• Le Val sans Retour

    Le Val sans Retour


    Morgane, fée du Val sans Retour

    (Version classique selon Wikipédia)

    Les roches pourprées et abruptes du Val sans Retour ressemblent au caractère de Morgane, la princesse fée, demi-sœur du roi Arthur.
    Le Val sans retour, Val périlleux ou encore Val des faux amants, est un lieu légendaire du cycle arthurien en forêt de Brocéliande, ainsi qu'un site renommé de centre-Bretagne, dans la forêt nommée administrativement forêt de Paimpont. La légende qui y est attachée, racontée dans le Lancelot-Graal (début du XIIIe siècle), circulait oralement avant la fin du XIIe siècle.

    Pour se venger du beau Guyomarc’h, qui l’avait trahie, et de son amoureuse, elle condamna leur corps à subir la douleur du feu et de la glace. Puis elle les enferma dans la roche pourpre du Val. Le rocher des Faux Amants, les jeunes gens pétrifiés par la fureur de la fée, se dresse encore au-dessus du Miroir aux fées.

    Le Val sans Retour

    Pour que sa vengeance soit complète, Morgane décida de punir tous les amants infidèles. Elle jeta un sort sur l’entrelacs de vallées resserrées qui forme le Val sans Retour. Tous les amants infidèles qui avaient le malheur de passer par là restaient prisonniers de murs d’air invisibles dressés par la fée. Les jeunes chevaliers ainsi capturés perdaient le sens de la réalité et du temps passé. Leur longue captivité leur semblait un bref moment plein de plaisirs...

    Après dix-sept ans, Morgane est déjouée par Lancelot du Lac, resté fidèle à Guenièvre, qui libère 253 chevaliers. Ce récit constitue la plus éclatante action de Morgane contre la chevalerie arthurienne, et une inversion des rôles masculins et féminins tels qu'ils sont conçus dans la littérature médiévale.


    La version de Barjavel dans « l’Enchanteur: » (très simplifiée.)

    Morgane avait passé un accord avec le diable: il lui construirait un château magique dans le Val sans Retour et en échange elle lui apporterait des âmes dont il manquait cruellement.
    Lancelot s’en retournant à Camelot voulut se désaltérer à une source. Hélas celle-ci était une création du démon à la demande de Morgane qui se mourrait de désir pour le chevalier. Cette eau ensorcelée fit perdre l’esprit à Lancelot qui oublia tout ce qu’il était et tout ce qui le concernait.

    Arriva alors Morgane, qui emporta Lancelot dans son château.
    Elle le lava et le vêtit, l’installa dans un appartement de rêve. Chacune des chambres de ce château doté de multiples et vastes étages était occupé par un homme qu’elle avait déjà capturé de par ses sortilèges.
    Il n’en sortait jamais, il n’en éprouvait même pas le désir, et de toutes façon il n’y avait nulle part de sortie.

    Depuis des années Morgane attirait des hommes de cette façon pour son propre plaisir et tous avaient perdu la mémoire, mais celui qu’elle désirait par-dessus tout était Lancelot, sans doute à cause de la jalousie qu’elle avait toujours éprouvé à l’égard de Guenièvre. Elle souhaitait ardemment la faire oublier à Lancelot pour qui n’existait aucune autre femme.
    Elle procurait à chacun de ses prisonniers des distractions selon leurs goût, il leur suffisait de les souhaiter pour les obtenir. Ils ne se posaient pas de questions et se trouvaient heureux.

    La nuit venue, Morgane dévêtue se glissa dans le lit de Lancelot, mais lui comme un innocent ne savait pas ce qu’elle lui voulait et acceptait ses caresses en souriant béatement. Morgane enrageait et trouvait que l’oubli provoqué par la source ensorcelée était vraiment excessif.
    Malgré des nombreuses tentatives Morgane n’arriva jamais à ses fins.

    Viviane et Merlin ne parvenaient plus à joindre Lancelot depuis qu’il avait perdu la mémoire et ignoraient où il se trouvait. Alors un jour, en désespoir de cause, Viviane se réunit avec Guenièvre et la mère de Lancelot pour prier toute une nuit afin de le délivrer. Et ça fonctionna!
    Au matin, Lancelot put enfin sortir de sa prison en fracassant une fenêtre, et après bien d’autres aventures il finit pas retrouver sa mémoire et se précipita pour sauver Guenièvre promise au bûcher pendant que son fils Galaad découvrait le Graal.
    Mais tout ceci est une autre histoire.

    C’est la découverte du Graal qui a rendu le diable furieux au point qu’il détruisit le château de Morgane, libérant ses hôtes ébahis; Morgane dont il voulut capturer l’âme, mais il se brûla les mains sur la coquille dans laquelle elle s’était enfermée, façonnée avec du ciment et de l’eau bénite.

    Morgane y est toujours, le ciment est devenu un rocher du haut duquel on a une vue plongeante sur le val sauvage.

     

    Le Val sans Retour

    Morgane par Sandrine Gestin

     


    Sources: Wikipédia et René Barjavel.

     

     

     

     


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  • Scàthach,
    la Magicienne et Guerrière du Pays des Ombres.


    Dans la mythologie celtique irlandaise, Scáthach est une magicienne puissante et redoutable, peut-être Druidesse, sans aucun doute la maîtresse absolue dans l’Art de la guerre.

    Elle est fille de Buanuinne, roi de Scotie et mère de Lasair, Inghean Bhuidhe, Latiaran et Uathach. Selon le récit Le meurtre du fils unique d'Aífe, Scáthach est aussi la sœur d'Aífé (fille d'Ardgeimm).

    Elle demeure en Écosse, certains textes évoquent l’île de Skye.
    Scáthach habite dans un château imprenable gardé par sa propre fille. On accède à sa résidence par le Pont-des-Sauts qui rétrécit et devient glissant ou s’étire et se redresse pour broyer le visiteur téméraire.

    Elle-même initiatrice des plus valeureux guerriers, experte en magie, dans l’art de la guerre et du sexe, elle commande une bande de femmes qui éduquent les héros.

    Bien qu’elle ne fasse qu’un passage furtif dans la littérature irlandaise, et qu’on ne puisse pas dire si elle est Déesse, demi-Déesse ou simple héroïne, Scáthach a un rôle crucial dans le Cycle d’Ulster, appelé également le cycle de la branche rouge.
    Elle est la Grande Initiatrice.


    Scáthach est l’initiatrice de Cúchulainn, à la fois en tant que guerrier (il devient son champion et elle lui enseigne le maniement du gae bolga, le javelot-foudre qu’elle lui offre) mais aussi pour son passage de l’état de jeune homme à l’état d’homme (il couche avec elle avant de s’unir pour un an à sa fille, Uathach).

    Ses élèves les plus prestigieux furent Cuchulainn et son ami Ferdiad, Elle les forma tous les deux à l’art de la guerre. Elle fut également chargée de leur éducation sexuelle. Elle forma aussi Conchobar, fils de Cathbad, le premier druide du royaume d’Ulster, redoutable pour ses prophéties, un druide guerrier dont le nom veut dire « Tueur au combat »…
    Comme les chevaliers de la Table Ronde, les guerriers ne doivent pas devenir ennemis les uns des autres. Ce serment ne sera pas respecté puisque Cúchulainn va tuer Ferdiad dans un combat singulier, lors de la Razzia des vaches de Cooley.

    C’est Scathach qui donna à Cuchulainn sa lance appelée Gáe Bolga, une lance redoutable et invincible faite d’os ou d’arrête de monstre marin, également appelée le « javelot-foudre ». Il est le seul à avoir le privilège de la posséder et de savoir la manier.
    L’objet a été fabriqué avec les os d’un monstre marin nommé Coinchenn, qui avait été tué par un de ses congénères, Curruid. Cette arme est magique, elle ne peut être utilisée que de manière rituelle, selon l’enseignement de la magicienne. À son invocation, elle vient elle-même comme l’éclair dans la main du guerrier, puis fonce sur l’ennemi. Quand elle pénètre le corps de la victime, elle s’ouvre en de nombreuses pointes qui sont autant de blessures mortelles ; elle est foudroyante et implacable. Elle peut être utilisée comme une lance traditionnelle ou lancée comme un javelot avec la main ou le pied en la tenant avec les orteils.


    Ferdiad, apparenté aux Fir Bolg en a finalement subi le coup fatal …
    Dans le récit épique de la Táin Bó Cúailnge (la « Razzia des vaches de Cooley »), la reine Medb contraint Ferdiad à affronter Cúchulainn en combat singulier, l’enivrant et lui promettant la main de sa fille Findabair. Les deux guerriers se battent pendant trois jours, l’issue du combat est incertaine. En dernière extrémité, Cúchulainn se sert du gae bolga pour vaincre, car Ferdiad avait la peau en corne.
    Il a donc trahi son serment en tuant son ami.

    Scathach par Howard David Johnson

     

     

    Sources: https://grand-cercle-celtique.com/2012/12/08/scathach-la-princesse-guerriere-du-pays-des-ombres/
    https://scathcraft.wordpress.com/2013/11/26/scathach/

     


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    Les îles de prêtresses

     

    L'isolement de femmes dans une île est typiquement celtique.

    Il est fait souvent mention dans l’histoire d'îles où ne vivaient que des groupes de prêtresses, souvent au nombre de neuf, îles interdites donc aux hommes.

    La plus ancienne relation doit être celle de Pomponius Mela, géographe romain, pour l'île de Sein:

    Les vierges de l’île de Sein
    La légende veut que neuf prêtresses exerçaient leur magie sur cette île, à l’abri des regards profanes.
    « L’île de Sena, située dans la mer Britannique, en face des Osismiciens,, est renommée par un oracle gaulois, dont les prêtresses, vouées à une virginité perpétuelle [perpetua virginate sancta], sont au nombre de neuf. Elles sont appelées Gallicènes, et on leur attribue le pouvoir singulier de déchaîner les vents et de soulever les mers, de se métamorphoser en tels animaux que bon leur semble, de guérir des maux partout ailleurs regardés comme incurables, de connaître et de prédire l’avenir, faveurs qu’elles n’accordent néanmoins qu’à ceux qui viennent tout exprès dans leur île pour les consulter ».
    Les Gaulois croyaient qu’elles pouvaient, par leurs enchantements, exciter des tempêtes, se métamorphoser en toutes sortes d’animaux, guérir les maladies les plus graves, et prédire l’avenir, surtout aux navigateurs. Elles expliquaient les songes, rendaient invulnérables ceux auxquels il leur plaisait d’accorder ce privilège, évoquaient les morts, les ressuscitaient même, et détournaient la grêle et les inondations au moyen d’opérations magiques qui ne pouvaient être faites que la nuit, à la lumière des torches ou au clair de la lune.

    Les ïles de Prêtresses

    Photo du film "les Brumes d'Avalon"

    Les fées d’Avalon
    La plus célèbre de ces îles dont la légende est restée dans les mémoires: des textes médiévaux parlent de la fée Morgane, qui vit isolément, dans l'île d'Avalon, avec huit autres fées: elles sont donc neuf, comme des Gallicènes de l'île de Sein.

    L’île des Pommes de Geoffroy de Monmouth
    « L’Ile des Pommes, qui est appelée fortunée, tire son nom de ce qu’elle produit tout par elle-même [...] Neuf sœurs, par une loi agréable, accordent des droits à ceux qui viennent vers elles de nos régions. Celle d’entre elles qui est la première est devenue la plus savante dans l’art de guérir et elle dépasse ses sœurs par sa remarquable beauté. Son nom est Morgane et elle enseigne quelle est l’utilité de toutes les plantes pour guérir les corps malades. Un art qui lui est bien connu est de savoir changer de visage et, comme Dédale, de voler par les airs avec des plumes neuves. Quand elle le veut, elle est de Bristus (Brest), de Carnotus (Chartres) ou de Papia (Pavie) ; quand elle le veut, elle glisse des airs sur nos rivages. On dit qu’elle a enseigné l’astrologie à ses sœurs : Moronoe, Mazoe, Gliten, Glitonea, Gliton, Tyronoe, Thiten, Thiton très habile à la cithare ».
    - Vita Merlini (la vie de Merlin) de Geoffroy de Monmouth
    Cette île des Pommes n’est autre que l’île d’Avalon, qui est habitée par la légendaire Morgane.

    En Irlande, les héros des récits de Navigations rencontrent souvent une "île des Femmes":
    - c’est sur l’île de Skye qu’est initié Cuchulainn, île où demeure la magicienne Scathach Uanaind.

    Les ïles de PrêtressesLes sorcières de Kaer Loyw
    Le thème de l'île des femmes rencontrée par des voyageurs, se retrouve aussi dans les navigations de Bran, fils de Febal, qui l’amènent sur l’île des femmes, île des neufs sorcières de Kaer Loyw.
    Gloucester n’est pas une île, mais est perçue comme telle dans la tradition Galloise.
    Ce héros, équivalent gallois de Perceval, séjourne pendant trois semaines chez les neuf sorcières de Kaer Loyw (Gloucester), mais, comme elles ont commis bien des forfaits, le roi Arthur les combat plus tard avec son armée, et les vainc.
    Ces femmes sont donc au nombre de neuf, comme les Gallicènes et les fées d'Avalon, et leur puissance les rapproche des premières. (...) Ainsi Gloucester est perçue comme à moitié insulaire.

    Korid-gwen
    Selon Tacite « les anciens bardes cambriens déclarent révérer un être mythologique, du sexe féminin, nommé Korid-gwen, à laquelle ils donnent neuf vierges pour suivantes.
    Comme ces vierges sacrées, les korrigan bretonnes prédisent l’avenir ; elles savent l’art de guérir les maladies incurables au moyen de certains charmes … elles prennent la forme de tel animal qu’il leur plaît ; elles se transportent, en un clin d’œil, d’un bout du monde à l’autre … C’est en effet près des fontaines que l’on rencontre le plus fréquemment les korrigan, surtout des fontaines qui avoisinent des dolmens … Les paysans bretons assurent que ce sont de grandes princesses qui, n’ayant pas voulu embrasser le christianisme quand les apôtres vinrent en Armorique, furent frappées de la malédiction de Dieu. Les Gallois voient en elles les âmes des druidesses condamnées à faire pénitence ».

    Le mont Saint-Michel
    « Avant le christianisme, le Mont-Saint-Michel s’appelait le Mont-Bélen, parce qu’il était consacré à Bélénus, un des quatre grands Dieux qu’adoraient les Gaulois. Il y avait sur ce mont un Collège de neufs Druidesses ; la plus ancienne rendait des oracles ; elles vendaient aussi aux marins des flèches qui avaient la prétendue vertu de calmer les orages, en les faisant lancer dans la mer par un jeune homme de 21 ans qui n’avait pas encore perdu sa virginité. Quand le vaisseau était arrivé, on députait le jeune homme pour porter à ces Druidesses des présents plus ou moins considérables ».

    Les femmes Samnites
    Poseidonios affirme « qu'il y a dans l'océan une petite île, qu'il situe devant l'embouchure de la Loire et pas tout à fait en haute mer, habitée par les femmes des Samnites possédées de Dionysos et vouées à apaiser ce dieu par des rites mystiques et par toutes sortes de cérémonies sacrées.
    Aucun homme ne met le pied sur cette île; en revanche, les femmes elles-mêmes traversent l'eau pour s'unir à leurs maris et s'en retournent ensuite. .. »

    Le texte rapporté par Strabon remonte à Poseidonios, qui parcourut une partie de la Gaule à la fin du IIème siècle avant notre ère. Or, il est parfaitement exclu que des Celtes de la région de l'embouchure de la Loire aient pu, à cette époque, avoir subi une influence grecque telle qu'ils avaient adoptés et le dieu Dionysos, et ses rites.
    En réalité elles devaient célébrer le rite de Nerthus, déesse de la fertilité, autrement dit la Terre Mère.
    L'emprunt est inconcevable, et il semblerait que si les rites de ces femmes ont pu faire penser aux rites dionysiaques il faut parler d'une interprétation grecque d'un dieu gaulois par un érudit grec.

     

    Les ïles de Prêtresses


    Mais aussi ailleurs, en face de Cancun:

    Isla Mujeres, l’île des Femmes
    Considérée à l’époque des Mayas comme un lieu sacré, Isla Mujeres (l’île des Femmes) était un centre religieux dédié à la Déesse Ixchel, la mère des dieux, déesse de la lune et de la fertilité.

    Au début du XVIème siècle, Francisco Hernandez de Cordoba voyagea pour chercher des esclaves. Son but était aussi de découvrir des mines de métaux précieux. Au sud de l'île, il découvrit un temple qui ressemblait aux constructions mayas, bâti en pierres. Il découvrit sous le sable de l'île des femmes plusieurs splendides figurines qui représentaient une déesse et ses filles, ou ses compagnes.
    Leurs bustes ne sont pas vêtus comme l‘étaient autrefois les femmes indiennes. D’où tenaient-elles ces influences?
    C'est Cordoba qui donna le nom île des femmes à cette bande de terre.

     

     

     

    Sources: http://occidere.wordpress.com/2010/03/31/les-vierges-de-lile-de-sein/
    - Barzaz-Breiz, Chants populaires de la Bretagne,
    Mémoires de la société archéologique de Montpellier,

     

     

     


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  • Finn et le dragon

    Finn Mac Cool et le Dragon

     

    Fils du grand guerrier Cumhaill, Fionn Mac Cumhaill (connu aussi comme Finn MacCool) fut élevé par deux femmes qui lui apprirent comment se battre et comment survivre en pleine nature.

    Après ses précédentes péripéties avec le saumon de la connaissance, Finn part vers une nouvelle aventure dans le but de reconquérir la place de son défunt père.

    Finn et le Dragon de Tara

    Lorsque Finn quitta l’enseignement de son professeur Finegas, il partit aussitôt vers la grande cour du Roi, située à Tara. Il trouva une grande foule sur sa route, car tout le monde y allait pour célébrer le grand festival de Samhain. Tous les chefs de clans et grands guerriers du pays se rassemblaient chaque année à Tara pour célébrer le début de la saison sombre.

    Le grand hall d’entrée du Palais était bondé de visiteurs bruyants et de grands feux dansaient dans chaque coin de la pièce. Les serviteurs accouraient de partout avec de grands plateaux remplis de viandes. Le vin coulait à flot et les rires résonnaient dans toute la salle.

    Lorsque Finn passa les immenses portes du hall donnant sur la salle du festin, un silence de mort se fit alors dans l’assemblée. N’ayant aucun siège réservé à son nom, il s’approcha du roi tout en regardant dans les yeux chacun des chefs de clans et guerriers qui se trouvaient à la table.

    – Qui es-tu ? demanda le roi. Quel est le nom de l’étranger qui ose interrompre mes festivités ?
    – Je suis Finn, fils de Cumhaill, répondit le jeune homme d’une voix fière.

    - Alors tu es le bienvenu en ces lieux ! annonça à pleine voix le roi. Ton père était l’un de mes plus fidèles amis. Je ne passe pas un seul jour sans penser à lui.
    – C’est un grand honneur que d’être à vos côtés mon roi. En quoi puis-je vous servir ? demanda Finn.
    – Et bien, il y a peut-être quelque chose que tu puisses faire pour moi.

    Et il commença alors à raconter une étrange histoire.


    – À chaque Samhain, et ce depuis plus de 9 ans, Tara se voit assiégée par un esprit diabolique prenant la forme d’un dragon cracheur de feu. Lorsque le dragon commence à entrer dans la ville, une douce musique l’accompagne et tous ceux qui l’entendent sont alors plongés dans un profond sommeil. De nombreux guerriers ont tenté de le terrasser mais tous sont morts avant d’avoir pu tenter la moindre petite action. Nos magiciens ont également tenté de le tuer à l’aide de leurs sorts, mais chaque tentative a échoué. Si tu arrives à tuer ce dragon et à sauver Tara, je te fais alors la promesse de t’accorder le vœu de ton choix.

    – Je tuerai ce dragon pour vous, mon roi, jura Finn devant toute l’assemblée ébahie. Puis il tourna ses talons et sorti dans la nuit pour attendre la bête.

    Alors qu’il commençait à s’assoupir, Finn entendit une voix résonner dans son oreille.
    – Finn, ton père était un grand ami pour moi et j’ai le devoir de rembourser une dette que j’ai envers lui.

    Finn, surpris, regarda tout autour de lui mais ne vit personne.

    – Tu ne peux pas me voir Finn, dit alors la voix, mais lève la tête et tu découvriras mon présent.

    Finn leva les yeux et découvrit une magnifique lance en argent en train de flotter à quelques centimètres de sa tête.

    – Comme tu le sais, continua la voix, lorsque le dragon approche, il joue une musique qui endort tous ceux qui l’entendent. Prends cette lance magique et presse la fermement contre ton front dès que la musique commencera. La mélodie du dragon n’aura alors plus aucun effet sur toi.

    Finn accepta le cadeau, remercia l’esprit, puis attendit de longues heures jusqu’à ce qu’enfin il entende une petite note au loin. On aurait dit un air de flûte qui sonnait comme une douce berceuse.

    Les gens devant lui commencèrent à tomber comme des mouches dans un sommeil profond. Finn appuya alors la lance en argent contre son front et la musique s’arrêta comme par magie !

    Mais avant même qu’il ne le réalise, le dragon se tenait déjà devant lui !

    L’incroyable monstre mesurait plus de 5 mètres de haut et des flammes jaillissaient de ses énormes narines. En une fraction de seconde, Finn saisit la lance en argent et visa la tête du dragon alors que celui-ci se préparait à cracher une flamme sur son adversaire. La pointe de la lance vint se loger directement entre ses yeux et la bête s’écroula sur le sol dans un vacarme assourdissant.

    Le monstre maintenant à terre, Finn dégaina son épée et trancha d’un coup net la tête du dragon. Il emporta avec lui son trophée et retourna au banquet pour le présenter au roi.

    – Tu nous as sauvé du dragon Finn ! déclara le roi. Comme promis, tu as le droit de me demander ce que tu veux. Quel est donc ton souhait mon enfant ?
    – Je souhaite récupérer la place de mon père en devenant le nouveau leader des Fianna, annonça le nouveau héros.
    – Et bien qu’il en soit ainsi !! répondit le roi.

    Le roi déclara alors Finn comme le nouveau leader du clan des Fianna et tous les guerriers s’agenouillèrent face à lui.

    Et voici comment Finn Mc Cool devint le plus grand leader des Fianna.

     

    Finn et le dragon

     

     

     Source: http://www.vivre-en-irlande.fr/culture-irlandaise/finn-cool-dragon

     

     


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  • Lughnasad

    Lughnasadh

     Je fais remonter ce sujet qui est d'actualité.
    Même si les jours qui raccourcissent me rendent un peu triste, je vous souhaite une très belle fête de Lughnasadh, une très heureuse fête des moissons.

     

     (31 juillet - 1 août)

    Dans la mythologe cetlique, Lughnasadh est une fête religieuse dont le nom signifie « assemblée de Lug », le dieu-roi qui représente la Souveraineté et l’Homme primordial. Elle a lieu au début du mois d’Elembivios du calendrier de Coligny (approximativement vers le 1er août du calendrier grégorien dans l'hémisphère Nord et le 1er février dans l'hémisphère Sud), symboliquement pendant la période des récoltes.
    Certains Wiccans, néo-druides et néo-païens utilisent le terme Lammas, nom de la fête anglo-saxonne qui lui est équivalente.

    Dans les sagas irlandaises, Lug, le dieu du soleil à qui était dédiée cette fête, était un chef des Tuatha de Dannan, « le Peuple de la déesse Dana », qui, en qualité de héros bâtisseur, dévoila aux hommes les techniques permettant de labourer, de semer et de récolter le blé.

    Cette fête de Lughnasadh représente le début de la période des moissons: les premiers grains mûrs ainsi que tous les fruits et légumes prêts à être récoltés.

    La fête se déroulait probablement à la pleine lune la plus proche de cette date, et c'était le moment de remercier les esprits et les dieux pour le début des récoltes, mais aussi pour les honorer avec des offrandes et des prières afin qu'ils protègent les cultures. L'esprit du blé était attiré et capturé dans les poupées en paille, les "cages de l'esprit" qui jouent un rôle important lors de cette fête. Elle est donc fréquemment associée au pain car le blé est une des premières récoltes de la saison.

    Les jours commencent à raccourcir.
    C’est la période où la Déesse voit le Dieu s’affaiblir et mourir, alors qu’il renaît en elle. Dans la tradition celtique, on honore et on remercie la Déesse Mère pour l’abondance des récoltes, ainsi que le Dieu, symbole de prospérité.
    Pendant cette période on consomme du pain, les premiers fruits ou un produit des premières récoltes. On partage la nourriture avec tous. Symboliquement, certains jettent des morceaux de pain dans le feu.

    Il s’agit de la fête du roi dans sa fonction de redistributeur des richesses, sous l’autorité des druides. C'est une trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié, l’abondance et la prospérité du royaume. Elle est obligatoire (sous peine de vieillissement prématuré) et réunit les trois classes (sacerdotale, guerrière et artisanale) de la société celtique.

    Pour célébrer cette fête, les jeux étaient à l'honneur. Les druides assistaient aux fêtes, et faisaient des concours d'éloquence et de science. Les guerriers faisaient également des concours, sans toutefois être d'une réelle méchanceté, la joie et la bonne humeur étaient davantage de mise.

    Elle est décrite comme une foire de commerce, mais aussi une occasion de régler les contentieux, de s’amuser, d’entendre des poètes et des musiciens.

    La notion d'union lors de Lughnasadh est très forte : union du soleil et de la lune, des hommes et des femmes, fusion de la mère et de l'enfant. C'est donc un très bon jour pour célébrer un mariage.

    Lughnasadh

    Handfasting

    La cérémonie du mariage celtique se déroule en plein air pour être plus proche des éléments de la nature, à qui on demande des bénédictions. C’est le druide ou la prêtresse qui dirige la cérémonie en présence des deux clans. Les futurs mariés prennent place dans un cercle tracé par le druide avec leurs témoins. Il est important toutefois de savoir que le mariage celtique était un contrat d'union pour une durée de un an et un jour ( à cette époque on concevait que l'amour ne pouvait pas forcement durer toute une vie.) On procède ensuite aux échanges de voeux, des anneaux ainsi qu’aux offrandes.

    On continue avec le rituel des « mains liées », le druide attache les mains des nouveaux mariés avec une tige de lierre ou un ruban, symbolisant leur union pour le meilleur et pour le pire.
    Pour finir en beauté, on demande aux époux de sauter au-dessus d’un balai, qui représente le premier obstacle à surmonter dans leur vie commune.

    Mais c'est aussi le moment où la roue de l'année repart vers la saison sombre et où l'on sent l'approche de l'ombre, ce jour marque le départ prochain de l’été.

    Lughnasadh est l'automne celtique: le moment d'abondance et de célébration est aussi le moment du fauchage et du sacrifice. La nature est sèche souvent, la chaleur du soleil a déjà fait jaunir quelques feuilles voire quelques arbres.
    C'est un moment crucial dans la roue des saisons, car Lughnasadh montre l'importance de l'équilibre non seulement dans la nature, mais aussi dans la vie personnelle.
    En effet, tout ce qui est vivant naît, décline et s'achemine vers la mort pour renaître ensuite, formant ainsi la boucle du grand cycle universel qui perpétue la vie. La mort n'est qu'un passage, un moment de cette transformation permanente qu'est l'existence ; le blé moissonné se transforme en pain qui est mangé et assimilé par notre sang, qui nourrit et donne de la force.

    En Europe, beaucoup de gens continuent à célébrer cette fête par des feux de joie et des danses. Certains néo-païens préparent un pain de forme humaine, symbolisant le Dieu qu'ils sacrifient et mangent. Des foires de Lammas se tiennent encore dans certaines régions de l'Angleterre, vestiges d'un temps où la récolte était accueillie avec grande joie.

    L'une des activités de saison est la séparation du grain de la balle - le vannage. Cette action véhicule la "moisson" symbolique de la vie. À cette époque on réfléchit à toutes les bonnes choses qui ont porté fruits, on les attire à soi pour les louer et on décide quoi abandonner. Lughnasadh est donc le bon moment pour se débarrasser des mauvaises habitudes.

    Se défaire de ce qui est devenu inutile est autant une partie de la moisson que la célébration de l'abondance.

     

     Lughnasad

     

     

     

     

    http://www.blogg.org/blog-51512-billet-en_savoir_plus_sur_lughnasadh-746622.html 
    http://esoteria.canalblog.com/archives/2013/06/27/27521260.html

     

     

     

     


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