamais une fleur semblable dans la vallée de Hopa.

     


    Sources: mon ami Gino et http://www.tahitiheritage.pf/femme-endormie-jardin-fleurs/

     

     

     

     

     


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