• Astarté

    Astarté

    Astarté

    Déesse de l'amour et de la fécondité originaire de Phénicie, Astarté  jouit d'un culte dérivé de celui de la Déesse Ishtar des Assyriens, Babyloniens et Akkadiens, elle-même un avatar de la Déesse originelle des Sumériens Inanna. Connue comme la "maîtresse des batailles", elle sera plus tard assimilée à l'Aphrodite des Grecs.

    Astarté est une déesse connue dans tout le Proche-Orient, de l'âge du bronze à l'Antiquité, présentant un caractère belliqueux. Athtart ou Athtart à Ougarit, Shaushka ou Shaushga chez les Hourrites, Ashtart  en langue punico-phénicienne, Ashtoret ou Ashtaroth en hébreu, elle a de nombreux noms et de nombreuses représentations.
    Astarté, nous dit-on, fut la reine des cieux, déesse de la Lune, mère de toute la vie sur la Terre, déesse des mers et des poissons.

    Elle fut implantée dans la mythologie égyptienne, sous les Ramessides, époque correspondant à le XIX° et XX° dynastie, le nouvel Empire. À califourchon sur son cheval, elle accompagne et protège le souverain. Elle devient la fille de Rê ou de Ptah, et est une des compagnes de Seth. Dans son temple, comme nous le rapportent des manuscrits de la XXe dynastie, elle était la Lune miséricordieuse, et on y guérissait les malades. Astarté, la déesse de la Lune connaissait les secrets capables de provoquer les maladies et aussi de les guérir.
    Le papyrus d'Astarté (papyrus fragmentaire) semble laisser entendre qu'Astarté est celle qui contrecarre les demandes exorbitantes de tribut que Yam (roi des dieux) demande aux autres dieux.

    Astarté est une divinité sidérale constamment associé à Baal. Penê-Baal (face de Baal), Selem-Baal (Salambô, « image de Baal ») sont des épithètes qui lui sont souvent données, et ces épithètes deviennent à leur tour de véritables noms propres.
    Elle était vénérée dans le temple du dieu Baal ou Moloch. Astarté, déesse de la Lune, de la fécondité et de la maternité, ainsi que des plaisirs de la chair, était associée au dieu du ciel, au maître du Soleil, Baal, cruel et sans merci.

    Élément féminin du couple suprême qu'elle forme avec Baal, celle-ci assume des fonctions variées : protectrice du souverain et de sa dynastie, elle protège également les marins, mais son culte est, comme pour la plupart des divinités féminines primordiales de l'antiquité, lié à la fertilité et à la fécondité.
    Le culte d’Astarté et étroitement lié avec la prostitution sacrée, comme ceux de Ishtar et d’Inanna de qui elle découle. Toutefois, si l’introduction de cette pratique dans le culte d’Astarté a pu être inspirée par un sentiment religieux réel, elle a sûrement amené à des excès et favorisé une décadence morale partout où elle était pratiquée. De la déesse de la fécondité, Astarté est devenue pour beaucoup la déesse des plaisirs charnels débridés.
    Les Grecs disaient que le temple d’Astarté attirait des visiteurs de tous les pays d’Asie, offrant toutes sortes de divertissements et d’orgies.

    Étant à la fois Vénus et la Lune, elle est considérée tour à tour comme une déesse vierge et une déesse mère. De là, dans son culte, des cérémonies et des actes symboliques qui se transformaient aisément en scènes de débauche, aboutissant à des excès sanguinaires et cruels.
    Comme Baal, Astarté est souvent honorée, du moins jusqu'au début du premier millénaire avant notre ère, par des sacrifices humains, surtout par des holocaustes, « sacrifices » d'enfants qui horrifient les visiteurs étrangers.
    Pour apaiser Baal, on sacrifiait la vie que la déesse de la Lune avait créée. Astarté, déesse mère de toute la vie sur la Terre, ne pouvait pas défendre les enfants nés de sa fécondité.

    Palé-Paphos (l'ancienne Paphos) est bâtie selon la légende vers le Xe siècle avant notre ère par le phénicien Cinyras, le père de Myrrha, ou par les Syriens, selon d'autres sources. Les fondateurs y élevèrent, en l'honneur d'Astarté un temple connu dans tout l'Orient à l'époque d'Homère, la déesse Astarté y était adorée primitivement, sous la forme d'une pierre noire.

     

    Sources: Wikipédia et http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/2009/07/06/astartee-une-deesse-lunaire/

     

     

     

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