• Légende Aztèque des soleils

    Illustration Itiana 355


    Légende Aztèque des soleils

    La légende des soleils est un mythe cosmogonique mésoaméricain fondé sur la création puis la destruction de plusieurs mondes (ou soleils) successifs.
    Les dieux, selon les croyances aztèques ont successivement créé plusieurs mondes, chaque fois anéantis.
    Il existe plusieurs versions de ce mythe cosmogonique, que l'on retrouve ailleurs au Mexique central et, plus largement, en Mésoamérique. Chaque version diffère des autres sur certains points, mais le schéma général reste le même : avant le monde actuel, se sont succédé plusieurs âges ou « soleils », chacun d'entre eux possédant certaines caractéristiques et s'étant terminé par un certain type de catastrophes.

    Deux de ces versions sont pratiquement identiques (on les trouve dans les manuscrits connus sous le nom de Leyenda de los Soles et Historia de los Mexicanos por sus Pinturas) ; ils correspondent probablement à une sorte de version aztèque « officielle » de ce mythe.

    Les cinq soleils
    Chaque soleil porte un nom : Ocelotonatiuh ( Soleil Jaguar) ou Yoaltonatiuh (Soleil de nuit) ou encore Tlaltonatiuh (Soleil de terre) selon les versions (ces trois éléments étant très proches), Ehecatonatiuh (Soleil de Vent), Quiauhtonatiuh (Soleil de Pluie) et Atonatiuh (Soleil d'Eau). Chaque nom correspond à l'agent destructeur du soleil en question. Lorsqu'il existe un cinquième soleil, on l'appelle Ollintonatiuh (Soleil de mouvement).

    On rencontre également des noms calendaires qui proviennent du calendrier divinatoire, le tonalpohualli dans La Leyenda de los Soles.
    Ils contiennent tous le mot nahui (« quatre » en nahuatl), correspondant à la disparition de chaque soleil : Nahui Ocelotl (Quatre Jaguar), Nahui Ehecatl (Quatre Vent), Nahui Quiahuitl (Quatre Pluie) et Nahui Atl (Quatre Eau).

    Légende Aztèque des soleils

    Comme il a été dit plus haut, le nombre de soleils peut varier, 4 ou 5 selon les versions, mais également leur durée ainsi que l'ordre dans lequel ils ont été créés. Chaque soleil était associé à un type de nourriture.
    Les deux versions qui présentent le plus de points communs sont l’Historia de los Mexicanos por sus Pinturas et la Leyenda de los Soles. L'ordre des agents destructeurs est le même (terre-vent-feu-eau). Ce sont les mêmes éléments et les mêmes glyphes calendaires que l'on retrouve sur un célèbre monument aztèque : la Pierre du Soleil. Le nombre total d'années pour les quatre premiers soleils est le même : (2028 ans), mais la répartition est différente : (676-676-364-312) pour l’Historia de los Mexicanos et (676-364-312-676) pour la Leyenda de los soles. Il s'agit chaque fois de multiples de 52, c'est-à-dire le nombre d'années correspondant à un « siècle » aztèque.

     

    · L'Historia de los Mexicanos por sus pinturas

    1. Nahui Ocelotl (Quatre-jaguar). Le premier soleil, qui avait été créé par les quatre dieux primordiaux, était celui de Tezcatlipoca. Il dura « 13 fois 52 ans ». La terre était peuplée de géants qui arrachaient les arbres et se nourrissaient de glands. Tezcalipoca reçut un coup de bâton de Quetzalcoatl, tomba à l'eau, puis se transforma en jaguar et tua les géants.

    2. Nahui ehecatl (Quatre-vent). Le deuxième soleil était celui de Quetzalcoatl. Il dura lui aussi « 13 fois 52 ans ». À cettLégende Aztèque des soleilse époque vivaient les macehuales (gens du peuple en nahuatl) qui ne mangeaient que des pignons. Tezcalipoca, qui s'était transformé en jaguar, donna à Quetzalcoatl une ruade qui le fit tomber, provoquant un vent tellement fort qu'il emporta ce dernier et tous les macehuales. Il n'en resta que quelques-uns dans l'air, qui furent métamorphosés en singes.

    3. Nahui quiahuitl (Quatre-pluie). Le troisième soleil était celui de Tlalocatecutli, dieu de l'enfer. Il dura « 7 fois 52 ans ». Les macehuales ne mangeaient que de l’'acinctli, une plante qui ressemblait au blé et poussait dans l'eau. Quetzalcoatl chassa Tlalocatecutli sous une pluie de feu.

    4. Nahui atl (Quatre-eau). Le quatrième soleil était celui de Chalchiuhtlicue, l'épouse de Tlaloc. Il dura « 6 fois 52 ans ». Les macehuales ne mangeaient qu'une plante qui s'appelait cincocopi et qui ressemblait au maïs. Au cours de la dernière année de ce soleil, il plut tellement que les cieux s'effondrèrent. L'eau emporta tous les macehuales qui devinrent toutes les espèces de poissons qui existent.

    Légende Aztèque des soleils(Chalchiuhtlicue, Déesse de l'eau)

    L'eau couvrit la terre pendant 52 ans, soit un siècle aztèque. La Leyenda ajoute qu'un couple, Tata et Nene, furent sauvés. Titlacahuan leur enjoignit de se cacher dans un cyprès et de ne manger chacun qu'un épi de maïs. Mais lorsque l'eau se fut retirée, ils virent un beau poisson qu'ils cuisirent et mangèrent. Furieux à cause de la fumée qui parvenait jusqu'au ciel, le dieu les changea en chiens.
    L'humanité ne descend pas de ces rescapés du quatrième cataclysme : elle doit son existence à Quetzalcoatl. C'est en effet le Serpent à Plumes, sous la forme du dieu à tête de chien Xolotl, qui alla dérober aux enfers les ossements desséchés des morts et les arrosa de son propre sang pour leur redonner vie.

    Après la chute du ciel, selon la version de l’'Historia de los Mexicanos, les quatre dieux primordiaux ordonnèrent de creuser quatre chemins jusqu'au centre de la terre, afin de relever le ciel, prélude à la réanimation de la terre et à la création d'un nouveau soleil, le cinquième donc, au cours de la quatorzième année après le déluge.

    5. Nahui ollin (Quatre-mouvement) est le cinquième et dernier soleil et il doit s'effondrer dans des séismes. Les Tzitzimime, monstres squelettiques qui hantent à l'occident les marches de l'univers, anéantiront l'humanité.
    Cette catastrophe finale, pensait on , pouvait éclater à tout instant.

    Rien, pour les Mexicains, ne garantissait le retour du Soleil ni la marche des saisons… A la fin de chaque cycle de 52 ans, on redoutait que "la ligature d'années" ne pût s'accomplir. Le Feu nouveau ne s'allumerait pas, tout s'effondrerait dans le chaos.
    Tous les 52 ans, la fin du siècle aztèque est appelé "ligature d'années". A cette occasion avait lieu la Fête du Feu nouveau. La nuit de ce passage d'un siècle à l'autre est une nuit de prières et d'angoisse.
    À ce moment, tous les feux du territoire aztèque étaient éteints et tout le monde regardait vers le sommet de la montagne. Lorsque la constellation d'Orion s'élevait au-dessus de l'horizon, un homme était sacrifié au sommet de Huixachtlan et une grande torche semblable à un faisceau de bois en feu était plantée dans sa poitrine.
    Aux premières étincelles de feu, le nouveau cycle de calendrier était déclaré commencé et un immense feu de joie était embrasé. Des messagers parcouraient la ville pour rallumer tous les feux avec leurs torches.

    Légende Aztèque des soleils

    Codex Magliabe Chiano

    La mission de l'homme en général, et plus particulièrement celle de la tribu aztèque, peuple du Soleil, consistait à repousser infatigablement l'assaut du néant. A cette fin, il fallait fournir au Soleil, à la Terre, à toutes les divinités, "l'eau précieuse" sans laquelle la machinerie du monde cesserait de fonctionner : le sang humain. De cette notion fondamentale découlent la guerre sacrée et la pratique des sacrifices humains."

     Selon la mythologie aztèque, le sang humain (l'« eau précieuse ») était nécessaire au dieu soleil Huitzilopochtli pour pouvoir continuer à exister. Les sacrifices humains étaient donc courants. On sacrifiait également en l'honneur d'autres dieux. Certaines victimes étaient des prisonniers de guerre, d'autres des esclaves, d'autres, enfin, volontaires ou désignés par les prêtres étaient des "dieux", ornées, encensées, choyées pendant un an, elles devenaient l'image de la divinité. En effet, selon leur croyance, la vie qui les attendait dans l'autre monde dépendait non de leurs actions sur terre mais de leur trépas ; or, les deux morts considérées comme les plus glorieuses étaient le sacrifice et la mort au combat. Le cannibalisme rituel qui succédait à ces cérémonies prenait le sens d'une communion.
    Cependant, certains dieux comme Quetzalcoatl, s'opposaient au sacrifice des humains.

    Légende Aztèque des soleils

     

     La Pierre du Soleil est découverte en 1790 sous la Grand-Place de Mexico. Ce n'est pas un calendrier, mais un monument commémorant les cinq Soleils mythiques. Composée de lave basaltique, elle se trouve actuellement au musée d'Anthropologie de Mexico. C'est un disque de 360 cm de diamètre et d'un poids de 24 tonnes. Elle fut sculptée sous le règne de Moctezuma II. Son nom aztèque est Cuauhxicalli (réceptacle de l'Aigle).

     

     

    Sources: Wikipédia et
    http://objectif-cap-sizun-polynesie.over-blog.com/article-les-cinq-soleils-azteques-109459076.html

     

     

     

     

     
     

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  • Amulettes du Moyen Orient, 4° siècle avant J.C.

     

    Les Amulettes

     

    Les Amulettes sont de petits objets que l'on porte sur soi et auxquels on attribue certaines propriétés magiques. D'ailleurs, même les personnes ne s'intéressant pas au domaine de l'ésotérisme sont susceptibles d'en porter, et nomment les "gris-gris" ou "porte-bonheur" ou médailles bénies suivant les croyances.

    L'Amulette sert principalement de protection contre la malchance pour la personne qui la porte. Généralement, on dit que son action est passive et qu'elle est créée à base d'éléments naturels simplement récoltés dans la nature (petits cailloux, feuilles, petits fruits, champignons, mousse etc.) et enfermés dans un sachet. Bien entendu, elle peut également prendre d'autres formes, comme un petit objet que nous aimons particulièrement et auquel nous attribuons le qualificatif de: porte-bonheur
    Nous avons tous une médaille, un objet dont nous ne nous séparons jamais, c'est en quelque sorte une amulette, il suffit de lui attribuer une fonction de protection.
    Un objet possède la puissance que l’on veut bien lui donner, c’est le principe même de l’amulette.

    Déjà aux temps préhistoriques les hommes taillaient des pierres en forme d’animaux, peut-être pour prendre les qualités de l’animal en question, ou en forme de Déesse-Mère pour s’assurer sa protection.


    Ours néolithique en ambre

    Que les gemmes aient été muettes, inscrites ou gravées, dès leur origine, depuis les temps préhistoriques, elles précisèrent trois caractères distinctifs : ceux d'ornement, d’amulette et de cachet.
    Avant même qu'ait été connu le moyen de graver les pierres, elles étaient à elles seules des phylactères. Quand les graveurs les revêtirent d'images divines, ou même d'inscriptions qui étaient des prières, elles devinrent des amulettes investies de pouvoir.

    Les pierres gravées:
    La glyptique paraît avoir pris naissance chez les Égyptiens. Les plus anciennes pierres gravées sont les scarabées, insecte qui était sacré en Égypte : on y voit le plus souvent des hiéroglyphes gravés en creux, ou des images et attributs de divinités.
    Les Éthiopiens gravaient aussi des cachets. Le rational du grand-prêtre des Hébreux était orné de 12 pierres, sur lesquelles étaient gravés les noms des tribus. Comme monuments de la glyptique chez les Babyloniens, nous possédons un certain nombre de cylindres.

    Les amulettes égyptiennes:
    Déjà en Egypte, les momies étaient recouvertes d'amulettes d'or, de bronze, de pierres ou de faïence qui étaient censées représenter l'immortalité du défunt, tandis que les vivants s'en servaient pour se protéger des calamités de la vie terrestre et obtenir les faveurs célestes.
    Pour les égyptiens, les maladies sont souvent des mauvais démons, génies envoyer par la déesse Sekhmet. Les affections sont perçues comme un châtiment adressé par les dieux pour punir les mécréants. Afin d’éloigner les êtres néfastes et les divinités, les égyptiens recourent aux magiciens. Ces derniers récitent des prières et des incantations. Ils suspendent au cou de leurs patients des amulettes protectrices comme l'oeil Oudjat d'Horus ou le noeud d'Isis, les plus répandues avec la croix ansée, l’Ankh.

    On portait aussi de petites images d'animaux sacrés, de dieux et de génies : par exemple, le scarabée Khépri (qui représente la force du soleil du matin et la résurrection), la déesse hippopotame Thouéris et le petit monstre Bès (les protecteurs des femmes enceintes), des statuettes d'Isis et de Sekhmet (la terrible lionne qui sait soigner les maladies).
    Les Egyptiens possédaient aussi des statuettes qui représentaient des prisonniers, les bras ligotés dans le dos : ils symbolisaient les puissances du Mal neutralisées.
    Lors de la momification, plusieurs amulettes sont placées entre les bandelettes à différents endroits du corps. On plaçait sur les momies des amulettes représentant l'oeil Oudjat censé protéger le corps du défunt. On à trouvé jusqu'à 87 amulettes sur une seule momie.

     

     Amulette Egyptienne en cornaline

    Toutes ces amulettes étaient gravées sur cornaline, améthyste, émeraude, hématite, turquoise, lapis-lazuli ou feldspath. Mais l'emblème le plus répandu était le scarabée.
    Habiles lithoglyphes, les Égyptiens ne surent pourtant jamais tirer parti des couches diversement colorées des agates ; ils se contentèrent de graver avec une extrême dextérité les pierres fines monochromes, et les surfaces planes des revers de scarabées où figuraient en creux des scènes religieuses ou guerrières, les noms de leurs destinataires ou des formules magiques consacrées.

    Les amulettes tibétaines:
    Le peuple du Tibet a depuis toujours porté de nombreuses amulettes, pour certaines d'origine chamanique, pour d'autres en rapport avec la tradition Bön, et pour d'autres encore en rapport avec le Bouddhisme Vajrayana. Les amulettes Bouddhistes au Tibet trouvent souvent leur origine dans des Terma (ou trésors spirituels) cachés par Gourou Rinpoché et découverts des siècles plus tard par de Grands Maîtres de la tradition Nygmapa.

    De nos jours les Lamas ajoutent souvent une petite image de la déité invoquée ou du Maître ayant bénit l'amulette et placent parfois ces amulettes dans de petits reliquaires en plastique. En fonction du diagramme à l'intérieur de ces amulettes, l'effet sera très différent, même si l'aspect extérieur peut être strictement identique!

    Amulettes Tibétaines et Thaï

    Les Trungwa et Dta'Grol sont des amulettes composées d'un pentacle, de mantra et de diverses substances sacrées. Dans le cas des Dta'Grol la tradition assure que le simple fait de porter une de ces amulettes donne l'assurance au porteur d'atteindre l'Eveil à sa mort, à condition toutefois de faire brûler l'amulette en même temps que son corps!
    Les Togchag sont des amulettes composées de métal (parfois météoritique) et peuvent être aussi bien Bouddhistes que Bön. Les Togchag anciennes valent de très fortes sommes et sont littéralement introuvables .

    Amulettes amérindiennes:
    Les indiens d’Amérique confèrent à certains animaux ou éléments cosmiques une dimension magique protectrice.
    les fétiches sont une tradition ancestrale des indiens Zuñis et des tribus préhistoriques dont ils sont issus : leur pouvoir sur les hommes remonte à plusieurs millénaires. D'abord simple objet naturel dont l'apparence évoquait celle d'un animal, leurs traits furent progressivement affinés.
    L'apparition des outils de fer, puis des outillages modernes, a permis de leur donner des formes de plus en plus élaborées, de plus en plus proches de la réalité.
    Certains artistes conservent le style épuré de leurs ancêtres, d'autres vont très loin dans le détail.
    Ces représentations animales, longtemps hasards de l'érosion ou concrétions aux formes étranges, sont beaucoup plus pour les Zuñis que pour nous le trèfle à quatre feuilles : elles sont intimement liées à leur mythologie.
    Elles peuvent être en pierre, en corne, en bois, ou tout matériau dont l'artiste a su tirer parti.

    Les Zunis considèrent ces "choses" qui sont les moins bien comprises et les plus mystérieuses comme les plus sacrées et puissantes. Parce que les voies des animaux ne peuvent jamais vraiment être comprises par les humains, les animaux représentent des pouvoirs inconnus et mystiques pour les Zunis. Comme l'homme cherche constamment à saisir les forces invisibles et hors de sa portée, il contemple les esprits des animaux comme un pont vers les puissances les plus lointaines.
    Chaque tradition spirituelle possède ses amulettes personnelles, chaque animal a son propre pouvoir, sa propre puissance, en relation avec les forces de la nature.

    Au Moyen –âge, on avait la certitude que la force du talisman était multipliée par deux quand la pierre avait une forme déterminée, dont le pouvoir venait s’ajouter à celui de la pierre.
    Cette croyance fut héritée des Grecs et des Romains, qui pensaient qu’une pierre taillée était beaucoup plus puissante. On sculptait souvent des animaux, surtout des lions et des chiens ainsi que des images du Dieu Éros, qui veillait sur l’amour et la santé, d’Apollon pour éloigner les maléfices et beaucoup d’autres dieux et demi-dieux.
    Dans la magie cérémonielle, on gravait sur les agates des serpents ou des hommes à cheval sur des serpents. Porté comme une amulette, ce joyau magique préservait des morsures de serpent, de scorpion et des insectes.

    Amulettes Phéniciennes, Romaines et renaissance.

    Dans la magie de la renaissance, on portait des améthystes gravées avec l’image d’un ours comme amulette protectrices. A l’époque de la renaissance, la calcédoine était gravée avec l’image d’un homme ayant la main droite levée ; ainsi, elle était portée pour obtenir du succès lors de poursuites judiciaires, de même que pour assurer la santé et la sécurité.
    La chrysoprase était considérée comme une amulette magique de protection, on y gravait un taureau et on la portait.

     

    Les amulettes peuvent même être destinées à protéger un foyer, un immeuble ou même un village entier. Dans l'ancienne Babylone, on avait pour coutume de porter de minuscules cylindres d'argile incrustés de pierres précieuses pour tenir à distance les Mauvais Esprits. Les Romains, quant à eux, collectionnaient les statues de Priape, le dieu de la Chance et de la Fertilité, et de nombreux Américains, aujourd'hui encore, accrochent des fers à cheval au-dessus de leur porte pour se protéger de la malchance et des visiteurs indésirables.
    Dans les pays nordiques on suspend encore des Hühnergott, ces petites pierres trouées récoltées sur les plages, pour protéger maisons et troupeaux.

     

     

    Il ne faut pas confondre les amulettes avec les talismans. Ceux-ci ont pour but d'obtenir des pouvoirs magiques offensifs, contrairement aux amulettes, qui visent à se protéger.

    Définition
    Le dictionnaire du correcteur électronique Antidote définit le nom féminin amulette comme suit : «Petit objet porté sur soi par superstition et censé avoir des vertus de protection contre la maladie, le malheur, les sorts, les dangers.»
    Le même dictionnaire propose la définition suivante pour le nom masculin talisman : «Objet sur lequel sont gravés des signes consacrés, auquel on confère une action magique ou protectrice.»

     


    Sources : Universalis.fr
    Scott Cunningham et Ambrosia-Astro.

     

     

     

     

     


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  • 2018

    Traditions du Nouvel An dans le monde

     - En France, la tradition veut qu’aux 12 coups de minuit, la fête est momentanément suspendue, tout le monde s’embrasse et l’on se souhaite alors une bonne année et, si les traditions étaient respectées à la lettre, on devrait s’embrasser sous un rameau de gui, coutume qui daterait d’une tradition gauloise et qui apporterait beaucoup de prospérité pour l’année qui arrive. Et on prend tous de bonnes résolutions qui ne seront jamais tenues.

    2018

     – En Espagne, on fête « el fin de año » ou « Nocheviaja ». Plusieurs petites traditions viennent rythmer la soirée. La plus importante : les célèbres douze grains de raisins. A minuit, chaque Espagnol doit avoir préparé devant lui douze grains de raisins qu’il devra avaler, les uns après les autres, au son des douze coups de cloches qui annoncent la nouvelle année.  Tous les Espagnols appliquent à la lettre cette tradition qui, si elle est respectée, apporte chance, succès et prospérité à la personne qui avale tous ses grains de raisins, en rythme avec le son des cloches.

    Une fois l’année franchie, les jeunes mariés qui veulent s’assurer une vie conjugale heureuse sont invités à plonger leurs alliances dans une coupe de champagne avant de trinquer.

     – En Pologne, il est important pour les Polonais de se débarrasser des vices de l’année précédente avant la nouvelle année. Il est donc de coutume de payer toutes ses dettes le 31 décembre. De plus, en gage de fortune pour l’année suivante, les Polonais placent dans leur porte-monnaie, deux ou trois écailles de la carpe servie au banquet du réveillon. Bonjour les odeurs dans le porte-monnaie !

     – En Italie, ce sont les Italiens qui possèdent la coutume la plus coquine la veille du 1er janvier! Les femmes doivent porter des dessous rouges affriolants, symbole de bonne fortune pour la nouvelle année. Les hommes ne sont pas exclus de cette pratique et doivent eux-aussi se vêtir d’un habit rouge pour le réveillon. Pour les Italiens, une nuit romantique est en outre garante de bonheur pour l’année suivante.

    En Italie, le « cotechino e lenticchie », plat traditionnel à base de saucisses et de lentilles, qui se déguste à minuit, est censé porter bonheur pour toute l’année à venir – après tout, les lentilles ne ressemblent-elles pas un peu à des pièces de monnaie ?

     - En Argentine, afin que les demoiselles célibataires puissent trouver l'amour durant la nouvelle année qui s'annonce, il est nécessaire de porter de nouveaux sous-vêtements roses afin d'attirer le grand amour !

     - Au Venezuela, ce sont les culottes et slips jaunes qui apporteront la chance.

     – En Allemagne, imaginez regarder le même film chaque année, avec les mêmes dialogues et le même scénario?  Impossible ! En Allemagne, ils en sont fans ! Chaque année, ils sont devant leurs télévisions pour regarder une comédie anglaise de 1963 intitulée « A dinner for one ». De plus, d’après le Livre Guiness des records, ça en fait le programme TV le plus diffusés dans l’histoire

     - Au Danemark le jour de la Saint Sylvestre, il est de tradition de casser sa vaisselle. Les personnes ayant cassé le plus de plats seront considérées comme plus chanceuses et on dit également que grâce à ceci leurs amis seront loyaux. Une autre tradition veut que les Danois montent sur leurs meubles, et aux 12 coups de minuit, sautent en bas de leurs meubles pour effectuer « le saut dans la nouvelle année ».

     – Aux Philippines,  des vêtements neufs et vibrants avec imprimés circulaires sont fréquemment portés lors des festivités du Nouvel An car le cercle attirerait argent et fortune.

    Manger des aliments de forme arrondie est signe de prospérité. C’est aussi pourquoi les centres de table sont souvent composés de 12 fruits ronds et sucrés placés en cercle. Pour effrayer les mauvais esprits et éloigner la malchance, il suffit de faire énormément de bruit à l’aide de casseroles, trompettes en plastique, klaxon de voiture, en fait, à peu près tout ce que vous avez sous la main.

     – En Ecosse, le nouvel an est connu sous le nom de « Hogmanay » . Par exemple la coutume, au nord-est du pays, consiste à faire tournoyer un bâton dont les deux extrémités ont des boules en feu. Lorsque la cloche de la Old Town House sonne le nouvel an, des habitants s’élancent depuis la place du marché, faisant tournoyer les boules en feu autour de leurs têtes alors qu’ils vont et viennent autant de fois qu’ils le peuvent et que la boule dure. À la fin de la cérémonie, toutes les boules qui brûlent toujours sont jetées dans le port.

     – Au Chili, les habitants de Talca ont eu une coutume très étrange et qui fait froid dans le dos ! En effet, les citoyens de cette ville ont pour coutume le fait de passer la nuit dans un cimetière en compagnie de proches défunts.

     - En Irlande, pour maximiser leur quota de chance durant l'année à venir, les Irlandais entrent par la porte de leur domicile en avant puis ressortent immédiatement en arrière à minuit.

     - En Écosse et en Grèce, le « premier pied » est une vieille tradition –la première personne qui entrera dans votre foyer vous portera soit bonheur, soit malheur. Il est judicieux de faire entrer les amis et les membres de la famille en premier – toujours du pied droit et jamais les mains vides.

     - Au Brésil, les habitants élèvent le saut d’un cran : la veille du Nouvel An, ils se rendent à la plage pour sauter par-dessus sept vagues, tout en faisant sept vœux pour l’année à venir.

     - En Turquie, jeter des grenades (les fruits) depuis son balcon rendra la nouvelle année abondante en amour, en argent et en travail.

     - En Belgique, manger une choucroute une pièce de monnaie dans la main garantit un ventre plein et le bonheur total.

     - Au Salvador, on casse un œuf dans un verre et à minuit pile et on le dépose sur le bord de sa fenêtre. Au petit matin, selon la forme qu'il aura prise, l'année à venir sera dessinée.

     - En Australie, les réveillons sont largement précédés par leur réputation. Sydney est la deuxième grande ville du monde à célébrer la nouvelle année, après Auckland, en Nouvelle-Zélande. Dans la grande baie de Sydney, en plein été austral, les bateaux sont illuminés et font des cercles dans l’eau toute la nuit. Sur le célèbre Harbour Bridge et tout le long du port de Sydney, 80 000 feux d’artifices sont installés. Ce sont les feux d’artifices les plus beaux du monde.

     - Au Pérou, il est d’usage, chaque 31 décembre, de fabriquer un mannequin de paille et de chiffon. Celui-ci est habillé grâce aux vieux vêtements de l’année qui ne seront plus portés, puis il est installé devant chaque domicile. Ces mannequins représentent l’année qui vient de s’écouler. À minuit, chaque famille sort dans la rue et brûle son mannequin. C’est alors un véritable concert de feux d’artifice, de pétards et d’explosions en tout genre qui s’offre aux Péruviens pendant une bonne partie de la nuit.

    Le soir du réveillon, les Péruviens sont superstitieux. Il est d’usage, à minuit, de porter des vêtements d’une couleur particulière, en fonction de ce que l’on désire pour l’année qui vient. Porter du jaune apporte de l’argent et porter du rouge de l’amour. Véritable défilé de couleurs pour franchir le cap de la nouvelle année. Si ce n’est ni d’argent ni d’amour dont les Péruviens ont besoin pour la nouvelle année, mais de voyages, ils doivent alors se munir d’une valise et courir, à partir de minuit, autour de leur pâté de maison. C’est garanti, le Péruvien qui court à minuit aura une année de globe-trotter.

     – Le Canada remporte sans doute la palme du Nouvel An le plus excentrique. La première tradition est de s’élancer, dans les eaux glacées, frôlant les 0°C pour satisfaire à la « trempette de l’ours polaire ».

    Puis sur la côte Est du pays, les hommes ont pris l’habitude de se déguiser en femme le soir du 31. Les femmes, de leur côté, revêtent des habits d’hommes. . Ils sortent tous de chez eux et font du porte à porte afin de réclamer quelques verres à boire. Dans ces régions du pays, on sert le plus souvent une sorte de rhum venu de Terre-Neuve et appelé "screech". Il est coutume de le boire en ayant au préalable embrassé une morue.

    Enfin, la dernière tradition au Canada est sans doute la plus savoureuse. il s’agit du  « cocktail à l’orteil » et s’il ne se sert que dans le DownTown Hotel de Dawson City, dans le Yukon, sa réputation dépasse largement le comté et même le pays. Comme son nom l’indique, ce cocktail, servi dans un petit verre, est agrémenté d’un gros orteil. L’étiquette veut que le courageux buveur avale le contenu du verre de manière à ce que ses lèvres touchent l’orteil.

      - En Russie, les habitants prennent leurs vœux du Nouvel An très au sérieux et déploient beaucoup d’efforts pour qu’ils se réalisent : les Russes font un vœu, l’écrivent sur un bout de papier et brûlent ledit papier. Ensuite, ils versent les cendres obtenues dans un verre de champagne. Il faut ensuite terminer son verre dans la minute pour espérer voir son vœu se réaliser dans l'année.

     Certains utilisent des feuilles de thé pour prédire l’avenir. En Europe germanophone et dans certains pays nordiques, les choses se corsent légèrement : on utilise du plomb et un bol d’eau pour prédire la nouvelle année. On fond une faible quantité de plomb dans une cuillère, puis on la verse dans de l’eau froide – la forme de la pépite de plomb est ensuite soigneusement interprétée pour prédire les événements de l’année à venir.

    2018

    Saluons ensemble cette nouvelle année qui vieillit notre amitié sans vieillir notre cœur

    (Victor Hugo)

    Au menu cette année

    Cocktail de joie et bouchées surprises,
    Velouté d’amitié et tartines de santé,
    Filet d’amour à la sauce folie douce,
    Bûche d’harmonie et mignardises 100% tendresse…
    Savourez chaque seconde de cette nouvelle année !

    Des sourires, pour chasser la tristesse,
    De l’audace, pour que les choses ne restent jamais en place,
    De la confiance, pour faire disparaître les doutes,
    Des gourmandises, pour croquer la vie,
    Du réconfort, pour adoucir les jours difficiles,
    De la générosité, pour le plaisir de partager,
    Des arcs en ciel, pour colorer les idées noires,
    Du courage, pour continuer à avancer !


    Bonne Année à tous.

    2018

     

     

     

     

    Sources : https://www.carteland.com/exemples-de-textes/texte-voeux-de-bonne-annee - http://cybermag.cybercartes.com/15-facons-de-souhaiter-une-bonne-annee/- https://www.ef.fr/blog/language/9-traditions-du-nouvel-an-a-travers-le-monde/ - http://www.jolpress.com/divertissements-traditions-reveillon-nouvel-an-monde-pays-article-816077.html- http://www.jolpress.com/divertissements-traditions-reveillon-nouvel-an-monde-pays-article-816077.html - https://www.adriagate.com/blog/fr/culture-tradition-2/traditions-nouvel/

     

     

     

     


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  • Conte pour enfants

    Les petites fées de Yule

     

     Une histoire pour le solstice d’hiver

     Quelques petites fées étaient recroquevillées dans leur maison sous les racines profondes d’un chêne géant. Elles se sentaient en sécurité et bien au chaud dans leur grotte minuscule tapissée de duvet de pissenlit, de plumes d’oiseaux, et de mousse séchée.

     Conte pour enfantsDehors, le vent soufflait du froid et la neige tombait doucement, couvrant le sol. « J’ai vu le Roi Soleil aujourd’hui » dit la fée nommée Rose, tout en tirant sa couverture de mousse autour d’elle. « Il avait l’air si vieux et fatigué comme il s’en allait dans la forêt. Quel est le problème avec lui? »

     « Le Vieux Chêne dit qu’il est en train de mourir », répondit Jonquille.

    Conte pour enfants « Mourir? Oh, mais qu’allons-nous faire maintenant? » pleurnicha Petite Herbe des Prairies, « Si le Roi-Soleil meurt, nos amies les petites plantes ne pousseront pas. Les oiseaux ne reviendront pas chanter. Tout sera à jamais gelé ! » Lilas, Pissenlit et Fleur de Sureau tentèrent de réconforter leur amie, mais elles étaient toutes très tristes. Comme elles se blottissaient les unes sur les autres, on frappa à la minuscule porte.

     « Fées, Ouvrez ! », cria une voix forte. « Pourquoi vous cachez-vous au lieu de nous rejoindre dans notre Conte pour enfantscélébration du solstice? » Rose ouvrit la porte et le petit gnome Marron Noueux se précipita à l’intérieur, secouant les flocons de neige étincelants de son habit brun et de son chapeau.

     « Nous sommes trop tristes pour faire la fête », déclara Jonquille en essuyant ses yeux, « Le Roi Soleil se meurt paraît-il, n’en avez-vous pas entendu parler? »

     « Il n’est pas mort, stupides fées ! », Marron Noueux roulait des yeux sombres où brillaient des étincelles de rires. « Maintenant, suivez-moi, dépêchez-vous, ou nous allons être en retard à la fête! »

     Conte pour enfants« Comment pouvez-vous être heureux et rire? » Fleur de Sureau tapa par terre de son petit pied et fronça les sourcils devant le gnome. « Si le Roi-Soleil est mort, ce sera toujours l’hiver. Nous ne reverrons jamais le printemps, nous aurons toujours froid ! »

    « Stupide enfant-fée ! », Marron Noueux saisit Pissenlit par la main et la tira sur ses pieds. « Il y a un secret niché au cœur du Solstice d’hiver. Vous ne voulez pas savoir ce que c’est? »

     Les fées le regardèrent avec étonnement. « Un secret ? » dirent-elles. « Quel secret? Nous ne sommes que des nouvelles fées, gnome idiot. Nous ne sommes jamais allées à une fête du solstice avant. »

     « Venez et voyez. Mettez vos capes et venez avec moi. » Marron Noueux dansait la gigue autour de la salle. «Vite, vite, ne soyez pas si lentes ! Au Bosquet du Chêne Sacré! ». Il dansa sur le pas de porte et disparut.

     « Qu’est-ce que ce gnome a voulu dire? » demanda Rose en même temps qu’elle ramassait son manteau de pétales de roses entrelacés de toiles d’araignée et bordé de duvet d’oie.

    « Je ne sais pas, mais la Dame vit dans le Bois Sacré. » Herbe des Prairies tira sur son chapeau.  « Peut-être que si nous allons voir la Déesse, Elle pourra nous expliquer ce dont Marron Noueux parlait ».

     Les fées quittèrent leur douillette maison et marchèrent péniblement dans la neige en direction du Bosquet du Chêne Sacré. La forêt était sombre, avec juste la lumière de la lune brillant à travers les épaisses branches de sapin et les membres nus de l’érable et de l’aubépine. Il était très difficile pour elles de marcher dans la neige, car elles étaient vraiment très, très petites. Comme elles pataugeaient dans la neige mouillée et grelottaient dans le vent froid, elles rencontrèrent un renard.

    « Où allez-vous, petites fées ? » demanda le renard.

     « Au Bosquet du Chêne Sacré», répondirent-elles, grelottantes et frissonnantes.

     « Montez sur mon dos et je vous y emmènerai rapidement. »

     Le renard se mit à genoux de sorte que les fées puissent grimper. Puis il courut en direction du Bois Sacré.

     « Écoutez ! » dit Lilas alors qu’elles s’approchaient de la clairière du Bois Sacré. « Des personnes chantent. Beaucoup de personnes. Il y  a de la musique et de la gaité »

    La belle musique repoussait l’air froid, tranquille et nimbé de clair de lune. C’était la plus belle musique que les fées n’avaient jamais entendu. Le renard transporta les fées jusqu’au bord de l’autel de pierre au centre du bosquet, puis se mit à genoux pour qu’elles descendent et courut en direction de la fête.

    Les fées n’eurent même pas le temps de le remercier.

    Conte pour enfants

    (Stéphanie Pui Mun Law)

     « Regardez ! » dit Fleur de Sureau comme elles glissaient sur le sol enneigé. « Il y a la Jeune Fille et la Mère et l’Ancienne, et beaucoup d’autres personnes du Petit Peuple ! »

    « Tout le monde est là, ils chantent et dansent. Ils sont tous souriants et heureux », déclara Lilas en regardant toutes les créatures autour d’elles.

     « Tous les animaux sont là aussi », chuchota Pissenlit. « Pourquoi regardent-ils tous la Mère ? »

     Les fées se rapprochèrent des trois Dames assises sur la pierre d’autel. La Mère tenait un gros paquet dans Ses bras auquel Elle souriait. La Jeune Fille près d’Elle se pencha et prit doucement les petites fées dans ses mains. Elle les tint près de la Mère afin qu’elles puissent voir ce qu’Elle tenait.

     « Un bébé ! » s’écrièrent les fées. « Un nouveau bébé ! Regardez comme il brille ! »

    « Il est le nouveau-né Roi Soleil », déclara la Jeune Fille en souriant.

    Conte pour enfants

    (image sur Mimsy4818)

     « Mais Marron Noueux et le Vieux Chêne ont dit que le Roi Soleil est mort », lui répondirent les fées. « Comment ce petit bébé peut-il être le Roi Soleil ? »

    « C’est le grand secret du Solstice d’Hiver. » L’Ancienne, la Sage, toucha la joue du bébé avec sa main ridée. « Chaque année, le Roi-Soleil doit venir dans le Bois Sacré pendant les jours sombres de l’hiver où il meurt. J’amène son esprit à la Mère qui lui donne à nouveau une nouvelle vie. C’est la voie de toutes les créatures, pas seulement du Roi-Soleil.  »

    « Vous voulez dire que tout vit et meurt et vit à nouveau ? » Les fées regardèrent avec stupeur vers l’enfant Roi Soleil, niché dans les bras de la Mère.

     « Oui, Petites », répondit la Vieille Sage. « Il n’y a jamais une fin à la vie. C’est le grand secret mystique du solstice d’hiver. »

     Les fées rirent tellement elles étaient heureuses.

     « Je lui montrerai où les roses sauvages fleurissent au début de l’été » dit Rose,

     « Et, je lui apprendrai à appeler les oiseaux et écouter les chansons du vent », s’écria Pissenlit.

    « Quand il sera plus âgé et plus fort », dit la Mère, « alors les fleurs s’épanouiront à son contact, les oiseaux seront de retour pour chanter leurs chansons, et le souffle de l’air sera chaud, et l’hiver sera parti pour un temps. Alors le roi Soleil courra et jouera avec vous dans la forêt. »

     Les fées chantèrent pour le Bébé Roi Soleil, des chants pour la venue du printemps, les fleurs odorantes, les abeilles endormies, et tous les secrets de la forêt. Et toutes les créatures du Bois Sacré chantèrent avec elles.

     Alors le renard les ramena à leur douillette maison sous les racines du chêne géant où elles firent des rêves merveilleux en attendant la chaleur du printemps et le plaisir qu’elles auraient avec le petit Roi-Soleil.

     

    Merci au solstice qui nous ramène la lumière

    Joyeux Noël à toutes et tous

    et très bonnes Fêtes de fin d'année.

     

    Conte pour enfants

     

     

    Auteur inconnu

    Traduction Monique pour Chant des Fées http://www.chantdesfees.fr/2010/11/28/les-fees-de-yule/

    Lien vers l’original en anglais

    http://www.jamesclairlewis.com/pages/gremlin/solstice.html

     

     

     

     

     


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  • Nuada au bras d'argent 

    (dessin Didier Guiserix)

    Nuada au bras d’argent

     

    Dans la mythologie celtique irlandaise, Nuada est le roi des Tuatha Dé Dánann, ou peuple de la déesse Dana, surnommé « Airgetlam », c’est-à-dire «au Bras d’Argent».
    Nuada est un roi mythique et relève de la deuxième classe guerrière, sa fonction est d’assumer la royauté et d’assurer la redistribution des richesses.

    On le décrit assis sur son trône, « entouré d'une lumière blanche comme une toison d'argent, et autour de sa tête, une roue lumineuse palpitante et de couleurs changeantes ».
    Il avait épousé Nemain ou Ethniu.

    Le Haut-Roi des Tuatha est une figure d’un grand renom sous bien des noms différents, un chef courageux en temps de guerre et un dirigeant juste et équitable pour son peuple en temps de paix. Il est celui qui a mené les Tuatha vers la terre promise de l'Irlande, et malgré les nombreuses épreuves qu’ils ont traversées, il est celui qui a établi leur royaume là et en fit les dirigeants légitimes. Il est un dieu de l'équité et de l'égalité, de l'honneur sur le champ de bataille et de l'impartialité, et son peuple le suit avec une adoration rarement vue même parmi les dieux.

    Les Tuatha Dé Danann vivaient dans quatre îles au nord du monde : Falias d’où vient le talisman de la pierre de Fal et qui est dirigée par le druide Morfessa, Gorias, d’où vient la lance de Lug et qui est dirigée par le druide Esras, Murias d’où vient le chaudron du Dagda et qui est dirigée par le druide Semias, et enfin l’île de Findias où se trouve l’épée de Nuadaet dirigée par le druide Uiscias ; c’est en ces lieux qu’ils s’exerçaient à l’Art, qu'ils apprenaient la Poésie, la sagesse et la magie druidique. Ils débarquent en Irlande venus sur de nombreux bateaux qu’ils brûlent, certains de ne pas repartir. Une bataille les oppose aux Fir Bolg au cours de laquelle 100 000 d’entre eux perdent la vie, avec leur roi Eochaid Mac Erc.

    Au cours de la première bataille de Mag Tuireadh, livrée contre les Fir Bolg pour la possession de l'Irlande, Nuada a le bras droit coupé et doit renoncer à régner, l’infirmité étant discriminatoire pour l’exercice de la royauté.

    Nuada ayant été provisoirement privé du commandement, on nomma un remplaçant pour assumer l’interrègne. Le choix se porta sur Bres, décision pour le moins curieuse car il était à demi Fomoiré. Ce ne fut pas un bon règne: Bres se révèla tout de suite un mauvais roi: il exigea le paiement de lourds tributs et il fit preuve d'avarice. Sa ladrerie causa le déclin de l’Irlande jusque-là prospère. Un druide, Coirpre, compose une satire contre lui et il est contraint de « restituer la souveraineté ».

    Nuada, à qui le dieu-médecin Diancecht, avec l’aide du forgeron Goibniu,  a fait la prothèse d'un bras d'argent (ce qui lui vaut le surnom de Airgetlám, « au bras d'argent »), peut régner à nouveau.

    Nuada au bras d'argent

    Nuada par Irio

    Bres est retourné chez son père pour lui demander une armée afin de reconquérir le pays par la force, il l’envoie chez Balor et Indech mac De Domnann, le roi des Fomoires ; une puissante armée est mobilisée et se met en marche.

    Pendant ce temps, Nuada qui a recouvré son trône donne un somptueux festin à Tara. L’un des deux portiers de la ville, Camall Mac Riagail, voit une étrange foule s’avancer. Un jeune guerrier portant une couronne royale lui demande de l’annoncer à la cour, il se nomme Lug Lormansclech, fils de Cian, surnommé Samildanach (le Polytechnicien). Le portier lui demande quelle est sa spécialité car nul ne peut entrer dans Tara, s’il n’est expert en quelque matière. Mais à chaque qualité avancée par le nouveau venu, druide, médecin, échanson, champion, artiste, etc. le portier répond qu’on n’a pas besoin de lui. Finalement le guerrier dit qu’il est expert en toute chose, alors le roi Nuada ordonne qu’on le laisse pénétrer dans la forteresse où il est accueilli. Il est soumis à différentes épreuves qu’il réussit toutes, il acquiert la plénitude de son rôle en gagnant une partie du jeu d'échec contre Nuada.

    Mais Nuada céde au découragement en voyant qu’il ne pouvait mettre un terme au conflit avec les Fomoires, et le jeune Lug prit le commandement. Nuada lui cède le « trône de sagesse » pour qu’il conduise la guerre et, en hommage, se tient debout devant lui pendant treize jours.

    Le jour de la grande bataille arrive, un combat sans merci s’engage, une véritable tuerie qui donne naissance à un fleuve de sang ; les Fomoires sont vaincus. Nuada trouve la mort lors de la « Deuxième bataille de Mag Tuireadh » dans laquelle il affronte le terrible Balor, haut roi des Fomoires, qui le foudroie de son œil maléfique et le décapite...
    Balor est tué par Lug, Bres a la vie sauve car il livre des secrets relatifs à l’agriculture.

    Après leur victoire sur les Fomoires, Bres accepta de conseiller les Tuatha Dé Danann dans leurs pratiques agricoles afin d’avoir la vie sauve. Il est inté­ressant de noter que les Tuatha se montraient d’ex­cellents guerriers et techniciens, mais ignoraient les pratiques agricoles: ils devaient s’en remettre, dans ce domaine, aux Fomoires indigènes.

    Nuada est le symbole du roi « distributeur » et équilibreur de la société. Il a pour attribut le glaive de lumière (et de justice) et il revêt la couleur blanche de la classe sacerdotale, tout en étant issu de la classe guerrière.

    L'épée de Nuada fait partie des cinq talismans apportés par les Thuatha Dé Dannan en Irlande. Elle provient de l’île hyperboréenne de Findias et fut forgée par le druide Uiscias. D'après la légende, elle pouvait trancher le fer et l'acier, elle était infaillible et ses blessures étaient mortelles. Elle luisait en permanence d'une lueur blanche, ce qui lui valut le nom de Claíomh Solais (Épée de Lumière en irlandais). Cette épée est invincible et infaillible et elle peut parler pour raconter ses exploits passés.

     

     

     

     


    Sources: Nordic-Celtic-World - Wikipédia

    +Christian-Joseph GUYONVARC'H, « NUADA », Encyclopædia Universalis  http://www.universalis.fr/encyclopedie/nuada/

    http://www.histoiredumonde.net/Nuada.html - http://encyclopedie_universelle.fracademic.com/14983/NUADA

     

     

                 

     


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