• Rhiannon

    Rhiannon

    Rhiannon
    par Jan Hess

    Déesse-Mère vénérée par les Gallois, Rhiannon incarne la vie, la mort et la renaissance car, dans son royaume, la mort s'accompagne toujours d'une régénération. Son nom est dérivé de Rigantona, qui signifie "grande reine". Rhiannon apparaît en "grande reine" ou en déesse jument.
    Elle a d’importantes fonctions, dont celle d’être la muse des poètes, des artistes et de la royauté. Elle emporte avec amour les âmes depuis la Terre jusque dans l’au-delà, chevauchant son fidèle cheval blanc, les aidant ainsi à s’ajuster à cette transition que représente la vie après la mort. Elle se trouve aussi être la protectrice de toutes les femmes maltraitées.

    Experte de la métamorphose, Rhiannon peut revêtir à volonté les formes les plus diverses; elle prend souvent l'aspect d'une jument blanche. Déesse-muse, elle est accompagnée de trois oiseaux magiques qui pouvaient ressusciter les morts ou plonger un vivant dans un sommeil de sept ans. La représentation mythique de Rhiannon est généralement celle d’une déesse bienveillante qui promet de beaux rêves aux dormeurs.
    Elle était réputée pour être si rapide sur son cheval que jamais personne ne pouvait la rattraper.

    Le roi devait son pouvoir à la reine Rhiannon et tout candidat au trône la rencontrait sous les traits d'un cerf, majestueux symbole du rajeunissement, de la beauté, de la force et de l'énergie masculine instinctive. Pour que la royauté de Pwyll sur le Dyved soit reconnue, il doit avoir une reine qui légitime son pouvoir, car chez les Celtes, la Souveraineté est un concept féminin.

    Rhiannon est dans la Mythologie Galloise, la fille de Hereydd et la malheureuse épouse de Pwyll, un seigneur de Dyfed. Tous les malheurs de Rhiannon viennent de ce qu’elle avait repoussé Gwawl, l’homme à qui elle avait été promise. De colère, son père avait lancé une malédiction sur la famille de Pwyll. A cause de ce sort, Rhiannon souffrit des années de stérilité et après la naissance de son fils, elle fut injustement accusée de l’avoir tué. Même lorsque le garçon qu’elle appela Pryderi (Souci) fut revenu et eut grandi, la malédiction continua de la poursuivre.

    Légendes dans les Mabinogion:

    Rhiannon

    Pwyll, prince de Dyved

    Dans le premier conte, Pwyll aperçoit sur la colline de sa résidence royale de Narberth (ou Arbeth), une cavalière inconnue. Désirant connaître son identité, il demande à un serviteur de la rattraper, mais celui-ci n’y parvient pas. Il donne alors l’ordre au meilleur de ses cavaliers de la rejoindre, sans plus de succès. Le lendemain, c’est le meilleur coursier de ses terres qui subit le même échec. Le jour suivant, c’est Pwyll lui-même qui engage la poursuite. Alors que son cheval est à bout de souffle et risque de s’effondrer, il appelle l’inconnue qui s’arrête immédiatement. Elle lui dit se nommer Rhiannon et qu’elle a fui son père qui veut la marier de force. Elle dit aussi être amoureuse de lui et qu’elle veut l’épouser. Pwyll accepte et le mariage est fixé l’année suivante.

    Quatre ans plus tard nait Pryderi, mais le garçon est enlevé à la naissance et sa mère est accusée d’infanticide, à l’instigation des femmes chargées de s’en occuper. En guise de pénitence, elle est condamnée à rester assise aux portes de la ville pendant sept ans, elle doit raconter son histoire aux visiteurs et les faire entrer en les portant sur son dos.
    Mais au bout de quatre ans, Ternon Twryf Lliant vient éclaircir l’affaire et raconte son histoire. Tous les ans, sa jument poulinait mais l’animal nouveau-né était immédiatement enlevé par un monstre. Il y a quatre ans, il avait attaqué le monstre et lui avait coupé une patte. Dans l’écurie, il avait trouvé un enfant qu’il avait adopté et appelé Gwri Gwallt Euryn.
    La preuve est faite que Gwri Gwallt Euryn est le fils de Pwyll et de Rhiannon, dont la peine est annulée.

    Rhiannon

    Manawydan fils de Llyr

    Dans le second conte, Pwyll est mort et Pryderi lui a succédé, son épouse est Kigva. Rhiannon, quant à elle a épousé Manawyddan Fab Llyr, un prince ami de son fils. Au cours d’une promenade sur la colline de Narberth, un brouillard magique s’abat sur la région et la dévaste, ne laissant en vie que les deux couples. La misère les contraint à partir pour l’Angleterre, où ils vont exercer différents métiers, pour survivre.
    De retour dans leur pays, poursuivant un sanglier blanc, ils arrivent à un château inconnu où Pryderi et Rhiannon se retrouvent par un sortilège enchainés à une fontaine. Et le château disparaît quand l’orage éclate. Manawydan et Kigva repartent une année puis reviennent s’installer pour cultiver la terre. À trois reprises, les récoltes sont dévorées par des souris géantes. Manawyddan capture la plus grosse et quand il va pour la pendre, un moine, un prêtre puis un évêque viennent lui proposer de racheter la vie de la souris. Manawyddan refuse et demande que cesse le sortilège. Pour prix, Manawydan demande la libération de Rhiannon et Pryderi ainsi que la levée de l’ensorcellement sur les sept cantrefs du Dyved ; ce que l’évêque accepte. En fait, l’évêque se nomme Llwyd, il a jeté un sort sur le royaume pour venger son ami Gwawl, rejeté par Rhiannon. La souris capturée est sa femme. Il promet de libérer les otages et le pays. Il tient sa promesse et la souris se transforme en jeune et belle femme. Tout rentre dans l’ordre.

     

    Déesse de la nuit d'une merveilleuse beauté, Rhiannon rappelle que la mort et la renaissance s'équilibrent.

    Il est tentant de rapprocher Rhiannon de la déesse gauloise Epona, l’une des rares divinités celtiques que les Romains aient jamais adorées, mais cette idée ne fait pas l’unanimité.

    Rhiannon est un personnage singulier de la mythologie galloise. Elle supporta l’injustice et ses souffrances avec une patience remarquable. Mais sa vraie nature est , selon toute vraisemblance, en rapport avec les chevaux. Lorsque Pwyll la vit pour la première fois, elle chevauchait un grand et beau cheval blanc , vêtue de brocard de soie et d’or. Son fils volé fut retrouvé dans une écurie, et sa punition pour l’avoir perdu était de servir de bête de somme aux visiteurs qui se rendaient au château de son époux.

     

     

    Sources: Wikipédia - http://www.jardinsoleil.com/cartes/deesses/rhiannon.php
    La Mythologie Celtique, Arthur COTTEREL.

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Juin à 18:13

    De belles légendes????

    Bonne soirée.

      • Jeudi 1er Juin à 18:35

        Qui saura jamais où s'arrête l'histoire et où commence la légende.

        Merci Baba, bonne soirée à toi, amitiés.

    2
    Vendredi 2 Juin à 05:33

    Rhiannon ! même chez les dieux, il y a des gens qui "bénéficient" de la connerie 

    estas la vivo, sed konservu esperon !

      • Vendredi 2 Juin à 07:49

        Bonjour Peache, eh oui, même la vie des dieux n'est pas un long fleuve tranquille!

        Bonan semajnfinon Peache des isles, kisetoj.

    3
    Vendredi 2 Juin à 06:40

    Contes et légendes de Bretagne fascinent toujours autant, vois tu la seule déesse qu'il me soit arrivé de rencontrer s'appelle Ondine et sincèrement je m'en serais bien passé

    Passe une belle journée

    Amicalement

    Claude

      • Vendredi 2 Juin à 07:50

        Bonjour Claude, je crois qu'il vaut mieux que je ne te demande pas ce que tu as contre Ondine.

        Belle fin de semaine à toi, amitiés.

    4
    Vendredi 2 Juin à 17:26

    bonsoir 

     merci pour la belle légende 

     pour moi je pense    que les légendes   contiennent unepart  de vérité 

     

     j 'ai connu une  jeune fille qui s  appelait Rhiannon  j 'aime beaucoup ce nom 

     bonne fin de  semaine  pour toi 

     kénavo TRYSK2LE 

      • Vendredi 2 Juin à 18:02

        Bonsoir Monica, je partage tes convictions, toute légende contient une part de vérité.
        Rhiannon est un beau prénom et une de mes amies le porte aussi.

        Merci de ta visite, je te souhaite également un beau week-end, kénavo, bises.

    5
    Dimanche 4 Juin à 10:00

    Une légende bien intéressante à lire.

    Mais la "punition" fut démesurée, car servir de bête de somme pour un vol commis par d'autres est parfaitement injustifiée.... mais c'est une légende !

    Bon dimanche à toi !

      • Dimanche 4 Juin à 10:30

        Eh oui, même une déesse ne peut se soustraire à l'injustice!

        Merci Bernard, bon week-end à toi, bises.

    6
    Dimanche 4 Juin à 19:03

    Bonsoir Triskèle,

    comme à ton habitude , tu nous exposes une bien belle légende.

    Mais les légendes contiennent nous le savons, toujours une part de vérité , la mythologie Grecque est là

    pour nous le rappeler, des messages sont délivrés sous formes de contes , d'histoires fabuleuses.

    Je ne connaissais pas cette histoire je me suis vraiment régalé !

    merci à toi d'entretenir notre soif de savoir !

    un grand merci à toi

    bien amicalement

    claude smile

     

      • Dimanche 4 Juin à 19:31

        Bonsoir mon cher Claude, c'est moi qui te remercie, tes commentaires sont toujours si plaisants  à lire, mais rien d'étonnant pour un poète comme toi.

        Je te souhaite de passer une douce soirée, toute mon amitié.

    7
    Mercredi 7 Juin à 18:33

    Bonjour Triskèle ! 

    Que ce soit l'une ou l'autre légende, on ne peut pas dire qu'elles soient très joyeuses, mais ainsi va la vie des dieux ... qui ressemble par certains côté à celle des humains. Merci pour la découverte, cette déesse m'était totalement inconnue ! ... Bonne soirée Triskèle et à bientôt smile

      • Mercredi 7 Juin à 19:00

        Bonsoir Béa, il est vrai que malgré leurs pouvoirs, les dieux et déesses n'échappent guère aux aléas de l'existence, de plus leurs vies sont tellement plus longues que les nôtres, alors!...

        Bonne soirée à toi aussi, merci Béa, bises.

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