• Inanna / Ishtar

    Inanna / Ishtar

    Inanna / Ishtar
    une seule et même déesse.


    Inanna, la déesse sumérienne
    Inanna ou Inana est une déesse originaire de Sumer en Mésopotamie, depuis le quatrième millénaire avant Jésus-Christ au moins, et fut appelée Ishtar par les Assyriens, les Babyloniens et les Akkadiens. Elle devint ensuite Astarté pour les Phéniciens, puis les Egyptiens qui l‘adopteront. Plus tard, elle fut assimilée à Aphrodite et à Vénus. Bien d’autres noms lui seront encore donnés par des peuples différents.

    Inanna est la déesse tutélaire d’Uruk, épouse du berger Dumuzi qui deviendra  par elle souverain de la cité. Au 3ème millénaire avant l'ère chrétienne se produit la fusion entre Inanna et Ishtar. En sumérien, Inanna signifierait la "maîtresse du ciel". Dans une autre explication étymologique, on a fait d'Inanna l' "essence divine présente dans les silos à grain". Le symbole de l'Inanna du pays de Sumer est une hampe de roseaux terminée par une boucle.
    Elle est aussi représentée par une étoile à huit branches, l'Étoile du soir et l'Étoile du matin, encore appelée l'Étoile du berger qui n'est autre que la planète Venus.

    Elle doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l’amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort.
    Inanna est considérée comme la fille du dieu ciel An ou Anu en Akkadien. Inanna ou « la bien-aimée d'Anu » est  la jumelle de Shamash le soleil. Mais on la dit aussi quelquefois fille de Nanna / Sin, le dieu Lune, ses origines sont  très mystérieuses.

    La déesse Inanna apparaît dans la majorité des tablettes sumériennes, on lui a dédié d’innombrables hommages dont la simple variété des noms montre l’ingéniosité dont ont fait preuve les sumériens pour honorer leur grande déesse: chants ‘ulila’ à Inana,  chants à la ‘Dame de tous les pouvoirs divins’,hymnes à la ‘Maîtresse au grand cœur’.

    Les textes sont étrangement muets sur la conception d’Inanna alors qu’ils sont presque exagérément précis sur la filiation entre An et ses fils Enki et Enlil.
    Donc, notre mystérieuse Inana émerge un beau jour du désert portant « la couronne du désert sur sa tête « ! La seule description que nous ayons de son arrivée se trouve sur des tablettes endommagées qui disent : «Elle [...] du désert » qui débute la série de textes qui décrivent ses relations affectueuses et conflictuelles avec le dieu Enki.
    Inanna va s’évertuer à séduire le dieu Enki afin qu’il lui donne, ou selon certaines versions lui restitue ses pouvoirs. En effet, dans la religion de la Déesse-Mère, ces pouvoirs lui sont naturellement conférés.

    Elle dépasse son père et devient la déesse importante d'Uruk. Le sanctuaire d’Inanna à Uruk s’appelle l’Eanna. Elle se présente comme une femme fatale et on lui prête plusieurs aventures amoureuses. Son physique était celui de la femme par excellence. Elle était représentée jeune, belle et sensuelle. Cependant, son caractère était loin d’être charmant. En effet, elle était perfide, colérique et capricieuse, comme en témoignent ses actions dans les récits mythologiques.
    Elle voulut faire de Gilgamesh son amant mais celui-ci refusa assez vertement. Furieuse, elle demanda à son père Anu d'envoyer le taureau céleste pour tuer Gilgamesh et son ami Enkidu. Mais ils réussirent à tuer le taureau céleste et jetèrent la dépouille à ses pieds. Alors elle se vengea en faisant mourir Enkidu.

    Lorsqu’on consulte les textes akkadiens, Ishtar, la déesse qui succède à Inana, a perdu cet aspect terrifiant qui est devenu l’apanage des dieux ou des rois, bien qu’elle soit toujours déesse de la guerre ainsi que de l’amour et de la fertilité.

    Inanna / Ishtar a souvent un aspect hermaphrodite, peut-être volontaire afin de montrer qu’elle est l’égale des hommes en tout.
    "Femme, elle était aussi mâle et elle est occasionnellement représentée avec une barbe. En assumant un caractère androgyne, elle était comme la planète Vénus, qui était féminine en tant qu'Étoile du soir mais mâle, en tant qu'Étoile du matin, et elle possédait le pouvoir de changer les femmes en hommes et les hommes en femmes." "Elle est souvent représentée debout sur un lion ou une panthère et est dénommée "la lionne" ou "la vache sauvage qui donne un coup de corne à l'ennemi".

    EnmerkarInanna / Ishtar
    Enmerkar fut l’époux d’Inanna et un roi mythique d’Uruk, selon les textes mythologiques sumériens. Il aurait régné 420 ans! Une épopée lui fut consacrée, dans laquelle il affronte le seigneur d’Aratta, dans l’Est de l’Iran.
    Dumuzi
    Les mythes font d'un berger, Dumuzi, le mari d'Inanna "par un très ancien rite de mariage sacré (hiérogamie)." Un berger, qu'elle rendra roi, tout en faisant figure de remplaçant. Cet aspect du mythe sert de justification (s'il en est besoin...) à l'hiérogamie.
    Chez les peuples sémites, et en particulier chez les Akkadiens, l’époux d’Ishtar se nommait Tammuz et fut associé à la constellation d’Orion. Son nom fut utilisé pour désigner un mois d’été. Aujourd’hui encore, Tammuz est le nom d’un mois en arabe.

     Mariage sacré.
    Chaque année au nouvel an, le souverain était tenu « d’épouser » l’une des prêtresses d’Inanna, afin d’assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles. Ce fut sûrement tout d’abord un rite propre à Uruk, qui s’est ensuite généralisé vers la fin du IIIe millénaire.
    Le roi remplace le dieu Dumuzi du mythe, et l’union avec la prêtresse (hiérodule), représentante de la déesse, a lieu dans l’Eanna. Les festivités étaient très joyeuses et se déroulaient dans l’allégresse.

    Ce mythe sumérien est le plus fameux récit mettant en scène Inanna:
    Inanna, déjà déesse et reine du Ciel, a décidé de se rendre maîtresse des Enfers, où réside sa sœur et ennemie jurée Ereshkigal. Elle décide pour cela de s'y rendre, mais prend quelques précautions avant. Elle avertit son conseiller Ninshubur de ses intentions, et lui dit que si elle n'est pas de retour après trois jours et trois nuits, il doit aller prévenir Enlil, puis, si ce dernier n'accorde aucune aide, Nanna, et, enfin, en dernier recours, Enki.
    Une fois cela fait, elle se rend aux Enfers. Elle invente un prétexte pour pouvoir rencontrer sa sœur. Mais celle-ci, avertie par son portier, pressent le danger. Aussi, elle feint d'accepter et fait pénétrer Inanna dans son royaume, en lui faisant passer sept portes. À chacune d'elles, on lui enlève un bijou ou un vêtement, de sorte qu'elle se présente nue devant Ereshkigal. Celle-ci appelle alors les Anunnaki, les Sept Juges des Enfers, qui lui jettent le « regard de mort », qui tue Inanna. Puis elle fait pendre le cadavre de cette dernière à un clou.

    La disparition d'Inanna provoque un arrêt de la fécondité sur terre.
    Ne la voyant pas revenir, Ninshubur se rend chez Enlil à Nippur. Mais ce dernier refuse d'aider Inanna, obligeant le vizir de celle-ci à se rendre à Ur, chez Nanna, qui a la même attitude. Ninshubur se rend donc comme dit à Eridu, chez Enki, qui lui accorde son aide pour sa sœur.
    Le monde supérieur (le monde des vivants), en son absence, perd sa force fertile ; donc l'intervention du seigneur des dieux (Enki) est indispensable pour lui rendre la vie et l'extraire du monde des morts.
    Il confectionne deux êtres asexués, le kurgarru, auquel il confie la « nourriture de vie », et le kalaturru, auquel il confie le « breuvage de vie ». Il les envoie aux Enfers, où ils se disent chargé de ramener le corps d'Inanna au Ciel. Ereshkigal accepte, et ces derniers ramènent la déesse à la vie avec la nourriture et la boisson confiées par Enki. Mais, si cette dernière veut sortir des Enfers, elle doit trouver quelqu'un pour la remplacer.
    Inanna remonte donc sur Terre, accompagnée de démons envoyés par les dieux des Enfers pour la surveiller et pour trouver une victime de substitution. Elle se rend d'abord à Umma et à Bad-Tibira, dont les divinités tutélaires se prosternent devant elle, échappant ainsi à la mort. Elle visite ensuite Kullab, où réside son époux Dumuzi, qui lui l'accueille sur son trône, dans ses plus beaux vêtements. Inanna, furieuse de le voir aussi peu respectueux, dit aux démons de s'emparer de lui, et de l'emmener aux Enfers à sa place. Il est donc envoyé au pays sans-retour. Explication bien « humaine » qui cache un mystère de la mort rituelle du roi pour assurer la fertilité universelle.

    Regrettant plus tard la perte de son époux Tammuz, puis devant ses pleurs et les suppliques de Geshtinanna (la sœur de Tammuz), elle réclame sa libération.
    Ereshkigal ne cède qu'à la condition qu'il passe une moitié de l'année sur Terre auprès de son amante, afin de redonner à la vie sa puissance fertile, Geshtinanna le remplaçant aux Enfers, avant de retourner dans l'Autre Monde le reste de l'année.

    Ce mythe permettait d'expliquer aux humains la succession des saisons et les différentes modifications de la nature au cours du déroulement d'une année: à l'automne et à l'hiver, Tammuz est absent parmi les vivants, et à son retour (le printemps et l'été) la vie réapparaît sur terre.
    (Tout comme Perséphone en Grèce)

     

     

    Sources;  Wikipédia et http://suite101.fr/article/inanna-la-deesse-sumerienne-a23489
    http://hridayartha.blogspot.fr/2013/08/ishtar-la-deesse-assistante-de-dieux.html
    http://lecercledescercles.wordpress.com/2012/07/10/textes-sumeriens-relatifs-a-inana/

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 9 Janvier 2014 à 13:55

    Bonjour, je suis passée rattraper mon retard de lecture et te faire de gros bisous par la même occasion. Bonne journée.. Chad

    2
    Jeudi 9 Janvier 2014 à 14:02

    Merci Chadna, tu es gentille, j'espère que tous tes soucis vont disparaitre en fumée, je t'envoie ma baguette magique, grosses bises.

    3
    Dimanche 12 Janvier 2014 à 13:49

    Inanna ou de la déesse au démon femelle Lilitu, Lilith, de l'origine de la femme fatale.  Quant à Ishtar je ne peux y penser sans évoquer la fameuse porte d'Ishtar à Babylone. Bises

    4
    Dimanche 12 Janvier 2014 à 14:26

    Oh oui, la porte d'Ishtar, quelle merveille! Et Babylone toute entière! Bisous.

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