• Arianrhod

    Image Jessica Galbreth

    Arianrhod
    Et Blodeuwedd

    Arianrhod, dans la mythologie celtique galloise, est une déesse qui apparaît notamment dans le quatrième conte des Mabinogion : « Math fils de Mathonwy ».
    Son nom signifie « Roue d’Argent ».
    Fille de Dôn (Dana), ses cinq frères sont Gwydion, Amaethon, Hyveidd, Gofannon et Gilfaethwy. Ellle est la nièce de Math, roi de Gwyedd.
    Déesse de la fécondité, elle est la mère du dieu suprême Lleu Llaw Gyffes, équivalent de Lug, et de Dylan Eil Ton. Leur naissance est le fruit d’une pratique magique, quand le roi Math veut s’assurer de la virginité de leur mère Arianrhod.

    Cette belle déesse au teint pâle était la plus puissante des enfants mythiques de la déesse mère celte Dana. C’était la gardienne de la Roue des étoiles, un symbole du temps qu’on voyait aussi comme la Roue du destin, qui tournait devant le portail séparant le monde visible de l’invisible. Elle est une gardienne du portail de l’immortalité, dont la magie permet de vivre hors du temps et de traverser le voile qui sépare le monde visible du monde invisible.

    Arianrhod est censée voir à travers les yeux d’une grande chouette et voit même dans l’obscurité de l’inconscient de l’être humain.
    Son élément est: l’eau - son symbole: la roue - son animal: La chouette. La Chouette symbolise la mort et le renouvellement, la sagesse, la lune, la magie et l’initiation.

    Elle est l’une des cinq déesses d’Avalon ; les autres sont Blodeuwedd, Branwen, Cerridwen et Rhiannon.

    Sa légende:
    Le roi Math, fils de Mathonwy, souverain du Gwynedd, doit obligatoirement, suite à une malédiction, demeurer les pieds posés dans le giron d’une vierge sous peine de mourir. Il ne peut déroger à cette obligation qu’en temps de guerre.

    L’un de ses neveux, Gilfaethwy, s’éprend de Goewin la vierge « porte-pieds » et son frère, le magicien Gwydion, imagine un stratagème pour éloigner le roi de la vierge. Il informe son oncle que des porcs fabuleux, venus de l’Annwvyn, sont arrivés chez Pryderi, le prince de Dyved, et qu’il peut se les approprier avec onze de ses compères déguisés en bardes.
    À la cour de Pryderi, où les faux bardes sont reçus, Gwydion propose d’échanger les porcs de l’Annwvyn contre 12 magnifiques étalons et 12 lévriers. La proposition est acceptée mais ce que Gwydion offre n’est qu’un artifice magique, qui prend fin après 24 heures. 
    A la suite de ça, se voyant floué, Pryderi entreprend immédiatement une expédition guerrière contre le Gwynedd, forçant Math à intervenir. Gilfaethwy en profite pour violer la vierge le soir même.
    La guerre cesse quand Gwydion tue Pryderi en combat singulier. De retour dans sa résidence royale, Goewin annonce au roi qu’elle ne peut plus assumer sa fonction, puisqu’elle a perdu sa virginité. Le roi l’épouse pour sauver son honneur et punit les deux frères.

    Pour remplacer Goewin, on suggère Arianrhod, fille de Dôn et sœur de Gwydion et Gilfaethwy. Elle doit subir une épreuve attestant sa virginité, en passant sur la baguette magique de Math. Mais en effectuant ce rituel elle donne immédiatement naissance à deux frères jumeaux. Le premier, à peine né, rejoint l’océan pour nager avec les poissons, c'est pourquoi il est appelé Dylan Eil Ton, « Dylan fils de la vague ». Dylan Eil Ton est aussi mentionné dans un poème du « Livre de Taliesin » dans lequel il est qualifié de magicien.
    Il sera malencontreusement tué par son oncle Gofannon.

    Honteuse et courroucée, Arianrhod perd en s’enfuyant son second enfant qui est recueilli par Gwydion, qui le met secrètement en nourrice ; il grandit deux fois plus vite que la normale.
    Pour son quatrième anniversaire, Gwydion amène l’enfant voir Arianrhod.

    Les trois geisa.
    Au lieu d’être heureuse, Arianrhod est scandalisée. Successivement, sa mère va lui jeter trois sorts ou interdits (geisa dans les mythes irlandais) :
    Il n’aura pas de nom, si ce n’est celui que sa mère voudra bien lui donner ;
    Il ne pourra jamais porter d’armes, à moins qu’elles viennent de sa mère ;
    Il n’aura pas de femme humaine.
    Son refus de reconnaître son fils, de lui donner un nom, des armes et une femme révèle, a contrario, l'importance du rôle de la femme chez les Celtes.
    Elle lui refuse ainsi les trois aspects anciens de la masculinité.

    Gwydion, usant de magie, contraint Arianrhod à faire ce qu’elle avait défendu.

