• ( Callisto par Fragonard)

    Callisto

     

    La légende de Callisto est un mythe arcadien.

    Dans la mythologie grecque, Callisto est une nymphe d'une très grande beauté. Son ascendance est incertaine et certaines versions en font la fille de Lycaon, roi d'Arcadie.

    Callisto est une suivante d’Artémis (déesse de la chasse) et comme tout son entourage exclusivement féminin, elle doit faire vœux de chasteté éternelle. Elle passait sa vie dans la montagne à chasser, dans la troupe des compagnes d'Artémis.

    Zeus, maître des dieux et père d'Artémis, l’aperçut lors d’une chasse et, comme d’habitude, en tomba éperdument amoureux et, comme il le faisait souvent pour mener à bien ses conquêtes féminines, il inventa une ruse pour la séduire.

    Un jour que la jeune nymphe était étendue sous un arbre, il s'approcha d'elle déguisé en Artémis. Callisto ne voyant pas la supercherie ne résista pas et se retrouva enceinte.

    Elle chercha à cacher son état à Artémis, qui ne supporterait pas, de la part d'une de ses suivantes, cette infraction aux règles de la chasteté. Callisto était enceinte d'Arcas quand, un jour, Artémis et ses compagnes décidèrent de se baigner dans une source. Callisto dut se dévêtir, et sa faute fut révélée.

    Artémis entra alors dans une violente colère et la menaça de ses flèches redoutables, insensible au fait que Zeus pût être le principal coupable.

    Callisto

    Héra entendit la dispute, et folle de jalousie se vengea en transformant Callisto en ourse, la condamnant à se cacher dans la montagne.

    Plus tard, Artémis, lors d'une de ses longues courses, aperçut l'ourse et lui décocha une flèche. Callisto mourut et Hermès, témoin de la scène, prévint Zeus. Ému par cette fin tragique et se sentant coupable, Zeus recueillit le fruit de leur amour, Arcas, et transforma Callisto en constellation, la grande ourse. A sa mort, Arcas lui aussi sera transformé en constellation, la petite ourse.

     

    On montrait le tombeau de Callisto en Arcadie, non loin de la source Cruni; il était situé sur une colline plantée d'arbres, près d'un temple d'Artémis.

    La nymphe Callisto avait, au temple de Delphes, une statue offerte par les Tégéates; Polygnote l'avait représentée dans la Lesché du même temple, revêtue de la dépouille de l'ourse symbolique.

     

     

     

     

     

     http://www.alex-bernardini.fr/mythologie/callisto-la-nymphe.php

     

     

     

     

     

     


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  • Œdipe par Ingres, musée du Louvre

     
    Œdipe

     

    Bien au-delà du complexe du même nom inventé par Freud, voici la véritable histoire d’Œdipe, symbole d’un homme prisonnier de son destin.

    Œdipe est un héros de la mythologie grecque. Il fait partie de la dynastie des Labdacides, les rois légendaires de la ville de Thèbes. Fils de Laïos et de Jocaste, Œdipe est principalement connu pour avoir résolu l'énigme du sphinx et pour s'être rendu involontairement coupable de parricide et d'inceste.
    Sa légende a beaucoup inspiré les arts pendant et après l'Antiquité, sa postérité ayant été très influencée par les visions du mythe que donnent les tragédies grecques. À l'époque contemporaine, la figure d'Œdipe a également été utilisée pour illustrer le complexe dit d'Œdipe en psychanalyse.

    Le roi de Thèbes, Laïos, a tout pour être heureux. Les caisses de son royaume sont pleines, son peuple l’apprécie, et il file le parfait amour avec son épouse Jocaste. Seule ombre au tableau: malgré tous les efforts du couple, il n’arrive pas à avoir la moindre descendance.
    Laïos décide d’aller consulter l’oracle de Delphes qui lui fait une terrible prédiction: il vaut mieux qu’il n’ait jamais de fils, car celui-ci tuerait son père et épouserait sa mère.
    Terrifié, Laïos s‘abstiendra longtemps d‘approcher son épouse, mais il finit par céder aux charmes de Jocaste et un jour leur nait un fils.

    De peur que l’oracle ne s’accomplisse, ils font exposer le nouveau-né sur le mont Cithéron, après lui avoir fait percer les chevilles pour l’accrocher à un arbre, ou pour l’empêcher de s’enfuir, sort qu’on réservait aux animaux.
    Mais le serviteur chargé de cette besogne prend l’enfant en pitié et le confie à un berger qui en prend soin avant de le confier à un voyageur. Lequel conduit l'enfant à la cour de Polybe, roi de Corinthe. Ce dernier voit en l’enfant un cadeau des dieux. Lui qui, justement, n’arrive pas à avoir d’héritier; il accueille le nouveau-né avec joie et lui est sa femme Mérope l’élèvent comme s’il était leur fils.
    Il lui donne le nom d’Œdipe qui signifie "celui qui a les pieds enflés".

    Œdipe grandit donc avec bonheur dans le palais de Polybe, en ignorant sa réelle identité. Mais lorsque, devenu un bel adolescent, il est pressenti pour succéder au roi Polybe sur le trône, des rumeurs colportant le fait qu’il est un enfant trouvé se font de plus en plus pressantes dans le royaume. Le jeune homme, intrigué, questionne ses parents à ce sujet qui le perturbe. Malgré leurs dénégations, le malaise qui s’installe alors lui fait comprendre qu’on lui cache quelque chose. Alors, à son tour, il décide d’aller voir l’oracle de Delphes pour l’interroger sur ses origines.

    Fidèle à ses déclarations sibyllines, l’oracle ne lui donne pas de vraies réponses, ou du moins lui cache-t-il une partie de la vérité… Œdipe apprend ainsi qu’une malédiction pèse sur lui, et qu’il est destiné à tuer son père et à épouser sa mère.
    Le jeune garçon est sous le choc. Lui qui aime tant ses parents, il ne comprend pas comment de telles abominations pourraient arriver. Mais, sachant que les paroles du messager des dieux ne sont pas à prendre à la légère, et ne voulant pas prendre le risque de faire du mal à Polybe malgré lui, il prend la décision de partir loin de sa famille. Il s’exile de Corinthe et commence une vie d’errance, de villes en villes, de royaumes en royaumes.

    Un jour, Œdipe croise un homme sur un char, sans doute un notable à en croire ses vêtements luxueux. À côté de lui, une personne qui semble être à son service. L’homme prend le vagabond de haut, et lui ordonne de s’écarter de son chemin. Devant le refus d’Œdipe, il s’approche, l’air menaçant, et lui porte un coup de bâton. Pris de colère, Œdipe tue le vieil homme et continue son chemin. Il ne le sait pas encore, mais il vient bien malgré lui d’accomplir la première partie de la prophétie. Car l’homme qu’il vient de tuer n’est autre que Laïos, le roi de Thèbes, son père biologique!

    En continuant sa route, Œdipe arrive à Thèbes.
    À Thèbes, justement, on est très inquiet. Un monstre mystérieux vient de s’installer dans la région. Il se fait appeler le Sphinx, ressemble à un genre de lion avec des ailes et une tête de femme, et sème la terreur auprès des habitants. Sa façon d’agir n’est pas commune: il pose des énigmes complexes à ses victimes et, si celles-ci ne savent pas y répondre (c’est-à-dire tout le temps), il les dévore sans autre forme de procès…
    Ne sachant comment se débarrasser de ce terrible monstre, le nouveau roi de Thèbes, Créon, fait une annonce retentissante: il cédera son trône ainsi que la main de la reine Jocaste qui est veuve à quiconque réussira à débarrasser la région de ce maudit Sphinx!

