•  

    Je serai absente des blogs plusieurs jours, je pars en Italie réciter cette belle prière pour ma petite tante que j'aimais beaucoup et qui s'en est allée dans le pays au-delà des nuages. ♥♥♥

     

    MITAKUYE OYASIN

    (A tous mes proches)

     

    Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !

    Laissez-moi partir

    Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !

    Ne pleurez pas en pensant à moi !

    Soyez reconnaissants pour les belles années

    Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !

    Vous ne pouvez que deviner

    Le bonheur que vous m'avez apporté !

    Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !

    Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.

    Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.

    La confiance vous apportera réconfort et consolation.

    Nous ne serons séparés que pour quelques temps !

    Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !

    Je ne suis pas loin et la vie continue !

    Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !

    Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,

    Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement

    La douceur de l'amour que j'apporterai !

    Quand il sera temps pour vous de partir,

    Je serai là pour vous accueillir,

    Absent de mon corps, présent avec Dieu !

    N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !

    Je ne suis pas là, je ne dors pas !

    Je suis les mille vents qui soufflent,

    Je suis le scintillement des cristaux de neige,

    Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,

    Je suis la douce pluie d'automne,

    Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,

    Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !

    N'allez pas sur ma tombe pour pleurer

    Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

     

    Prière Amérindienne.

     

     

     


    37 commentaires
  • Apollon de Mantoue, Musée du Louvre

     

    Apollon

    Le dieu de la lumière, de l'harmonie et de l'oracle.
    Le dieu de la musique, du chant, de la danse, de la poésie, des arts et des sciences,
    Le dieu de la jeunesse éternelle.


    Sa vie est une perpétuelle tragédie.
    Loin des clichés faisant de lui un dieu solaire, il est à la fois ombre et lumière à l’instar de tous les mortels.

    Apollon est le fils de Zeus et d'une Titanide, Léto. Il a pour sœur jumelle Artémis. Héra étant folle de jalousie, Léto doit s’enfuir pour accoucher. Les versions diffèrent.

    Chez Hygin, le serpent Python prédit sa propre mort des mains d'Apollon et poursuit Léto enceinte pour l'empêcher d'accoucher. Parallèlement, Héra décrète qu'aucune terre sous le soleil ne pourra accueillir Léto.

    Sa naissance est contée en détail dans l’Hymne homérique à Apollon: sur le point d'enfanter, Léto parcourt la mer Égée, cherchant un asile. Pleines de terreur, « car nulle d'entre elles n'eut assez de courage, si fertile qu'elle fût, pour affronter la colère d’Héra » îles et presqu'îles refusent l'une après l'autre d'accueillir Léto; celle-ci gagne finalement l'île de Délos, qui refuse d'abord. Léto jure par le Styx que son fils y bâtira son temple et l'île accepte aussitôt.

    Autre version: Zeus demande à Borée, le vent du Nord, d'amener Léto à Poséidon. Ce dernier installe la parturiente sur l'île d'Ortygie, qu'il recouvre sous les eaux. Python finit par abandonner ses recherches et Léto peut accoucher. Aussitôt, Poséidon fait sortir des eaux Ortygie qui prend le nom de Délos, « la visible ».

    Selon certaines versions: Pour protéger Léto, Zeus la transforma en louve et la mena sur l’île de Délos, où elle mit au monde leurs deux enfants: Apollon et Artémis. Ayant une louve pour mère, ils furent surnommés Artémis Lycaea et Apollon lycien.

    Toutes les déesses, dont Dioné, Rhéa, Thémis et Amphitrite, viennent assister Léto pendant sa délivrance. Par jalousie, Héra ne prévient pas Ilithyie, déesse des accouchements, qui reste sur l'Olympe. Après neuf jours et neuf nuits, les déesses ordonnent à Iris, messagère des dieux, de prévenir Ilithyie et de lui remettre un collier d'or pour la faire venir. Dès que celle-ci arrive à Délos, Léto étreint un palmier qui deviendra sacré et donne naissance à Apollon, en un jour qui est le septième du mois. Aussitôt, les cygnes sacrés font sept fois le tour du rivage en chantant. Puis Thémis offre à Apollon le nectar et l'ambroisie, c‘est ainsi que ce bébé sera nourri.

    Dès sa naissance, Apollon manifeste sa puissance d'immortel; il réclame ses attributs, la lyre et l'arc, et affirme ses pouvoirs.
    Dans l’Hymne homérique, Artémis ne naît pas en même temps que son frère, mais à Ortygie, nom qui désigne peut-être l'emplacement du temple d'Artémis à Éphèse.
    Chez Pindare, Artémis et Apollon naissent, jumeaux, à Délos. Délos est une île errante avant l'arrivée de Léto; après la délivrance d'Apollon, quatre colonnes surgissent du fond de la mer et viennent l'ancrer solidement.

     

    Apollon à la lyre- Parc du Château de Versailles

    Apollon, l'enfant illégitime et non désiré par Héra, fait une entrée majestueuse à l'Olympe, dans la demeure de Zeus, en faisant trembler le sol de ses pas et en tenant son arc; les dieux pris de peur se lèvent de leur siège à son approche; sa mère Léto, le désarme en débandant sa corde et en fermant son carquois puis en suspendant son arc à un clou d'or; elle le mène prendre place sur un trône; son père Zeus lui donne une coupe de nectar pour le hausser au rang des dieux immortels.

    Apollon est aussi le dieu Purificateur et Guérisseur, qui le premier apprit aux hommes l'art de la médecine. Mais, il peut aussi apporter la peste avec son arc : lui seul peut écarter la maladie qu'il apporte.
    Enfin, c'est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l'ont adopté très rapidement sans changer son nom. Dès le Ve siècle av. J.-C., ils l'adoptèrent pour ses pouvoirs guérisseurs et lui élevèrent des temples.

     Il est également connu comme Phœbus ou Phébus, « le brillant », mais il ne doit pas être confondu avec Hélios, dieu du soleil. Il est fréquemment représenté avec son arc et ses flèches, ou encore avec une lyre: on le qualifie alors de « citharède ». Il est également appelé « musagète », celui qui fait danser les Muses. Le surnom de Loxias, « l'Oblique », lui est attribué à cause de l'ambiguïté de ses oracles.
    Il reste l'un des dieux auquel l'on a élevé le plus de temples et consacré le plus de cultes

    attributs : l'arc, la lyre, la flûte, les cornes de bovidés et le laurier (cf. Daphné), le trépied; le chiffre 7.
    animaux favoris : le corbeau, le cygne, le coq, le loup et le serpent ;
    sanctuaires : Delphes, Délos, Claros, Argos, Thasos ; Didymes
    fêtes qui lui sont consacrées : les Karneia, les Actia.


    Chez les Hyperboréens
    Peu après la naissance d'Apollon, Zeus lui remet avec sa lyre d’or un char tiré par des cygnes et lui ordonne de se rendre à Delphes. Le dieu n'obéit pas immédiatement, mais s'envole à bord de son char pour le pays des Hyperboréens qui, selon certaines versions, est la patrie de Léto. Là vit un peuple sacré qui ne connaît ni la vieillesse, ni la maladie; le soleil brille en permanence. Il y reste pendant un an avant de partir pour Delphes.
    Il y revient tous les 19 ans, période au bout de laquelle les astres ont accompli une révolution complète (un cycle métonique). De l'équinoxe de printemps au lever des Pléiades, il y danse chaque nuit en s'accompagnant de la lyre. Selon d'autres légendes, il y passe chaque année les mois d'hiver, ne revenant dans son lieu de culte — Delphes ou Délos — qu'avec le printemps.

    Apollon à Delphes, dieu de l'oracle :
    Après son séjour chez les Hyperboréens, Apollon se dirige vers Pytho, une région près de la source Castilie (dans une caverne du Mont Parnasse); là vivait le serpent Python, fils de la terre (Gaia); un monstrueux et terrifiant serpent symbolisant les puissances ténébreuses de la Terre, il massacrait les hommes et les animaux. Il a été déjà envoyé par Héra pour poursuivre sa mère Létô et l'empêcher de trouver une terre tranquille pour accoucher. Apollon le tue à l'aide de ses flèches et s'empare d'un vieux sanctuaire oraculaire détenu par Thémis et auparavant défendu par Python. Il sera puni par Zeus pour avoir tué un dieu…

     

     Delphes par Leonid Tsvetkov

    Pytho prend le nom de Delphes en souvenir de la métamorphose d'Apollon en dauphin pour dérouter un navire crétois et affecter ses passagers comme prêtres au service de son culte.
    Delphes est désormais le centre universel du culte d'Apollon qui devient le dieu de l'oracle, maître des prophéties et de la divinisation .