    Gwydion, choqué par sa soeur, entreprit de briser les trois mauvais sorts. Lui et l’enfant encore sans nom se déguisèrent en cordonniers. Arianrhod arriva, désirant de nouveaux souliers. L’enfant vit un oiseau et le tua d’un seul jet de pierre. La déesse commenta la scène en désignant l’enfant comme Lleu Law Gyffes (Lleu à la main sûre/main habile). Gwydion révéla la supercherie en expliquant à Arianrhod qu’elle venait justement de briser la première malédiction en nommant son fils. Folle de rage, elle jura qu’on ne l’y reprendrait plus.
    Le magicien Gwydion et Lleu se déguisèrent ensuite en voyageurs. Gwydion créa une illusion : une armada de bateaux venait attaquer le repère d’Arianrhod. Pour se défendre, elle distribua des armes à tous ses serviteurs, dont Lleu. Le second sort fut brisé.
    Pour le troisième tabou, Math et Gwydion unirent leurs dons de magie pour créer, avec des fleurs et des plantes (genêt, primevère, reine-des-prés, aubépine, etc.) une femme (« la fille la plus belle et la plus parfaite du monde ») qui est appelée Blodeuwedd («visage de Fleurs»).
    Par conséquent, elle n’était pas humaine.
    Promise à Lleu, ils se marièrent et le troisième sort fut aussi brisé.

    L’union fut célébrée et Llew fut doté d’un cantref (domaine), mais un jour que Llew rendait visite au roi Math, dans sa résidence de Caer Dathyl, Blodeuwedd accueillit Gronw Pebyr, seigneur de Penllyn, qui chassait dans le pays.

    La trahison de Blodeuwedd.

    Blodeuwedd offrit l’hospitalité au chasseur pour la nuit et en tomba amoureuse. Les amants passèrent plusieurs nuits ensemble et projetèrent de tuer l’époux. Mais Llew est un dieu qui ne peut être tué que selon certaines modalités: il ne peut être tué à l’intérieur, ni à l’extérieur, ni lorsqu’il chevauche ou qu’il marche. En fait, il ne peut être assassiné que dans une seule position : quand il prend son bain avec un pied sur une chèvre et l’autre sur un chaudron, par une lance forgée spécialement pendant une année.

    Gronw demanda à Blodeuwedd de se renseigner pour apprendre comment tuer son mari. Le lendemain Llew revint et trouva une Blodeuwedd en larmes. Elle lui confia ses craintes concernant le fait qu’il pourrait un jour trouver la mort et ne plus revenir. Llew la consola, en lui disant qu’il ne pouvait pas être facilement terrassé, que seule une lance pourrait le tuer et cela dans certaine circonstances.

    Blodeuwedd demanda à son mari de lui expliquer comment on pouvait arriver a obtenir ces circonstances, il lui dit alors qu’il devait prendre son bain sur les rives d’une rivière, dans un chaudron couvert d’un toit, et qu’il devait y avoir une chèvre au coté du chaudron. Il devait alors mettre un pied sur le dos de la chèvre et l’autre sur le bord du chaudron. Et là la lance pourrait le tuer.

    Blodeuwedd, envoya un message à Gronw, lui disant de commencer a fabriquer la lance. Après une année et un jour, Blodeuwedd, demanda alors a Llew de lui montrer comment on arrivait a se tenir en équilibre sur un chaudron et une chèvre. Encore pour calmer son épouse Llew le fit, mais au moment ou il posa le pied sur le bord du chaudron, Gronw sortit de l’ombre et lui transperça les côtes. Au même moment Llew se transforma en aigle et s’envola en poussant un cri de douleur, non seulement du fait d’avoir été blessé mais également pour la trahison de son épouse bien aimée.
    L’amant meurtrier prit sa place à la tête du royaume.

    Gwydion parcourut le Gwynedd à la recherche de son neveu. Il retrouva l’aigle et, chantant des englyn, chants magiques, lui redonna son aspect humain. Il le ramena à Caer Dathyl pour être soigné par les meilleurs médecins. Puis ils mobilisèrent les hommes du Gwynedd et marchèrent vers le cantref de Dinoding.
    Gwydion transforma Blodeuwedd en chouette pour qu’elle ne vive que la nuit et soit méprisée des autres oiseaux en la maudissant ainsi. «Vous n’oserez pas montrer votre visage, plus jamais à la lumière du jour, plus jamais, et ce sera la cause de l’hostilité entre vous et tous les autres oiseaux. Ce sera leur nature de vous harceler et de vous mépriser partout où ils vous trouveront. Et vous ne perdrez pas votre nom  qui sera toujours «Blodeuwedd ».

    Blodeuwedd signifie « hibou » en langage d’aujourd'hui. Et c’est à cause de ça qu’est née l’hostilité entre les oiseaux et la chouette et que le hibou est encore appelé Blodeuwedd. »

    Pendant ce temps, Gronw s’échappa et envoya des émissaires à Lleu pour implorer son pardon. Lleu refusa, exigeant que Gronw l’attende sur la rive de la rivière Cynfael pour recevoir un coup de sa lance. Gronw pria désespérément quelqu'un de sa troupe de guerre de prendre sa place, mais ses hommes refusèrent. Finalement, Gronw dut se résoudre à recevoir le coup, à la condition qu’il puisse placer une grosse pierre entre lui et Lleu. Lleu permit à Gronw de le faire, puis leva la lance et la projeta avec une telle force qu’elle perça la pierre, tuant son rival.
    Une pierre percée à Ardudwy est encore connue sous le nom de Llech Ronw (Pierre de Gronw).

    Llew récupéra ses terres et règna sur tout le Gwynedd.

     

     

     


    Sources: Wikipédia et http://www.orderwhitemoon.org/goddess/arianrhod2/Arianrhod_2.html
    http://calendriercelte.tumblr.com/arianrhod
    http://laforetceltique.forumactif.com/t890-blodeuwedd

     


    16 commentaires
  •  

    Chromolithographie de l'artiste hambourgeois Arnold Schleisinger (1926)

    Mami Wata

     

    Mamy Wata est la Mère des eaux, mi-femme mi-poisson, mi-terrestre mi-aquatique, déesse du culte vodun au Togo et au Bénin, esprit de l’eau craint par les pêcheurs du Nigeria et du Ghana, mangeuse d’hommes qui erre dans la nuit africaine, sous les traits d’une revenante, sainte patronne des prostituées de Kinshasa.

    Mamy Wata est une divinité qui est l’objet d’autant de cultes que d’adeptes. Héroïne de contes lacustres et de légendes urbaines, elle recouvre autant de symboles que de cultures, et incarne autant de vertus que d’espoirs, autant de maléfices que de peurs.
    C'est la déesse mère des Eaux, déesse crainte des Pêcheurs, elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l'océan destructeur.

    Mami Wata est généralement décrite comme une femme d'une grande beauté, aux cheveux noirs, raides ou bouclés, qu'elle coiffe avec un peigne d'or. Elle a la peau claire, les yeux grands et brillants, ses vêtements sont à la dernière mode et ses bijoux aveuglants. Ces signes de richesse sont le signe de la nature dangereuse de Mami Wata.

    Mais le plus souvent elle est décrite sous les traits d'une sirène mi-femme mi-poisson ou mi-femme mi-serpent. Un grand serpent (symbole de la divination et de la divinité) l'accompagne souvent. Par ces attributs elle ressemble beaucoup aux Vouivres européennes et rappelle évidemment Mélusine.

    Cette sirène est l’une des rares déités de la mythologie africaine à être représentée, picturalement parlant, sous des traits et une forme récurrents.

    Mami Wata

    Selon une tradition nigérianne, les adeptes hommes peuvent rencontrer Mami Wata sous la forme d'une belle prostituée. Après l'acte sexuel, elle lui apparaît et lui demande la fidélité et le secret. S'il accepte, la fortune et la santé lui sont accordées, sinon, ruine sur sa famille, ses finances et son travail.

    Van Stipriaan rapporte d'autres histoires dans lesquelles des voyageurs (des hommes) la rencontrent sur la rivière. Mami Wata est immanquablement à sa toilette, se coiffant les cheveux en se regardant dans un miroir. Quand elle remarque l'intrus, elle s'enfuit dans l'eau en laissant ses affaires derrière elle dont le voyageur s'empare. Plus tard elle lui apparaît en rêve et lui demande la restitution de ses affaires et qu'il lui soit sexuellement fidèle. S'il accepte, la fortune lui est accordée, sinon il a le mauvais œil.

    Mamiwata, en plus d’être un être hybride, est une divinité étrangère. Etrangère aux hommes et étrangère à la nature. C’est une créature supranaturelle, car elle incarne le croisement de trois mondes : animal, humain et spirituel.
    Mamiwata est également la seule divinité africaine, vénérée ou connue dans un espace géographique rassemblant des cultures et des peuples aussi divers que les Ibo du Nigeria, les Ewé du Bénin, les Bamiléké du Cameroun et les Kongo de la RDC. Bien qu’elle soit l’objet de cultes différents et soit rattachée à des symboles bien particuliers selon les ethnies, les croyances, mais aussi les milieux sociaux, on peut dire que Mamiwata est une déesse « panafricaine ».

    En se basant sur la localisation « côtière » des pays où le culte de Mamiwata est le plus répandu, à savoir le golfe de Guinée, pour le Nigeria, le Ghana, le Bénin et le Togo, et l’Afrique Centrale pour le Cameroun et la RDC, certains chercheurs sont arrivés à la conclusion que Mamiwata, dans sa représentation moderne, est apparue pour la première fois en Afrique au 15ème siècle, au moment où les Européens ont abordé les côtes du continent noir. La sirène aurait été introduite en Afrique, à la fois par les récits des marins européens, mais également par les figures de proue de leurs navires, qui représentaient très souvent une sirène.
    Elle serait selon certains la représentation du mal et des vices apportés par l’homme blanc.

    Son culte varie selon ses initiés, prêtres et adorateurs, cependant des grandes lignes se dégagent. Des réunions peuvent avoir lieu, mais la déité est plus encline à des rapports individuels avec ses suiveurs. Elle a de nombreux prêtres et médiums en Afrique, en Amérique et aux Caraïbes, qui sont spécifiquement initiés.

