• Kâlî

    Kâlî

    Kâlî

    Kâlî devî suprême en Inde

    Dans la mythologie hindoue, elle est la représentation la plus terrifiante du panthéon.
    Kâlî, "la Noire" est la Déesse Mère destructrice et créatrice de l'hindouisme. C'est l'aspect féroce de la Devî, la Déesse Suprême, fondamentale pour toutes les autres déités hindoues. Kâlî est connue des Veda. Elle est censée être la septième langue d'Agni, le dieu du Feu.

    Kâlî, la Noire est la déesse du Temps, de mort et de délivrance, mère destructrice et créatrice.
    Le processus de la Re-Création est décrit comme le "jeu de Kâlî". Kâlî est la force qui détruit les esprits mauvais et protège les dévots. Elle est la parèdre, la puissance (Shakti) de Shiva.
    Kâlî est une forme féminine dont le nom dérive du mot Kâla, le Temps en sanscrit, Celui qui détruit toute chose. Kâla, c'est aussi "le Noir". Kâlî a donc été comprise comme "Celle qui est le Temps", "Celle qui dévore le Temps", "la Mère du Temps", "la Noire" ou encore "Celle qui est le Temps Noir".

     L'association de Kâlî avec la noirceur contraste avec son pendant masculin, Shiva, dont le corps sombre est couvert des cendres blanches des champs de crémation où il a coutume de méditer. Le Tattva de Shiva (la Conscience Divine en tant que Shiva) est inactif cependant que le Shakti Tattva (l'Energie Divine en tant que Shakti) est actif. Shiva, ou Mahâdeva, représente le Brahman, la Conscience Absolue et Pure qui se tient derrière tous les noms, toutes les formes, toutes les activités. Kâlî, d'autre part, représente l'Energie potentielle (et aussi manifestée) responsable de tout ce qui a nom, forme ou activité. Elle est Sa Shakti, son Pouvoir de Création et on la conçoit comme la "substance" derrière le contenu complet de toute conscience. Elle ne peut en aucun cas exister indépendamment de Shiva ni agir sans Lui; cela veut dire que Shakti, toute la matière-énergie de l'Univers, n'est pas distincte de Shiva, ni de Brahman d'ailleurs, mais elle est plutôt le Pouvoir Dynamique de Brahman.

    En dépit de sa forme apparemment terrifiante, Kâlî est souvent considérée comme la plus douce, la plus aimante de toutes les Déesses hindoues car ses dévots la voient en tant que Mère de l'Univers entier. De plus, sa forme terrible fait que, justement, on la perçoit comme une force formidable de protection. Quand le Saint Bengali Ramakrishna demanda à un dévot pourquoi il honorait la Déesse Kâlî, celui-ci répondit : "Maître, quand ils sont dans les difficultés, vos dévots viennent vous voir. Mais où allez-vous quand vous êtes vous-même dans l'ennui ?".

    Kâlî, la Mère Divine, représentant l'Energie Cosmique d'un Univers toujours en mouvement dans le Temps et l'Espace, est décrite se tenant debout sur le corps inerte de Shiva. Shiva, l'Esprit Eternel et Sans-Changement, allongé tranquillement, est absorbé en Lui-Même et inconscient de la danse de mort et de destruction que la Déesse anime sur sa poitrine. Ce symbole exprime l'idée que l'évolution cosmique spatio-temporelle est fondée et soutenue par une réalité cachée, qui a pour nom le Seigneur Shiva.

    Représentation ou mûrti :
    Elle est représentée nue, avec la peau noire, le regard féroce et la langue tirée, portant un long collier, descendant parfois à ses genoux, composé de crânes humains, dansant sur le corps de Shiva soumis, allongé sur le dos.
    Elle porte souvent un pagne formé de bras coupés, tient une tête décapitée dans une main, une épée, le pouvoir de la destruction, dans l'autre. La forme Bhadrakali possède plusieurs paires de bras.
    •Ses 4 bras représentent les 4 directions de l’espace, identifiées au cycle complet du temps. Une main donne, l’autre éloigne la crainte.
    • Dans une autre main, elle tient une tête coupée, rappelant que rien n’échappe à la puissance du temps.
    • Elle porte autour du cou le varnamala, une guirlande de 51 têtes coupées représentant les 51 lettres du sanscrit. Elles représente Kali comme la déesse du langage.
    • Lorsque l’Univers est détruit, la puissance du temps reste nue. C’est pourquoi Kali porte l’espace comme unique vêtement. On l'appelle aussi Digambara, vêtue d'espace.
    • Son aspect effrayant symbolise son pouvoir sans limite.
    • Sa langue pendue fait référence à une technique du yoga. Lorsque la langue est détachée du frein qui la retient au palais, elle est libre de d'investir la gorge et de donner la mort.

    On la représente aussi accompagnée de serpents et de chacals, tandis qu'elle se tient debout sur le corps apparemment sans-vie de Shiva. L'histoire, à ce sujet, est la suivante:
    Les Dieux firent appel à Kâlî pour vaincre le démon Raktabjija dont chaque goutte de sang qui tombait au sol donnait naissance à un clone démon.
    Un jour que Kâlî avait détruit tous les démons sur le champ de bataille, elle commença une danse puissante où elle laissait éclater sa joie de les avoir vaincus. Tous les mondes, les Loka, commencèrent à trembler et à bouger sous l'impact de cette danse. A la requête de tous les Dieux, Shiva demanda à la Déesse d'arrêter, mais elle était trop emportée par son Energie pour l'entendre. Alors, Shiva se coucha comme un cadavre parmi les démons que la Déesse avait exterminés, afin que le choc de la danse soit amorti par son propre corps. Quand Kâlî marcha sur le corps de son époux, elle comprit son erreur et, de honte, se mordit la langue.

    L'importance du culte de Kâlî dans l'est de l'Inde indique peut-être qu'elle trouve son origine dans une divinité de tribus aborigènes, tribus très nombreuses dans la région, ce qui pourrait être une raison de la couleur de sa peau, de sa nudité et son aspect barbare. Dans le Sud de l'Inde existe la tradition d'un concours de danse entre Kâlî et Shiva Nâtarâja, le Seigneur de la danse, le créateur du Bhârata-Natyam, la danse classique du Tamil Nadu. Certains y voient le souvenir d'une victoire des shivaïtes locaux sur les dévots d'une divinité féminine locale, Pidari peut-être.

    Kâlî est une déesse qui a une longue et complexe histoire au sein de l'hindouisme. D'un côté, elle est vue comme l'image ultime de l'annihilation, de l'autre, elle est l'Ultime Réalité et la Source de l'Etre dans le cadre des croyances tantriques. Enfin, le mouvement dévotionnel relativement récent dont elle est entourée La conçoit largement comme la Déesse-Mère qui regarde droit devant soi.

    Son culte est surtout développé dans le Bengale, on trouve un temple dédié à Kâlî à Kolkota (Calcutta), où chaque jour des chèvres lui sont sacrifiées. Kâlî a donné son nom à Calcutta par l'intermédiaire de Kalikata, un des trois villages loués à la Compagnie anglaise des Indes orientales, à l'origine de la ville.

     

    Sources: http://ganapati.perso.neuf.fr/dieux/shakti/kali.html
    http://melusine-la-fee.over-blog.com/categorie-10839686.html

     

     

    « La CléNarcisse et Echo »

  • Commentaires

    1
    Lundi 9 Décembre 2013 à 10:52

    Le temps ? je suis toujours à sa recherche !

    Les serpents ? je les crains !

    Des chèvres sacrifiées ? ô non pitié !

    Désolée, Triskèle, mais comment veux-tu que j'honore Kâlî, la dévoreuse de temps qui me fait peur

    Je te souhaite un joli lundi.

    Bien amicalement. Bises.

    2
    Lundi 9 Décembre 2013 à 11:02

    Hi Hi, à moi aussi elle fait peur! J'ai beaucoup cherché une image moins horrible que les autres!
    Mais il en faut pour tous les goûts! Bonne journée à toi, bises.

    3
    Mardi 10 Décembre 2013 à 19:00

    Merci d'avoir cherché l'image la moins horrible, celle-ci est déjà assez monstrueuse !  Bizz de Béa

    4
    Mardi 10 Décembre 2013 à 19:38

    Eh oui, et pourtant elle est vénérée par des milliers de personnes! Notre vision occidentale est sans doute différente. Bises à toi Béa.

    5
    Chiara
    Samedi 8 Mars 2014 à 14:40

    Ma jument s'appele kalie!!!!!!!


     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :