• Les Amazones

    Les Amazones

     Les Amazones  

    Dans la mythologie grecque, les Amazones sont un peuple de femmes guerrières résidant sur les rives de la mer Noire alors que d'autres historiographes les placent en Asie Mineure ou en Lybie. Les Amazones possèderaient une origine historique : elles correspondraient aux femmes guerrières des peuples scythes et sarmates.

    Hérodote croit à tort que le nom amazone signifie « privée de mamelle », les Grecs pensant que c'est dans le but de tirer plus facilement à l’arc. En langue caucasienne, ce nom signifierait par contre « ceux qui ne mangent pas de pain » (ce qui reporte aux sociétés nomades et donc non agricoles) ou « ceux qui vivent ensemble » ou pourrait faire allusion à une éventuelle « ceinture magique » portée par les Amazones.

    De nos jours, une amazone désigne une femme qui monte à cheval avec les deux jambes du même côté. Cela montre à quel point le mythe des amazones a franchi les siècles. 

    Les attributs des Amazones sont le péltê, un bouclier léger en forme de demi-lune, la lance, l’arc et les flèches propres aux cavaliers des steppes, le cheval et la hache ságaris d'abord, puis double hache à partir de l'époque hellénistique,. Le signal avant la bataille est donné par le sistre (sorte de grelot) généralement de bronze.

    Selon la légende, les Amazones habitent les rives du fleuve Thermodon, en Cappadoce dans l'actuelle Turquie, elles coupent leur sein droit pour faciliter le tir à l'arc. Pour assurer la perpétuation de leur civilisation, elles s'unissent une fois par an avec les hommes des peuplades voisines dont elles choisissent les plus beaux.
    Les Amazones voient leur continuité au féminin ; la légende dit qu’elles tuent les enfants mâles - garçons - et n’élèvent que les enfants femelles - filles . Il est plus probable qu'après le sevrage, les garçons soient confiés aux hommes avec lesquels elles ont enfanté.

    Alexandre et les Amazones
    Une tradition située à la frontière de l’histoire et du mythe attribue à Alexandre le Grand une rencontre avec la reine des Amazones, Thalestris (ou Miryna). Cette tradition issue de la Vulgate d'Alexandre provient de Clitarque et d’Onésicrite, contemporains des conquêtes de l’Asie dont les récits délivrent une part de fables et de merveilleux. Un historien de la conquête, non identifié (peut-être Onésicrite), juge qu’Alexandre se doit de rencontrer les Amazones car Héraclès et Achille, son ancêtre mythique, les ont combattues.  Diodore écrit que la reine des Amazones désire un enfant d’Alexandre : « Par ses exploits, il était en effet le plus brave de tous les hommes tandis qu’elle l’emportait sur le reste des femmes par sa force et sa bravoure. Celui qui naîtrait de parents excellents surpasserait donc le reste de l’humanité ». Quinte-Curce ajoute que « treize jours furent consacrés à satisfaire la passion de la reine ». 

    Le cheval est inséparable des populations des steppes, ce qui est le cas des Scythes et des Sauromates (proto-Sarmates) renommés dans l’Antiquité comme éleveurs de chevaux et excellents archers. On peut supposer à la suite d'Hérodote que les Amazones sont les épouses des Scythes et des Sauromates qui, fait inconcevable pour un Grec, ont le droit de chevaucher et de guerroyer. De là est né le mythe de farouches guerrières, élevées comme telles. Il a cependant historiquement existé des guerrières, notamment des femmes grecques sollicitées lorsque la patrie est en danger.

     
    Des fouilles archéologiques récentes, conduites par Jeannine Davis-Kimball à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, ont permis de mettre au jour des tombes de femmes guerrières, enterrées avec leurs armes entre 600 et 200 av. J.-C., probablement cavalières comme le révèle l'analyse ostéologique. L'une des tombes était richement garnie de nombreux objets et bijoux féminins et également de 100 pointes de flèches. Une enquête approfondie menée dans la même région a démontré l'existence d'une tradition vivace de la femme archer et cavalière émérite, leur arc étant de forme très caractéristique exactement identique à celui qui est représenté sur les céramiques antiques. Des relations génétiques ont également été prouvées entre les restes humains trouvés dans les tombes et certaines familles Mongoles dont des filles naissent parfois blondes, caractéristique particulière des Amazones, ce qui est un fait absolument unique dans ces ethnies à la chevelure uniformément noire et qui tend à prouver un mélange entre des tribus mongoles et les restes de l'ethnie des Amazones dont l'origine exacte reste encore un mystère.

    Les AmazonesLa plupart des héros grecs ont eu maille à partir avec les Amazones. Bellérophon les combattit sur ordre d’Iobatès, Héraclès alla s’emparer de la ceinture de leur reine Hippolytè et Thésée qui avait accompagné Héraclès et enlevé une Amazone du nom d’Antiope, dû les combattre à Athènes même ou elles campèrent sur l’Aréopage.
     Les Amazones avaient aussi envoyé un détachement aider Priam lors de la guerre de Troie pour le remercier d’avoir purifié leur reine Penthésilée qui avait accidentellement tué sa sœur Hippolyté. Achille blessa mortellement Penthésilée mais son dernier regard le rendit amoureux pour toujours. 1000 ans après, les grecs célébraient encore leur victoire sur les amazones : «la rive est aux deux bords de guerrières jonchée» Quand Achilles abat leur reine Penthélisée, ses hoplites lui crient : «apprends-lui donc à se comporter comme une femme !»

     La ceinture d’Hippolyté, reine des amazones ;
     Admétè rêvait de recevoir un cadeau extraordinaire. Son père eut l’idée d’envoyer Héraclès auprès d’Hippolyte, la reine des amazones, et de lui prendre sa ceinture. Accompagné de Thésée et de Télamon, Héraclès se rendit sur le territoire des farouches guerrières. La reine ne fut pas insensible à la virilité du héros et accepta de lui donner la ceinture sans livrer bataille. Cette ceinture lui avait été offerte par Arès. Mais, cette histoire n’était pas du goût d’Héra, épouse de Zeus. La déesse prit donc la forme d’une amazone et incita les guerrières à se révolter contre Héraclès. Ce dernier pensa que Hippolyte l’avait trahi et la tua ainsi que de nombreuses autres amazones.Peu après cette malheureuse aventure, Thésée se rendit chez les amazones pour enlever leur nouvelle souveraine, Antiope, qu’il trouvait à son goût. En représailles, les Amazones quittèrent leur territoire et envahirent l’Attique. Elles furent repoussées par l’armée de Thésée. De l’union de Thésée et d’Antiope naît Hippolyte qui deviendra le héros de la pièce de théâtre de Racine, Phèdre.

    Ce mythe misogyne (les Amazones sont de simples femmes domestiquées par Thésée qui rétablit la juste frontière des sexes, ces dernières étant renvoyées dans leur rôle domestique) qui s'est fixé à Athènes au Ve siècle av. J.-C. ne doit pas faire oublier qu'il existe d'autres versions de ce mythe des Amazones : figures héroïques positives dans l’Iliade (où elles sont mentionnées sous le terme d’Antianeirai), fondatrices ou protectrices de cités dans lesquelles on leur rend des cultes funéraires. 

    Le souvenir d’une ère révolue

    Il est probable que le mythe des amazones se fonde sur une certaine réalité. Pour les Grecs dont la société était dominée par les hommes, nul doute que les amazones représentaient un fantasme. Cette férocité à l’égard des femmes, serait-elle causée par une terreur enracinée dans le souvenir d’un ancien règne matriarcal? Les amazones portaient un bouclier en forme de demi-lune (pelta), symbole de leur féminité. Elles furent probablement une société matriarcale, ce dont les Grecs avaient horreur, raison pour laquelle ils les diabolisaient tant.

     Une autre hypothèse stipule que les amazones seraient issues d’une rébellion des femmes au seins de sociétés patriarcales. Asservies, opprimées, ces femmes esclaves auraient levé une insurrection qui les aurait mené à une sanglante victoire sur les hommes. De cet avilissement serait née une haine farouche à l’égard des hommes.  D’où aussi leur vénération d’Artémis, déesse toujours vierge.

      

     Sources: Wikipédia et http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/asie/amazone/

     

     

    « ISISLe Sceau de l'Ange »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 1er Septembre à 10:15

    Bonjour

    j'ai toujours bien aimé ces légendes des amazones, des femmes guerrieres ce qui est rare dans un monde d'hommes

    la plus célèbre des amazones, pour moi, c'est Wonder Woman

     

    https://www.youtube.com/watch?v=M_blOQEu9ws

     

     bon weekend

      • Vendredi 1er Septembre à 12:36

        Bonjour Philippe, il faut se méfier des femmes qui, à force d'être opprimées, se révoltent pour de bon un jour où l'autre. Il est vrai que ta Wonder Woman, unique super-héroïne parmi les hommes, peut paraître leur digne descendante.

        Merci et bon week-end à toi aussi.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :