• Johann Heinrich Füssli

    Les Changelings


    Dans le folklore européen, un changeling ou changelin est un leurre laissé par les fées, trolls, elfes (ou autres créatures du Petit peuple) à la place d'un nouveau-né humain qu'elles enlèvent.
    On trouve l'évocation des changelings dans plusieurs nations. Les motivations présidant à l'enlèvement des enfants humains sont variables, selon les sources.
    Il peut s'agir :

    - de la fascination des fées pour les bébés humains (dans le cas où les fées ne peuvent se reproduire elles-mêmes) ;
    - du paiement d'une dette contractée par les parents ;
    - de simple malice de la part des fées.

    En Irlande, les fées ont toujours été traitées avec respect. Mais malgré cette entente entre les deux mondes, de nombreuses accusations leur sont faites. La plus courante prétend que ces dernières viennent de temps en temps dans le monde des humains pour leur enlever un beau bébé et le remplacer par un être féérique, le changeling !

    Le changeling en lui-même peut être de différentes natures, qui varient au fil des contes. Il peut s'agir :

    - d'un enfant fée non désiré (dans le cas où le folklore admet la reproduction des fées) ;
    - d'une fée âgée qui par magie prend l‘apparence d‘un bébé ;
    - d'un simple bout de bois dont on a dissimulé la nature par le biais de magie féerique.

    Plusieurs légendes existent autour des Changelings (ou Changelins).
    Mais la principale raconte que les fées sont souvent victimes d’accouchement douloureux, pendant lesquels l’enfant ressort difforme. Toujours habituées à vivre dans un monde de beauté absolue, les fées ne peuvent supporter de garder auprès d’elles un être difforme. C’est pourquoi elles prirent l’habitude de se rendre dans le monde des mortels pour échanger leur vilain bébé contre un enfant humain heureux et en pleine santé.

    Les parents dont l'enfant était ainsi victime de substitution pouvaient reconnaître le changeling suivant différentes méthodes.
    Il est dit que l’on peut reconnaître un changeling à son apparence, souvent hideuse, et à ses grands yeux sombres emplis d’une grande sagesse.  De plus, la totalité de leurs dents poussent en seulement quelques semaines et leurs bras et jambes sont réputés être très maigres. 
    Les changelings sont également connus pour avoir des émotions bien à eux, très différentes de celle d’un bébé humain. Souvent de mauvaise humeur, ils ne seront heureux que lorsque le malheur s’abattra sur le foyer.
    Une coutume irlandaise veut qu'on puisse pousser un changeling à se dévoiler en faisant bouillir ou en brassant des coquilles d'œufs et ce dernier, surpris, avouera son âge et son origine. (?)

    Dans le folklore scandinave, on dit que ces créatures ont généralement peur du fer, c’est pourquoi les parents de ces pays avaient souvent coutume de placer un objet en fer comme une paire de ciseaux ou un couteau au-dessus du berceau d'un enfant non baptisé.

    Martino di Bartoloméo


    Ces croyances ont été à la source de nombreuses atrocités et se sont poursuivies au Moyen Age chrétien en remplaçant les fées par le diable.
    Bien des mères ayant mis au monde un enfant difforme ont prétendu, par honte ou par réelle conviction, que cet enfant était un changeling et l’ont maltraité en conséquence.

    On croyait que si, en dépit de ces précautions, un enfant humain était pris, les parents pouvaient forcer le départ du changeling et le retour de leur enfant en traitant cruellement le changeling, et ils utilisaient des méthodes comme des coups de fouet ou même mettaient le changeling dans un four chauffé. Dans un cas au moins, une femme a été poursuivie en justice pour avoir tué son enfant dans un four.
    Dans certains villages anglais, les changelings étaient également réputés brûler comme du bois si on les mettait au feu, ce qui a conduit à des massacres d'enfants, probablement non désirés ou frappés de diverses tares physiques, sous le prétexte qu'ils auraient été des changelings et non des enfants humains. On pouvait aussi les jeter à l‘eau pour voir si ils flottaient.
    Au XIXe siècle encore, on parle d'enfants maltraités parce qu'on les regardait comme des changelings issus du diable.

    Pourtant il est conseillé aux parents de bien traiter le changeling mais de tout faire pour ne pas le garder avec eux car il porte malchance à la famille.
    Ils devront quand même en prendre très grand soin et l’aimer le plus possible, ou sinon ils n’auront plus aucune chance de revoir leur enfant ! De plus, si le changelin est blessé ou maltraité, on raconte que les fées feront subir le même sort à l’enfant humain.

    On disposait de quelques techniques pour retrouver un enfant échangé avec un changeling: 

    - Le moyen le plus sûr et le plus fiable est sans doute de prendre le plus grand soin du changeling. En effet, à la base faible et malheureux, si celui-ci retrouve bonne santé et devient heureux, sa mère fée voudra à coup sûr venir rechercher son enfant naturel et rendra l’enfant humain.

    - Les fées ne sortent de chez elles qu’une seule fois par an. C’est alors l’occasion rêvée pour effectuer un nouvel échange de bébé. Mais cela demande de la patience et l’application de rituels bien spécifiques !

    - la plus horrible: dans certaines régions d’Irlande, les fées sont considérées comme des démons. On pense alors que le changelin n’est pas un nouveau bébé, mais tout simplement un bébé possédé par les fées (sans doute dans le cas où l‘on est persuadé que le changeling est une fée âgée) . Celui-ci peut alors être exorcisé en étant battu et torturé. La fée ne supporte alors plus la vie au sein du corps et quitte son hôte. 

    Si malgré tout cela les parents ne parviennent pas à retrouver leur enfant, le changelin grandira alors auprès d’eux et deviendra au fil des années un faible d’esprit. Il sera alors surnommé le « lourdaud » ou le « nigaud ». 
    Mais les parents pourront toujours se consoler en se disant que leur enfant de son côté a pu vivre très heureux dans le monde des fées, jouissant d’une longue vie remplie de bonheur, de musique et de danse irlandaise!

     

    Alan Lee

     


    Sources: Wikipédia et http://www.vivre-en-irlande.fr/culture-irlandaise/changeling-fee-legende

     

     

     

     


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  • Les Kachinas

    Les Kachinas,
    danseurs mystiques des indiens Hopis

    Les kachinas sont des poupées rituelles crées par les Indiens Zunis et Hopis dont le territoire est enclavé dans la Grande Réserve Navajo dans le sud-ouest des Etats Unis.
    Les Hopis sont, avec les Zunis, les peuples les plus connus descendants de la culture Anasazi, ancienne civilisation remontant au premier millénaire avant J.-C, ils vivent aujourd'hui dans des réserves et tentent de préserver leurs traditions ancestrales.

    Dans la mythologie des Indiens Hopis et Zunis, les Kachinas sont les esprits des forces invisibles. Dans la religion Hopi chaque chose dans le monde revêt deux formes, une forme visible et une forme spirituelle. Par exemple, la vapeur qui s'échappe de la nourriture chaude est sa forme spirituelle qui va rejoindre les nuages, ce qui ne change pas la forme visible de la nourriture. Les poupées Kachinas sont les réincarnations de la forme spirituelle retournée dans les nuages.

    Il s’agit d’êtres surnaturels qui ont un rôle de médiateurs entre les humains et les dieux. En tant que messagers des dieux, ils séjournent parmi les hommes entre le solstice d’hiver et le solstice d’été et effectuent pour ces derniers des sortes de "missions" ayant pour but de les aider dans leurs différentes requêtes et préoccupations. Pendant cette période de l’année, ils se trouvent au centre des cérémonies et des rituels. Ce sont eux qui apportent aux dieux les souhaits des humains en faveur de davantage de pluie, de récoltes plus abondantes, et pour être épargnés par la maladie.

    Les Kachinas

    Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits.
    Il ya plus de 250 différents Kachinas.

    Les Kachinas sont des amies et des invitées, elles apportent cadeaux et nourriture. Elles enseignent aussi le bon comportement et les conséquences d'une mauvaise conduite. Les Kachinas apparaissent au peuple Hopi sous une forme physique, dansant et chantant dans les différentes cérémonies.
    Elles arrivent fin décembre au solstice d'hiver d'abord les villages du 3ème Mesa (un Mesa est un haut-plateau géographique) puis en février dans le deuxième puis le premier Mesa.

    Dès qu’un Hopi a mis le masque et le vêtement d’un Kachina, conformément aux croyances de sa tribu, il est considéré comme un messager des dieux dont la nature humaine s’est transformée en l’esprit ancestral d’un Kachina. Les Kachinas sont représentés par les habitants masculins des villages et incarnent les vertus positives les plus dignes d’êtres imitées ainsi que le mal dont il faut se détourner. Comme ils sont craints et respectés par les Hopis, bien qu’ils soient perçus comme des entités bienveillantes, ils jouent un rôle important dans l’éducation des enfants. Parfois ils divertissent le peuple par des jeux assez crus qui n’en contiennent pas moins une dimension des plus sérieuses, et ils ont le pouvoir prophétique d’annoncer les manquements humains. Les Kachinas entrent dans les masques d’animaux, de plantes, d’étoiles, de démons, de guerriers, de clowns ou d’êtres fabuleux.

    Les Kachinas

    Les fêtes de kachinas
    Des hommes Hopi masqués assument les pouvoirs et prestige des kachinas pendant les cérémonies, et des danses sont pratiquées jusqu'au mois de juillet, date de départ de ces esprits.
    Il y a Soyalangwu au solstice d'hiver; Powamuya en février quand on demande aux kachinas d'apparaître; et Niman, la cérémonie du départ après le solstice d'été. Entre Poyamuya et Niman, les danseurs exécutent différentes danses pour aider à faire venir la pluie indispensable à l'agriculture Hopi dans le désert aride du nord-est de l'Arizona, pour encourager la croissance des cultures et augmenter la capture du gibier. Les danses se pratiquent de l'aube au crépuscule. A la fin des cérémonies les kachinas (esprits) retournent dans leur monde.

    Les poupées kachinas figurent le panthéon de leur mythologie avec une multitude de dieux et de personnages. Les kachinas sont utilisées lors de cérémonies au cours desquelles un véritable rôle théâtral leur est dévolu et possèdent les qualités et les défauts des êtres humains.
    Figurines sculptées dans les kivas, ces chambres secrètes de culte, elles représentent un esprit et le costume que le danseur portera lors des cérémonies religieuses.
    Les masques Kachina sont en bois, en cuir ou en coton et sont décorés avec des éléments en relief ou des motifs peints. Chaque forme symbolique et ainsi caractérisée d’une manière précise. La présentation des costumes se conforme à une tradition tout aussi établie que celle qui prévaut pour les masques. On porte en général avec les masques des robes blanches en coton qui arrivent aux genoux et qui sont décorées de bandes de tissu de couleur noire, verte et rouge correspondant aux teintes traditionnelles des Hopis. Ces derniers portent en outre des capes et des peaux de renard sur les épaules.

    L’équipement complémentaire comprend aussi des calebasses fabriquées à partir du fruit séché, des flèches miniatures et des arcs, des bâtons de prière, des carapaces de tortue et une branche de feuilles persistantes symbolisant la terre natale fertile et riche en forêts dont les ancêtres sont jadis venus.
    Les autres ustensiles importants sont des parures en argent incrustées de turquoises portées sous forme de colliers, de tours de bras ou de ceinturons.

    Les Kachinas

    Claude Lévi-Strauss nous renseigne sur le mythe des kachinas:
    "Les kachinas sont les âmes des premiers enfants indigènes, dramatiquement noyés dans une rivière à l'époque des migrations ancestrales. [...] Quand les ancêtres des indiens actuels se furent enfin fixés dans leur village, le mythe rapporte que les kachinas venaient chaque année leur rendre visite et qu'en partant, elles emportaient les enfants. Les indigènes, désespérés de perdre leur progéniture, obtinrent des kachinas qu'elles restassent dans l'au-delà, en échange de la promesse de les représenter chaque année au moyen de masques et de danses."

    Avant 1860, les kachinas produites étaient uniquement des objets de cultes, qui ne sortaient pas des territoires hopis et zunis. Mais les émigrants se sont intéressés à ces statuettes si originales, en les achetant ou en pillant les réserves indiennes. Les Indiens ont donc produit "industriellement" des kachinas, sans relation avec les mythes et les cultes auxquelles elles se rattachent, pour satisfaire clients, collectionneurs et touristes. Il y aurait 800 types de kachinas, alors que les authentiques sont bien moins nombreuses.
    Actuellement les Hopis fabriquent toujours des poupées rituelles, les cultes se pratiquant toujours.
    les Kachinas étaient très prisées par les peintres surréalistes . Une centaine de ces personnages hauts en couleurs sont présentés au Pavillon des Arts à Paris .

    Les Kachinas

    La cosmogonie des Indiens Hopi, la vision des artistes surréalistes et la pensée jungienne se rejoignent en ce sens qu’il y a unité entre rêve et éveil, monde intérieur et monde extérieur, imagination et réalité, car les éléments de chaque paire forment les deux faces d’un même monde unitaire. Les Kachinas animent les principes de la Nature dans laquelle les Hopi se sentent profondément intégrés au quotidien ; elles relient les humains aux mondes des esprits et des dieux sans lesquels les Hopi ne sauraient exister. Les poupées qui incarnent les Kachinas nous conduisent ainsi à la croisée des chemins entre l’anthropologie, l’art et la psychologie analytique.
    (Brigit Soubrouillard - cahiers jungiens de psychanalyse)

     

    Les Kachinas

     

    * Source : Les Symboles des Indiens ; Heike Owusu, édition Trédaniel
    http://www.comptoirdesameriques.com/773044.html
    https://www.artindien.com/danseur1.html
    http://amerindien.e-monsite.com/pages/les-kachinas.html
    http://cocomagnanville.over-blog.com/article-les-kachinas-112725427.html

     

     

     


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  • Cet article sera peut-être le dernier, car je ne veux pas que mes lecteurs soient empêchés de lire par la publicité qui nous est imposée. J’en ai fait l’expérience hier et c’est insupportable.
    Je ne suis donc pas certaine de continuer ce blog dans ces conditions.
    En attendant je vous demande, si ce n’est déjà fait, d’installer Adblockplus dont je donne lien ici dans la colonne de gauche et aussi de décocher la case autorisant certaines publicités, tout est expliqué selon votre navigateur, ou uBlock.

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    Merlin l’enchanteur et les treize trésors de Bretagne

    Selon la légende, il existerait depuis 2000 ans une incroyable collection de 13 objets magiques liés à l'île de Bretagne et qui, s'ils étaient réunis, pourraient réveiller le roi Arthur et/ou mettre fin au règne des Anglo-Saxons sur l'île.
    Bien sûr ces objets ont déjà fait l'objet de quêtes, mais personne n'est encore parvenu à les retrouver.
    Il se raconte que réunir, utiliser, et protéger ces trésors, était le destin d’un homme qui s’inscrira dans l’histoire comme le plus grand sorcier de tous les temps, un sorcier aujourd’hui connu sous le nom de Merlin l’enchanteur…

    La légende débute en France, en Bretagne, nation celte du VIème siècle, où Merlin vit le jour, étudia, et devint le plus grand sorcier du pays.
    C’est là qu’il rencontra la fée Viviane, aussi appelée la Dame du Lac, qui le séduisit pour lui apprendre les secrets de sa magie. La fée prophétisa également que Merlin réunirait treize objets magiques, et serait destiné à les protéger à jamais. C’est grâce à eux qu’il put aider à construire le royaume d’Arthur.

    Merlin partit donc en Angleterre pour réunir les treize trésors:

    * La cape de Tegau Eurfron, qui ne pouvait être portée que par une femme à la conduite irréprochable.
    * Le char de Morgan Mwynfawr, capable de se déplacer à la vitesse de l’éclair.
    * Le chaudron de Diwrnach, qui avait pour faculté de ne pas cuire la viande d’un homme lâche, et au contraire, cuisait rapidement la viande d’un homme brave.
    * Le licol de Clydno Eiddin, qui n’avait qu’à désirer que n’importe quel cheval s’y engageât pour que son désir fût aussitôt exaucé.
    * La corne de Brân Galed du Nord, qui fournissait n’importe quelle boisson, au moment désiré.
    * Le couteau de Llawfrodedd Farchog, qui avait la pouvoir de servir vingt-quatre personnes à la fois.
    * La cruche et le plat de Rhygenydd l’Ecclésiastique, qui fournissaient n’importe quelle nourriture au moment désiré.
    * L’échiquier de Gwenddoleu ap Ceidio, qui possédait des pièces d’argent, et un plateau d’or, où les pièces se déplaçaient seules.
    * L’épée de Rhydderch Hael, Dyrnwyn, qui s’enflammait lorsqu’une personne, autre que son propriétaire, l’avait en main.
    * Le panier de Gwyddno Garanhir, qui, avec une part de nourriture, en fournissait cent autres.
    * Le manteau Gwenn : Manteau (ou cape) d’Arthur, qui rendait celui qui le portait invisible.
    * Le manteau de Padarn Beisrydd, qui avait la propriété d’être de bonne taille pour toutes les personnes de bonne naissance, et de ne point seoir aux personnes de vile condition.
    * La pierre à aiguiser de Tudwal Tudglyd : Aiguisée par cette pierre, seule l’épée d’un brave pouvait faire couler le sang et tuer.
    * La pierre et l’anneau d’Eluned, qui avaient la propriété de dissimuler ceux qui les cachaient.

    On peut constater que cette liste contient 14 objets, ceci étant du au fait que la liste des trésors varie selon les versions de la légende, ou que certains par paire sont considérés comme un seul.

    Une fois tous les objets réunis, Merlin et le jeune roi Arthur, les utilisèrent pour bâtir l’un des royaumes les plus prospères de l’histoire. Cependant, après une grande bataille, Arthur fut mortellement blessé et emmené sur l’île d’Avalon. Merlin, souhaitant protéger les treize trésors, les emporta dans les bois, et jura de les mettre à l’abri jusqu’au retour d’Arthur.

    Cependant, la fée Viviane, mécontente, jeta alors un sort sur Merlin. Elle le fît tomber dans un sommeil éternel, et l’enferma à l’intérieur d’un cercueil de verre placé avec les trésors au fond d’une grotte entourée d’eau, dont une grande pierre rectangulaire marquerait l’emplacement… On dit bien sur que le tombeau de Merlin se trouve à Brocéliande, mais…

    Merlin et les 13 trésors

    Depuis, les trésors et Merlin ont disparu pour toujours.

     

     


    Sources : http://documystere.com/ et
    http://arsmagicafr.blogspot.fr/2014/01/les-13-tresors-de-bretagne.html

     

     

     

     

     

     


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