• Thot

    Thot

     

    Dieu égyptien à caractère lunaire, à Hermopolis il était la divinité suprême. Dans la tradition Hermopolitaine, Thot en tant que démiurge n'a pas de parent. À d'autres endroits on le dit né de Seth. Selon d'autres traditions son épouse était la Déesse de la grenouille Heqet, ou alors la déesse de l'écriture et des annales : Shesat.  Au Nouvel Empire (1549-1080), on le considérera comme le fils de Rê et de la Déesse Neith. Il fut aussi et surtout le chef des huit divinités créatrices du monde (l'Ogdoade). Les quatre couples de divinités primordiales représentant la matière inorganisée d'avant la création.

    Thot est essentiellement connu sous deux aspects. Depuis l'Ancien Empire (2647-2150), on le représente sous l'aspect de l'ibis, oiseau au plumage blanc et noir ou rouge, au long bec profilé et légèrement recourbé, bien connu des habitants des bords du Nil et du Delta. La représentation de Thot sous la forme d'un babouin est un peu plus tardive. On connaît aussi des représentations anthropomorphiques du Dieu avec une tête d'ibis, portant une couronne faite d'un croissant de lune, celles avec une tête de babouin sont, en revanche, beaucoup plus rares.

    Vénéré comme le dieu de la parole créatrice, de l’écriture et du calcul, et considéré comme le scribe des dieux et la mesure du temps, il était le protecteur des scribes. Il jouait un rôle important lors du jugement dernier, durant la cérémonie de la pesée du cœur.

    Il était chargé de l’écriture, de la lecture, des mathématiques et de toutes les occupations ayant trait à la culture et à la profession de scribe. Il semble avoir régné sur tout ce qui comportait une opération intellectuelle: l'établissement de l'écriture, la séparation des langages, et par suite l'annalistique et les lois. Il est le patron des scribes, mais il est aussi le dieu qui compte, le manieur de chiffres, c'est à dire le calculateur du temps, des années, du calendrier, le régent des divisions temporelles. Pour accorder l'année solaire à l'année lunaire, Thot a créé les 5 jours épagomènes qui ont permis à Nout d'enfanter ses  cinq enfants.

    Ces multiples aptitudes ont toujours fait de lui, dans les récits de la mythologie, le secrétaire avisé des dieux, le gratte-papier indispensable à toute action divine. Mais elles lui ont également valu d'autres prérogatives. Sa maîtrise des hiéroglyphes et des paroles divines fait de lui un redoutable magicien, celui qui, par sa connaissance des articulations créatrices du langage, peut susciter à volonté ce qu'il désire voir naître, c'est ce qui explique le fait qu'il ait été considéré, par les théologiens de Memphis, comme la langue de Ptah, c'est à dire comme l'expression verbale par laquelle le dieu donne l'existence à l'univers.

    Dieu du verbe divin, Thot est aussi le patron des magiciens, celui qui connaît les formules magiques nécessaires à la guérison des malades (n'avait-il pas guéri Horus enfant, piqué par un scorpion dans les marais du Delta?). Lors de son combat avec Seth, Horus perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Par la guérison qu'il prodigua à l'œil d'Horus, Thot fut profondément respecté des médecins ainsi que des Prêtres-médecins attachés aux temples. Tout comme les scribes qui devaient à Thot de savoir écrire et se plaçaient sous sa protection, les médecins invoquaient aussi la protection du Dieu. Quant à la maîtrise de la fraction algébrique, elle valut à Thot les honneurs rendus par les mathématiciens, géomètres et autres mesureurs.

     Dans d'autres textes, il est le « coeur de Rê », l'essence même de sa pensée créatrice (le cœur étant l'organe de la pensée). Auprès de Rê, il exerce la charge de vizir et communique les décrets qu'il prend aux autres dieux. Auprès d'Osiris, il introduit le défunt devant le tribunal du jugement dernier et porte sur un papyrus le résultat de la pesée du coeur.  Dieu-lune, il est l'associé de Rê en remplaçant le soleil la nuit. Par sa dimension intellectuelle, Thot était très proche du Roi ou du Pharaon. Ainsi le Dieu se substituait-il parfois à Seth dans le rite du sematouy, fête commémorant "l'union des deux terres" de Haute et Basse-Égypte. Thot était aussi présent à l'occasion du couronnement pharaonique. Il en sera même l'archiviste puisqu'il lui revint de noter le nom de couronnement du souverain proclamé par le scribe de la Maison de Vie. Ce nom sera inscrit par Thot lui-même, et pour la postérité, sur les feuilles de l'arbre sacré ished.

    La bibliothèque d'Hermopolis, sa capitale était célèbre, et l'on évoquait volontiers ses cryptes secrètes où se trouvaient déposés les rouleaux sacro-saint écrits de la main même du dieu. Selon la légende, celui qui était capable de déchiffrer les formules magiques du Livre de Thot surpasserait en intelligence même les Dieux.

    Plus tard, à l'époque Ptolémaïque (305-30), Thot fut identifié avec le Dieu Grec Hermès, en raison de ses attributs et des fonctions similaires. L'un des titres de Thot "Trois fois grand" a été traduit en Grec: (Trismégiste), faisant référence à Hermès Trismégiste, d’où le nom des villes Hermopolis "cité d'Hermès". C'est sous cette forme qu'il est resté populaire dans la magie médiévale et l'alchimie. Cependant sans la justice de Maât, qui siège auprès des Dieux, mais aussi dans le cœur des hommes, le monde ne serait rien. Aussi Thot est-il également "celui qui écrit la Maât". En tout point, connaissance, organisation, justice, Thot est un véritable modèle pour les hommes, à commencer pour le Roi ou le Pharaon et son administration. Thot jouit de la plus haute considération auprès des autres Dieux. Non content de siéger dans les tribunaux divins, il en est le greffier, qui vise et enregistre les verdicts.

    Ses symboles étaient :
    ▪ Ses attributs divins : En tant que Dieu de la connaissance, il possède la palette de scribe, le calame et le rouleau de papyrus. Il tient l'œil Oudjat en tant que soignant de l'œil d'Horus et la clepsydre (horloge à eau) comme maître.

    ▪ Animaux, couleurs et élément : Ses animaux étaient l'ibis, ainsi que le babouin. Ses couleurs, le noir, le blanc et le rouge, qui sont aussi les couleurs de l'ibis. Son élément, l'air.

    ▪ Les fêtes en son honneur : Le mois de Thot était le premier de l'année. Des fêtes en l'honneur du Dieu étaient alors partout célébrées. Le dix-neuvième jour de ce mois marquait le point culminant de ces festivités.

     On a retrouvé de nombreuses momies d'ibis et de babouins dans la nécropole d'Hermopolis Magna.

     

     

    Sources : http://2terres.hautesavoie.net/tegypte/texte/thotdiv.htm
    http://www.egyptos.net/egyptos/dieux/
    http://www.antikforever.com/Egypte/main_egypte.htm

     

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 15 Novembre 2013 à 17:54

    Je savais que ton blog m'intéresserait, il est très bien documenté ! Je reviendrai plus longuement. Bizz de Béa

    2
    Vendredi 15 Novembre 2013 à 18:00

    Merci de ta visite et reviens quand tu veux, tu me feras grand plaisir.
    Belle soirée, bises.

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