• La légende du crocus des prairies


    (Légendes manitobaines)

    Wappee était le fils du chef de la tribu des Pieds Noirs. Estimé de tous, il vivait paisiblement entouré des siens. N’ayant peur de rien, à l’abri des intempéries et des bêtes féroces dans le grand tipi, il grandissait en sagesse tout en suivant attentivement les enseignements de son père.
    Quand Wappee eut douze ans, son père le fit venir.
    "Mon fils, le temps est venu pour toi de devenir un homme. Un jour, si les Esprits le veulent, tu seras le chef. Pour cela, tu dois te montrer à la hauteur de ton peuple. Tu dois partir dans les collines. Tu reviendras dans cinq nuits. Alors, peut-être seras-tu devenu un homme libre, capable de conduire les tiens".

    Wappee quitta la tribu le soir même et se dirigea vers les montagnes. Il s’installa sur le sommet de la plus haute colline. Seul avec les étoiles, il se sentit libre, prêt à affronter tous les obstacles.
    Au matin, Wappee se leva, le cœur léger. C’était une belle journée de printemps. La neige fondait lentement sous le chaud soleil.
    Wappee s’assit et médita sur son avenir. Il devait attendre qu’un Esprit bienveillant lui montre, par le biais du rêve, le chemin qui le mènerait de l’enfance vers l’âge adulte. Mais le jour progressait et Wappee ne voyait toujours rien.
    Aucune vision, ni âme qui vive, ne venait troubler le silence qui l’entourait. Très vite, la solitude et la peur s’emparèrent de lui.
    Le soir venu, il s’allongea à nouveau dans l’espoir d’avoir une vision. Mais rien ne vint.
    Le lendemain se passa en tous points comme la veille. La journée chaude étala les couleurs de l’aube jusqu’au crépuscule pour se fondre ensuite dans la pénombre de la nuit. Wappee ne bougea pas.
    Il ne lui restait maintenant que trois nuits avant de retourner chez son père pour lui annoncer qu’il n’était pas devenu un homme, mais qu’il était un lâche.
    Le Grand Esprit ne lui avait pas permis de faire le rêve. Plus le temps passait, plus Wappee ressentait la douleur de l’échec.

    Le matin suivant, alors qu’il observait les couleurs du soleil levant, il aperçut une petite fleur aussi blanche que la neige, qui reposait à ses côtés.
    La fleur ouvrait grand ses pétales pour y laisser entrer le soleil. Elle se balança lentement dans sa direction jusqu’à ce que son esprit troublé fut calmé par la vue des montagnes bleues et de l’herbe verte des prés.
    Assis non loin de la fleur, Wappee observa les corbeaux et écouta le bruit du vent. Le jour baissait. La montagne devint rose, puis magenta. Bientôt le soleil disparut, laissant place à l’obscurité.

    Mais cette fois, Wappee ne se sentait plus seul. Il avait maintenant une amie :
    "Petite sœur, dit-il, toi si fragile, que fais-tu dans cet endroit froid et venteux? Je vais me coucher près de toi pour te réchauffer. Mais je ne veux pas t’écraser".
    Et pendant qu’une partie de son esprit se reposait l’autre partie veillait sur la petite fleur blanche.
    Lorsque la nuit se prépara à rencontrer le jour, la fleur parla :
    "Écoute, Wappee. Hier, tu étais triste car tu ne connaissais pas la peur. Celui qui ne connaît pas la peur est fragile. L’homme sage apprend à vivre avec elle".
    Le jeune indien, surpris, s’approcha de la fleur pour mieux l’entendre. Mais la fleur se tût, en se balançant au gré du vent.
    Toute la journée, Wappee ne cessait de penser à ce que la fleur lui avait dit.
    La nuit suivante, il protégea encore la petite fleur avec son manteau de fourrure. Puis, à l’aube, la fleur parla :
    "Tu as bon cœur, Wappee. Tu iras loin".
    Puis, elle se tût jusqu’à la nuit suivante. Au lever du jour, elle dit encore:
    "La sagesse et un coeur bon sont les qualités d’un grand chef. Si tu as des difficultés, reviens vers les collines, elles t’apporteront la paix et la chaleur".
    Puis Wappee s’endormit paisiblement. Son sommeil fut peuplé de visions :devenu chef de sa tribu, il la vit heureuse et prospère.

    Il était maintenant temps pour Wappee de retourner vers les siens. Cependant, avant de partir, il dit à la fleur:
    "Petite sœur, pendant trois nuits, tu m’as consolé de ma solitude, tu m’as aidé à avoir des visions. Demande-moi ce que tu veux et j’irai voir le Grand Esprit pour qu’il exauce tes vœux".
    La petite fleur répondit :
    "Wappee, demande au Grand Esprit de m’habiller de bleu et de violet, comme les montagnes, afin que les hommes puissent me voir, de me donner un petit soleil doré que je garderai tout au fond de mon cœur pour me consoler les jours de pluie, et un manteau chaud pour que je puisse faire face au vent froid qui souffle et à la neige qui fond. Ainsi, j’apporterai confort et espérance à tous les hommes".
    Le Grand Esprit, qui avait entendu cette conversation fut sincèrement touché par la bonté de Wappee envers la fleur aussi, répondit-il aux souhaits de ce dernier.
    La petite fleur blanche devint alors bleue et violette avec au centre un cœur chaud et doré, enveloppé d’un manteau de verdure. Cette petite fleur s’appelle le crocus des prairies.
    Les hommes admirent sa force et sa fragilité, ses couleurs et sa chaleur...

    Elle est aujourd’hui l’emblème floral du Manitoba ( province de l'Ouest du Canada )

     

     

     

     

    Sources: http://grissom.os.free.fr/crocus.html
    http://www.ipernity.com/group/229312/discuss/131191

     

     

     

     


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  • Shah Jahan & Mumtaz Mahal

     

     

    Cadeau pour la Saint Valentin, pour les amoureux mais aussi les solitaires romantiques, une vidéo magnifique:

    (A mettre en plein écran). 

      

     

    Inspiré par la fabuleuse histoire d'amour de Shah Jahan & Mumtaz Mahal, Jacques Guerlain crée en 1925 le 1er parfum Oriental de l'histoire: Shalimar.
    On y trouve la sublime égérie de Shalimar, Natalia Vodianova, en princesse indienne.

     

     

    Je vous laisse lire ci-dessous l’histoire sans fards du Taj Mahal

    mêlée à la légende:

     

     

    http://www.leregional.ch/N24785/la-terrible-legende-du-taj-mahal.html

     

     

    Shah Jahan & Mumtaz Mahal

     

     

    Heureuse Saint Valentin à tous.

     

     

     


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  • Scàthach,
    la Magicienne et Guerrière du Pays des Ombres.


    Dans la mythologie celtique irlandaise, Scáthach est une magicienne puissante et redoutable, peut-être Druidesse, sans aucun doute la maîtresse absolue dans l’Art de la guerre.

    Elle est fille de Buanuinne, roi de Scotie et mère de Lasair, Inghean Bhuidhe, Latiaran et Uathach. Selon le récit Le meurtre du fils unique d'Aífe, Scáthach est aussi la sœur d'Aífé (fille d'Ardgeimm).

    Elle demeure en Écosse, certains textes évoquent l’île de Skye.
    Scáthach habite dans un château imprenable gardé par sa propre fille. On accède à sa résidence par le Pont-des-Sauts qui rétrécit et devient glissant ou s’étire et se redresse pour broyer le visiteur téméraire.

    Elle-même initiatrice des plus valeureux guerriers, experte en magie, dans l’art de la guerre et du sexe, elle commande une bande de femmes qui éduquent les héros.

    Bien qu’elle ne fasse qu’un passage furtif dans la littérature irlandaise, et qu’on ne puisse pas dire si elle est Déesse, demi-Déesse ou simple héroïne, Scáthach a un rôle crucial dans le Cycle d’Ulster, appelé également le cycle de la branche rouge.
    Elle est la Grande Initiatrice.


    Scáthach est l’initiatrice de Cúchulainn, à la fois en tant que guerrier (il devient son champion et elle lui enseigne le maniement du gae bolga, le javelot-foudre qu’elle lui offre) mais aussi pour son passage de l’état de jeune homme à l’état d’homme (il couche avec elle avant de s’unir pour un an à sa fille, Uathach).

    Ses élèves les plus prestigieux furent Cuchulainn et son ami Ferdiad, Elle les forma tous les deux à l’art de la guerre. Elle fut également chargée de leur éducation sexuelle. Elle forma aussi Conchobar, fils de Cathbad, le premier druide du royaume d’Ulster, redoutable pour ses prophéties, un druide guerrier dont le nom veut dire « Tueur au combat »…
    Comme les chevaliers de la Table Ronde, les guerriers ne doivent pas devenir ennemis les uns des autres. Ce serment ne sera pas respecté puisque Cúchulainn va tuer Ferdiad dans un combat singulier, lors de la Razzia des vaches de Cooley.

    C’est Scathach qui donna à Cuchulainn sa lance appelée Gáe Bolga, une lance redoutable et invincible faite d’os ou d’arrête de monstre marin, également appelée le « javelot-foudre ». Il est le seul à avoir le privilège de la posséder et de savoir la manier.
    L’objet a été fabriqué avec les os d’un monstre marin nommé Coinchenn, qui avait été tué par un de ses congénères, Curruid. Cette arme est magique, elle ne peut être utilisée que de manière rituelle, selon l’enseignement de la magicienne. À son invocation, elle vient elle-même comme l’éclair dans la main du guerrier, puis fonce sur l’ennemi. Quand elle pénètre le corps de la victime, elle s’ouvre en de nombreuses pointes qui sont autant de blessures mortelles ; elle est foudroyante et implacable. Elle peut être utilisée comme une lance traditionnelle ou lancée comme un javelot avec la main ou le pied en la tenant avec les orteils.


    Ferdiad, apparenté aux Fir Bolg en a finalement subi le coup fatal …
    Dans le récit épique de la Táin Bó Cúailnge (la « Razzia des vaches de Cooley »), la reine Medb contraint Ferdiad à affronter Cúchulainn en combat singulier, l’enivrant et lui promettant la main de sa fille Findabair. Les deux guerriers se battent pendant trois jours, l’issue du combat est incertaine. En dernière extrémité, Cúchulainn se sert du gae bolga pour vaincre, car Ferdiad avait la peau en corne.
    Il a donc trahi son serment en tuant son ami.

    Scathach par Howard David Johnson

     

     

    Sources: https://grand-cercle-celtique.com/2012/12/08/scathach-la-princesse-guerriere-du-pays-des-ombres/
    https://scathcraft.wordpress.com/2013/11/26/scathach/

     


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  • La cité perdue de Rama

     

    La légendaire ville de Rama (non non, pas l’Indienne, mais l’Européenne que vous ne connaissez surement pas), je l’ai découverte récemment grâce à ce livre:

    La cité perdue de Rama

    La ville de Rama est une ville mégalithique située au Piémont qui, d'après la légende, serait à l'origine de la tradition celtique de l'Europe et qui abriterait le secret du Graal.

    Extraits:
    La légende de Rama
    " La légende raconte qu'un Dieu descendit autrefois sur la Terre. Ses reliques furent recueillies et conservées dans le temple du feu sur les flancs de la Montagne Sacrée. Autour du temple fut construite la ville de Rama.
    À plusieurs reprises des héros légendaires l'agrandirent et étendirent sa puissance sur toutes les terres connues. Mais sa grandeur était de garder l'ancienne connaissance, le Shan, le nom archaïque du Graal ; une lueur qui se répandit sur toute la Terre et fut la base du savoir des Druides de l'époque.
    La ville de Rama était protégée par un grand Dragon qui interprétait les forces cosmiques de l'univers jaillies du Vide primordial. Le Dragon apprenait aux chevaliers de l'époque à lutter et à danser dans le vent et il les initiait à la connaissance mystique du Shan.
    Un grand cercle de pierres était la demeure du Dragon, et il abritait à son intérieur le secret du Shan.
    Les gens venaient du monde entier pour voir le grand cercle de pierres et pour connaître son secret. Quand les eaux emportèrent la civilisation mère, Rama resta toute seule pour témoigner de l'ancien pouvoir du Dragon. Les millénaires l'effacèrent, mais la connaissance qu'elle conservait est encore vivante dans les traditions de la Terre entière.
    Aujourd'hui encore on raconte que le cercle de pierres existe, mais qu'il est invisible et ne se montre que la nuit de Samain à ceux qui savent le chercher. Cette nuit-là, tous les habitants du lieu, humains et autres, se rencontrent au milieu des pierres majestueuses et éternelles et célèbrent le retour à la Terre des ancêtres ".

    Les anciennes chroniques de la Vallée de Suse au Piémont parlent de l'existence dans les temps anciens de la ville cyclopéenne de Rama qui, d'après les descriptions, ressemble aux villes des forteresses mégalithiques du Pérou et de l'Océanie.

    La légende fait référence au mythe de la chute de Phaéton.
    Mais pour les anciennes traditions druidiques du Piémont, Phaéton ne serait pas tombé sur terre comme le raconte le mythe grec, mais il serait descendu du ciel sur son char céleste en or massif. En outre, il n’aurait pas allumé un terrible incendie comme dans le mythe, à moins que cet événement ne fût une référence symbolique au culte du feu ou à la diffusion d’une nouvelle philosophie venue du ciel qui aurait impliqué tout le continent européen.
    Le dieu serait descendu sur son char d’or dans la Vallée de Susa, sur les flancs du mont Roc Moal, l’actuel Rocciamelone, où existait une caverne sacrée ancienne et mythique qui s’ouvrait sur le flanc de la montagne pour s’étendre dans les méandres de sa roche.
    C’est ici que Phaéton aurait rencontré les hommes qui vivaient là, des hommes qui étaient bien différents de ceux d’aujourd’hui, bien plus grands, si bien qu’ils étaient décrits comme de monstrueux géants, des hommes qui pratiquaient le culte du feu, considéré comme une émanation du Soleil, la manifestation de la divinité qui régnait sur l’univers.

    Puis Phaéton avait choisit une clairière dans une forêt de la vallée et pour la délimiter il avait fait construire, par ses deux assistants faits de métal doré, un grand cercle de douze énormes pierres dressées vers le ciel.
    C’est ici qu’il accueillait les membres de la compagnie du feu pour leur enseigner les secrets du ciel et de la terre.
    Son enseignement touchait les différentes sciences, de l’agriculture aux mathématiques, à l’écriture, à la médecine, à l’astronomie jusqu’à la technologie de la fusion des métaux.
    A partir de cet événement mémorable, la confraternité initiale du feu qui faisait des travaux de métallurgie se transforma en une Ecole initiatique.
    L’Ecole du Feu commença son œuvre en formant les premiers druides, les Ard-Ri, qui auraient par la suite civilisé tout le continent européen.
    Au fil du temps de nombreux pèlerins vinrent y honorer le dieu, certains même depuis l’Egypte.

    Dans les légendes du druidisme piémontais, Phaéton est aussi perçu comme le dispensateur de l’art de l’Alchimie. En effet certaines traditions bretonnes antiques déclarent que Phaéton a été le premier initiateur de l’Alchimie et que l’origine de celle-ci ne provient pas de l’Egypte mais qu’elle est issue des natifs du continent européen.
    Dans les vallées, il y a encore quelques décennies, les danses rituelles et sauvages des chaudronniers étaient encore exécutées autour du feu pendant les solstices et les équinoxes.
    Les traditions transmises par les familles des fondeurs de métaux, et surtout celles qui concernaient le secret du travail de l’or, survécurent aux répressions religieuses. Les communautés du Mont Romulejo (autre nom du Roc Maol) racontent que leur connaissance du métier était due à un dieu qui était venu amener le feu volé au ciel.

    Phaéton aurait aussi enseigné l’écriture et les lettres de l’alphabet sacré utilisé par les druides et connu comme étant celui des Runes ainsi que des Oghams.
    Un fait qui nous amène à relier le personnage de Phaéton et celui du dieu égyptien Thot, dieu des sciences et créateur de l’écriture.
    Vu les rapports semblant exister entre l’Egypte antique et la région piémontaise, dont les visites d’importants représentants des cours pharaoniques venus en pèlerinage sur ces terres, l’hypothèse que le personnage de Phaéton ait été source d’inspiration pour la conception de la divinité égyptienne Thot n’est pas à dédaigner, le personnage de Thot étant considéré comme l’initiateur de la science de l’écriture et de l’Alchimie.

    Le mythe de la ville a survécu aux siècles grâce aux traditions orales du druidisme local, mais aussi aux chercheurs des débuts du siècle dernier qui ont recueilli des données de source directe et des confirmations documentées de son existence.
    La mémoire collective des habitants a permis aux chercheurs de recueillir de nombreux témoignages dignes d’intérêt.
    Dans la Vallée et plus précisément dans la zone de Mompantero, les légendes locales sont transmises aujourd’hui encore. Elles relatent de façon très vivante les événements relatifs à la ville de Rama et à sa disparition.

    La cité perdue de Rama


    La naissance de la ville mythique de Rama
    Autour de la grotte sacrée devenue le sanctuaire du feu, un premier bourg fut construit, Phaëton y accueillit d’abord ses élèves. Puis le bourg se transforma en une immense ville mégalithique, celle dont on se rappela par la suite comme étant la ville de Rama, et une grande roue en or fut fondue à partir du métal du char divin.
    Quand le dieu retourna au ciel, il laissa un de ses assistants dorés pour aider les hommes qui avaient appris ses enseignements et pour protéger la grande roue en or ainsi que tous les secrets de sa connaissance. Il est dit que ces assistants avaient le pouvoir de prendre n’importe quelle forme, dont le plus souvent celle de dragon, qui défendait l’entrée du sanctuaire.

    Par la suite on nomma ce dieu RAMA (RA= Père et MA= Mère) ce qui fait dire que c’est lui qui est ensuite parti en Inde et qu’il est ce dieu dont il est question dans le Ramayana.

    La tradition rapporte que la ville avait été construite en employant de grands blocs de pierre. Ses murs cyclopéens s'étendaient sur toute la longueur de la vallée, dans la direction des villes de Bruzolo-Chianocco-Foresto sur les rives de la Doire. Elle devint une immense agglomération urbaine formée de constructions plus petites qui s'étendait de la ville de Suse aux portes de la ville de Turin actuelle. Rama était la vraie et seule ville de l'époque, le siège pacifique et intellectuel d'un peuple mystérieux.

    Les constructeurs de Rama vénéraient le soleil et le feu comme des symboles spirituels. Ils étaient d’habiles métallurgistes et ils forgeaient de magnifiques objets en métal.
    Ils extrayaient un de leurs minerais particuliers de la zone de Mompantero, des mines du Bois Noir. D’après les études des chercheurs du siècle précédent, il semblerait que par la suite les romains, influencés par les légendes sur Rama, cherchèrent leurs puits miniers et les explorèrent afin de comprendre ce qu’ils en extrayaient.
    Toujours d’après ces récits, les habitants de Rama étaient considérés comme étant de grands magiciens et des alchimistes très doués pour les sciences exactes ainsi que pour les sciences occultes, en outre ils possédaient des machines qui faisaient des choses merveilleuses.

    La ville semble avoir développé sa splendeur architecturale et son influence politique autour de 4000 – 3000 ans av. J. C., grâce à l’apport de la culture des Pélasges qui abandonnaient le bassin fertile de la Mer Noire désormais détruit par un débordement de la Mer Méditerranée.

    La fin de la ville cyclopéenne
    Les récits locaux recueillis par les chercheurs relatent que la ville de Rama fut détruite par un grand déluge qui arriva à l’improviste.
    D’autres encore expliquent que sa disparition fut causée par une gigantesque avalanche de glace et de pierres qui la fit disparaitre en l’enfouissant pour toujours sous les débris.
    D’autres auteurs soutiennent la version d’un tremblement de terre imprévu et destructeur dans la vallée qui rasa au sol la ville et que par la suite elle ne fut plus reconstruite.

    Les légendes permettent de reconstruire l’événement de la disparition de Rama en la reliant à l’invasion de la plaine Padane, autour de 600 ans av. J.C., de la part des peuples du sud qui attaquèrent en force la grande ville cyclopéenne et détruisirent les murs mégalithiques en faisant fuir les Pélasges vers la mer Tyrrhénienne et au-delà des Alpes.
    On peut penser que ces envahisseurs étaient les Etrusques qui avaient envahi la Padanie autour de 600 ans av. J.C. A remarquer que c’est justement autour de 800 – 500 av. J.C., au début de l’Age du Fer, que s’est manifesté la culture celtique historique de la Période de Hallstatt.
    Il semble que la société des Celtes transalpins, peut-être issus de la culture des Pélasges de Rama, soit basée sur le peuple, les guerriers et les druides. C’est à cette époque qu’apparurent les « torques » et les « chaudrons » rituels.

    Une énigme : le sarcophage du géant retrouvé dans la Vallée de Susa
    Une curiosité qui pourrait se lier à la présence de Rama dans la Vallée de Susa est révélée par le témoignage de l’archéologue turinois Mario Salomone.
    Dans les années 70, l’archéologue témoigna qu’un paysan avait retrouvé, dans un champ de la Vallée de Susa, un sarcophage de pierre d’une longueur de trois mètres contenant un squelette proportionné. D’après son témoignage, le tout fut caché et peut-être détruit par le curé de la zone où il fut trouvé.

    La survie de Rama dans les toponymes des lieux et dans les noms des personnes
    .Du côté subalpin de la partie italienne, dans la Vallée de Susa, il existe différents toponymes rappelant la présence de la ville de Rama :
    - Le « bois de Rama » près de Susa
    - Le hameau « Ramat » de la ville de Chianocco
    - Les très nombreux noms de famille de personnes faisant référence à Rama
    - La « Via Città di Rama » (« Rue Ville de Rama ») à Caprie
    Du côté de la zone subalpine française, nous trouvons d’autres toponymes rappelant le mythe de Rama :
    - Le « Château de Rama » près de Champcella dans la vallée de la Durance
    - La petite ville « Roche-de-Rama », près d’Embrun, connue au Moyen-âge comme « le bourg ou la ville de Rama », qui doit aujourd’hui son nom à la grande roche qui est considérée comme étant le dernier bastion de la ville mégalithique du même nom ayant disparu. La roche est surmontée par une grande croix.
    - La rue de Briançon nommée « Rue de Rama, l’ancienne rue des Seigneurs de Rama ».

    La découverte des murs de Rama dans la vallée de Susa
    Toutefois, malgré le climat d’indifférence qui règne autour du mythe de Rama et de Phaéton, pendant l’été 2007, de grands remparts de murs mégalithique en pierre furent découverts dans la Vallée de Susa. Et vu le lieu de la découverte, ils peuvent être considérés comme étant une partie des grands murs de la ville de Rama.

    La cité perdue de Rama

    Les murs de Rama


    Cette découverte représente un témoignage important sur la possibilité de l’existence réelle de Rama, au-delà de ce qui est évoqué par la narration du mythe et des légendes populaires.
    Les murs semblent sortir de la montagne, on pourrait déduire qu’ils ont été enfouis par des avalanches naturelles survenues au fil du temps. Les pierres constituant les murs de Rama sont carrées (par conséquent elles ont forcement été fabriquées par l’Homme) et elles ont des dimensions considérables.
    Les rocs sont dressés les uns sur les autres, avec des blocs de pierre d’une taille moyenne de 1m80 de haut sur 1m60 de large et autant de profondeur. On peut estimer que chaque pierre pèse entre 4 et 5 tonnes.
    Dans certains cas, on peut remarquer combien les pierres sont encastrées les unes dans les autres, sans qu’il ne soit possible d’y glisser la lame fine d’un couteau, ce qui rappelle les murs des forteresses des Andes ou les pierres à plusieurs angles de Cuzco. Ils se rapprochent des murs des forteresses mégalithiques du centre de l’Italie comme ceux de la zone du Circé du Latium, près de Rome, qui ont été réalisés on suppose, par les Pélasges puis réutilisés ensuite par les romains.

    Sur le versant français aussi ont lieu des fouilles dans un site archéologique attribué à la Rama antique.
    Depuis plusieurs années, dans le site archéologique de Champcella, près de la commune «Roche-de-Rame», entre Embrun et Briançon, des fouilles archéologiques sont en cours. Les dernières, en mai 2007 ont porté au grand jour des constructions de style mégalithique semblables à celles des murs de Rama trouvées dans la Vallée de Susa.

     

     

     

    Sources: http://www.labgraal.org/shanmv07f.htm
    http://www.eco-spirituality.org/ramavit.htm

     

     

     

     


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  • Le vieillard sous la lune

    Le vieillard sous la lune
    Ou le fil rouge du destin.

     

    Le fil rouge du destin est une légende d’Asie originaire de Chine.

    Selon la croyance populaire, les âmes sœurs destinées à se rencontrer sont liées d'un fil rouge invisible placé entre elles par une divinité. Ce fil relie deux être destinés à s’aimer, quelle que soit la distance ou même les différences sociales qui les séparent.
    Si en Chine, l'attache se trouve traditionnellement au niveau des chevilles, dans la culture japonaise, celle-ci se fait autour du petit doigt. Elle est également parfois représentée aux poignets.

    Le vieillard sous la luneLa lune associée à la déesse Chang'e a depuis longtemps en Chine une connotation romantique. La déesse de la lune serait celle qui rédige le registre divin des mariages, qu’elle soumet au Dieu du Ciel, qui le transmet ensuite au vieillard sous la lune.
    Le mythe du vieillard sous la lune apparait pour la première fois sous les Tang dans l’Auberge des fiançailles , un des contes du recueil de récits fantastiques Xuyouguailu de Li Fuyan (775-833).

    Le vieillard sous la lune est un personnage de la mythologie et du folklore chinois qui détermine les alliances matrimoniales en fabriquant les effigies en terre des futurs époux, qu’il relie ensuite par un fil de soie rouge.
    Dans la légende chinoise, le dieu en charge du fil rouge du destin est Yue Xia Lao , plus communément appelé Yue Lao. Selon la croyance, ce dernier est le dieu de l'amour et du mariage, souvent représenté comme un vieil homme barbu habitant sous la Lune, tenant dans la main gauche le registre des mariages et dans la droite une canne.
    Il œuvre spécialement la nuit en liant d'un cordon de soie les effigies des couples prédestinés à se marier. Ainsi, après qu'il ait noué le lien, l'union des deux principaux intéressés ne peut être empêchée de quelque façon que ce soit. Une fois liées par le fil rouge du destin, les âmes soeurs sont totalement soumises à leur destinée et ne maîtrisent ni le moment ni les circonstances de leur rencontre. Le cordon magique peut s'étirer ou s'enchevêtrer mais ne peut se briser.

    Afin d’expliquer les problèmes que peuvent rencontrer certains mariages, on raconte que le vieillard ne dispose que d’un espace limité pour faire sécher ses figurines et est donc contraint d’en laisser certaines sécher dehors. Il arrive alors que la pluie les fasse en partie fondre, ce qui diminue l’entente du couple.

    Le vieillard sous la lune

    Le vieillard sous la lune et Wei Gu .

    La légende du fil rouge...

    Un beau soir, un tout jeune voyageur nommé Wei Gu descendit pour une nuit dans une auberge de Songcheng. Près de l’entrée, sous la clarté lunaire, il vit un vieil homme appuyé contre un sac de toile qui semblait consulter un registre. Intrigué il s’approcha : les pages du registre étaient blanches. Il ne put s’empêcher de lui demander ce qu’il pouvait bien y chercher. Le vieillard lui répondit :
    -« Toutes les unions matrimoniales du monde sont inscrites dans ce registre. »
    et comme Wei Gu regardait le sac d’un air interrogateur :
    - « Ce sont des fils de soie rouge qui, une fois attachés aux pieds de deux personnes, les vouent à être époux, quelle que soit la distance sociale ou géographique qui les sépare actuellement, même si leur familles sont ennemies jurées. Un fil rouge invisible relie ceux qui sont destinés à se rencontrer et ce, indépendamment du temps, de l'endroit ou des circonstances. Le fil peut s'étirer ou s'emmêler, mais il ne cassera jamais… »

    La curiosité l’emportant sur la raison, Wei Gu ne put s’empêcher de lui demander s’il savait qui il épouserait. Le vieil homme lui répondit en riant :
    - « Contre le mur nord de l’auberge, il y a l’étal d’une vieille marchande de légumes. Ta future épouse, c’est sa petite-fille. »
    Le jeune homme, pensant qu’il se moquait de lui, monta se coucher sans plus rien demander. Le lendemain, par curiosité, il alla jeter un coup d’œil et vit effectivement, courant de ci de là près du dit étal, une petite fille au nez mal essuyé qui ne payait pas de mine. Vexé, il la poussa alors qu’elle passait près de lui. L’enfant tomba et se mit à pleurer à grand bruit ; Wei Gu s’éclipsa mi-honteux mi-rageur.

    Quelques années passèrent. S’étant distingué lors d’une campagne militaire, Wei Gu se trouva fiancé à la fille du chef de l’arsenal de Xiangzhou. Le soir des noces, découvrant selon la coutume le visage de sa femme pour la première fois, il fut intrigué par une mouche qu’elle portait entre les sourcils. Elle lui expliqua :
    - « Lorsque j’étais petite, un jour que je tenais compagnie à ma grand-mère, un voyou m’a fait tomber sur le front et j’en ai gardé une cicatrice. »
    Wei Gu dut alors se rendre à l’évidence : sa femme était bien la petite fille annoncée et le vieillard était bien un dieu.
    Il confessa son histoire, qui finit par parvenir aux oreilles du préfet de Songcheng. Celui-ci fit renommer l’auberge « Auberge des fiançailles » et l’existence du vieillard sous la lune fut bientôt connue de tous.
    Quant à Wei Gu et sa femme, ayant pris conscience que leur union n’était pas le fruit du hasard, ils eurent à cœur de ne jamais se disputer.

    Le vieillard sous la lune

    Représentation du vieillard sous la lune à Repulse Bay, Hong Kong


    Dans certains temples chinois, comme celui de Xiahai à Taipei (Taïwan), on peut trouver une statue du vieillard sous la lune, il est considéré comme une divinité. Les offrandes à lui apporter et remerciements en cas de réussite varient selon les lieux de culte.
    La statue du vieillard sous la lune se trouve en général dans un grand temple, comme celui du Dieu préfet car les temples qui lui sont spécialement consacrés sont rares. Chaque lieu a ses règles en matière d’offrandes et de remerciements dus en cas de réussite. On ne peut en principe solliciter qu’une seule alliance, en indiquant clairement son nom et son adresse. Certains préparent deux petits plombs reliés par un fil rouge qu’ils font passer au-dessus du brûle-parfum du temple et portent ensuite sur eux ou placent sous leur oreiller.
    Le vieillard sous la lune est considéré comme un dieu, son anniversaire est célébré le jour de la fête de la mi-automne (ou fête de la lune), le quinzième jour du huitième mois lunaire.

    Le vieillard sous la lune


    Cette histoire connait de nombreuses variantes, notamment à cause des différentes traductions. Bien que surtout présente en Chine et au Japon, cette légende est très populaire en Asie de l’est.

    Sous la dynastie Tang (618-907) la coutume voulait que les futurs époux tiennent l’extrémité d’un fil rouge lors de la cérémonie de mariage. Plus tard, sous la dynastie Song (960-1279) le fil fût remplacé par un mouchoir.
    Encore de nos jours, lors de certaines cérémonies de mariages traditionnels asiatiques, le couple est lié par un véritable fil ou ruban rouge pour symboliser leur union prédestinée.
    Le rouge reste une couleur très répandue lors des mariages traditionnels chinois. Présenter deux personnes en vue du mariage se dit « tendre le fil rouge » .

     

     


    Sources: mon ami Gino - Wikipédia et http://www.nautiljon.com/culture/contes+-+mythologie-5/fil+rouge+du+destin-91.html

     

     

     

     


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