    Au Nigéria, ses adeptes portent des vêtements rouges et blancs, car ces couleurs représentent la nature double de Mami Wata : dans l'iconographie igbo, le rouge représente la mort, la destruction, la chaleur, la masculinité et le pouvoir alors que le blanc symbolise également la mort, mais aussi la beauté, la création, la féminité, le renouveau, la spiritualité, l'eau et la santé. Les sanctuaires de Mami Wata peuvent être décorés de ces couleurs et avec des cloches, des sculptures, des icônes chrétiennes ou indiennes, des poupées, de l'encens et des restes de sacrifices précédents.

    Le culte de Mami Wata consiste en des danses accompagnées de musique. Les adeptes dansent jusqu'à entrer en transe. Elle les possède alors et leur parle. Les offrandes sont également importantes : elle préfère de la nourriture et de la boisson, de l'alcool, des objets odorants (pommade, poudre, encens, savon, etc.) ou des biens précieux comme les bijoux. Les adorateurs modernes offrent couramment des biens manufacturés (Coca-Cola, bijoux de créateurs, etc.)

    La religion vodun ayant traversé l’Atlantique avec les esclaves africains durant près de quatre siècles de traite, la sirène Mamiwata est également très présente dans certains cultes de la diaspora noire.
    On la retrouve dans les Caraïbes, et dans certaines régions d'Amérique du Nord et du Sud, souvent sous le nom de Water Mama. Elle est en particulier vénérée dans le culte du Candomblé au Brésil, où elle porte le nom de Yemanja, et ceux de la Santeria à Cuba ou en Haïti, où les descendants d’esclaves africains l’ont baptisée Yemoya. Un culte spécial lui est consacré dans la tradition du vaudou haïtien sous le nom de Iemanja.

    Selon les traditions des deux côtés de l'Atlantique, l'esprit enlève ses adeptes ou des gens au hasard alors qu'ils nagent ou qu'ils sont en bateau. Elle les emmène dans son royaume qui peut être sous l'eau, dans le monde des esprits, ou les deux. Si elle leur permet de partir, les voyageurs reviennent souvent dans des vêtements secs et avec une nouvelle intelligence spirituelle qui se reflète dans leur regard, souvent ils s'enrichissent, deviennent plus séduisants et plus faciles à vivre.

    Mamiwata est donc une combinaison subtile de croyances africaines et d’imageries à la fois européennes et indiennes. L’aspect « étranger » de Mamiwata a d’ailleurs toujours été fortement souligné dans sa représentation picturale, comme symbole des bouleversements culturels apportés par la traite négrière et la colonisation européenne.

     

    Mami Wata

     

     

    Sources: Wikipédia et http://www.masque-africain.com/sculptures.html

     


    14 commentaires
  • Tanit

    Tanit - Ve-IIIe siècle av. J.-C.,
    Provenance : Nécropole de Puig des Molins, Ibiza,
    Musée Archéologique de Catalogne, Barcelone

     

    Tanit

    Tanit est une antique déesse phénicienne, chargée de veiller à la fertilité, aux naissances et à la croissance. Elle était la déesse tutélaire de la ville de Serepta et son culte prit de l'ampleur à Carthage où elle était aussi nommée Oum. Elle était la parèdre du dieu Ba'al Hammon dont la présence se retrouve dans beaucoup de religions anciennes du Moyen-Orient.

    Le pouvoir de Tanit se répandait dans plusieurs domaines: elle était la maîtresse du ciel et de la lune, de la fertilité et de la guerre. Elle était aussi vénérée comme la déesse astrale qui unit le ciel à la terre, mais aussi comme la déesse de la pluie et pour obtenir ses faveurs, on sacrifiait des moutons et des pigeons.
    Ses symboles sont la grenade, le pigeon et le lion.

    Tanit est dénommée Tanit péné Baal (littéralement « face de Baal ») aux environs de 400 av. J.-C., ainsi que Tinit ou Tinêt. Elle avait des temples dans la plupart des cités de Phénicie ou de Syrie, et dans les colonies phéniciennes.

    C'est surtout à Carthage qu’elle était adorée sous le nom de Tanit. On a trouvé sur l'emplacement de cette ville des milliers d'ex-voto puniques, où elle est associée à Baal.

    TanitTanit

     

    Tanit a été interprétée par les Romains comme une forme particulière de Junon : Iuno Caelestis vite devenue Caelestis.
    On célébrait en son honneur des mystères, auxquels assista encore saint Augustin. Le temple de Caelestis à Carthage se conserva jusqu'en l'année 399 de notre ère; il fut alors transformé en église, puis détruit. Cette déesse avait des sanctuaires dans beaucoup d'autres villes africaines.

    En Tunisie encore actuellement, la coutume veut qu'on invoque Oumouk tangou (Oum) ou encore Omek tannou (la Mère Tangou ou Tannou en arabe tunisien) les années de sécheresse, pour apporter la pluie ; de même qu'on parle de cultures "Baali" (ba'li) pour dire cultures non irriguées, sans doute pour dire qu'elles dépendent uniquement du dieu Ba'al Hammon.

    Tanit

    Malheureusement, dans les écritures anciennes, on trouve peu de choses sur le culte et la mythologie de Tanit.
    Certains considèrent Didon, fondatrice de Carthage, comme un avatar de Tanit.

    Didon est une princesse phénicienne, première-née du roi de Tyr, dont la succession est entravée par son frère Pygmalion. Pygmalion assassine le mari de Didon, Sychée, et s‘empare du trône. Pour éviter probablement une guerre civile, Didon quitte Tyr avec une suite nombreuse de partisans, s'embarquant pour un long voyage dont l'étape principale est l'île de Chypre. À Chypre, l'escadre embarque des jeunes filles destinées à épouser les membres masculins de l'expédition. De gré ou de force? L’histoire ne le dit pas.

    Débarquée sur les côtes de l'actuelle Tunisie, vers 814 av. J.-C., elle choisit un endroit où fonder une nouvelle capitale pour le peuple phénicien. Elle obtient l’autorisation du seigneur local de s’établir sur son territoire: moqueur, il lui accorde des terres «autant qu'il en pourrait tenir dans la peau d'un bœuf». Elle choisit alors pour fonder sa ville une péninsule s'avançant dans la mer et, ingénieuse, fait découper une peau de bœuf en lanières extrêmement fines. Mises bout à bout, celles-ci délimitent l'emplacement de ce qui deviendra plus tard la grande Carthage.

    Tanit


    Le tophet de Carthage, aussi appelé tophet de Salammbô, est une ancienne aire sacrée dédiée aux divinités phéniciennes Tanit et Baal situé dans le quartier carthaginois de Salammbô, en Tunisie, à proximité des ports puniques.
    Ce tophet, «hybride de sanctuaire et de nécropole», regroupe un grand nombre de tombes d’enfants qui, selon les interprétations, auraient été sacrifiés ou inhumés en ce lieu après leur mort prématurée. Le périmètre est rattaché au site archéologique de Carthage classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
    L’imaginaire collectif a été alimenté par le roman de Gustave Flaubert, Salammbô (1862), qui donna son nom au quartier où fut découvert le sanctuaire


    Le Signe de Tanit
    Le signe de Tanit est un symbole représentant semble-t-il une femme, les bras levés vers le ciel, peut-être en signe de prière ou d‘invocation.
    On le retrouve très fréquemment sur les stèles carthaginoises.

    On suppose que le simple fait de graver ce symbole appelait la protection de la déesse, et de ce fait, repoussait les dangers. On le trouve aussi sur des poids en métaux, et des petits objets, des amulettes…

    Tanit

    Au delà d'une fonction funéraire, ce signe possède peut-être aussi des intérêts liés à la fertilité, d'où la présence de ces bornes au delà des cimetières.

     

    Tanit

     

     

     



    Sources: Wikipédia et http://ibicasa.com/fr/art/05_12-tani1.php

     

     


    21 commentaires
  • Tara

    Tara

    La légende de Tara:

    Selon la tradition, Tara était, à l'origine, une jeune fille qui devint une déesse.

    Tout commence dans la nuit des temps, à l'époque du Bouddha "Son du Tambour".
    Vivait alors une princesse du nom de "Lune de Sagesse" qui, pendant dix millions d'années, fit chaque jour d'immenses offrandes à Son du Tambour et à ses disciples. Elle fit aussi, en sa présence, la promesse d'atteindre l'Éveil pour secourir tous les êtres, et de se consacrer sans cesse à leur bien.

    Les moines lui dirent alors que, pour atteindre son but, elle devrait prier afin de renaître homme et non point femme. Lune de Sagesse, qui ne voyait rien à redire à sa féminité, n'apprécia guère leur commentaire et, après leur avoir fait remarquer que, en ce qui concerne l'Éveil, il n'existe ni homme ni femme, elle leur déclara :

    "Beaucoup désirent l'Éveil dans un corps masculin, mais personne n'œuvre pour le bien des êtres dans un corps féminin. C'est pourquoi, jusqu'à ce que le Samsâra (Cycle des existences) soit vide, Je travaillerai pour le bien-être de tous les êtres dans un corps féminin".

    Puis, pendant dix millions d'années, elle pratiqua jusqu'à ce qu'elle atteigne la complète réalisation et devienne capable de libérer dix millions d'êtres chaque matin et autant le soir.
    C'est alors que Bouddha Son du Tambour déclara qu'elle serait désormais connue sous le nom de "Tara", la Libératrice.

    Vie après vie, Tara s'est manifestée sous une forme féminine pour montrer que l'illumination peut être atteinte aussi bien par les femmes que par les hommes, qui veulent ouvrir leur cœur et recevoir la bienveillance et la compassion.

    ***********

    Tara, est un Bodhisattva féminin très populaire et une divinité féminine issue de l'Hindouisme et du Bouddhisme Tibétain.

    Tara signifie «Etoile» et est interprété comme «celle qui aide à traverser l’océan du Samsara».

    Il existe 21 Taras différentes qui se distinguent par leur couleur, leur posture et les attributs qu’elles portent dans leurs mains. Mais les plus importantes sont la Tara Blanche et la Tara Verte.

    On trouve plusieurs légendes concernant sa naissance: la Tara blanche serait née de l’œil gauche d’Avalokistevara et la Tara verte de l’œil droit. Tara "celle qui Sauve" a pour mission de seconder le Bodhisattva de la Compassion, qui s'incarne dans chaque Femme Vertueuse.

    Les premières représentations de la déesse datent du VIe siècle de notre ère, époque à laquelle Tara était considérée comme la Shakti ou l'épouse d'Avalokitésvara. Au Tibet, où son culte se répandit au Xe siècle, et depuis lors, elle a été largement adorée en tant que divinité personnalisée.

    Tara

    Tārā blanche, Sītā Tārā (la Libératrice blanche mais aussi, lumineuse, claire) est l'une des formes des 21 Tārā connues. Elle est une déité du bouddhisme tibétain. Elle symbolise l'activité de pacification, et accorde plus particulièrement la longévité et la santé. Son mantra est souvent récité en pensant à quelqu'un. Elle exprime aussi la compassion, et on la représente avec sept yeux (3 sur le visage, 2 dans les paumes des mains, 2 sous la plante des pieds), pour signifier la vigilance et l'omniscience de l'esprit habité par cette compassion (karuna). Elle est dans la posture du vajra….

    On priera plus souvent Tara blanche pour ce qui est d’obtenir santé et longue vie avec ce mantra particulier : « Om tara toutara touré mama ayuhpunyajnana-pustimkuru svaha »

    Ce qu’il faut retenir de Tara blanche c’est qu’elle est une énergie de transformation, de protection, de liberté et de pardon. Elle transforme toutes les énergies négatives en énergies positives, l’énergie des lieux, des situations, des évènements. Elle purifie les énergies liées à notre karma, nous offrant la possibilité de nous libérer et de résoudre des problèmes liés au passé. Elle est surtout associée aux rituels de longévité ou de guérison.

     Tara

    La Tara verte (Dölma Doljan en tibétain,) est une autre des 21 formes de Tara, bodhisattva du bouddhisme qui officie pour la bienveillance des êtres. Elle est représentée assise, une jambe déployée, et ses deux mains tenant des fleurs de lotus, un cristal entre les deux yeux. La jambe gauche pliée montre son renoncement aux passions, la droite, à demi dépliée, montre que Tara est prête à se lever pour secourir tous les êtres. Ceci nous montre donc qu’elle à fais le choix de revenir pour aider ceux qui souffrent alors qu’elle-même est déjà libérée des imperfections du samsara. Son emblème est la couleur verte, symbole d'espoir, et le lotus bleu à demi-ouvert.

    La Tara verte est particulièrement connue pour sa puissance à surmonter les situations les plus difficiles, donnant la protection et le réconfort contre tous les dangers.

    Son mantra est "Om Taré Touttaré Touré Soha"

    La Tara Verte est active et éveillée, (sa parenté avec le bouddha Amoghasiddhi qui règne sur la famille de l’action n’y est pas pour rien) le vert représente le vent qui la porte avec rapidité pour secourir ceux qui la prient. Au Tibet on offre ses statuettes et ses Tangkha (peintures sur toile) aux lamas en guise de prière pour leur souhaiter longue vie.

    Le jour de Tara est le huitième jour après la lune noire.

    Tara est une Déesse très populaire au Tibet Elle fait l’objet d’une grande dévotion de la part des érudits et lamas, mais également du peuple tout entier….Tous connaissent sa louange aux vingt et un hommages et la récitent quotidiennement. La louange aux vingt et un hommages n’est apparemment pas d’origine humaine mais un texte issue d’un tantra transmis par un Bouddha appelé Vairochana. Cette louange est un texte hautement poétique mais qui peut paraître obscur sans explication par un Lama ou un érudit.

     

     

    Sources: http://guerirautrement.canalblog.com/archives/2011/09/17/22064149.html
    http://ordrededea.weebly.com/tara.html - http://angelsplace.perso.sfr.fr/Taras.htm et Wikipédia

     

     

     


    10 commentaires
  • Cerridwen

    Cerridwen
    la Gardienne du Chaudron

     

    La Vieille Femme, la Sagesse

    Dans la légende galloise, Cerridwen représente la vieille femme, l'aspect le plus sombre de la déesse. Elle a des pouvoirs de prophétie et est la gardienne du Chaudron de Connaissance et d'Inspiration dans les Enfers.
    Cerridwen est la déesse de la transformation et de l'initiation et est souvent adorée par ceux qui cherchent une initiation dans des lieux retirés.
    En tant que gardienne du savoir caché elle est aussi priée par ceux qui cherchent les vérités cachées. Elle est aussi appelée la déesse lune dans les Wales ou on la considère comme la grande mère, la déesse de la nature. Les bardes de cette région se nomme eux-mêmes les Cerddorion (fils de Cerridwen). Taliesin fait aussi partie de leur légende. Aussi on dit que Cerridwen est la déesse de la mort, de la fertilité, de la régénération, de la science, de l'astrologie, de la poésie, des sorts et de la connaissance.

    Comme de nombreuses Déesses Celtes, Cerridwen possède deux enfants ayant des caractéristiques opposées. Sa fille, se nommant Creidwy, était très belle et très intelligente. Elle symbolise la lumière et possède de nombreux dons. Son garçon, Afagddu, est laid et malformé, dépourvu d'intelligence et de quelconque pouvoir. Il a un caractère méchant et stupide. Creidwy représente l'aspect merveilleux, beau, sage de Cerridwen tandis qu'Afagddu représente son côté obscur.

    La légende raconte que la Déesse Cerridwen, déçue et attristée de l'apparence de son fils, laissa mijoter un breuvage magique composé de 6 herbes sacrées pendant un an et un jour (la notion d'un an et un jour était une base importante dans la croyance celtique car elle ramène à une vertu essentielle : la patience, puis au cycle de la vie et de la nature que les celtes vénéraient : en un an et un jour toutes les saisons sont passées et le cycle recommence. C'est donc un symbole fort du temps).

    Ce Chaudron (appelé « Amen » dans certain écrits ) était sous la surveillance de deux hommes. Le premier était un vieil homme appelé Norda qui devait contrôler le feu qui faisait bouillir l'élixir de connaissance et Gwyon Bach, chargé de remuer sans cesse le breuvage .
    Cette potion avait comme particularité de donner la sagesse et la connaissance divine à condition d'en absorber seulement les trois premières gouttes. Le reste du breuvage était un poison mortel. Cerridwen voulait ainsi compenser les infortunes physiques de son fils en lui donnant un intelligence sacrée.

    Malheureusement à la fin de l'année, le chaudron déborda et trois gouttes tombèrent sur le bras de Gwyon, l'homme chargé de remuer le breuvage. Cela le brûla et il eut le réflexe de poser ses lèvres sur la brûlure, avalant ainsi les trois premières gouttes de l'élixir.
    A cette instant Gwyon fut rempli de dons et de visions. Il entendit tous les secrets de la vie, passée présente et future. Il eut alors accès à toutes les connaissances et toute la sagesse du monde. Mais sachant que la Déesse Cerridwen allait être furieuse contre lui pour avoir rendu le reste du chaudron mortel, il s'enfuit pour échapper à sa colère.

    Cerridwen entendit le bruit de la course de Gwyon et le poursuivit.
    Ainsi Gwyon se transforma en lièvre pour lui échapper mais Cerridwen se changea en chien de chasse. Gwyon sauta dans une rivière et se métamorphosa en poisson et Cerridwen devint une loutre. Il se transforma en oiseau et s'envola dans les airs mais elle se changea en faucon. Voulant passer inaperçu, il se transforma en grain de blé et tomba au sol pour se cacher mais Cerridwen ayant tout vu se transforma en poule et picora les grains pour les avaler.

    Mais lorsque Cerridwen repris sa forme humaine, elle se rendit compte qu’elle était enceinte. Neuf mois plus tard elle donna donc naissance à Gwyon, mais au lieu de le tuer comme c'était son intention, sa beauté la força à l'épargner. Elle plaça le bébé dans une poche de cuir et l'envoya à la mer. Il flotta deux jours jusqu'à Beltane où il fut secouru via un banc de saumon par Elphin, un neveux du roi des Wales du nord qui l’adopta. Gwion fut nommé Taliesin, ce qui signifie "front brillant".
    Il devint ainsi le plus célèbre des bardes gallois : Taliesin.

     

     http://imaginaire-des-songes.over-blog.com/article-1230510.html
    http://www.unionpaienne.com/site/index.php?page=le-pantheon-celtique

     

     

    Cerridwen

     

    Taliesin

     

    Pour faire suite à Cerridwen, voici l’histoire de Taliesin:

    L’histoire de Taliesin, le plus célèbre des Bardes, s’inscrit dans le cycle du Graal, l’épopée des Chevaliers de la Table Ronde et du Roi Arthur.

    Taliesin, qui signifie « front brillant », est une figure importante de la mythologie celtique et de la littérature galloise; c’est à la fois un poète historique du VIe siècle (son nom est associé au Livre de Taliesin, un recueil de poèmes manuscrits du Xe siècle mais dont la composition serait contemporaine du barde historique) et un barde mythique de la littérature galloise, dont la légende fait: le « Chef des Bardes de Bretagne ».

    Le poète historique:
    Taliesin serait né vers 534, dans le Powys et serait mort vers 599, il serait le fils de saint Henwg de Llanhennock. Il fait partie des Cynfeirdd, c’est-à-dire les premiers bardes. Selon l’Historia Brittonum attribuée à Nennius, c’est un contemporain d’Aneirin et l’un des plus grands poètes de Bretagne.Une douzaine de poèmes du Livre de Taliesin sont authentifiés et lui sont attribués, ce sont des louanges des différents rois au service desquels il a été attaché. Le poète Alfred Tennyson (1809-1892), dans son recueil Idylls of the King, l’incorpore à la légende arthurienne et en fait un barde du mythique roi Arthur. Les dates n’étant pas très fiables, se pourrait-il qu’il n’y ait qu’un seul et même Taliesin? Mais on sait que ce nom se transmet de barde en barde.

    Le barde mythique est celui qui nous intéresse.

    Taliesin est également connu comme Taliesin Ben Beirdd -Taliesin, chef des bardes. Deux fois né. Selon la légende, Taliesin a commencé sa vie comme Gwion Bach qui était un serviteur de la déesse Cerridwen.

    L’histoire de Gwion Bach, voir ci-dessus Cerridwen.
    Pour que son fils soit accepté, Cerridwen décide de lui donner le don de l’inspiration prophétique (l'Awen) à l’aide d’une mixture magique qu’elle fait bouillir dans son chaudron pendant un an et un jour.
    Cerridwen, le jour venu, va mettre au monde l'enfant toute seule. Cet enfant est tellement beau que lorsque ses yeux croisent les siens, elle ne peut se résoudre à l'éliminer. elle l'installe dans un coracle, embarcation légère, et l’abandonne sur la mer.

    L’histoire de Taliesin:
    Les flots roulèrent le sac jusqu’au royaume du roi Gwyddno, où Elffin, le fils du roi, le découvrit. Il libéra l’enfant et lui donna le nom de Taliesin. Celui-ci lui dit : « Toi qui m’as sauvé des eaux, je peux t’apporter de belles récompenses… ». Elffin, bien étonné de ce discours, lui demanda : « Qui est ce petit être qui me parle comme un adulte ? » Et Taliesin lui raconta l’origine de sa naissance. Puis Taliesin ajouta: " Grand merci à toi, Elfin, de m'avoir ainsi recueilli et accueilli. Entends maintenant que tu ne le regretteras pas car je suis Taliesin et bientôt mon nom brûlera parmi les innombrables étoiles du ciel. Crois bien que je ne serai pas ingrat et que tu trouveras avec moi une récompense à la hauteur de ta bonté. "

    Taliesin passe quatre années dans la maison d'Elffin, quatre années qui le voient passer d'enfant, au jeune homme, au grand émerveillement des gens du roi Gwyddno. Tout ce temps, il s'applique à égayer son bienfaiteur qui, de timoré et voûté qu'il était, devient peu à peu un homme de compagnie agréable et de bonne conversation.
    Taliesin remerciera son bienfaiteur en lui faisant gagner un chaudron rempli d’or après un tournoi de bardes grâce auquel il le fera libérer d’un injuste emprisonnement.

    Puis il prit son indépendance, et alla de royaume en royaume… Un jour, au cours de ses pérégrinations, il rencontra un personnage étrange qui lui dit :

    « Je sais qui tu es. Tu seras le meilleur des bardes… Tu es Taliesin, le prince des Bardes de tous les royaumes qui sont au couchant du soleil… ». Taliesin lui répondit : « Moi aussi je sais qui tu es. Tu es l’esprit du temps et de l’espace. Les hommes de Bretagne t’ont donné le nom de Merlin. Je te salue, Merlin, toi le prophète des temps passés, des temps présents et des temps futurs. Tu conduiras le futur roi Arthur jusqu’à l’épée Excalibur, tu connaîtras les Chevaliers de la Table Ronde et Lancelot du Lac du «Château de Joyeuse Garde». Je suis Taliesin et j’ai revêtu une multitude d’aspects avant d’acquérir ma forme définitive. J’ai été la lance étroite et dorée, j’ai été goutte de pluie dans les airs, j’ai été lumière de la lampe, j’ai été chemin, j’ai été aigle, j’ai été bouclier dans les batailles… et je pourrai changer jusqu’à la fin des temps… »

    Élaborée dans un contexte chrétien, rédigée alors que la tradition a été oralement transmise pendant des siècles, la légende de Taliesin nous décrit l’archétype du poète gallois, qui est une évolution du druide. Chez les Celtes, la divination comme la médecine est une branche de la magie, exercée par la classe sacerdotale. C’est par accident que Gwion Bach s'approprie le don prophétique mais il doit fuir et montrer ses capacités à se transformer; ces métamorphoses sont courantes dans la mythologie celtique.

    Autre élément important de la mythologie celtique, le chaudron qui est notamment l’un des talismans du dieu-druide le Dagda irlandais. C’est le symbole de la prospérité, de la richesse et aussi l’ustensile de référence pour la préparation de la magie.

    Dans la société celtique de l’Antiquité, le druide et le roi forment une sorte de binôme, si le second règne sur son peuple, il ne peut le faire qu’avec les conseils et sous la direction spirituelle du premier. C’est ce qu’illustrent les rapports entre Taliesin et Elffin, tout comme ceux entre Merlin et Arthur.

    Une statue de Taliesin, « prince des magiciens, barde du roi Arthur », par R. Joncourt, se trouve depuis 2000 sur la place de la mairie de la commune de La Forest-Landerneau (Finistère).

    Cerridwen

     

    (Elle ne correspond pas du tout à l’image que je m’en fait.)

    Selon ce qu’on en dit, les origines de cette commune se rattachent au Château de Douloureuse Garde, ou «Château des pleurs dans la forêt» qui, délivré de ses sortilèges par le Chevalier Lancelot du Lac, a pris le nom de Joyeuse Garde qu’il a conservé depuis.

     

     

     

    Sources: http://www.bretagne-celtic.com/legende7.htm - Wikipédia et http://enviedailleurs.forumpro.fr/t1146-taliesin-le-prince-des-bardes-
    http://www.la-forest-landerneau.fr/forest/histoiref/taliesin.htm

      

     


    9 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique