• Bakhtalo


    C’est l'histoire d'un couple qui ne peut pas avoir d'enfant. La femme Zara, part un jour chercher du bois en forêt et elle chante sa tristesse:

    "le vent souffle où il veut,
    L'homme va où il peut,
    Mon cœur est léger et lourd,
    Mon cœur est triste et plein d'espoir.
    Dans les branches chantent les feuilles,
    L'eau du ruisseau fredonne aussi,
    Dans le ciel, les oiseaux crient,
    Chaque plante croit et meurt,
    Chaque arbre donne ses fruits.
    Et moi, que sera ma vie?
    Le voyage est long, difficile,
    Qui sait quand il finira?"



    Elle parvient dans une grande clairière, où se dresse en son centre un hêtre majestueux. Elle le salue, ramasse quelques uns de ces fruits et se retrouve face à une femme qui sort du tronc de l'arbre. Elle se présente comme étant l'esprit Matouya, l'âme du hêtre.
    Pour la remercier et pour la consoler, elle lui promet un enfant, lui offre un coffret, et lui recommande de l'offrir à son fils quand il sera en âge de partir. Son père devra également lui tailler un bâton en bois de hêtre. Matouya ajoute que son fils deviendra un grand tzigane.


    L'enfant naît et se fait appelé Bakthalo. Il grandit, et un jour part sur les routes, avec le coffret et le bâton taillé par son père. Il marche longtemps jusqu'a arriver à la lisière de la forêt ou se trouve un campement. Il se fait héberger et le soir, autour du feu, Zelda, la fille du chef se met à chanter et danser. Bakhtalo captivé, va demander sa main. Mais le père se fâche quand il voit Bakhtalo les mains vides sans un présent digne de ce nom et l'enferme dans un trou sous un vieux hêtre et le laisse sous terre.


    Au bout de trois jours et trois nuits, Matouta apparaît au garçon, et lui offre une mèche de ses longs cheveux. Puis avec le bâton et le coffret, elle lui montre comment assembler le tout pour faire un violon. Elle souffle sur le bois, et l'instrument se met à vibrer.
    Bakhtalo se met alors à jouer sur l’instrument qu’il a confectionné et la musique sort de terre, émeut le chef qui le libère. Le tzigane fascine tellement avec sa musique qu'il obtient la main de Zelda et tous deux partent sur les routes, lui jouant, elle chantant.

     

    YOGAN

      

     

     

    Source: "Contes à Musique" de Bernard Chèze. http://www.conteur.com/forum/read.php?6,21524

     


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  • Les Tziganes-oiseaux

    Les Tziganes-oiseaux

     

    Autrefois nous étions des oiseaux

    Une légende raconte que les Tziganes avaient longtemps été des oiseaux.

    Un jour, en plein vol au-dessus des terres, ils virent un palais doré, rayonnant au soleil et descendirent le voir. Tout le monde sait que les tziganes sont attirés par ce qui brille!

    Les hôtes du palais, les dindes, les poules et les canards, alors éblouis par la beauté des tziganes-oiseaux se mirent à leur offrir des bijoux précieux et des friandises de toute sorte, les suppliant de rester dans leur pays.

    Les tziganes étaient à la fête! Riant, chantant, ils plongèrent dans des tas de bijoux en or et pierreries, il y en avait partout!

    Et bientôt tous les tziganes-oiseaux se trouvèrent couverts de chaînes en or, des pieds à la tête. Sauf un, un seul, qui avait alors résisté à la tentation en poussant tous les autres à continuer à voler, leur recommandant sagesse, méfiance et prudence. Lui seul n’avait pas touché à l’or. Hélas, nul ne l’entendit.

    Alors, désespéré il s’éleva dans les airs et se jeta du haut des cieux sur les pierres. C’est seulement à cet instant que les tziganes-oiseaux s’éveillèrent de leur léthargie hypnotique et battirent les ailes. Mais l’or les tirait vers le bas et ils ne pouvaient quitter le sol, trop lourds et dans l’incapacité de se libérer.

    Les dindes, les poules et les canards chantaient leur victoire. Désormais ces beaux oiseaux allaient à jamais rester dans leurs cages dorées, ils ne partiraient plus!

    Soudain, une petite plume rouge fit son entrée au palais en planant et glissant et se posa au pied des tziganes-oiseaux. C’était une plume magique envoyée par la déesse des tziganes qui n’acceptait pas qu’ils demeurent prisonniers bien qu’ils aient mérité une bonne leçon.

    Tout l’or tomba alors de leurs corps mais les ailes n’obéissaient plus. Ils n’arrivèrent plus à s’envoler.

    La petite plume rouge, tendrement ramassée par le vent, quitta le palais et s’en alla errer sur les routes poussiéreuses. Les Tziganes la suivirent et perdant leurs plumes petit à petit, se transformèrent ainsi en humains.

    Homme de corps, oiseaux dans l’âme, ayant désappris à voler à jamais.

     

    La route est faite pour aller puisqu'elle est plate.

    La roue est faite pour rouler puisqu'elle est ronde.

    Cours, marche ! Le nuage ne s'arrête que pour pleuvoir

    et le Rom ne se fixe que pour pleurer.

     

    Jean Richepin

     


     

     

    Source: http://tsiganes.roms.free.fr/poemes.html

     

     

     

     


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  • Légende du Lorialet

    La légende du Lorialet

    Je vous emmène sur un croissant de lune découvrir le Lorialet, fils de la lune...

    La légende du Lorialet évoque le fils de la lune, un enfant mi-humain mi-céleste. Cette légende est la source d'une histoire gitane.

    Les paroles mettent en scène une gitane qui, lasse de ne pas trouver l’amour, prie la Lune une nuit entière dans le but de se trouver un mari.
    La Lune lui propose un marché: elle exaucera sa prière, mais en échange la gitane sacrifiera à la Lune son premier enfant.
    La gitane accepte le pacte et un peu plus tard épouse un beau gitan.

    Ainsi quelques mois plus tard, l'enfant nait. Cependant, sa couleur de peau ne ressemble pas ni à celle de sa mère ni à celle de son père, elle est très blanche « tout comme une hermine » et de plus, ses yeux sont gris.
    Le gitan se sent alors trompé et déshonoré par cet enfant qu'il pense être celui d'un gadjo. Pris de rage, il tue la gitane et porte l'enfant en haut d'une colline pour l'abandonner, exécutant ainsi la condition qu'avait fixée la Lune, sans le savoir.

    La Lune élève alors l'enfant dans le ciel et le prend sous sa protection.

    Les soirs où l'enfant joue et rit, la lune s'arrondit et lorsque l'enfant pleure, elle forme un croissant pour lui offrir un berceau de lumière.
     

    Hijo de la Luna (légende)

    Tout au long de la chanson, le refrain explique que la Lune veut devenir une mère mais ne trouve pas d'amant qui fera d'elle une femme. La chanson fait aussi la critique de certaines mères en demandant combien pourraient aimer leur enfant, alors qu'elles seraient enclines à le sacrifier pour avoir un amant (« que quien su hijo inmola para no estar sola, poco le iba a querer »).

    La réaction du père est aussi propice à réflexion. Sa fierté et son impulsivité le poussent à tuer sa bien-aimée sans essayer de la comprendre.

    La chanson peut être interprétée comme étant un mythe ayant pour but d'expliquer le cycle lunaire (la forme de la Lune changeant ici selon l'humeur de l'enfant).

     

     

     

    Source Wikipédia

     

     


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  •    Légendes Tziganes

    (Pour le Loupzen Gaulois)

    La Création

    Aux origines, le Ciel et la Terre ne faisaient qu'un, une seule masse, comme un couple étroitement uni, vivant dans le bonheur et ayant cinq enfants, le roi soleil, le roi lune, le roi feu, le roi vent, le roi brouillard. Le couple initial ne devait pas vivre longtemps en paix, car leurs enfants devenus grands étaient en disputes continuelles. Le ciel et la terre se réunirent alors fortement et formèrent entre eux un espace vide dans lequel il enfermèrent leurs enfants.

    Alors ceux-ci se mirent en colère et décidèrent de séparer leurs parents, pour pouvoir s'échapper et chercher chacun sa résidence.
    La lune la première bondit sur la terre, sa mère, et essaya de la séparer du ciel ; mais sa force était trop faible pour cela.
    Le brouillard s'en prit à son père, le ciel, et essaya de le séparer de la terre. Mais en vain.
    Ce fut au tour du feu qui essaya lui aussi en vain.
    Puis le soleil intervint auprès de la terre, sa mère ; il parvint à ébranler ses parents, mais n'eut pas assez de force pour parvenir à les séparer.
    Alors survint le vent avec toute sa puissance qui réussit à séparer le ciel de la terre. Les cinq fils continuèrent à se disputer pour savoir qui d'entre eux irait du côté de la terre ou du côté du ciel.
    La mère terre dit alors à ses cinq fils : "Vous, soleil, lune et vent, vous avez été contre votre mère, éloignez-vous de moi ! Quant à vous, brouillard et feu, vous ne m'avez rien fait de mal, restez auprès de moi.". Depuis ce temps-là le ciel et la terre sont séparés et leurs cinq fils vivent en éternelle dispute.
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    Le roi perdu :

    Un roi tzigane alla se promener dans une épaisse foret. Il s’y promena si bien qu’il s’y perdit. Rien à faire pour trouver son chemin. Et voila le roi affolé qui crie, se désespère : il se croit déjà mort, de froid, de faim ou bien dévoré par des bêtes féroces.
    Tout a coup, une petite voix se fit entendre, celle d’un niglo (hérisson) posé prés d’un taillis.
    - grand roi, si tu le veux, je te montre ta route. Mais a une condition.
    - laquelle niglo, laquelle ? Je suis prêt à tout ! Tu auras autant d’or que tu désires...
    - je ne veux pas d’or, grand roi, mais seulement la main de ta fille.
    - quoi ?
    Le roi eu beau s’indigner, le hérisson n’en voulut pas démordre. Et le roi avait tellement peur qu’il accepta finalement le marché :
    - je te donne ma parole d’honneur : tu épousera la princesse.
    Le hérisson se mit en marche, l’un guidant l’autre ils arrivèrent tous les deux au château.
    Là jugez de la scène : la fille du roi qui crie tout ce qu’elle sait, qu’elle n’épousera pas un niglo, il n’en est pas question ; le roi réplique en disant qu’il a promis, etc etc.
    Après cette dispute, la princesse fut tout de même obligée d’obéir à son père. Ce dernier organisa les noces sur-le-champ, les célébra lui-même, offrant aux mariés sel et pain.
    Tout les tziganes invités, la surprise passée, mangèrent et burent tout en riant et en chantant. Seule la fille du roi pleurait.
    Mais voila que tout a coup, ô miracle, aux douze coups de minuit, le hérisson disparut, s’évanouit, et à sa place surgit un prince !
    C’était le prince d’un pays voisin. Il expliqua qu’une fée mauvaise lui avait jeté un sort : il resterait hérisson jusqu'au moment ou une princesse accepterait de le prendre pour époux.
    La princesse sécha ses larmes, son visage s’illumina de joie la fête redouble d’ardeur.
    Tout est bien qui finit bien.
    Depuis ce temps la, si certaines jeunes filles continuent a manger des niglos, parce que c’est bon, d’autres refusent au contraire car elles ne veulent pas prendre le risque de dévorer leur prince charmant.
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    Rroms, Tziganes, Gitans et la belle légende de la musique...

    Une vieille légende raconte qu'un jour Dieu fit la distribution des métiers. La répartition fut faite: à ceux-là, l'agriculture et l'élevage, à ceux-ci la construction, à d'autres la pêche, ou encore la médecine... Puis vint le tour du tzigane qui était arrivé en retard les cheveux plein de plumes car il jouait avec les oiseaux. Dieu lui dit : " j'ai tout distribué, il ne reste plus rien pour toi"... Alors le tzigane se retourna et fit quelques pas, lorsque Dieu le rappela et lui dit :  « bon j'ai quand même quelque chose pour toi,- et lui tendit un violon - alors occupe toi de musique".

    Une petite illustration:

     

     

     

    Hommage à mon pote Loupzen, Prince des Gitans:

     

      

      

    http://filsduvent.kazeo.com/legendes-contes/ah-bon-mais-pourquoi-les-femmes-tsiganes-n-aiment-pas-manger-le-herisson,a851362.html

      

     


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  • Pour Loupzen j’ai fait des recherches afin d’écrire la légende de

     Sara-La-Kali, la gitane, la noire

    Je ne savais pas que j’allais me perdre dans un labyrinthe!

    Voici ce qu’il en est ressorti:
    Mystérieuse, Sara, pourquoi l'écrit-on tantôt avec un h ou sans le h? Serait-elle une gitane locale du 1er siècle de notre ère, une celto-ligure d'Europe centrale, une égyptienne, la servante des Saintes Maries ? Personne ne s'accorde, une seule chose est sûre c'est la patronne des gitans. Sara la gitane ne prend pas de h.
    Voilà quelqu’un qui n’est pas facile à définir, plusieurs légendes contradictoires l’entourent! Il est bien difficile de savoir qui elle est vraiment.
    Sainte? Déesse? Avatar de Kali ou Sarasvati? Voire d’Astarté-Ishtar?
    Gitane, Palestinienne, Egyptienne ou Celte?

    Tout commence par cette histoire:
    En 42 de notre ère, 10 ans après la mort et la résurrection de Jésus, Lazare, Marthe, Marie-Madeleine que l’on dit l’épouse de Jésus, accompagnés de Marie Jacobé, femme de Clopas, mère de l'apôtre Jacques le Mineur, et possible cousine de la Vierge Marie, Marie Salomé, femme de Zébédée et mère de Jean et Jacques le Majeur, et peut-être Sara la servante égyptienne échouent en Camargue, au lieu dit "Oppidum-Râ", transformé en Notre-Dame-de-Ratis (Râ devenant Ratis, ou barque); le nom passant à Notre-Dame-de-la-Mer, puis Les Saintes-Maries-de-la-Mer en 1838. Un autre disciple du Christ, Maximin, ainsi que l’aveugle Sidoine sont du voyage. Peut-être aussi Joseph d'Arimathie, le porteur du saint Graal qui s‘en fut ensuite vers l‘Angleterre.
    La Gaule, en ce milieu du 1er siècle, est barbare, idolâtre et adore les dieux celtes. Cet échouage va tout changer. Trois Maries, dont le prénom est une adaptation de Myriam, qui vont changer l’histoire de France.

    Sara, la Sainte?
    l’Eglise en a fait une sainte, mais curieusement elle n’est pas installée dans l’église avec les Maries, mais seule à l’écart dans une crypte.
    Cette vierge noire n'est pas une sainte officielle de l'église catholique bien que son culte soit encouragé par l'Eglise depuis les années cinquante afin de soustraire les Gitans à l’influence des évangélistes et des pentecôtistes. Sara est révérée par les Gitans de France mais non par les communautés tziganes d'Europe centrale.

    Le roi René fit deux choses à la découverte des dépouilles de Marie Jacobé, et Marie Salomé, il déposa les restes dans des chasses richement ornées et comme on ne retrouva pas trace des dépouilles de Sara, on lui creusa la crypte actuelle où les gitans la vénèrent avec ferveur le 24 mai, depuis 1935, date de sa première sortie officielle en procession la mer.
    La crypte a été creusée sous le sanctuaire, l’autel est constitué en partie par un fragment de sarcophage et suppose les ossements présumés de Sainte Sara. Si les corps des deux Maries ont pu être identifiées comme deux personnes de type oriental du 1er siècle, rien n’a permis d’identifier formellement ceux de Sara.

    Sara, simple statue de plâtre dans cette église sombre des Saintes-Maries-de-la-Mer ferait pale figure à coté de Marie Jacobé et Marie Salomé, statues de bois dans une barque, à l’entrée gauche de cette église, près de la porte d’entrée. Mais la chaleur ne manque pas à Sara, celle des cierges qu’une dévotion toujours croissante, celle de l’affection qu’une large communauté de gitans du Sud de la France lui voue depuis de très nombreuses années, surtout à l’occasion du pèlerinage du 24 mai où on conduit Sara à travers la ville en compagnie de toutes les autorités locales, laïques et religieuses au beau milieu des télévisions et photographes du monde entier.
    Chacun vient ici déposer un cierge dans cette crypte. Et on habille régulièrement la statue d’habits neufs, il y a bien cinquante robes qui s’amoncellent sur la frêle statue qui grossit de jour en jour, et dont le fin et noir visage pâlit sous les attouchements des visiteurs.

    Sara-la-Kali, Sara la noire, la brune Sara, serait pour les uns la servante de Marie Jacobé et Marie Salomé chassée de Jérusalem après la mort du Christ dans la barque sans voile ni rames qui échoua en Camargue, pour d’autres c’est une gitane provençale. Une chose est sûre, elle était de couleur noire ou sombre. La version que retiennent les gitans est celle d’une jeune femme, une « gitane », campant avec sa tribu dans ce delta du Rhône.



    D'après Franz de Ville (Tziganes, Bruxelles 1956), Sara était Rom :
    "L'un des premiers membres de notre peuple à recevoir la première Révélation fut Sara la Kali. Elle était de naissance noble et dirigeait sa tribu sur les rives du Rhône. Elle connaissait les secrets qui lui avaient été transmis... Les Roms à cette période pratiquaient une religion polythéiste, et une fois par an ils portaient sur leurs épaules la statue d'Ishtar (Astarté) et allaient dans la mer pour y recevoir sa bénédiction. Un jour, Sara eut une vision qui l'informa que les saintes présentes à la mort de Jésus allaient venir, et qu'elle devait les aider. Sara les vit arriver sur leur embarcation. La mer était agitée, et le bateau menaçait de se renverser. Marie Salomé jeta son manteau sur les vagues et, l'utilisant comme un radeau, Sara flotta vers les saintes et les aida à atteindre la terre ferme par la prière."

    On raconte qu’elle aurait été une prêtresse égyptienne d’un culte érigé en Libye et qu’elle est une figure de première importance dans un groupe de martyrs perses.

    On dit aussi que Sara était une princesse celto-ligure, peuple nomade d’Europe centrale qui s’était installé dans cette région marécageuse de Camargue. Mais les celtes n’ont pas la peau noire!

    On dit encore que baptisée des mains des saintes, elle devint la première chrétienne de Gaule, puis elle les conduisit au temple païen, le temple de « Ra », où affluaient les grands pèlerinages de sa race????? Depuis quand les gitans ou les celtes adorent-ils RA? Mais bon, ma culture a des lacunes!

    Une autre légende la tient pour une païenne de haute naissance, convertie à la religion d'Abraham. Tiens, la voilà juive maintenant!

    Astarté/Ishtar? Equivalents d’Aphrodite/Vénus? Ca m’étonnerait! Quoiqu’on ne connaisse pas très bien ses prérogatives et attributions.

    Saraswati ?
    Après une prière silencieuse, les Gens du Voyage laissent parfois dans l'urne à côté un petit papier plié porteur d'un vœu ou d'un remerciement. Le 20 mai, dans l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer, une image sainte était posée sur l'autel, à côté des ex-votos.
    Que faisait là une image de la déesse Saraswati, la déesse indienne de la connaissance. Sara, Saraswati les noms sont proches mais y-a-t-il un lien?
    Les gitans, ou roms, seraient venus des Indes vers l'an mille et seraient lentement arrivés en Europe. Leur présence est attestée en France dès le IXè siècle. A la suite d'une longue errance, Saraswati serait-elle devenue Sara en Camargue? Le véhicule de Saraswati est un cygne, un cygne devenu barque? Lors de la fête de Saraswati, la statue de la déesse est promenée dans les villes indiennes avant d'être immergée dans une rivière ou dans la mer, comme de nombreuses déités hindouistes. La procession des trois saintes camarguaises vers la mer est un rite qu'on retrouve dans beaucoup de cultures.
    La présence d'une image de Saraswati sur l'autel de la crypte, dans l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer, ne prouve pas qu'il y ait un lien entre Sara et la déesse indienne. Sara est noire et la déesse est louée pour son teint clair: « O déesse Saraswati à la peau aussi claire que la lune couleur de jasmin ..."
    Cette image sainte, appartenant au panthéon hindouiste, dans la crypte de Sara est une petite énigme sans réponse.

    Kali?
    Sara la Kali, la noire, la brune, rappelle évidemment la déesse indienne Kâlî. Cette appellation concorde avec l’hypothèse la plus commune, de la provenance indienne des Roms vers les IXème siècle. Il n’est donc pas faux ni fou de voir en elle, une manifestation syncrétique et christianisée de Kali. Durga, autre nom de Kali, déesse de la création, de la maladie et de la mort, pourvue d’un visage noir est aussi immergée dans l’eau tout les ans en Inde.
    Mais Kali est cruelle, pas Sara!
    Kali incarne la violence, la création et la destruction. Elle est terrifiante, le cou orné d'un collier de crânes, la taille ceinte de têtes coupées, les mains et la langue rouges du sang de ses ennemis, ses bras multiples brandissant un sabre ensanglanté et la tête d'un démon. A ses pieds, elle terrasse Shiva.
    L'iconographie de Kali n'a rien à voir avec celle de la douce Sara, une femme miséricordieuse.
    « Lors du festival Rôm qui eut lieu pendant le premier Congrès international Rôm en 1971, une grande affiche fut diffusée partout. Elle montrait une procession avec Sainte Sara et une légende expliquait : « La statue de sainte Sara sera portée sur les épaules des Roms. Sainte Sara, la grande sainte protectrice des Roms, représente la forme christianisée de la déesse indienne Kali. Déesse du Destin et de la Bonne Fortune, elle a été respectée par le peuple des Roms depuis que les premiers d'entre eux quittèrent leur patrie d'origine dans le Nord de l'Inde il y a mille ans... » Pour marquer la fin dudit festival, la statue de sainte Sara eut droit à une grande procession à la fin de laquelle elle fut immergée dans une pièce d'eau voisine. Ceci fut fait très exactement de la même manière que lors des fêtes d'octobre du Durga Puja en Inde. »

    Sara la Noire
    C’est la Déesse Mère des Tziganes, nommée aussi, Sara la Kali. C’est l’expression de la mère généreuse et féconde, Sara la Noire, la Terre-Mère. C’est la création divine manifestée sur tout les plans; végétal, minéral, animal. La Mère a reçu et dispense l’enseignement spirituel. Elle ouvre à tous les chemins menant au monde divin promis aux tziganes après le passage de la vie à la mort. La doyenne, la Mère, c’est aussi ce qui pourrait figurer d’une haute-prêtresse. Sara la Kali, cela fait référence aux origines lointaines des tziganes, qui viendraient de l’Est de l’Inde. Kali, est l’écho de ces racines indiennes.

    Elle porte aussi un aspect de « Vierge Noire » un aspect sous lequel elle est aussi adorée, comme les nombreuses vierges noires qu'on trouve dans les églises romanes, comme celle du Puy en Velay, et qui n'ont aucun lien avec l'Inde.

    Alors qui est Sara?
    Je crois que chacun doit juger selon son cœur et ses affinités.
    Personnellement je pencherais pour qu’elle soit la Déesse Mère du peuple Gitan.
    Il est possible de célébrer Sara la Noire dans une pratique personnelle, comme une entité complète, qui porte en elle seule tout les visages habituels de la triple déesse aux multiples noms et appellations. Sara la Kali se suffit à elle seule, en tant que Vierge Noire, Mère Terre et Déesse Patronne des Gitans. Elle est le principe divin au féminin des tziganes de tout acabit, sans exception.

     

     Sources:http://ordrededea.weebly.com/sara-la-noire.html http://archeologue.over-blog.com/article-32505259.html
    Wikipédia et
    http://wibzi.skyrock.com/2289545291-SARA-E-KALI.html


     

     

     


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