    Apollon a de multiples amours, mais bien qu'Apollon soit d'une grande beauté, il semblerait qu'il soit malheureux dans ses amours. Parmi les plus célèbres:
    - La nymphe Daphné, qui préféra être changée en laurier que de lui céder
    - La nymphe Cyrène, avec qui il eut un fils: Aristée
    - Hyacinthe, qui est un jeune garçon qui s'entraînait au lancer du disque. Il le tua par erreur et le transforma en la fleur Jacinthe.
    - Cassandre, prophétesse de Troie, qui se joua de lui
    - Coronis qui l'abandonna pour un mortel, mais lui donna un fils Asclépios. Il tua Coronis et son amant et sauva l’enfant.

    Apollon fut averti de son infortune par l'indiscrétion d'une corneille qui était blanche à cette époque. La pauvre corneille fut maudite et depuis ce jour là son plumage devint noir.
    Apollon tua Coronis et Ischys son amant. Le corps était déjà sur le bûcher funéraire lorsqu' Apollon réalisa que son amante était enceinte et arracha son fils du ventre de sa mère et des flammes.
    Le petit Asclépios fut confié à un berger qui le nourrit du lait de ses chèvres et plus tard Apollon confia son fils au Centaure Chiron qui lui apprit l'art de la médecine. Athéna lui donna deux fioles contenant du sang de Méduse. L'une permettait de tuer et l'autre de ressusciter les morts. Asclépios s'en servit à plusieurs reprises (Lycurgue, Capanée, Tyndare, Hippolyte...)
    Les guérisons miraculeuses et les résurrections d'Asclépios inquiètent Hadès, le Dieu du monde inférieur, qui se plaignit devant Zeus que plus personne ne meure.
    L'ordre du monde risquait d'en être changé, alors Zeus foudroya Asclépios.
    Cet acte mit Apollon en colère et il alla tuer les Cyclopes qui avaient simplement forgé le Foudre de Zeus.
    Furieux, Zeus s'apprête à jeter Apollon dans le Tartare puis, sur l'intercession de Léto, condamne simplement le dieu à servir un mortel pendant un an; ainsi Apollon se met-il au service d'Admète comme bouvier.
    Se rendant compte par la suite du bien qu'Asclépios avait apporté aux hommes, Zeus le place parmi les étoiles sous la forme de la constellation du Serpentaire.


    Lorsque son culte s'introduit en Grèce, Apollon est déjà honoré par d'autres peuples pré-hellènes, ce que l'Hymne homérique qui lui est destiné indique en signalant que les Crétois étaient ses premiers prêtres. Son premier lieu de culte est bien sûr Délos, capitale religieuse des Ioniens ; c'est sous Périclès, au Ve siècle av. J.-C. que l'île passe aux mains des Athéniens, qui confortent son caractère de sanctuaire inviolable en y faisant interdire toute naissance et toute mort. Le culte d'Apollon s'était entre-temps répandu partout dans le monde Antique, de l'Asie Mineure (le sanctuaire de Didymes, près de Milet, en porte la trace flagrante: c'est l'un des plus grands temples jamais bâtis dans la zone méditerranéenne) à la Syrie, sans parler des innombrables temples qui lui sont dédiés en Grèce même.

     

     Le temple d'Apollon à Didymes

     

     

     

     

    Source Wikipédia -et  http://dieux-grecs.fr/apollon.htm - http://www.aly-abbara.com/histoire/Mythologie/Grece/images/Apollon_athenes.html

     

     

     

     

     


    15 commentaires
  • Litha

    La roue tourne, tourne, tourne,
    Voici que de nouveau nous fêtons Litha.

     

    Litha, le solstice d’été - (21 - 22 juin)

    Nommée Litha par les païens, c'est également la fête de la Saint-Jean pour les Chrétiens.

    Dans les pays nordiques, cette fête est appelée Midsummer, le milieu de l’été. L’ancien calendrier considérait que l’été commençait à Beltane pour se terminer à Lughnasad, le solstice d’été étant à mi-point entre ces deux dates; ce qui est plus logique que notre calendrier qui considère que l’été débute lorsque les jours commencent à diminuer.

    C'est une célébration du jour le plus long, où les pouvoirs de lumière sont au maximum de leur force. Cependant, cette fête est aussi teintée de tristesse, parce que, dès lors, le temps d'obscurité grandira.
    Le soleil est à l’apogée de sa puissance, mais c’est aussi l’annonce de son déclin; à partir de cette date les jours vont raccourcir. Le roi Chêne (Dieu de l’année qui croît) qui régnait sur la première partie de l’année sera vaincu par le roi Houx (Dieu de l’année qui décroît), dont le règne commence dès à présent pour se terminer à Yule.

    Litha

    C’est donc le moment d’emmagasiner la force du soleil.
    A cette période, la nature est en pleine luxuriance, les jardins sont remplis de fleurs, les arbres commencent à se charger de fruits que le soleil fera mûrir.
    La terre nage dans la fertilité de la Déesse et celle ci, porte dans son ventre l'enfant conçu à Beltane.

    Bien que les anciens Celtes n’aient pas laissé d’écrits sur leurs pratiques, certaines chroniques tenues par les premiers moines chrétiens nous informent que la Saint Jean était célébrée par de grands feux de joie et des processions.

    D’après les druides la fonction des feux était de soutenir le soleil par la magie, afin qu’il conserve la force de réchauffer la terre, faire mûrir les fruits et les grains, protéger les hommes et le bétail des maladies et qu‘il éloigne les forces du mal enfouies dans les ténèbres. On faisait également passer le bétail entre les feux dans ce but.

    En ce jour de l’année, une importance primordiale est donc accordée au pouvoir magique du Feu. On allumait des feux de joie pour célébrer le soleil au sommet de sa puissance car les feux d’été, feux de jubilation et de purification sont également feux propitiatoires destinés à apaiser l’angoisse humaine devant le déclin solaire.

    De nos jours, les sorcières et les druides se ressemblent la veille (le 20 juin au soir) sur des sites sacrés anciens - pierres levées, cercles et collines - pour observer ensemble le lever du Soleil au solstice. Les cérémonies druidiques interviennent au lever du jour et à midi. Le rite de l’aube célèbre l’arrivée du jour le plus long et salue le Soleil en plénitude (l’observance de ce rite à Stonehenge est connues de tous).
    Ils ne dorment pas pendant la nuit la plus courte de l'année, se tiennent compagnie en racontant des histoires et en chantant après avoir accompagné de roulements de tambours la descente du Soleil à l'horizon.
    À l'aube, les roulements de tambours recommencent, cette fois-ci pour encourager les efforts du Soleil à se lever de bonne heure, à monter haut et à briller longtemps sur le jour le plus long.
    Le reste de la journée est passé d'habitude dans la nature, en partageant des rituels et de la nourriture ou en récupérant le sommeil perdu. C’est aussi le temps du ramassage des herbes médicinales qui sont au mieux de leur pouvoir à cette période.

    Dans de nombreux pays d'Europe, on allume toujours des feux sur les collines, les gens participent encore à des processions nocturnes en portant des flambeaux, et dans les régions vallonnées, on fait rouler du haut en bas d’une colline une roue garnie de paille enflammée pour favoriser le voyage du soleil et l’inciter à développer sa course. La roue est un signe de perpétuel renouveau et la paille est le symbole du dessèchement et de la mort.

    La tradition veut que l’on saute par-dessus le feu seul ou main dans la main avec celui ou celle qu’on aime en souvenir des rites de fertilité, quand il s’agissait de deviner la hauteur des récoltes à venir et d’assurer la fertilité des jeunes et nouveaux couples.

    Dans les temps anciens les Druides cueillaient du Gui, car à cette période de l’année, il n’avait pas encore de baie et était donc considéré comme une amulette de protection. On détruisait en ce même jour les anciennes amulettes qui avaient perdu leur efficacité en les jetant dans les feux sacrés. On répandait ensuite les cendres sur la terre.
    Les femmes marchaient nues dans leur jardin pour leur assurer fertilité.

    Le voile entre les deux mondes est à ce moment aussi mince qu’à Samhain, ainsi on peut rencontrer les représentants du ” Petit Peuple “, et les esprits des morts peuvent plus facilement traverser la frontière.

    C’est le moment de réaliser vos rêves et de rendre votre vie meilleure. Vous pouvez faire un symbole rituel de quelque chose de gênant qui freine votre épanouissement afin de le jeter dans le feu.

    Ce soir là il est aussi d’usage de faire passer du millepertuis dans la fumée et le pendre à l’entrée de sa maison pour la protéger, d’aller cueillir des baies et des plantes médicinales et de laisser dehors du miel et du lait pour le petit peuple.

    Si vous marchez accidentellement sur du Millepertuis le soir de Litha, vous risquez de vous retrouver au Pays des Fées !

     

     

     

     

    Litha

     

     

     

     http://www.paganisme.fr/paganisme/fetes-celtiques/litha - http://www.blogg.org/blog-51512-billet-en_savoir_plus_sur_litha-810802.html - http://www.thewhitegoddess.co.uk/the_wheel_of_the_year/litha_-_summer_solstice.asp-https://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2010/06/17/solstice-dete/

     

     

     


    25 commentaires
  • La pieuvre de Papetoia

    La légende de la pieuvre de Papetoia

     

    A Papetoai, l’emplacement autour du temple a toujours été un lieu sacré. A Fa’ato’ai, comme on l’appelait autrefois, il y avait un marae et une source d’eau fraîche et une une grande pieuvre envoyée par les dieux de l’ancien temps pour apporter à la population l’amour et l’harmonie. Tous les habitants venaient écouter la pieuvre parler de la nature, des étoiles et compléter leur connaissance du monde. Pendant longtemps, la pieuvre remplit sa mission et les habitants vivaient ensemble très paisiblement.

    Mais un jour, des étrangers débarquèrent sur la plage de Vaihere. Ces Hommes Tortues étaient venus à la nage de très loin. « De l’autre côté de la mer, il y a d’autres terres, d’autres pays, d’autres gens » dirent-ils à la population étonnée.
    Les Hommes Tortues allèrent alors voir la pieuvre au marae Tapuatea, et lui racontèrent leur histoire. Curieux, les gens de Fa’ato’ai demandèrent aux Hommes Tortues de les emmener voir où ils habitaient. La pieuvre, refusa d’abord de les laisser partir, mais pour éviter des conflits, elle accepta à contrecœur que quelques habitants partent.

    Quand ils revinrent de leur séjour au pays des Hommes Tortues, ils se mirent à raconter tout ce qu’ils avaient vu et tout ce qu’ils avaient appris dans ce nouveau pays. Ils racontèrent comment les gens là-bas vivaient et ce qu’ils faisaient. Et bientôt apparut la discorde parmi eux; car ils changèrent leurs façons de vivre. Souvent on les entendait dire « Non, ce n’est pas comme ça. Là-bas, au pays des Hommes Tortues, voilà comment sont les choses, voilà comment ils pensent, voilà comment ils font » alors les gens se mettaient à discuter et à se quereller.

    La pieuvre de Papetoia

    Les dieux entendant ces disputes parmi les habitants dirent à la pieuvre : « Nous te donnons une terre pour que tu puisses montrer aux gens comment s’aimer et vivre en harmonie, et maintenant ils se querellent. Si tu es incapable de guider les gens de l’île, nous allons te punir ».
    Quand la pieuvre entendit cette remarque des dieux, elle quitta Fa’ato’ai et alla se cacher dans la montagne Rotui et, tellement contrariée de plus pouvoir remplir sa mission, elle déversa son encre sur le versant de la montagne jusqu’à la plage de Vaihere où les Hommes Tortues avaient débarqué. On dit aujourd’hui qu’il ne faut pas pêcher à cet endroit parce que tous les poissons sont empoisonnés par l’encre de la pieuvre.

    L’ancien nom de Mo’orea était Aimeho, ce qui veut dire manger en cachette ; il vient de cette légende parce qu’on ne voit jamais une pieuvre manger car sa bouche est en dessous de son corps et donc qu’elle mange en se cachant.
    Le nom en entier est « ‘Aimeho i te rärä varu » ou Aimeho aux huit radiations, représentant les huit tentacules de la pieuvre. La tête de la pieuvre se trouve sur le Mont Rotai et ses tentacules rayonnent pour former les huit chaînes de montagne de l’île. Depuis l’église du village de Papetoai, l’on peut voir la tête et les deux yeux de la pieuvre couchée sur le Mont Rotui.

     

    La pieuvre de Papetoia

     


    Source: http://www.tahitiheritage.pf/legende-de-la-pieuvre-de-papetoai/

     

     

     

     


    16 commentaires
  • Le Taureau

    Le Taureau

    Dieu parmi les dieux

    Figure essentielle de l'art paléolithique, le taureau jouait également un rôle central dans les plus anciennes religions connues de la Méditerranée et de son pourtour (mont Bégo, Crète, Anatolie, etc). On pense que le taureau était considéré comme l'agent visible de la force invisible qui meut et féconde la nature.

    C'est pourquoi les premières sociétés, notamment autour de la Méditerranée, ont dressé un culte à l'animal, symbole de puissance mais aussi de fertilité. Voici Apis et Hathor, en Égypte ; un peu plus loin, les habitants de la Crète, patrie du Minotaure, organisent des jeux acrobatiques mettant en scène ces bêtes avant de les sacrifier en hommage aux dieux.

    À son tour, Héraclès doit livrer combat à un taureau pour mener à bien ses douze travaux, tandis que Zeus n'hésite pas une seconde à en prendre l'apparence pour couronner de succès ses conquêtes amoureuses : comment la jolie Europe pouvait-elle en effet ne pas succomber à la beauté du noble animal ?
    Mais l'animal est aussi le héros de scènes moins religieuses : grâce à César qui, dit-on, aimait chasser l'aurochs sauvage en Grèce, il devient un acteur indispensable des jeux du cirque. On l'affronte lors des venationes (combats entre gladiateurs et animaux) ou on l'oppose à des fauves, éléphants ou encore rhinocéros. Mais des voix s'élèvent contre ces massacres, y compris plus tard parmi les premiers chrétiens.

    Le Taureau
    Taureaux paléolithiques représentés sur les parois de la grotte de Lascaux.

    Ainsi que dans beaucoup de religions asiatiques, le taureau avait été adopté, dès les premiers âges, par les Égéens, comme le symbole de la force et de l'énergie créatrice. Il devint plus tard l'emblème du Grand dieu qui faisait pendant à la Grande déesse, et joua, comme tel, un rôle important dans les légendes crétoises; il lui arriva même de s'incorporer à la nature divine : le Minotaure est analogue au dieu Taureau des Elamites, ou à l'Enki des Sumériens, qui était aussi "le taureau sauvage du ciel et de la terre".

    Le Taureau

    Chez les anciens Grecs et Romains, le taureau était la victime la plus ordinaire des sacrifices. Les Grecs l'immolaient à Zeus, à Arès, à Athéna, à Déméter à Aphrodite et à Apollon et les Romains à Jupiter, à Mars, à Minerve, à Cérès, à Vénus et aux Lares. 
    On choisissait des taureaux noirs pour Poséidon ou pour Neptune, pour Hadès ou pour Pluton et les dieux infernaux. Avant de les immoler, on les ornait de différentes manières : ils avaient sur le milieu du corps une grande bande d'étoffe ornée de fleurs , qui pendait des deux côtés. 
    Le taureau qu'on sacrifiait à Apollon avait ordinairement les cornes dorées.

    Le Taureau

    Tête de taureau symbolisant le dieu Taureau (Cnossos, Crète).

     Le taureau Aboudad joue un rôle important dans la cosmogonie perse; il naquit sans père et sans mère, simultanément avec Kayoumors, le premier homme; mais il était sans mouvement et sans parole, tandis que l'homme avait la faculté de se mouvoir et de parler. Le taureau fut mis à mort par Ahriman, et son âme consentit, à la sollicitation d'Ormuzd, à prendre soin des créatures qui étaient dans le monde, en attendant que le Ferouer de Zoroastre leur apprit à se préserver du mal. De la semence du Taureau, purifiée par la lumière de la lune, naquirent les plantes et les arbres, tandis que celle du premier homme donna naissance à un arbre représentant un homme et une femme unis, qui se divisèrent et devinrent Meschia et Meschiané.

    Il ne faut pas confondre ce taureau primordial avec celui que l'on trouve quelquefois réuni à la figure de Mithra, dans les compositions romaines. On représente celui-ci sous la forme d'un jeune homme d'une belle figure, coiffé du bonnet phrygien, un genou appuyé sur un taureau renversé, auquel il plonge un poignard dans le cou. C'est, dit-on, un symbole de la force du soleil, lorsqu'il entre dans le signe du Taureau.
    Le taureau est un des douze signes du zodiaque; les mythes racontent que c'est l'animal sous la figure duquel Zeus enleva Europe, d'où il fut mis au nombre des constellations; selon d'autres, ce serait Io, que Zeus aurait enlevée au ciel après l'avoir changée en génisse.

    Le taureau est honoré en Inde, et par la propre excellence qu'on lui attribue, et comme personnification de Nandi, monture du dieu Shiva. 

    Le Taureau
    Statue du Taureau Nandi, à Pashupatinath (Népal).
    © Photos : Serge Jodra, 2011.

    Le culte du taureau se retrouve jusqu'aux extrémités de l'Orient.
    C'est lui qui donne la fécondité à la Lune, dans la théologie des Perses (Zend-Avesta). Le taureau est une des grandes divinités du Japon. Dans un temple de Miyako, au Japon, l'on voit sur un autel fort large et de forme carrée, un taureau d'or, dont le cou est orné d'un collier très précieux; il tient un oeuf de ses deux pieds de devant, et le heurte avec ses cornes, comme s'il voulait le briser. (Un symbolisme qui rappelle celui de Dionysos , élevé par les Hyades, ou étoiles du Taureau, qui était quelquefois représenté avec des pieds et des cornes de taureau, auprès duquel on plaçait l'oeuf orphique, symbole de la nature qui produit tout).


    Taureau dans l'Égypte antique (Le Louvre)

    Le TaureauDans l'Égypte antique, le taureau est l'animal sacré par excellence. Symbole de force physique, de fertilité et de puissance sexuelle, on trouve des traces de sa vénération sur les gravures rupestres préhistoriques.
    La queue de taureau était l'un des attributs du pharaon ; trophée attaché à la ceinture du roi, il lui offrait la puissance de l'animal sacré.
    Les Égyptiens révéraient le taureau ou boeuf sacré, sous le nom d'Apis. A une époque tardive, cet Apis était devenu le type du taureau, signe équinoxial, alors premier des douze signes du zodiaque, qu'Osiris, c'est-à-dire ici le Soleil, avait rendu dépositaire de la fécondité. 

    En Sumérie, Enlil, le dieu taureau, est alors vénéré comme dieu de l'orage et de la fécondité.

    En hébreu, la première lettre de l’alphabet, alef, qui signifie taureau, est le symbole de la lune à sa première semaine. Beaucoup de lettres, de hiéroglyphes, de signes sont en rapport simultané avec les phases de la lune et avec les cornes du taureau, souvent comparées au croissant de lune.

    Pour mémoire, tout le monde connait l'épisode de l'adoration du Veau d'Or dans l'histoire de Moïse, qui est encore le culte du Taureau.


    Le taureau tricorne
    En Gaule, l'iconographie comporte un taureau aux trois grues (équivalent probable des cygnes insulaires) et un taureau à trois cornes, lequel est probablement un symbole guerrier incompris à l'époque gallo-romaine.
    Pourquoi trois? "Multipliés par la triade sacrée celtique, les symboles de force et la capacité reproductrice de cet animal s’en trouvent renforcés", explique le professeur Daniel Paunier.
    Sa présence en Gaule est importante, si l’on en juge par le grand nombre de statues ou statuettes de ce genre retrouvées en Suisse et en France, et qui témoignent d’un culte rendu à cet animal.

    Le Taureau

    Il est important dans la mythologie et la vie quotidienne des Celtes. Le vol de bovins est probablement au coeur de nombreux conflits entre différents groupes et il joue un rôle important lors les fêtes. On trouve la présence de cet animal dans le mythe dès 3000 ans avant J.-C.
    Un sacrifice de taureau est d'ailleurs représenté sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

    Le taureau ne semble pas avoir eu une valeur symbolique exclusive de virilité et il n'est pas certain que sa signification première soit à rechercher dans la dualité ou dans l'opposition sexuelle avec la vache. Le taureau est en effet, en Irlande, l'objet de métaphores surtout guerrières. Un héros ou un roi de grande valeur militaire est souvent appelé le taureau du combat. D'autre part, le taureau est la victime de ce qu'on appelle en Irlande le festin du taureau, première partie du rituel de l'élection royale, telle que la raconte le texte de la Maladie de Cuchulainn. On sacrifie l'animal, un poète mange de la viande, boit du bouillon à satiété, s'endort et, dans son rêve, voit le candidat-roi qui doit être choisi par l'assemblée des nobles. La seconde partie du rituel (qui concerne le roi élu) a pour victime le cheval, mais il est tout aussi guerrier que lui et le sacrifice des taureaux blancs raconté par Pline (Hist. Nat. 16, 249) à propos de la cueillette du gui est un ancien rituel royal, ayant perdu toute raison d'être par suite de la conquête romaine et de la disparition de toute vie politique indépendante. Car le taureau est, comme le cheval , un animal royal : Deiotaros taureau divin.

    Le Taureau

    Statuette de taureau tricorne, Musée de St Germain en Laye.

    Le taureau est bien un animal primordial. Dans le récit de la Razzia des Vaches de Cooley, où un taureau brun et un taureau blanc se combattent à mort, l'un représente l'Ulster et l'autre le Connaught : les posséder signifie posséder la souveraineté guerrière, d'autant plus que l'un et l'autre ont l'intelligence et la voix.

     La victoire sur le taureau, symbole patriarcal de la défaite de la déesse-mère
    Si les corridas existent encore, c'est pour une raison simple: la victoire sur le taureau est une démonstration de force patriarcale. Ceux qui sont fascinés par les corridas ne voient pas un animal: ils imaginent un monstre symbole de virilité, vaincu par plus fort que lui.

    Au début de l'humanité, la femme avait une valeur inestimable, car elle donnait la vie. Cette période fut celle du matriarcat, marquée par le culte de la déesse-mère.

    Les déesses-mères étaient vénérées comme symbole des femmes donnant la vie; la première vision du monde est celle du culte de la vie. La femme donnant la vie, elle a une valeur supérieure à l'homme.

    Le taureau est justement utilisé comme moyen de concurrencer le culte de la vie et de la déesse-mère. Au lieu des femmes, c'est le soleil et le sang qui vont être salués comme symboles de la vie. Le taureau répond aux besoins du patriarcat: il représente la force, la puissance, la fécondité. Son sang répandu dans les sacrifices sera le nouveau symbole de la vie. Mais le taureau reste un symbole fort: aujourd'hui encore la légende du Minotaure est très connue, justement pour cette raison: le patriarcat permet aux hommes de se reconnaître en Thésée qui a dominé le taureau, mais en fait aussi tous les animaux.

     

     

     

    http://laterredabord.fr/articles9/tor.html - http://www.cosmovisions.com/$Taureau.htm
    http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/taureau-926.htm - http://www2.unil.ch/unicom/allez_savoir/as20/religion/religion5.html - https://www.herodote.net/Moeurs-synthese-531.php

     

     


    20 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires