• Litha

    La roue tourne, tourne, tourne,
    Voici que de nouveau nous fêtons Litha.

     

    Litha, le solstice d’été - (21 - 22 juin)

    Nommée Litha par les païens, c'est également la fête de la Saint-Jean pour les Chrétiens.

    Dans les pays nordiques, cette fête est appelée Midsummer, le milieu de l’été. L’ancien calendrier considérait que l’été commençait à Beltane pour se terminer à Lughnasad, le solstice d’été étant à mi-point entre ces deux dates; ce qui est plus logique que notre calendrier qui considère que l’été débute lorsque les jours commencent à diminuer.

    C'est une célébration du jour le plus long, où les pouvoirs de lumière sont au maximum de leur force. Cependant, cette fête est aussi teintée de tristesse, parce que, dès lors, le temps d'obscurité grandira.
    Le soleil est à l’apogée de sa puissance, mais c’est aussi l’annonce de son déclin; à partir de cette date les jours vont raccourcir. Le roi Chêne (Dieu de l’année qui croît) qui régnait sur la première partie de l’année sera vaincu par le roi Houx (Dieu de l’année qui décroît), dont le règne commence dès à présent pour se terminer à Yule.

    Litha

    C’est donc le moment d’emmagasiner la force du soleil.
    A cette période, la nature est en pleine luxuriance, les jardins sont remplis de fleurs, les arbres commencent à se charger de fruits que le soleil fera mûrir.
    La terre nage dans la fertilité de la Déesse et celle ci, porte dans son ventre l'enfant conçu à Beltane.

    Bien que les anciens Celtes n’aient pas laissé d’écrits sur leurs pratiques, certaines chroniques tenues par les premiers moines chrétiens nous informent que la Saint Jean était célébrée par de grands feux de joie et des processions.

    D’après les druides la fonction des feux était de soutenir le soleil par la magie, afin qu’il conserve la force de réchauffer la terre, faire mûrir les fruits et les grains, protéger les hommes et le bétail des maladies et qu‘il éloigne les forces du mal enfouies dans les ténèbres. On faisait également passer le bétail entre les feux dans ce but.

    En ce jour de l’année, une importance primordiale est donc accordée au pouvoir magique du Feu. On allumait des feux de joie pour célébrer le soleil au sommet de sa puissance car les feux d’été, feux de jubilation et de purification sont également feux propitiatoires destinés à apaiser l’angoisse humaine devant le déclin solaire.

    De nos jours, les sorcières et les druides se ressemblent la veille (le 20 juin au soir) sur des sites sacrés anciens - pierres levées, cercles et collines - pour observer ensemble le lever du Soleil au solstice. Les cérémonies druidiques interviennent au lever du jour et à midi. Le rite de l’aube célèbre l’arrivée du jour le plus long et salue le Soleil en plénitude (l’observance de ce rite à Stonehenge est connues de tous).
    Ils ne dorment pas pendant la nuit la plus courte de l'année, se tiennent compagnie en racontant des histoires et en chantant après avoir accompagné de roulements de tambours la descente du Soleil à l'horizon.
    À l'aube, les roulements de tambours recommencent, cette fois-ci pour encourager les efforts du Soleil à se lever de bonne heure, à monter haut et à briller longtemps sur le jour le plus long.
    Le reste de la journée est passé d'habitude dans la nature, en partageant des rituels et de la nourriture ou en récupérant le sommeil perdu. C’est aussi le temps du ramassage des herbes médicinales qui sont au mieux de leur pouvoir à cette période.

    Dans de nombreux pays d'Europe, on allume toujours des feux sur les collines, les gens participent encore à des processions nocturnes en portant des flambeaux, et dans les régions vallonnées, on fait rouler du haut en bas d’une colline une roue garnie de paille enflammée pour favoriser le voyage du soleil et l’inciter à développer sa course. La roue est un signe de perpétuel renouveau et la paille est le symbole du dessèchement et de la mort.