    Œdipe, n’ayant pas grand chose d’autre à faire, décide de tenter le coup. Il va à la rencontre du monstre et attend que celui-lui lui soumette son énigme. Le Sphinx ne se fait pas prier et lui pose la question suivante:
    Quelle créature marche sur quatre pattes le matin, sur deux à midi et sur trois le soir?
    Il ne lui faut que quelques secondes de réflexion pour que tout s’éclaire: « C’est l’homme! »
    Œdipe répond juste : "c’est l’Homme qui au matin de sa vie se déplace à quatre pattes, qui au midi de sa vie marche avec ses deux jambes et qui au soir de sa vie s'aide d'une canne, marchant ainsi sur trois pattes".

    C’est la première fois que le Sphinx perd à ce petit jeu! Humilié, il se jette du haut d’une falaise et se tue.
    Comme récompense pour avoir vaincu le Sphinx, Œdipe obtient le trône de Thèbes, laissé vacant après la mort du roi Laïos, ainsi que la main de la veuve, Jocaste : le second volet de l'oracle est accompli

    Œdipe a donc tué son père, et épousé sa mère comme l’avait prédit l'oracle !

    Œdipe et Jocaste vivent heureux pendant de nombreuses années, ignorant leur véritable lien de parenté.
    Œdipe et Jocaste ont quatre enfants : deux fils, Étéocle et Polynice, et deux filles, Antigone et Ismène

    Thèbes va bientôt subir une nouvelle épreuve: cette fois, c’est une terrible épidémie de peste qui s’abat sur la ville. Alors que les cadavres s’accumulent, on va de nouveau interroger l’oracle de Delphes pour trouver une solution. Celui-ci est formel: l’épidémie ne s’arrêtera que lorsque le meurtrier du roi Laïos sera démasqué.
    Mais comment mener l’enquête? Le cadavre du roi Laïos a été découvert le long d’un chemin, gisant dans son sang, plusieurs années auparavant.
    Œdipe prononce alors contre le meurtrier une malédiction sauvage, et consulte le devin Tirésias pour connaître le nom du coupable. Tirésias esquive, feinte, suscite même contre lui les soupçons du roi. Finalement, excédé, il conseille à Œdipe de consulter ses serviteurs. L'un d'eux, témoin du meurtre, est ce même esclave qui autrefois a "perdu" l'enfant sur le Mont Cithéron.

    Peu de temps après arrive un messager de Corinthe qui lui annonce que son père Polybe est mort et que le peuple le réclame pour lui succéder sur le trône. Œdipe explique qu’il est déjà roi de Thèbes et que, de toute façon, il préfère se tenir éloigner de Corinthe et de sa mère, de peur que la prophétie ne se réalise. Et l’homme le rassure tout de suite: il n’a pas à s’en faire, tout simplement parce qu’il n’est pas le vrai fils de Polybe et de Mérope. C’est lui-même qui l’a récupéré des mains d’un berger nommé Phorbas, alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson!
    Œdipe fait venir le berger, qui ne tarde pas à confesser toute l’histoire. Et ainsi éclate l’effroyable vérité… Œdipe est bien le fils de Jocaste et de Laïos, il a tué son père sur le bord de la route quelques années auparavant et il partage sa couche avec sa propre mère!

    La vérité est dévoilée et Jocaste s'en suicide de désespoir, et lorsqu'Œdipe se rend compte qu'elle est morte et que leurs enfants, Etéocle, Polynice, Antigone et Ismène, sont maudits, il se crève les yeux avec les broches de la reine, et renonce au trône.

    Œdipe et Antigone par Brodowski

    Il part sur les routes, la main sur l'épaule d'Antigone, la seule qui lui soit restée attachée, chercher un pardon problématique. Parvenu en Attique, il est purifié de son crime par Thésée, et meurt à Colone : un oracle n'a-t'il pas déclaré que l'endroit où serait érigée sa tombe serait béni par les dieux ?

    La tragédie de Sophocle Œdipe à Colone met en scène une mort surnaturelle d'Œdipe dans le dème de Colone, près d'Athènes : appelé par la voix d'un dieu, le héros, accompagné du seul Thésée, se rend dans un espace sauvage où il disparaît, non sans avoir annoncé que la présence de sa tombe à Colone assurera une protection surnaturelle à la cité d'Athènes.


    Les dieux décident-ils de notre destin et est-il inéluctable quoi qu’on fasse?

     

     

     

     

    Sources:http://www.alex-bernardini.fr/mythologie/oedipe.php
    http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/antigone/mytheoedipe.htm
    http://www.etaletaculture.fr/mythologie/oedipe-est-complexe/

     

     

     


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  • Enlèvement d'Europe par Guido RENI (© Musée des Beaux-Arts du Canada)

     

    Europe

     

    Dans la mythologie grecque, Europe est une princesse phénicienne, fille d'Agénor (roi de Tyr) et de Téléphassa, et sœur notamment de Cadmos. Elle a donné son nom au continent européen.

    La jeune princesse fit un jour un rêve étonnant où deux continents personnifiés tentaient de la séduire. Le matin venu, pour chasser ce rêve étrange, elle alla avec ses suivantes cueillir des fleurs près de la plage de Sidon.

    Tandis qu'elle se promenait dans les plaines comme à son habitude, accompagnée des jeunes filles de Tyr et qu'elle s'amusait à composer des bouquets, Zeus l’aperçut et fut émerveillé par le charmant tableau qu'offrait la jeune femme.
    Son admirable beauté éveilla le désir du dieu et on sait à quel point Zeus était capable de tout pour obtenir les faveurs de celles qu’il désirait, qu’elles soient déesses, nymphes ou mortelles.
    La jolie princesse se penchait en riant pour couper la fine tige des fleurs et dégageait tant d’élégance et de douceur qu'il en tomba immédiatement amoureux.

    Un troupeau de vaches passait tranquillement aux abords du champ où les jeunes femmes s‘étaient allongées pour se reposer. Zeus ne pouvant se montrer aux yeux d'Europe sans risquer de la foudroyer (nulle mortelle ne pouvait supporter sa vision), et afin d'éviter la colère de son épouse jalouse, la terrible Héra, il prit la forme d'un majestueux taureau blanc et se mêla au troupeau. Il trottait avec élégance, un regard doux et confiant posé sur la jeune fille. Son corps pourtant robuste ne dégageait rien de sauvage et sa splendeur était telle que la jeune princesse, d'abord intimidée, ne pouvait plus en détacher ses regards. Zeus, sous cette apparence, s'approcha de la belle Europe et s'étendit à ses pieds. Flattée, la jeune femme se mit à caresser les flancs du bel animal et, rassurée par sa douceur, para ses cornes de guirlandes fleuries. Le dieu déguisé était ravi que son manège fonctionne et lui fit comprendre qu’elle devait monter sur son dos. Il pencha sa tête et plia les genoux, les sabots contre sa poitrine, comme une révérence. La jeune femme, croyant qu'il s'agissait là d'un jeu, monta sur le dos de l’animal, en toute confiance.

    Europe par Le Titien

     

    Mais dès qu'elle fut sur son dos, il se précipita vers le rivage proche. S'assurant que sa proie était solidement tenue, il partit au galop et atteignit le rivage d'un seul bond. Il se mit à fendre les flots avec tant d'ardeur qu'Europe, aplatie sur son dos, encerclait son cou de peur d'être engloutie. Le vent faisait battre ses longs cheveux et les voiles de sa robe, et apeurée, elle se cramponnait à l'animal, sans oser émettre un seul cri. Elle ne put se retourner pour voir disparaître au loin ses amies. Accompagné par toute une cohorte de divinités marines, de néréides chevauchant des dauphins et de tritons soufflant dans des conques, Zeus l'amena dans l'île de Crête.
    Puis il étendit le corps fébrile de la jeune femme sur le rivage. Épuisée, elle se laissa déposer sur le sable chaud.

     
    A Gortyne, sous un platane désormais toujours vert, ils s'unirent.
    De leur union naitront Minos, Rhadamanthe (qui deviendront tous deux juges des Enfers) et Sarpédon qui s'exila en Anatolie, à Milet.
    Zeus fit trois présents à sa nouvelle conquête :
    • Une robe et un collier;
    • Un chien, Laelaps, qui ne laissait jamais échapper sa proie;
    • Un homme de bronze, Talos, dont la seule veine qui irriguait son corps de métal, était obturée par une cheville de bronze. Il faisait chaque jour le tour de la crête et tuait tous les étrangers qui tentaient de débarquer. Ces cadeaux se retrouvèrent ultérieurement en d'autres mains.

    Mais Zeus, dieu suprême, ne pouvait demeurer plus longtemps aux côtés de la douce Europe et décida d'en faire une reine en la donnant pour épouse au roi de Crète, Astérion, qui reconnut ses enfants et fit de Minos son successeur. Europe donna à son mari une fille, Crété.

    Pendant ce temps, son père, Agénor, cherchait partout sa fille. Il décida d'envoyer ses trois fils Cadmos, Phénix et Cilix ainsi que sa femme à sa recherche. Il leur donna l'ordre de ne pas revenir sans Europe et il ne les revit jamais.

    Europe donna son nom au continent européen et la constellation du taureau rappelle cette transformation divine.

    Europe a inspiré beaucoup d'artistes. On la représentait tantôt jouant sur la plage avec ses compagnes, sous la surveillance d'un pédagogue, au moment où s'approchait le taureau ; tantôt montée sur le taureau dans une prairie, ou emportée par lui en pleine mer (pièce grecque de 2 euros); ou bien en Crète, recevant les hommages de Zeus. Son visage tiré d'une œuvre du Louvre apparait en filigrane sur les nouveaux billets de 5 euros.

    Le terme « Europe » fut utilisé par les anciens Grecs pour définir l’aire géographique à l’ouest et au nord de la Grèce, et plus tard pour l’intégralité du territoire qui séparait l’Afrique, alors connu comme la Libye, et l’Asie, du détroit de Gibraltar à celui du Bosphore.
    Mais on ignore pourquoi les Grecs ont donné ce nom au continent tout entier, en mémoire de l’une des conquêtes de Zeus. De nombreuses versions circulent, proposées par les chercheurs, parfois aussi peu convaincante que celle-ci : Zeus et Europe nagèrent de l’actuel Liban et de la Syrie jusqu’à l’île qui se trouve la plus à l’Est de la Crète, traçant le contour du continent européen.
    Quoi qu’il en soit, la coïncidence initiale entre le nom d’Europe et une région de la Grèce ne suffit pas pour expliquer ce succès.

     

    Terre cuite grecque.

     

     


    Sources: http://mythologica.fr/grec/europe.htm
    http://www.taurillon.org/La-deesse-Europe-et-le-taureau-signification-du-mythe-dans-l-Europe
    http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/europe-biblidcon_036

     


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  • Arachné


    Arachné

     

    L’histoire d’Arachné, une mortelle qui tenta de défier la déesse Athéna, est un avertissement pour qui voudrait se comparer aux dieux.

    Arachné était une jeune femme issue d’une famille modeste, qui avait un don incomparable pour l’art du tissage. Elle avait tant d’habileté, tant de finesse que toutes ses créations étaient de pures merveilles. Sa réputation ne tarda pas à faire le tour du pays. Tout le monde pensait qu’elle était l’élève d’Athéna, mais la jeune femme niait ces propos, elle prétendait même, trop orgueilleusement, être meilleure qu’elle !

    La réputation de la jeune femme vint aux oreilles d’Athéna qui était également déesse du tissage.

    Intriguée, Athéna se déguisa en vieille femme pour rendre visite à la jeune tisseuse et observer son travail. Arachné, n'ayant point reconnu la déesse, se vanta devant celle-ci d’être la meilleure tisseuse du monde, meilleure qu'Athéna elle-même. La déesse entra alors dans une grande colère et révéla à Arachné sa véritable identité. Prenant les déclarations de la jeune femme pour une provocation, elle organisa alors un concours pour déterminer qui était la meilleure.

    Toute la ville accourut pour voir le spectacle. Alors chacune de son côté, elles commencèrent à tisser avec la plus grande concentration. Avec l’aide des Dieux, Athéna tissa une magnifique toile avec des fils d’or et pourpre, représentant la scène de son combat et sa victoire contre le Dieu Poséidon, ainsi que les douze dieux de l'olympe, dans toute leur majesté. Et, pour avertir sa rivale, elle ajouta, aux quatre coins, la représentation de quatre épisodes montrant la défaite de mortels qui avaient osé défier les dieux.
    La toile était merveilleuse, époustouflante, pour Athéna la victoire était évidente.

    Arachné

    Mais de son côté Arachné fit un travail plus que remarquable, pour l‘occasion elle s‘était surpassée. Sa toile était à l’image de son orgueil et de son insolence envers les Dieux. Elle représentait Zeus et ses nombreuses conquêtes où celui-ci avait dû prendre la forme de plusieurs animaux afin de séduire ses amantes. Ainsi on vit le Dieu sous forme de taureau, de cygne, de pluie, de vent… La toile était si magnifique que tous les regards se portaient sur elle, faisant passer l’œuvre d’Athéna au second plan.

    Athéna fut folle de rage devant un si beau travail, mais surtout elle fut outragée de cette représentation de son père le Roi des Dieux qu‘elle considéra comme une insulte, un grand manque de respect. Elle se précipita sur la toile et la lacéra, la mit en lambeaux, puis elle frappa de son épée Arachné devant toute la population.
    Humiliée la jeune tisseuse courut se réfugier dans sa chambre où elle s’enferma à double tour. Elle prit une longue corde, la noua autour de son cou et se pendit.

    Athéna eut cependant pitié d’elle et au dernier moment, elle transforma la corde en fil de soie.
    Elle lui redonna ainsi la vie mais lui dit « Vis, mais reste suspendue, si tu prétends être si douée pour le tissage alors tu tisseras toute ta vie ! »

    Puis elle métamorphosa Arachné en… araignée ! C’est ainsi que la jeune femme devint la mère de toutes les araignées qui tissent leur toiles encore de nos jours.

    Arachné

     

     

    Sources: http://www.dol-celeb.com/heros/arachne/
    http://mythe.canalblog.com/archives/2010/08/06/18756544.html

     

     

     

     


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  • Sisyphe


    Fils d'Éole, Sisyphe bâtit la ville d’Éphyre qui devint Corinthe et épousa la Pléiade (fille du Titan Atlas et de l’Océanide Pléioné) Méropé, qui en conçut une grande honte, parce qu’elle était la seule parmi les Pléiades à avoir épousé un mortel.

    Sisyphe fonde les Jeux isthmiques en l'honneur de Mélicerte dont il a trouvé le corps gisant sur l'isthme de Corinthe.
    Depuis l'époque des poèmes d'Homère, Sisyphe passe pour le plus astucieux des hommes: il développe la navigation et le commerce, mais se montre avare et trompeur et tue des voyageurs pour les dépouiller.

    Il passe parfois pour le vrai père d'Ulysse.
    Une légende raconte en effet que Sisyphe possédait un beau troupeau dans l'isthme de Corinthe. Non loin de lui vivait Autolycos, fils de Chioné et d'Hermès le dieu des voleurs.
    Autolycos avait reçu de son père l'art de voler sans jamais être pris et Hermès lui avait donné de plus le pouvoir de métamorphoser toutes les bêtes qu'il volait. Ainsi, et bien que Sisyphe eût remarqué que ses propres troupeaux diminuaient tous les jours alors que ceux d'Autolycos augmentaient, il fut tout d'abord dans l'incapacité de l'accuser de vol; un jour donc il grava, sous les sabots de ses animaux son monogramme. La nuit venue, Autolycos se servit, comme à l'ordinaire, et, à l'aube, les empreintes de sabots sur la route fournirent à Sisyphe des preuves suffisamment concluantes pour convoquer les voisins et les prendre à témoin du vol. Il inspecta l'étable d'Autolycos, reconnut les animaux qui lui avaient été volés à leurs sabots gravés et, laissant aux témoins le soin de punir le voleur, il fit le tour de la maison, y pénétra et viola la fille d'Autolycos, Anticlée.
    Anticlée, enceinte suite au viol, épousa Laërte puis fut conduite à Alalcomène, en Béotie, où elle mit Ulysse au monde.

    Sisyphe est surtout connu pour avoir déjoué Thanatos.
    En échange d'une source qui ne tarissait jamais, Sisyphe révéla au dieu-fleuve Asopos où se trouvait sa fille Égine, enlevée par Zeus, qui avait pris la forme d'un aigle. Asopos fit fuir Zeus, cette fois déguisé en rocher, mais ce dernier s’emporta contre Sisyphe; il lui envoya Thanatos pour le punir.
    Cependant, lorsque le dieu de la Mort vint le chercher, Sisyphe lui proposa de lui montrer l'une de ses inventions: des menottes. Il enchaîna Thanatos, si bien que ce dernier ne put l'emporter aux Enfers. S'apercevant que plus personne ne mourait, Zeus envoya Hadès délivrer Thanatos et et Sisyphe dut alors se soumettre.

    Toutefois, il avait pris soin auparavant d'ordonner à sa femme, la Pléiade Mérope, de ne pas célébrer les sacrifices rituels et de laisser son corps sans sépulture; ainsi, lorsqu'il arriva aux Enfers, on lui donna la permission de retourner sur terre pour la châtier de cette impiété.

    Une fois rentré chez lui, il reprit son existence, peu soucieux de retourner chez Hadès, et vécut jusqu'à un âge avancé. Quand il mourut pour la seconde fois, les dieux lui imposèrent un châtiment qui prît tout son temps afin de l'empêcher d'inventer quelque évasion.

    Pour avoir osé défier les dieux et surtout pour avoir trahi Zeus, Sisyphe reçut un châtiment exemplaire. Les Juges des Enfers lui montrèrent un énorme rocher, de la même taille que celui en lequel Zeus s'était changé lorsqu'il fuyait Asopos, et lui donnèrent l'ordre de le rouler en lui faisant remonter la pente jusqu'au sommet d'une colline et de le rejeter de l'autre côté pour qu'il retombe. Il n'a encore jamais réussi. Aussitôt qu'il est près d'atteindre le haut de la colline, il est rejeté en arrière sous le poids de l'énorme rocher, qui retombe tout en bas, et là, Sisyphe le reprend péniblement et doit tout recommencer.

    Sisyphe par Franz Von Stuck

    " Et je vis Sisyphe qui souffrait de grandes douleurs et poussait un énorme rocher avec ses deux mains. Et il s’efforçait, poussant ce rocher des mains et des pieds jusqu’au sommet d’une montagne. Et quand il était près d’en atteindre le faîte, alors la masse l’entraînait, et l’immense rocher roulait jusqu’au bas. Et il recommençait de nouveau, et la sueur coulait de ses membres, et la poussière s’élevait au-dessus de sa tête. "
    Ainsi Homère décrit-il le supplice de Sisyphe, condamné à faire rouler une énorme pierre jusqu’en haut d’une montagne, et encore et toujours, indéfiniment.


    Ce « rocher de Sisyphe » a donné une expression de la langue courante pour caractériser une tâche ardue qu'il faut sans cesse reprendre. Le mythe a ainsi inspiré l'ouvrage d'Albert Camus intitulé: Le Mythe de Sisyphe (1942).
    « Les dieux avaient condamné Sisyphe à rouler sans cesse un rocher jusqu'au sommet d'une montagne d'où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé avec quelque raison qu'il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir. »

    Mérope, honteuse d'être la seule parmi les Pléiades à avoir épousé un mortel qui de plus se trouvait enfermé au Tartare comme criminel, quitta ses six sœurs étoiles dans le ciel nocturne et depuis lors on ne l'a plus revue. C'est pourquoi on ne voit toujours que six étoiles dans la constellation des Pléiades.
    (Une de ses planètes aurait explosé).

     

    Sisyphe

     

    Sources: Wikipédia et: http://mythologica.fr/grec/sisyphe.htm#sthash.dG2FAipI.dpuf

     

     

     

     


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