• Les Huldufolks

    Les Huldufólks


    Les Huldufólks - Le peuple caché d'Islande 

    L'Islande est un pays  peu peuplé d'humains, mais… La nature toute entière est habitée par le "Huldufólk", le peuple caché, comme disent les islandais.
    En Islande, c'est une chose sérieuse, et il y a vraiment peu d'islandais qui oseraient affirmer qu'ils n'y croient pas !

    Pendant de nombreux siècles, les Islandais ont parlé des « esprits de la nature » (náttúrvættir), des "elfes" (álfar) ou des "gens cachés" (huldufólk) qui, selon eux, vivent à leurs côtés. La croyance existe encore aujourd'hui...
    Les Huldufólks sont très présents dans l'imaginaire islandais. Ils sont parfois regroupés avec une espèce tout à fait différente: les Alfar (ou "Elfes").
    Les Huldufólks partageraient de nombreux traits physiques avec nous, les humains, tandis que les Alfar sont un groupe différent; plus petits, plus légers et plus bizarres... Les Huldufólks, eux, seraient de taille humaine (quoique pas toujours)  et auraient des vies assez semblables à celles des Islandais. Mais le Huldufólk se démarque de l'homme par une caractéristique singulière : il est invisible (à moins que l'un d'entre eux ne souhaite que vous le remarquiez). Les Huldufólks coexisteraient donc pacifiquement avec les hommes depuis des millénaires.
    Le folklore islandais regorge d'histoires d'interaction Homme-Huldufólk. La plupart des Huldufólks sont décrits comme gentils et serviables, curieux de connaître les humains... De nombreuses anecdotes mettent en scène des Huldufólks aidant des personnes en danger, et d'autres des hommes cherchant l'aide des Huldufólks quand leurs femmes ont du mal à donner naissance.

    La nature occupe une place importante dans la culture islandaise, ce qui pourrait expliquer que le pourcentage des Islandais - l'un des peuples les plus éduqués et les plus techniquement sophistiqués du monde - qui croient en l'existence des esprits de la nature, soit élevé : 54% des Islandais croient aux elfes et aux Huldufólks et 90% de la population "prend acte" de cette communauté, bien que seuls 3% revendiquent en avoir déjà rencontré personnellement.
    Si la croyance au petit peuple est rare en France, les pays scandinaves connaissent une situation radicalement différente. Une école islandaise existe depuis 1991 pour promouvoir l'étude de ces créatures, et délivre un diplôme d'« études et recherches sur les elfes et autres peuples invisibles ». En vingt ans, 8000 personnes l'on décroché.

    Les huldufólks vivent dans une autre dimension, invisible pour la majorité des mortels. Seules les personnes très sensibles à leur présence ou les médiums peuvent les voir.
    La capacité de voir des elfes est un phénomène intergénérationnel en Islande, bien que les enfants en signalent plus souvent que les adultes.
    En outre, cette aptitude ne se limite pas aux seuls Islandais - théoriquement, n'importe qui, quelle que soit sa nationalité, peut posséder le pouvoir de communiquer avec les elfes. Les extralucides voient des elfes toute l'année, parfois dans leur propre jardin, mais la veille de noël ainsi que le 31 décembre sont considérés comme particulièrement propices à ce genre de rencontres.

    Origine des "gens cachés"
    D'après un conte populaire islandais, Dieu demanda un jour à Eve, la première femme, de lui montrer ses enfants. Comme elle n'en avait lavé qu'une partie, elle n'osa pas lui montrer ceux qui n'étaient pas encore lavés. Dieu insista pour les voir tous, mais Eve rougissante lui dit qu'il n'y en avait pas d'autres. Mais Dieu sait tout et il ne se laissa pas abuser par ce mensonge. Il décida alors que ces enfants qu'on ne voulait pas lui montrer auraient une existence éternellement cachée aux yeux des hommes et trouveraient refuge dans les collines et les rochers. (d'où le nom de " huldufólk ", le peuple caché).

    Un autre récit suggère que les Huldufólks étaient les enfants de Lilith, la première femme d'Adam, qui dû s'exiler de l'Eden avec ses enfants...
    D'autres avancent qu'ils sont, en fait des anges déchus, condamnés à vivre entre le ciel et l'enfer, dans une sorte d'univers parallèle.

    Leurs villes appelées Álagablettur sont construites dans les monticules, les collines ou les rochers. Les lieux habités par le Huldufólk sont généralement préservés, même en pleine ville, et il arrive souvent que le tracé des routes soit étudié pour éviter de tels endroits afin de ne pas détruire leur lieu de vie.
    La famille royale des Huldufólks habite le parc Hellisgerði situé en plein centre-ville de Hafnarfjörður, une ville de la banlieue de Reykjavik.

    Si vous visitez l'Islande, vous serez frappés par l'atmosphère, énigmatique voire mystique, et vous remarquerez des rites et des cultes assez étranges : c'est ainsi que, par exemple, de nombreuses grosses pierres disséminées dans le pays sont protégées voire vénérées.
    Ce phénomène fascinant imprègne la culture islandaise, mais a également une incidence sur son infrastructure - par exemple, la construction de routes et de bâtiments.
    Les projets de construction en Islande sont en effet souvent modifiés pour éviter d'endommager les roches où ils sont censés vivre.
    Un ensemble de ces pierres se trouve à côté d'une route appelée Álfhólsvegur (Elf Hill Street) en banlieue de Reykjavik.
    Lorsque des routes sont tracées ou des bâtiments construits sur un terrain, il arrive que des médiums ou des Islandais affirmant voir et communiquer avec les Huldufólks soient consultés afin de savoir si le projet ne les dérange pas. Cette croyance est ancrée à tel point que même l'administration joue le jeu, ainsi détourner une route pour éviter de détruire la maison d’un elfe n’a rien d’extraordinaire en Islande.

    Les Huldufolks

    Photo Christian  Gilabert

    On peut  ainsi voir parfois en pleine campagne des routes effectuer des crochets bizarres que rien ne justifie … c'est que les ingénieurs des "Ponts et Chaussées" islandais ont préféré être prudents et ne pas dynamiter ou déplacer tel ou tel rocher, connu depuis des lustres comme étant en fait un lieu habité par ces êtres…Autrefois plusieurs chantiers qui n’avaient pas tenu compte des avertissements relatifs à ces demeures sacrées ont subi de gros dégâts et ont du s’interrompre.
    Avant de bâtir une maison à la campagne ou une nouvelle ferme, on consulte un sage du lieu qui s'assure que " le peuple caché " n'y verra pas d'inconvénient.
    Il existe donc, à travers l'Islande, un nombre important d'Alfastadir (littéralement : "lieux à Elfes"). Même en ville, si la route qui va de Reykjavík à sa banlieue Kópavogur a un tracé parfois étonnant, c'est qu'elle contourne prudemment quelques "Alfastadir" qui se trouvaient là avant l'extension de l'agglomération.

    Contournement d'une route à Kópavogur pour éviter un Álagablettur,
    ici des rochers habités par le Huldufólk.

    Si vous regardez attentivement, vous remarquerez que la route fait un coude délibérément autour de ces pierres. Vous noterez également que les bâtiments modernes des deux côtés sont numérotés 100 et 104, ce qui suggère que les roches sont numérotées...102.
    L'histoire de ces 102 remonte aux années soixante-dix, lorsque le conseil municipal prévoyait de supprimer ces roches pour construire sur le site.
    Les travaux prenaient un retard considérable, à cause d'incidents mystérieux, quand le conseil fut approché par un individu qui prétendait avoir été visité par les "gens cachés" et qui venait relayer leur demande amicale de ne pas suivre les plans initiaux.
    Le résultat est visible aujourd'hui : la route a été soigneusement conçue autour de ces roches...
    Curieusement, ces événements ne sont pas rares en Islande. Il y a beaucoup d'histoires similaires.
    Il existe des cartes en Islande qui répertorient les lieux habités par les Elfes et les Trolls.

    Il semble bien que les Islandais souhaitent prolonger cette co - existence harmonieuse avec ces êtres discrets et mystiques..., et la mémoire de ces lieux très respectés se transmet de génération en génération.

     

    Sources: http://saga.gilabert.pagesperso-orange.fr/page_trolls.html
    http://www.besoindesavoir.com/article/926371/les-huldufolks-peuple-cache-islande
    http://www.earth-of-fire.com/article-islande-le-pays-du-huldufolk-73680660.html

     


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  • La Tortue d'Or

    La légende de la Tortue d'Or


    Légende vietnamienne

    Pour Valéria

    Au Vietnam, au sud de la vieille ville de Hanoï, se trouve un petit lac qui constitue un véritable paradis au milieu de la ville. Ce lac se nomme Hoan Kiêm, le Lac de l'Epée Restituée. Il se nommait autrefois le Lac Vert.
    C'est un des endroits les plus romantiques du monde ! Pas un seul vietnamien n'ignore la légende de ce petit lac !
    Toutefois plusieurs versions circulent:

    La légende du Lac de l’Epée restituée remonte à l’époque des Ming (1368-1644), ère de domination chinoise au Vietnam.
    Une année où la famine causée par une grande sécheresse s'ajouta aux corvées et aux impôts, le peuple décida de se soulever dans la province de Thanh Hoa sous la conduite d'un notable du nom de Lê Loi. Mais les rebelles, peu armés et mal préparés, accumulèrent rapidement les défaites.

    Le roi de l’Empire des Eaux, Long Quan, décida d’intervenir pour rendre la liberté au peuple vietnamien par l'entremise de Than Hoa, ou Le Thanh, un pêcheur.
    Un matin, Le Thanh remonta son filet qu'il trouva bien plus lourd que d'habitude. Il crut à une pêche miraculeuse, mais ne trouva qu'une barre de fer qu'il rejeta aussitôt à l'eau. La barre se prit dans le filet une seconde fois, puis une troisième, jusqu'à ce que Le Thanh se rende compte que cela n'était pas une simple barre de fer, mais une épée sans poignée et qui portait gravés ces mots: "Par la volonté du Ciel".

    Le pêcheur garda l'épée chez lui jusqu'au jour où les troupes de Lê Loi passèrent devant sa maison. Les soldats harassés, sachant que le jeune homme leur était favorable, s'arrêtèrent pour reprendre des forces. Mais tandis que ses troupes se reposaient, Lê Loi se sentit irrésistiblement attiré à l'intérieur de la hutte où il trouva l'épée. Le pêcheur lui expliqua l'histoire de sa trouvaille mais, faute de poignée, l'arme était inutilisable. Lê Loi se remit en route et, plongé de nouveau dans les méandres de la guerre, oublia vite cet épisode.

    Après avoir subi d'autres défaites, Lê Loi décida un jour de s'isoler pour réfléchir en paix à la suite des opérations. S'enfonçant dans la forêt, il s'arrêta bientôt près d'un arbre au sommet duquel brillait une étrange lueur. Lê Loi grimpa et découvrit une poignée d'épée finement ouvragée. L'histoire du pêcheur lui revint aussitôt en mémoire. Il galopa des jours durant jusqu'au bord du fleuve où il put réunir les deux parties de l'objet. Doté de l'arme magique, qui décuplait les forces de son armée et de lui-même, Lê Loi renversa la situation et libéra son pays dont il devint le roi.

    Lê Loi vécut réellement, de 1385 à 1433. Après avoir repoussé l'envahisseur chinois, il devint roi en 1428 sous le nom de règne de Lê Thài Tô. Afin de profiter de cette paix enfin acquise il vint aussitôt s'installer dans la ville qui se nomme maintenant Hanoï.

    Un an plus tard, alors que Lê Loi se promenait dans sa jonque sur le Lac Vert ornant le centre de Hanoi, il vit surgir des eaux une énorme tortue d’or. La tortue demanda au roi de restituer l’épée sacrée au roi de l’Empire des eaux.
    Le roi comprit que c'était l'Empereur des Eaux qui l'avait mené à la victoire. Il ôta l'épée de son ceinturon et la plaça dans la bouche de la tortue qui disparut avec elle dans les profondeurs du lac.

    Depuis ce jour, ce lac se nomme aujourd'hui Hoan Kiem, le Lac de l'épée restituée. Et l'on raconte que ceux qui ont de la chance peuvent parfois apercevoir la tête d'une tortue géante percer la calme surface des eaux.

    La Tortue d'Or

    Hanoi : Lac de l'Épée Restituée (Le lac Hoàn Kiếm)

    Version différente:
    Quelques jours après la fin de la guerre, de son petit bateau il vit soudain émerger une tortue géante du fond de l'eau. Terrifié, le roi dégaina son épée, la brandit devant lui mais la tortue fut très rapide et sans le blesser lui arracha l'épée avec son bec avant de disparaître pour l'éternité dans les profondeurs du lac.
    Le roi se dit alors que le Dieu Tortue d'Or était certainement le véritable propriétaire de l'épée magique, que celle-ci la lui avait seulement prêtée et que la paix maintenant revenue, il devait la lui restituer. C'est ainsi que naquit la légende du lac de l'Épée "restituée" à son propriétaire divin.

    Dans ce lac se trouvent réellement des tortues. Hélas, il n'y en a plus guère aujourd'hui. Au milieu du lac se situe un tout petit îlot minuscule, et il est désormais rarissime de voir une tortue y prendre un bain de soleil.
    A chaque fois cet événement est vivement apprécié par la population de Hanoï, tellement les tortues qui autrefois peuplaient abondamment ce lac sont devenues rares. Un tel événement est toujours considéré comme un bon présage pour les semaines à venir.

    Une autre légende circule, prétendant que la tortue d'or du lac de l’épée restituée refait surface en des rares occasions, et que sa vision porterait chance à quiconque qui en serait l'heureux spectateur.

    Il y a quelques années, on repêcha dans le lac une énorme carapace d'une tortue pesant prés de 250kg ! Il n'en fallait pas moins pour échauffer les esprits et lancer la légende urbaine de la tortue géante qui vivrait encore dans le lac Hoan Kiem ...

    Cette légende, qui reste une des préférés des habitants de la capitale vietnamienne, risque aujourd'hui de devoir être réécrite: il n'y a qu'une tortue géante dans le lac de Hoan Kiem et elle pourrait mourir sans avoir pu assurer sa descendance.
    L'animal insaisissable, une trionyx de Swinhoe, vient parfois montrer sa tête ridée le temps d'une bouffée d'air hors des eaux sombres de ce lac du centre-ville. Elle mesure près de deux mètres de long et plus d'un mètre de large, mais seuls quelques Vietnamiens chanceux l'ont aperçue. En revanche, personne ne connaît l'âge de cet animal presque sacré et certains n'hésitent pas à avancer que c'est peut-être cette tortue qui a repris l'épée magique au roi Lê Loi... il y a plus de 600 ans.

     

     

     

      http://www.latortuedor.fr/la-legende-de-la-tortue-d-or.html
    http://lesailesdelamour.over-blog.com/article-lac-de-l-epee-restituee-le-lac-hoan-ki-m-47092098.html

     

       


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  • (Tableau de Rubens)

    Romulus et Rémus

    Légende de la fondation de Rome

    L'histoire débute dans la légendaire ville d'Albe, cité fondée par Ascagne, fils d'Enée.
    Lorsque Proca, roi d'Albe et descendant d'Enée, décède, il laisse son royaume en héritage à ses deux fils : Numitor et Amulius. L'héritage est réparti en deux parts: l'une se compose du trône et donc du titre de roi et la seconde des biens et richesses laissés par leur père. L'aîné, Numitor choisit le trône et devint roi d'Albe.
    Mais grâce à ses richesses Amulius devient puissant et dépossède Numitor de son trône.
    Réa Silvia était la fille unique de Numitor, le roi d'Albe-la-Longue.
    Lorsque Amulius renversa son frère Numitor, il obligea également Rhéa Silvia à se faire vestale, s'assurant ainsi qu'il ne se trouverait aucun descendant pour prétendre au trône. Mais Mars, le dieu de la guerre, la séduisit et elle donna naissance à deux jumeaux Rémus et Romulus.

    Amulius craignant que ses petits-neveux ne réclament leur dû en grandissant, prend prétexte qu'ils sont les fils d'une vestale, qui avait fait vœu de chasteté, et ordonne à ses serviteurs de tuer les nouveau-nés. L'un des hommes dépose le panier des bébés près du Tibre en crue. Les eaux du Tibre les emportent mais leur berceau échoue au pied du mont Palatin sous un figuier sauvage qui porte le nom de Ruminal.
    Les bébés sont sauvés par une louve qui les allaite dans la grotte de Lupercal. Un pivert veille également sur eux, symbole du dieu Mars.

    Un berger nommé Faustulus, gardien des troupeaux d'Amulius, découvre que la louve élève les enfants. Il recueille les bébés et les élève avec sa femme Acca Larentia.

    Tite-Live et Plutarque rapportent une autre explication de la légende : les jumeaux auraient été découverts dans la grotte du Lupercale par le berger Faustulus, gardien des troupeaux d'Amulius. Celui-ci les aurait confiés aux bons soins de sa femme Larentia, une prostituée, que les bergers appelaient lupa . Ce serait donc par un jeu symbolique que d'autres auteurs latins auraient créé le mythe de la louve biologique mère de Rémus et Romulus, tirant parti de la puissance redoutable de l'animal au profit de leur cité.
    Une explication rationaliste de cette légende rappelle que le mot latin lupa possède deux sens, « louve » et « prostituée », allusion au métier de prostituée qu'exerçait Laurentia, l'épouse de Faustulus.

    Ils furent donc élevés comme des bergers mais bien vite leurs aptitudes à diriger et à combattre les rendirent célèbres.
    Selon Tite-Live, Romulus et Rémus ont vécu une enfance et une adolescence totalement campagnardes, en compagnie de Faustulus. « Cette vie active les développa physiquement et moralement ».
    Plutarque donne quant à lui une version très différente de cette période de la vie des deux frères. Dans son récit, loin d'être abandonnés de tous, Romulus et Rémus sont discrètement aidés par leur grand-père Numitor, qui fournit de la nourriture aux parents adoptifs. Par la suite, ils sont conduits à Gabies, où on leur donne une éducation correspondant à leur statut social réel.

    Plus tard, les jumeaux, à qui est révélé le secret de leur naissance, tueront Amulius (égorgé par Rémus selon certains, transpercé par l'épée de Romulus selon d'autres) et restaureront leur grand-père Numitor sur le trône d'Albe.
    Numitor comprend que l'ambition des deux jeunes gens ne pourra se contenter d‘Albe. Il leur conseille de fonder une cité. Mais les deux frères sont rapidement en désaccord sur le choix du chef. Chacun veut diriger la future cité.

    Ils tombèrent d'accord sur le principe de fonder leur ville à l'endroit même où ils avaient été sauvés. Mais l'endroit exact n'est pas encore bien déterminé dans leur esprit. C'est pour le connaître qu'ils décident (sur le conseil de Numitor) d'interroger les présages. Pour cela, Romulus s'installa sur le Palatin et Rémus sur l'Aventin. La ville serait fondée à l'endroit où les présages seraient les plus favorables.
    Rémus vit le premier six vautours, tandis que Romulus en vit douze, le ciel ayant ainsi décidé en faveur du Palatin et par conséquent de Romulus. Rémus ne fut pas d'accord car si le nombre d'oiseaux qu'il avait vu était inférieur numériquement c'était bien lui qui les avait vus le premier.

    Alors que Romulus trace avec une charrue des sillons marquant les limites de sa cité, Remus, bondit par dessus un sillon par défi. Romulus irrité par ce sacrilège le tue et proclame que quiconque franchira ainsi ses frontières périra de la sorte. Rome vient de naître.
    L'Urbs (la Ville) est fondée le 21 avril 753 avant J.-C. (début du calendrier romain).

    Romulus fut désespéré de son crime et, dit-on, songea même à se suicider. Il enterra Rémus sur l'Aventin, à l'endroit qui prit, à la suite de cet événement, le nom de Remoria. C'est par la légende de Rémus que l'on expliquait le fait que, jusqu'au temps de l'empereur Claude, en 49 de notre ère, l'Aventin demeura extérieur au pomérium, l'enceinte.

    Après avoir fondé la ville, Romulus se préoccupa de la peupler. Elle devint un lieu d’asile pour tous les hors-la-loi d’Italie, les bannis, les meurtriers, et les esclaves fugitifs purent s'y réfugier.

    L‘enlèvement des Sabines
    Mais la nouvelle cité, lieu de refuge des hommes désormais libres souhaitant changer d'existence, manquait singulièrement de femmes. Une pénurie qui condamne le projet à brève échéance. Comme les tentatives de mariage dans les « villes » avoisinantes trouvent toutes de méprisantes fins de non-recevoir, Romulus décide de voler des femmes. Prétextant la découverte fortuite d'un autel consacré à une divinité, il instaure la fête de « Consualia » en l'honneur de Neptune le 18 août et y convie les Sabins et les peuples de plusieurs « villes » alentour : Caenina, Crustumerium, Antemnae.
    Tandis que l'attention des hommes est détournée, les femmes sont enlevées par surprise.

    Furieux, les peuples outragés forment une coalition dirigée par le roi de Cures Titus Tatius et déclarent la guerre.
    La réaction des parents désespérés fut immédiate. Ils se groupèrent autour du roi des Sabins, Titus Tatius. Une armée fut formée et marcha contre Rome. Au début victorieuse, elle réussit à pénétrer par surprise dans la citadelle adverse.
     D'abord bousculé, Romulus, après une invocation à Jupiter, parvient à relancer ses troupes à l'assaut. Le combat est très indécis. À tel point que ce sont les épouses sabines des Romains qui s'interposent entre les deux camps. Ainsi la bataille prend fin.
    Romulus tint sa promesse à Jupiter et lui fit élever un temple sur le Capitole.

    Les deux rois, Romulus le Romain et Titus Tatius le Sabin, règnent ensemble « en parfait accord » pendant plusieurs années. Tite-Live rapporte toutefois, non sans une certaine ironie, qu'après la mort accidentelle de Titus au cours d'une émeute à Lavinium, « Romulus regretta moins qu'il aurait dû ce malheur ».

    Romulus passa par la suite de nombreuses années à lutter contre ses proches voisins, les Etrusques des cités de Véies et de Fidènes. Romulus parvint à les contraindre de faire la paix avec Rome en échange de territoires.

    Il laissera un État suffisamment fort et impressionnant militairement pour vivre en paix pendant quarante ans sous le règne de son successeur Numa Pompilius gendre du roi Titus Tatius.

    Selon la légende, il n'est pas mort, mais en 716 avant Jésus Christ, le jour des nones de juillet, Romulus passait son armée en revue, près du marais de la Chèvre.
    C’est alors qu’un violent orage éclata, et qu’une vapeur épaisse entoura le roi. Tout disparut dans les trombes d’eau. Une fois l’orage terminé, lorsque chacun sortit de son abri, ce fut en vain que l’on chercha partout le roi. Il avait disparu.

    Plus tard, un Romain, Julius Proculus, prétendit que Romulus lui était apparu en songe pour lui révéler qu’il avait été enlevé par les dieux et qu’il était devenu le dieu Quirinus. Il demandait qu’on lui élevât un sanctuaire sur le mont Quirinal, ce qui fut fait.

     Tite-Live encore, après avoir rappelé que « Romulus comptait plus de partisans dans le peuple que parmi les patriciens », rapporte une rumeur plus sordide d'après laquelle Romulus aurait été tout simplement massacré par les patriciens, et suppose que son apothéose sous le nom de Quirinus fut un stratagème politique destiné à apaiser le bon peuple.


    Découverte de la grotte du Lupercal
    Romulus et RémusLe 20 novembre 2007, le ministre italien de la Culture, Francesco Rutelli, annonce la découverte de la grotte où les Romains auraient célébré la fête des Lupercales et où, selon la légende, auraient vécu Romulus et Rémus. Une cavité souterraine voûtée ornée de coquillages, de mosaïques et de niches a été mise au jour non loin des ruines du palais de l'empereur Auguste, sur la colline Palatine.
    Selon le spécialiste Andrea Carandini, il s'agit de l'une des plus grandes découvertes archéologiques jamais faites. "Cela pourrait raisonnablement être le site qui a abrité le mythe fondateur de Rome, l'un des plus célèbres au monde, la grotte légendaire où la louve a allaité Romulus et Remus, leur sauvant ainsi la vie", a expliqué le ministre de la Culture, Francesco Rutelli.
    L'identification de la grotte au Lupercal n'a pas toutefois fait l'unanimité, des archéologues comme Fausto Zevi considérant qu'il s'agit plutôt d'un nymphée dépendant du palais impérial.

     

     

    Sources: Wikipédia - mythologica.fr
    http://www.civilisation-romaine.com/mythes-et-legendes/romulus-et-remus

      


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  •  Les Menehunes, les lutins d'Hawaï


    Les Menehunes sont une race légendaire d'Hawai, des petites personnes malicieuses et intelligentes qui hantent les histoires des anciens et vivent profondément cachés dans les forêts et les vallées des îles.
    Leurs origines remonteraient à plus de 1500 ans avant l'arrivée des polynésiens sur l'archipel.
    Les Menehunes sont des mystiques et timides petites créatures cachées dans des lieux secrets de la forêt pendant le jour et exécutant leur magie la nuit à la lueur de la Lune.
    Beaucoup de gens à Hawai disent avoir vu des Menehunes.

    KAUAI
     À Hawai, les Menehunes sont appelés « The Little People de the Secret Power », « le petit peuple de la puissance secrète » et désignés comme les légendaires habitants des îles Hawaï. Ils vivent dans la forêt et dans les grottes. Bien qu'on les décrive comme ayant parcouru toutes les îles de l'archipel, l'île de Kauai est le lieu où prennent place la plupart des histoires les mettant en scène.
    Ces petits elfes auraient habité les îles avant l'arrivée des premiers polynésiens.

    Les Menehunes prennent le plus grand plaisir à faire de bonnes actions pour aider les gens. Ils possèdent une capacité magique à accomplir des choses. La légende dit qu’ils ne travaillent pas gratuitement, ils doivent être nourris!  Les bananes sont leurs aliments préférés.
    Les Menehunes aiment jouer, danser, chanter, nager, et surtout manger. Si vous les adoptez, les aimez et prenez soin d'eux, ils vont vous aimer en retour, vous guider, vous protéger tout au long de votre vie.
    Les Hawaiiens se réfèrent souvent aux Menehunes comme leurs Aumakuas (esprits ancestraux) qui les guident et les protègent. Les Menehunes sont un peu les messagers de la spiritualité de l'Hawaïen. Le légendaire Menehune Hawaien ouvre la porte d'entrée du monde magique de notre cœur d'enfant, nous aidant à renouer avec notre essence spirituelle la plus profonde et la plus pure.

    Les Menehunes sont supposés être très habiles de leurs mains, d’être des constructeurs acharnés pouvant produire des temples, des routes, des canoës, des viviers de poissons et des maisons en un rien de temps.
    Ces petits êtres de 60 centimètres de haut sont réputés être de grands architectes.
    Un grand nombre de travaux incroyables (chaque projet se réalisant en une seule nuit) serait à mettre à leur actif. On leur attribue la construction du Menehune Ditch (une voie d'irrigation), de l’Alekoko Menehune Fishpond , le plus grand réservoir à poissons de Kauai. (un bassin préhistorique entouré de parois rocheuses) et de plusieurs temples tout autour de l'île.

    Alekoko Menehune Fishpond
    Les MenehunesSitué à Nawiliwili (près de Lihue), cet étang à poissons artificiel aurait été construit il y a environ 1600 ans. Les murs entourant ce bassin de 275 mètres de long sont composés de blocs de pierre (de 1,5 mètre de hauteur et plus d'un mètre d'épaisseur), parfaitement taillés et ajustés. Un système de portes permettait aux poissons d'entrer mais pas de ressortir. Une fois dans le bassin, ils pouvaient se développer et être facilement pêchés. Parce que les premiers arrivants venus de Polynésie n'avaient pas les outils pour effectuer un tel travail, la construction de cet ouvrage est attribuée aux Menehunes. La légende raconte que les Menehunes n'ont pas pu finir le travail en une seule nuit. La brèche laissée d'un côté de l'étang fut comblée par les Chinois dans les années 1800. Les Menehunes utilisaient la pierre de lave, une pierre très dure que l'on trouve sur l'île à Kalaheo. Alors, des milliers de Menehunes formèrent une chaîne entre Kalaheo et l'étang à poissons, en se passant les pierres de la main à la main. Au lever du soleil, tous les Menehunes se lavèrent les mains dans le bassin car ils s'étaient coupés avec les pierres. C'est de là que vient le nom Alekoko qui signifie "ruisselant de sang".
    Une histoire entourant la construction du bassin raconte que deux membres de la famille royale curieux, ignorant les avertissements des Menehunes, furent transformés en pierre après avoir espionnés ces petites personnes en train de travailler.
    Aujourd'hui, on dit que les deux piliers de pierre sont toujours visibles près du bassin. Les structures comme des murs construits à la main et soigneusement décorés de pétroglyphes sont considérés par beaucoup comme une preuve que Kauai accueillait autrefois (et peut-être toujours aujourd’hui) les Menehunes.

    Menehune Ditch
    Les MenehunesParmi les travaux des Menehunes encore visibles à Kauai, le plus connu est le Menehune Ditch, un aqueduc en pierre de lave lissée qui amène l'eau de la rivière Waimea, permettant ainsi d'irriguer la vallée au nord de Waimea. Les archéologues disent qu'il a été construit avant l'arrivée des premiers Polynésiens. La légende raconte que le grand chef de Waimea aurait demandé l'aide des Menehunes pour construire cet aqueduc. Il aurait interdit aux villageois de quitter leur domicile pendant la nuit de manière à ce que les Menehunes puissent construire le fossé sans être vu. Les roches utilisées pour cet énorme système d'irrigation proviendraient de Mokihana, à près de 10 kilomètres de là.

    Les archéologues estiment que les ouvrages d'irrigation et des temples datent d'avant l'arrivée des Polynésiens mais n'ont aucune idée de qui a pu les construire. C'est toujours un mystère et certains habitants de l'île pensent que les Menehunes vivent encore dans certaines vallées isolées de Kauai.
    La légende raconte également qu'ils étaient des milliers sur l'île. Mais quand les Tahitiens arrivèrent à Kauai, le roi des Menehunes eut peur de la cohabitation entre ces deux communautés. Il ordonna alors à tout son peuple de quitter l'île, et leur fit croire que s'ils étaient vus par les Tahitiens, ils seraient changés en pierre.

    On ignore tout du peuplement des terres vierges de l'archipel par des navigateurs polynésiens, il y a plus d'un millénaire.

    Le Menehune a inspiré la création du magique Hawaiian Menehune bébé. Ces Menehunes uniques sont des poupées miniatures dans des berceaux en noix de coco qui ont été fabriqués individuellement à la main sur l'île d'Hawai suivant les concepts traditionnels hawaïens.

     Les Menehunes

     

     


    http://angeldale1128.skyrock.com/3045220049-Hawaiian-Menehunes.html
    http://www.to-hawaii.com/fr/secretsetmysteres.php
    http://www.visite-usa.fr/hawaii/kauai.htm#fishpond

     

     


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  • Le Fairy Flag de Dunvegan
    (Le drapeau féérique de Dunvegan - Ecosse)
    Protecteur magique du Clan Mac Leod

     

    Le clan MacLeod est l’un des plus vieux et plus puissants clan d’Écosse. Depuis toujours, ils habitent dans le château de Dunvegan situé sur l’Ile de Skye, près du Lac Dunvegan.
    Ce château possède une relique d’origine féérique qui protégerait le clan depuis des centaines d’années: le fragment d’un lambeau de soie jaune connu sous le nom de « Fairy Flag of Dunvegan» (le Drapeau Féérique de Dunvegan).
    Il existe deux versions de cette légende, les voici :

    Première version :
    Le Fairy Flag aurait été donné au Clan MacLeod par la femme du quatrième chef du clan : Iain. Elle était la fille d’un Roi du pays des fées. Après leurs noces dans le pays au-delà du voile séparant les deux mondes, le couple retourna dans le royaume du roi Iain  pour veiller sur le clan. Cependant il était convenu qu’après sept années elle retournerait dans son propre monde. C’est la loi du monde des fées lorsqu’elles épousent un mortel.

    Le temps passa et la fin des sept années arriva. La femme de Iain, remplie de tristesse, dut se résoudre à faire ses adieux à son mari et au bébé qu’elle venait juste de mettre au monde. Alors qu’ils se trouvaient sur le pont féérique, elle fit promettre à son mari de ne jamais laisser l’enfant seul car la seule chose qu’elle ne pourrait pas supporter était de l’entendre pleurer, alors elle devrait revenir au mépris des lois de son peuple, et de ce fait ne pourrait jamais plus revoir son mari.
    La même nuit, afin de changer les idées du Roi, un grand festin fut organisé et, pris dans la fête, Iain oublia complètement la promesse qu’il avait faite à sa bien aimée. Malheureusement pour lui la nanny qui avait en charge de s’occuper de l’enfant quitta furtivement la nursery pour écouter les chants et la cornemuse qui s’échappaient du hall.

    Le pauvre bébé, livré à lui-même, se mit à pleurer et quand Iain aperçut la nanny dans le hall, il se souvint de son serment et courut à la nursery. Là, il vit sa femme qui était revenue dans le monde des mortels, alertée par les pleurs de son enfant; elle était en train de le bercer en lui chantant ce qui est maintenant connu comme étant la berceuse des Dunvegan. Mais au moment où il entra dans la pièce, elle disparut pour toujours, en laissant une couverture de soie dans le berceau du bébé, le Fairy Flag.

    On raconte que ce Fairy Flag est capable de protéger le clan des dangers, mais il ne peut être invoqué que trois fois, après quoi le morceau de tissu et celui qui le porte disparaitrait. Jusqu’à maintenant il n’a été utilisé que deux fois et, ce qui n’est pas surprenant, personne n’a encore osé de s’en servir une troisième fois car à chaque utilisation sa surface diminue et on craint sa disparition outre celle de son porteur.
    Dame Flora MacLeod avait vaillamment proposé de s’en servir depuis les falaises blanches de Douvres durant la 2ème Guerre Mondiale alors que l’invasion semblait imminente. Les pilotes du clan en garderaient aussi un morceau avec eux en guise de protection.

    Le Fairy Flag tel qu’il est actuellement.

    Deuxième version :
    Il y a très longtemps, le chef du clan MacLeod, un certain Malcolm, épousât une fée qui lui donna un fils. Mais après plusieurs années passées dans le royaume des mortels, elle commença à se languir de son royaume féérique. Comme Malcolm avait beaucoup d’amour pour sa femme et que ça le rendait triste de la voir mélancolique, ils traversèrent alors le Loch et marchèrent ensemble vers le passage pour rejoindre Annwm, la terre où les fées disent au revoir à  leurs enfants qui héritent des terres de Dunvegan avant de retourner dans le monde au-delà du voile. Malcolm retourna ensuite dans son château, le cœur empli de tristesse même si il savait qu’un festin l’attendait la nuit même car c’était l’anniversaire de son fils.
    Le festin fut grandiose avec de la viande de chevreuil, de canard et du bœuf. Le joueur de cornemuse de Clan MacCrimmon vint même pour jouer, tout le monde dansait et la bière coulait à flot. Pendant ce temps là, le fils de Malcolm dormait paisiblement sous l’œil attentif d’une nanny. Cependant quand cette dernière entendit que la fête battait son plein, elle jeta un œil pour vérifier que l’enfant dormait et alla rejoindre la fête. Alors qu’elle arrivait dans le hall pour rejoindre les réjouissances, Malcolm l’aperçut de loin et cru qu’elle avait abandonné son enfant. Le petit commença à pleurer mais il n’y avait personne avec lui. Sa maman entendit son chagrin depuis le monde des fées et prit la forme d’un esprit pour pouvoir le réconforter. Cependant comme elle ne pouvait pas le tenir dans ses bras en tant qu‘esprit, elle laissa une couverture de soie dans son berceau et le bébé se rendormit paisiblement.

    La nanny retourna dans la chambre et, soulagée de le voir sain et sauf, elle décida d’aller le rendre au chef de clan. Alors qu’elle marchait en direction du hall, elle entendit une douce musique qui l’a suivait et qui devint plus forte quand elle entra dans le hall. Les joueurs de cornemuse s’arrêtèrent de jouer pour l’écouter. Puis des voies féériques commencèrent à chanter en expliquant le cadeau qui avait été fait à l’enfant. Elles racontèrent que la couverture était magique et qu’elle avait le pouvoir de protéger le Clan MacLeod dans l’hypothèse où il serait en grand danger. Les membres du clan n’auraient qu’à la brandir tel un drapeau pour être sortis d’affaire. Seulement, la magie n’opérerait que trois fois; et dans l’hypothèse où un MacLeod s’en servirait pour des raisons légères, un drame s’abattrait sur le clan. Puis sur ces mots, la musique s’arrêta.
    Malcolm ordonna que la couverture soit placée dans une boite en fer dont seuls les chefs de clan successifs posséderaient la clef. Malcolm n’eut jamais besoin de s’en servir, ni son fils, une fois devenu grand.

    Les générations passèrent et aucune d’elles n’eut jamais besoin du Fairy Flag jusqu’au jour ou le Clan MacLeod fut attaqué par le Clan MacDonald. Les deux étaient de vieux ennemis. Ceux du Clan MacDonald étaient plus nombreux que leurs adversaires et à l’occasion d’une bataille à Trumpan, les MacLeod perdirent. C’est à ce moment que le chef de clan se souvint de la légende du « Fairy Flag » et décida alors de l’utiliser. Il brandit la couverture à la manière d’un drapeau et le secoua, puis dans les minutes qui suivirent le Clan MacDonald commença à perdre de l’énergie et de la force. Les MacLeod reprirent le dessus et gagnèrent la bataille.

    Plusieurs années plus tard, une épidémie toucha les troupeaux du clan et sans le bétail, il n’y aurait plus eu assez de nourriture pour tout le monde. Alors que tout semblait perdu, le chef de clan brandit la couverture et la secoua à travers les terres espérant que cela fonctionne. Peu de temps après, les vaches malades retrouvèrent la santé et la famine arrêta de se répandre dans le Clan MacLeod.
    De nombreuses années après cet épisode, en 1799, un homme employé par les MacLeod entendit parler du « Fairy Flag » et comme il n’y croyait pas, il décida de prouver que cette histoire n’existait pas. Il profita de l’absence du chef de clan pour s’emparer de la couverture. Évidemment, des désastres s’abattirent sur le Clan : dans un premier temps, un héritier de la famille fut tué dans une explosion à bord du HMS Charlotte. Puis dans un second temps les MacLeod durent vendre une partie de leur terrain aux Campell car leur finances étaient au plus bas. Nul ne sait ce qu’est devenu l’employé.

    Ce morceau de tissu reste un mystère: selon le point de vue d’un historien écossais, il aurait peut être été donné au clan MacLeod par Godred Crovan, le dernier Roi de l’Ile de Man. Donc ce morceau de tissu aurait plutôt des origines autres que féériques comme par exemple, un morceau de bannière de guerre.

    Mais qui sait?

     

    http://uklegacies.blogspot.fr/2010/08/chateau-dunvegan-ecosse.html
    http://messagesdelanature.ek.la/le-drapeau-feerique-de-dunvegan-p360760

     

     


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