    La tradition veut que l’on saute par-dessus le feu seul ou main dans la main avec celui ou celle qu’on aime en souvenir des rites de fertilité, quand il s’agissait de deviner la hauteur des récoltes à venir et d’assurer la fertilité des jeunes et nouveaux couples.

    Dans les temps anciens les Druides cueillaient du Gui, car à cette période de l’année, il n’avait pas encore de baie et était donc considéré comme une amulette de protection. On détruisait en ce même jour les anciennes amulettes qui avaient perdu leur efficacité en les jetant dans les feux sacrés. On répandait ensuite les cendres sur la terre.
    Les femmes marchaient nues dans leur jardin pour leur assurer fertilité.

    Le voile entre les deux mondes est à ce moment aussi mince qu’à Samhain, ainsi on peut rencontrer les représentants du ” Petit Peuple “, et les esprits des morts peuvent plus facilement traverser la frontière.

    C’est le moment de réaliser vos rêves et de rendre votre vie meilleure. Vous pouvez faire un symbole rituel de quelque chose de gênant qui freine votre épanouissement afin de le jeter dans le feu.

    Ce soir là il est aussi d’usage de faire passer du millepertuis dans la fumée et le pendre à l’entrée de sa maison pour la protéger, d’aller cueillir des baies et des plantes médicinales et de laisser dehors du miel et du lait pour le petit peuple.

    Si vous marchez accidentellement sur du Millepertuis le soir de Litha, vous risquez de vous retrouver au Pays des Fées !

     

     

     

     

    Litha

     

     

     

     http://www.paganisme.fr/paganisme/fetes-celtiques/litha - http://www.blogg.org/blog-51512-billet-en_savoir_plus_sur_litha-810802.html - http://www.thewhitegoddess.co.uk/the_wheel_of_the_year/litha_-_summer_solstice.asp-https://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2010/06/17/solstice-dete/

     

     

     


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  • La pieuvre de Papetoia

    La légende de la pieuvre de Papetoia

     

    A Papetoai, l’emplacement autour du temple a toujours été un lieu sacré. A Fa’ato’ai, comme on l’appelait autrefois, il y avait un marae et une source d’eau fraîche et une une grande pieuvre envoyée par les dieux de l’ancien temps pour apporter à la population l’amour et l’harmonie. Tous les habitants venaient écouter la pieuvre parler de la nature, des étoiles et compléter leur connaissance du monde. Pendant longtemps, la pieuvre remplit sa mission et les habitants vivaient ensemble très paisiblement.

    Mais un jour, des étrangers débarquèrent sur la plage de Vaihere. Ces Hommes Tortues étaient venus à la nage de très loin. « De l’autre côté de la mer, il y a d’autres terres, d’autres pays, d’autres gens » dirent-ils à la population étonnée.
    Les Hommes Tortues allèrent alors voir la pieuvre au marae Tapuatea, et lui racontèrent leur histoire. Curieux, les gens de Fa’ato’ai demandèrent aux Hommes Tortues de les emmener voir où ils habitaient. La pieuvre, refusa d’abord de les laisser partir, mais pour éviter des conflits, elle accepta à contrecœur que quelques habitants partent.

    Quand ils revinrent de leur séjour au pays des Hommes Tortues, ils se mirent à raconter tout ce qu’ils avaient vu et tout ce qu’ils avaient appris dans ce nouveau pays. Ils racontèrent comment les gens là-bas vivaient et ce qu’ils faisaient. Et bientôt apparut la discorde parmi eux; car ils changèrent leurs façons de vivre. Souvent on les entendait dire « Non, ce n’est pas comme ça. Là-bas, au pays des Hommes Tortues, voilà comment sont les choses, voilà comment ils pensent, voilà comment ils font » alors les gens se mettaient à discuter et à se quereller.

    La pieuvre de Papetoia

    Les dieux entendant ces disputes parmi les habitants dirent à la pieuvre : « Nous te donnons une terre pour que tu puisses montrer aux gens comment s’aimer et vivre en harmonie, et maintenant ils se querellent. Si tu es incapable de guider les gens de l’île, nous allons te punir ».
    Quand la pieuvre entendit cette remarque des dieux, elle quitta Fa’ato’ai et alla se cacher dans la montagne Rotui et, tellement contrariée de plus pouvoir remplir sa mission, elle déversa son encre sur le versant de la montagne jusqu’à la plage de Vaihere où les Hommes Tortues avaient débarqué. On dit aujourd’hui qu’il ne faut pas pêcher à cet endroit parce que tous les poissons sont empoisonnés par l’encre de la pieuvre.

    L’ancien nom de Mo’orea était Aimeho, ce qui veut dire manger en cachette ; il vient de cette légende parce qu’on ne voit jamais une pieuvre manger car sa bouche est en dessous de son corps et donc qu’elle mange en se cachant.
    Le nom en entier est « ‘Aimeho i te rärä varu » ou Aimeho aux huit radiations, représentant les huit tentacules de la pieuvre. La tête de la pieuvre se trouve sur le Mont Rotai et ses tentacules rayonnent pour former les huit chaînes de montagne de l’île. Depuis l’église du village de Papetoai, l’on peut voir la tête et les deux yeux de la pieuvre couchée sur le Mont Rotui.

     

    La pieuvre de Papetoia

     


    Source: http://www.tahitiheritage.pf/legende-de-la-pieuvre-de-papetoai/

     

     

     

     


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  • Le Taureau

    Le Taureau

    Dieu parmi les dieux

    Figure essentielle de l'art paléolithique, le taureau jouait également un rôle central dans les plus anciennes religions connues de la Méditerranée et de son pourtour (mont Bégo, Crète, Anatolie, etc). On pense que le taureau était considéré comme l'agent visible de la force invisible qui meut et féconde la nature.

    C'est pourquoi les premières sociétés, notamment autour de la Méditerranée, ont dressé un culte à l'animal, symbole de puissance mais aussi de fertilité. Voici Apis et Hathor, en Égypte ; un peu plus loin, les habitants de la Crète, patrie du Minotaure, organisent des jeux acrobatiques mettant en scène ces bêtes avant de les sacrifier en hommage aux dieux.

    À son tour, Héraclès doit livrer combat à un taureau pour mener à bien ses douze travaux, tandis que Zeus n'hésite pas une seconde à en prendre l'apparence pour couronner de succès ses conquêtes amoureuses : comment la jolie Europe pouvait-elle en effet ne pas succomber à la beauté du noble animal ?
    Mais l'animal est aussi le héros de scènes moins religieuses : grâce à César qui, dit-on, aimait chasser l'aurochs sauvage en Grèce, il devient un acteur indispensable des jeux du cirque. On l'affronte lors des venationes (combats entre gladiateurs et animaux) ou on l'oppose à des fauves, éléphants ou encore rhinocéros. Mais des voix s'élèvent contre ces massacres, y compris plus tard parmi les premiers chrétiens.

    Le Taureau
    Taureaux paléolithiques représentés sur les parois de la grotte de Lascaux.

    Ainsi que dans beaucoup de religions asiatiques, le taureau avait été adopté, dès les premiers âges, par les Égéens, comme le symbole de la force et de l'énergie créatrice. Il devint plus tard l'emblème du Grand dieu qui faisait pendant à la Grande déesse, et joua, comme tel, un rôle important dans les légendes crétoises; il lui arriva même de s'incorporer à la nature divine : le Minotaure est analogue au dieu Taureau des Elamites, ou à l'Enki des Sumériens, qui était aussi "le taureau sauvage du ciel et de la terre".

    Le Taureau

    Chez les anciens Grecs et Romains, le taureau était la victime la plus ordinaire des sacrifices. Les Grecs l'immolaient à Zeus, à Arès, à Athéna, à Déméter à Aphrodite et à Apollon et les Romains à Jupiter, à Mars, à Minerve, à Cérès, à Vénus et aux Lares. 
    On choisissait des taureaux noirs pour Poséidon ou pour Neptune, pour Hadès ou pour Pluton et les dieux infernaux. Avant de les immoler, on les ornait de différentes manières : ils avaient sur le milieu du corps une grande bande d'étoffe ornée de fleurs , qui pendait des deux côtés. 
    Le taureau qu'on sacrifiait à Apollon avait ordinairement les cornes dorées.

    Le Taureau

    Tête de taureau symbolisant le dieu Taureau (Cnossos, Crète).

     Le taureau Aboudad joue un rôle important dans la cosmogonie perse; il naquit sans père et sans mère, simultanément avec Kayoumors, le premier homme; mais il était sans mouvement et sans parole, tandis que l'homme avait la faculté de se mouvoir et de parler. Le taureau fut mis à mort par Ahriman, et son âme consentit, à la sollicitation d'Ormuzd, à prendre soin des créatures qui étaient dans le monde, en attendant que le Ferouer de Zoroastre leur apprit à se préserver du mal. De la semence du Taureau, purifiée par la lumière de la lune, naquirent les plantes et les arbres, tandis que celle du premier homme donna naissance à un arbre représentant un homme et une femme unis, qui se divisèrent et devinrent Meschia et Meschiané.

    Il ne faut pas confondre ce taureau primordial avec celui que l'on trouve quelquefois réuni à la figure de Mithra, dans les compositions romaines. On représente celui-ci sous la forme d'un jeune homme d'une belle figure, coiffé du bonnet phrygien, un genou appuyé sur un taureau renversé, auquel il plonge un poignard dans le cou. C'est, dit-on, un symbole de la force du soleil, lorsqu'il entre dans le signe du Taureau.
    Le taureau est un des douze signes du zodiaque; les mythes racontent que c'est l'animal sous la figure duquel Zeus enleva Europe, d'où il fut mis au nombre des constellations; selon d'autres, ce serait Io, que Zeus aurait enlevée au ciel après l'avoir changée en génisse.

    Le taureau est honoré en Inde, et par la propre excellence qu'on lui attribue, et comme personnification de Nandi, monture du dieu Shiva. 

    Le Taureau
    Statue du Taureau Nandi, à Pashupatinath (Népal).
    © Photos : Serge Jodra, 2011.

    Le culte du taureau se retrouve jusqu'aux extrémités de l'Orient.
    C'est lui qui donne la fécondité à la Lune, dans la théologie des Perses (Zend-Avesta). Le taureau est une des grandes divinités du Japon. Dans un temple de Miyako, au Japon, l'on voit sur un autel fort large et de forme carrée, un taureau d'or, dont le cou est orné d'un collier très précieux; il tient un oeuf de ses deux pieds de devant, et le heurte avec ses cornes, comme s'il voulait le briser. (Un symbolisme qui rappelle celui de Dionysos , élevé par les Hyades, ou étoiles du Taureau, qui était quelquefois représenté avec des pieds et des cornes de taureau, auprès duquel on plaçait l'oeuf orphique, symbole de la nature qui produit tout).


    Taureau dans l'Égypte antique (Le Louvre)

    Le TaureauDans l'Égypte antique, le taureau est l'animal sacré par excellence. Symbole de force physique, de fertilité et de puissance sexuelle, on trouve des traces de sa vénération sur les gravures rupestres préhistoriques.
    La queue de taureau était l'un des attributs du pharaon ; trophée attaché à la ceinture du roi, il lui offrait la puissance de l'animal sacré.
    Les Égyptiens révéraient le taureau ou boeuf sacré, sous le nom d'Apis. A une époque tardive, cet Apis était devenu le type du taureau, signe équinoxial, alors premier des douze signes du zodiaque, qu'Osiris, c'est-à-dire ici le Soleil, avait rendu dépositaire de la fécondité. 

    En Sumérie, Enlil, le dieu taureau, est alors vénéré comme dieu de l'orage et de la fécondité.

    En hébreu, la première lettre de l’alphabet, alef, qui signifie taureau, est le symbole de la lune à sa première semaine. Beaucoup de lettres, de hiéroglyphes, de signes sont en rapport simultané avec les phases de la lune et avec les cornes du taureau, souvent comparées au croissant de lune.

    Pour mémoire, tout le monde connait l'épisode de l'adoration du Veau d'Or dans l'histoire de Moïse, qui est encore le culte du Taureau.


    Le taureau tricorne
    En Gaule, l'iconographie comporte un taureau aux trois grues (équivalent probable des cygnes insulaires) et un taureau à trois cornes, lequel est probablement un symbole guerrier incompris à l'époque gallo-romaine.
    Pourquoi trois? "Multipliés par la triade sacrée celtique, les symboles de force et la capacité reproductrice de cet animal s’en trouvent renforcés", explique le professeur Daniel Paunier.
    Sa présence en Gaule est importante, si l’on en juge par le grand nombre de statues ou statuettes de ce genre retrouvées en Suisse et en France, et qui témoignent d’un culte rendu à cet animal.

    Le Taureau

    Il est important dans la mythologie et la vie quotidienne des Celtes. Le vol de bovins est probablement au coeur de nombreux conflits entre différents groupes et il joue un rôle important lors les fêtes. On trouve la présence de cet animal dans le mythe dès 3000 ans avant J.-C.
    Un sacrifice de taureau est d'ailleurs représenté sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

    Le taureau ne semble pas avoir eu une valeur symbolique exclusive de virilité et il n'est pas certain que sa signification première soit à rechercher dans la dualité ou dans l'opposition sexuelle avec la vache. Le taureau est en effet, en Irlande, l'objet de métaphores surtout guerrières. Un héros ou un roi de grande valeur militaire est souvent appelé le taureau du combat. D'autre part, le taureau est la victime de ce qu'on appelle en Irlande le festin du taureau, première partie du rituel de l'élection royale, telle que la raconte le texte de la Maladie de Cuchulainn. On sacrifie l'animal, un poète mange de la viande, boit du bouillon à satiété, s'endort et, dans son rêve, voit le candidat-roi qui doit être choisi par l'assemblée des nobles. La seconde partie du rituel (qui concerne le roi élu) a pour victime le cheval, mais il est tout aussi guerrier que lui et le sacrifice des taureaux blancs raconté par Pline (Hist. Nat. 16, 249) à propos de la cueillette du gui est un ancien rituel royal, ayant perdu toute raison d'être par suite de la conquête romaine et de la disparition de toute vie politique indépendante. Car le taureau est, comme le cheval , un animal royal : Deiotaros taureau divin.

    Le Taureau

    Statuette de taureau tricorne, Musée de St Germain en Laye.

    Le taureau est bien un animal primordial. Dans le récit de la Razzia des Vaches de Cooley, où un taureau brun et un taureau blanc se combattent à mort, l'un représente l'Ulster et l'autre le Connaught : les posséder signifie posséder la souveraineté guerrière, d'autant plus que l'un et l'autre ont l'intelligence et la voix.

     La victoire sur le taureau, symbole patriarcal de la défaite de la déesse-mère
    Si les corridas existent encore, c'est pour une raison simple: la victoire sur le taureau est une démonstration de force patriarcale. Ceux qui sont fascinés par les corridas ne voient pas un animal: ils imaginent un monstre symbole de virilité, vaincu par plus fort que lui.

    Au début de l'humanité, la femme avait une valeur inestimable, car elle donnait la vie. Cette période fut celle du matriarcat, marquée par le culte de la déesse-mère.

    Les déesses-mères étaient vénérées comme symbole des femmes donnant la vie; la première vision du monde est celle du culte de la vie. La femme donnant la vie, elle a une valeur supérieure à l'homme.

    Le taureau est justement utilisé comme moyen de concurrencer le culte de la vie et de la déesse-mère. Au lieu des femmes, c'est le soleil et le sang qui vont être salués comme symboles de la vie. Le taureau répond aux besoins du patriarcat: il représente la force, la puissance, la fécondité. Son sang répandu dans les sacrifices sera le nouveau symbole de la vie. Mais le taureau reste un symbole fort: aujourd'hui encore la légende du Minotaure est très connue, justement pour cette raison: le patriarcat permet aux hommes de se reconnaître en Thésée qui a dominé le taureau, mais en fait aussi tous les animaux.

     

     

     

    http://laterredabord.fr/articles9/tor.html - http://www.cosmovisions.com/$Taureau.htm
    http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/taureau-926.htm - http://www2.unil.ch/unicom/allez_savoir/as20/religion/religion5.html - https://www.herodote.net/Moeurs-synthese-531.php

     

     


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  • Beltane

    Réédition d'un ancien article.

    (30 avril - 1 mai)

    Beltaine, Giamonios Bhealtainn, Jour de Mai…

    Beltane est la fête de la fertilité, pour la terre elle-même, pour les animaux, et bien sûr pour les personnes. Cette saison était célébrée par les cultures depuis des milliers d'années, d'une quantité de façons, mais toutes partageant l'aspect de la fécondité. Typiquement, il s'agit d'un Sabbat pour célébrer les Dieux de la chasse ou de la forêt, et les Déesses de la passion et de la maternité, ainsi que les divinités agricoles.

    Beltane dont le sens est « feu de Bel » est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique. Elle vient après Samhain et Imbolc  et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport en Gaule avec Belenos  (avatar du dieu primordial Lug sous forme de la lumière) et Belisama (« la Très Brillante », parèdre du précédent).

    La fête celtique de Beltane est celle qui est le plus associée à la fertilité. C'est la période où le jeune dieu s'accouple avec la déesse en une union sacrée qui génère les fruits de la terre. C’est la raison pour laquelle de nombreuses jeunes filles décident d’offrir leur virginité en cette nuit en hommage au Dieu cornu et à la Déesse. La fertilité des femmes sera en rapport avec l’abondance des récoltes.

    Raison pour laquelle aussi l’Eglise a fait de cette nuit la nuit des sorcières en croyant qu’il s’agissait d’orgies effrénées, ce qui n’était pas le cas.

    Les croyances et traditions nordiques étant très proches de celles des Celtes, on célèbre cette même nuit dans les pays d’Europe du nord la nuit de Walpurgis qui a la même signification et a très souvent été assimilée au sabbat des sorcières. C’est pourquoi elle fut maintes fois interdite par l’Eglise et ses participants menacés d’excommunication; puis l’Eglise y associa Walpurge, une Saxonne qui, au 8ème siècle dirigea le couvent de Heidenheim dans l’actuelle Wurtemberg et instaura sa fête le 1er mai afin de lutter contre cette pratique païenne, mais sans grand succès.

    A l'époque des druides, cette fête était, avec Samhain, la fête la plus importante du calendrier celtique. Contrairement à beaucoup de fêtes païennes qui furent christianisées, Beltane ne fut remplacée par aucune autre fête chrétienne, mais on la considéra tout simplement comme démoniaque, et elle devint célèbre sous le nom de "nuit des sorcières".

    Beltane est aussi la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la re-naissance spirituelle.
    De manière générale, c'est la fête de changement du rythme de vie. Du rythme hivernal on passe au rythme estival, c’est l’ouverture des activités diurnes: reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samhain.

    Le principal rituel de Beltane consiste en des feux allumés par des druides prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre ces feux, afin de le protéger des épidémies pour toute l'année.
    Ces feux étaient allumés pour éloigner définitivement le froid de l'hiver, et pour donner corps à certaines formes de magie propice à la fertilité. Il était d'usage de brûler un mannequin de paille, qui représentait l'hiver, le mal et la souffrance sur de grands bûchers.
    Le Feu de Beltane est un feu de purification bénéfique, puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne détenant un grand pouvoir.
    Beltane est l’exaltation du feu, élément druidique par excellence. On suppose que l'assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltane. Des sacrifices d'animaux avaient lieu à ce moment tout comme à Samhain, en offrande aux dieux.

    Autant Beltane que Samhain sont des époques où le voile entre les mondes est mince. Mais tandis qu’à Samhain, le monde des vivants et le monde des morts se rapprochent, à Beltane, c’est la frontière entre le monde des humains et le monde des esprits féeriques qui diminue.

    Beltane est donc un bon moment pour établir un lien spirituel avec les êtres de la nature et les esprits de la forêt, mais aussi les elfes et les fées. Les "païens" modernes apportent maintenant dans leurs demeures de la verdure pour honorer la croissance de la nature et faire entrer chez eux cette magie de fertilité. Certains laissent même à leur porte de la nourriture ou une soucoupe de lait pour le petit peuple afin de montrer leur bonne volonté.

    C'est une période de réjouissance et de joie au cours de laquelle il est bien sur de mise de s'amuser et de profiter de la vie. La danse est une autre particularité de Beltane, et tout le monde danse joyeusement autour des feux. On pratique aussi les arts du tissage et du tressage, car l'union de deux substances pour en former une troisième est dans l'esprit de Beltane. C'est également une période faste pour lier sa destinée à une autre personne.

    De génération en génération, le folklore s’est emparé de Beltane comme des autres fêtes celtiques et il en reste quelques usages comme la danse autour d’un mât de mai, la pratique de la divination, les rituels de protection des maisons, les cueillettes de plantes, les sauts au-dessus des feux pour s’assurer bonheur et prospérité.

    L'arbre de Mai
    Il est de coutume également de dresser ce que l'on appelle le "mât de mai, ou l‘arbre de mai", un grand poteau planté dans le sol, symbole phallique de l'union du Dieu et de la Déesse, avec des rubans de toutes les couleurs attachés en son sommet, chaque participant tournant autour du mât avec un ruban dans la main.

    Il est généralement décoré de fleurs fraîchement cueillies le jour même ou de rameaux bien verts, dont on peut également se servir pour décorer son intérieur.

    Enfin, on dit que le muguet fut associée par les Celtes et les Gaulois à la célébration du retour du printemps, cette fleur symbolisant le retour de l’abondance de la nature (oui déjà)!

     

     

    Beltane

    Heureux premier mai et joyeux Beltane à tous.

     

     

     

    Sources: Wikipédia et http://www.blogg.org/blog-51512-themes-beltane-103768.html

    http://terredemystere.canalblog.com/archives/2012/04/25/25166471.html

     

     

     


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  •  Adonis

    Adonis par J. Northcote

    Adonis


    Adonis, dans la mythologie grecque puis romaine, est un jeune homme d’une exceptionnelle beauté, aimé à la fois d’Aphrodite (Vénus), déesse de l’Amour et de la Beauté, et de Perséphone (Proserpine), reine des Enfers.
    Adonis symbolise la mort et le renouveau de la nature dans le cycle des saisons. En hiver, il descend dans le royaume d’Hadès rejoindre Perséphone. Au printemps, il revient sur terre s’unir à Aphrodite.

    La légende d’Adonis est d’origine phénicienne. Considéré par les Phéniciens comme une divinité agraire, le personnage voit son mythe se répandre au Liban et à Chypre avant de gagner rapidement l’ensemble du bassin méditerranéen. Il fait partout l’objet d’une très grande popularité. Le récit de son existence s’affirme comme une vision symbolique du renouvellement cyclique de la vie végétale.

    La naissance d’Adonis
    Adonis est désigné comme le fils de Théias, roi de Syrie, (ou Cyniras roi de Chypre) avec sa propre fille, Myrrha.
    Ce roi prétendit que la beauté de sa fille, Myrrha, surpassait celle d'Aphrodite.
    La déesse se vengea de l'insulte en faisant naître dans le cœur de Myrrha un amour incestueux. La jeune femme, victime du sort lancé par Aphrodite, entra dans lit de son père par une nuit très sombre avec la complicité de sa nourrice qui l'avait enivré au point de ne plus savoir ce qu'il faisait.

    Pourchassée par le roi furieux d’avoir été abusé, Myrrha obtient des dieux d’être transformée en arbre, l’arbre à myrrhe, pour lui échapper. La transformation de sa mère n’empêche pas l’enfant de se développer et, au moment de sa naissance, l’écorce se fend pour le libérer.
    Dès sa naissance, il est si beau que sa lumière attire Aphrodite qui le recueille et qui confie le soin de l’élever à Perséphone, la reine des Enfers, en sécurité.

    Adonis

    Adonis et Vénus par Antonio Canova

    L’apparence d’Adonis, « chaque jour en beauté se surpassant lui-même » (Ovide), est si remarquable que Perséphone et Aphrodite s’éprennent bientôt de lui. La jalousie qui se déchaîne aussitôt entre les deux déesses nécessite l’intervention de Zeus.
    Zeus demanda à Calliope de résoudre leur querelle. Alors, elle ordonna au jeune homme de passer un tiers de l'année avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone et le dernier avec la personne de son choix.
    La décision de Calliope sembla, dans un premier temps, apaiser les tensions entre les deux déesses. Cependant, si Adonis respecta à la lettre les exigences du roi des dieux, il choisit de consacrer le tiers de l'année restant à Aphrodite afin de vivre pleinement son amour pour elle.
    Dès lors, le partage n'était plus équitable et l'amour qui liait Aphrodite à Adonis attisa la convoitise des autres dieux. Car si la déesse de l'Amour, épouse légitime d'Héphaïstos, avait coutume de multiplier les infidélités, elle semblait cette fois-ci véritablement éprise de son jeune amant.

    Une fin tragique
    Les sentiments d’Aphrodite pour le jeune homme provoquent cependant la jalousie de l’amant le plus agressif de cette dernière, Arès (Mars), dieu de la Guerre.
    Un jour Adonis, aimant chasser, parcourut la forêt et affronta un sanglier envoyé contre lui par Arès. L'animal blessé le chargea et le jeune Adonis s'effondra, blessé mortellement à la jambe.
    Les gouttes de son sang versées sur le sol au moment de la mort du jeune homme donnèrent naissance à une plante nouvelle à fleur rouge, l’anémone.

    Adonis

    Adonis et Aphrodite par Alice Phélès.

    Les amours d'Adonis avec Aphrodite et Perséphone symbolisent les cycles des saisons et de leurs capacités à produire des richesses dont pouvaient profiter les hommes.

    La légende d’Adonis offre le symbole de la résurrection de la nature au moment du printemps, période représentée dans sa légende par son retour sur terre auprès d’Aphrodite après plusieurs mois passés sous terre. Les liens d’Adonis avec la nature se révèlent également dans son association avec l’anémone, créée de l’union de son sang avec la terre.

    Aphrodite tint à rendre hommage à son amant défunt et organisa en son honneur une fête funèbre célébrée chaque printemps par les femmes phéniciennes, les Adonies.
    Les Adonies étaient célébrées en divers lieux, et plusieurs auteurs de l'Antiquité grecque les ont évoquées. Ce rituel consistait à planter des graines et à les arroser d'eau chaude de manière à accélérer leur croissance. Ces plantations, surnommées «jardins d'Adonis», mouraient également très rapidement, symbolisant la mort du jeune homme.

     

    Adonis

     

     

     

    Sources: Wikipédia et http://www.mythologica.info/mythologie-grecque/adonis/

     

     

     

     


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