• L’Orchidée

    Pour Béa

    Deuxième reine des fleurs après la rose, l‘orchidée fascine les peuples depuis bien longtemps. Elle est symbole d’amour, de luxe et de volupté, de raffinement et de sensualité!
    Cette fleur fantasmagorique, symbole de la beauté absolue, incarne le mythe de la femme idéale.

    Pourtant « Orchidée » vient du mot grec orchis qui signifie « testicule », en référence à la forme des tubercules de certaines espèces. C’est au philosophe grec Théophraste que l’on attribue cette dénomination. Les Grecs les considéraient comme des symboles de virilité.
    Tout en portant donc paradoxalement le nom d’une partie génitale masculine, elle symbolise la femme ou le sexe idéalisé de la femme; elle se trouve donc  être également symbole de l’Androgyne initial. L'Androgyne est la représentation de l’ancêtre mythique de l’humanité, la réunion des forces primordiales masculines et féminines, l'union du ciel et de la terre.

    Dans la Chine ancienne, cette fleur fût le symbole de la fécondité; les ‘Maisons dorées des Orchidées’ désignaient les maisons qui accueillaient les jeunes femmes à marier. 
    Les Chinois considèrent l’orchidée comme le symbole du printemps. Elle est aussi l’emblème de la Thaïlande.
    Dans la culture vietnamienne, l'orchidée est le symbole de la beauté féminine. Elle désigne souvent une jeune fille dans les compositions poétiques.
    Il existe en Asie une réelle passion de l’Orchidée. Elle a une valeur alimentaire, esthétique mais aussi spirituelle et symbolique: la vertu, la simplicité, l'élégance, le charme, la beauté, l'amour pur et mystérieux, le raffinement, la grâce féminine…

    Fleur d’exception, l’orchidée présente de nombreuses variétés et constitue une très belle représentation de la diversité… des milliers d’espèces réparties en différents genres (Cattleya, Cymbidium, Phalaenopsis, Miltoniopsis, Vanda, Vanilla, Zygopetalum…), des formes, des couleurs et des parfums multiples. C'est une des familles les plus diversifiées, comptant plus de vingt-cinq mille espèces, réparties en huit-cent-cinquante genres.
    Du parfum suave et envoûtant des Stanhopea aux formes érotiques et sensuelles des Cattleya, l’orchidée demeure une fleur d’homme que l’on offre aux femmes. Elle est l'emblème de l'amour.

    Dans le langage des fleurs, on associe généralement l’orchidée à la beauté suprême, mais elle entretient une relation étroite avec les émotions liées à l’amour: séduction et sensualité, mais elle est aussi symbole de fécondité. Les 55 ans de mariage sont d’ailleurs symbolisés par les Noces d’orchidée.
    Comme sa nature, le langage de l’orchidée est très diversifié et contrasté, la couleur de celle-ci joue un rôle dans sa signification et sa symbolique.

    - L’orchidée blanche : exprime un amour pur et idéalisé de l’être cher
    - L’orchidée jaune : exprime avec érotisme la chaleur de l’amour
    - L’orchidée rose : représente la sensualité pour séduire
    - l’orchidée rouge : exprime à la personne aimée un désir de faire l’amour

    L’orchidée est la fleur parfaite pour déclarer un amour secret à l’élue de son cœur, cette divine créature souvent intimidante.

    Les orchidées sauvages

    Certaines orchidées ont des formes bien particulières, telle ci-contre l'ophrys abeille ou ophrys apifera qui est une orchidée sauvage qui fleurit de mai à juillet et ophrys papillionacéa. Mais toutes sortes de variétés poussent dans la nature.

     

    Un peu d’histoire:
    L'étude de la morphologie particulière des fleurs d'orchidées, des relations que ces plantes entretiennent avec les insectes, a d'ailleurs nourri au XIXe siècle les réflexions de Charles Darwin et lui a, en partie, permis d'établir son modèle théorique de l'évolution.
    Les données scientifiques obtenues grâce au pollen d'une orchidée éteinte retrouvé dans de l'ambre nous indiquent que cette famille serait âgée de 75 à 86 millions d'années.

    On retrouve des évocations de l’orchidée dès 600 avant J.-C. Le Chinois Confucius y fait référence et parle d’elle comme la « reine des plantes parfumées ». Selon lui, faire la connaissance d’hommes bons est aussi agréable que d’entrer dans une pièce remplie d’orchidées. En 77 après J.-C., Pline l’Ancien attribue à l’orchidée un pouvoir sexuel selon la théorie des Signatures, partant du principe que Dieu indique l’utilité d’une plante par la forme qu’il lui a donnée. Cette connotation persiste avec Dioscoride, médecin grec, qui la préconise pour remédier aux maux génitaux.
    Au début du 17e siècle, le botaniste anglais John Parkinson conseillera même aux hommes de manger les plus grosses racines pour engendrer un enfant de sexe mâle, et aux femmes les plus petites pour engendrer des filles. L’orchidée aurait aussi des vertus aphrodisiaques: faire cuire les racines dans du lait permettrait ainsi de stimuler le désir.

    La vanille est produite par une orchidée, la Vanilla planifolia.
    Le manuscrit Badianus, célèbre ouvrage aztèque datant de 1552, fait référence à cette vanille. Cette plante servait à parfumer les boissons, et entrait dans la composition de parfums et de soins. Elle était aussi réputée combattre la fatigue et donner du courage.

    En 1731, les premières orchidées tropicales sont importées en Angleterre. Leur culture commerciale voit le jour un peu plus tard, lors de la création de la toute première pépinière d’orchidées à Londres en 1812. On s’étonne alors de voir cette plante fleurir sans terre! La culture se développe en Angleterre et bientôt, l’Europe entière se prend d’engouement pour ces fleurs si exotiques.
    Les orchidées se vendent à prix d’or et les riches amateurs chargent des chasseurs d’orchidées de leur ramener des spécimens rares.
    Depuis, une meilleurs connaissance de leur écologie et la mise au point de milieux de cultures adaptés ainsi que la création d’hybrides horticoles moins fragiles ont démocratisé leur culture.

    C’est à Karl Blume, botaniste hollandais, que l’on doit la classification du genre Phalaenopsis, en 1825. On raconte que, dans la pénombre de la forêt, il crut apercevoir une nuée papillons ! C’est pourquoi il attribua à cette plante le nom de « Phalaenopsis », du mot grec phalaina (« papillon ») et du suffixe opsis (« semblable »).

    Ajoutons que l’orchidée par son pouvoir auto régénérateur peut, dans un milieu très favorable, vivre indéfiniment. Son sens symbolique peut alors encore s'affiner. La perfection féminine suggérée par l’orchidée vient s'augmenter du principe de l’éternel féminin.

    Anecdote:
    Selon la légende, l’orchidée apporterait un fils si la fleur s’ouvre vers l’est et une fille si elle s’épanouit vers l’ouest !

     


    Sources: www.gadlu.info/les-orchidees-symbole-de-passion-absolue.html#sthash.OTKCmFgR.dpuf 
    http://blog.flordirect.com/offrir-des-fleurs/signification-orchidee-1248

    dictionnaire.php?lettre=O%&commentaire=Orchid%E9e -
    http://blog.interflora.fr/encyclopedie-des-fleurs/fiches-fleurs/lorchidee-phalaenopsis/

     


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  •  La Rose

    La Rose

    Remarquable par sa beauté, sa forme et son parfum, la rose est la fleur symbolique la plus employée en Occident. Elle correspond dans l'ensemble à ce qu'est le lotus, en Asie, l'un et l'autre étant très proches du symbole de la roue. Elle désigne une perfection achevée, un accomplissement sans défaut. Elle symbolise la coupe de vie, l'âme, le cœur, l'amour.  On peut la contempler comme un mandala et la considérer comme un centre mystique.

    La rose des jardins se caractérise avant tout par la multiplication de ses pétales imbriqués qui lui donnent sa forme caractéristique.
    Appréciée pour sa beauté et sa senteur, célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux poètes et écrivains ainsi que des peintres pour ses couleurs qui vont du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune et toutes les nuances intermédiaires, et pour son parfum, elle est devenue la « reine des fleurs » dans le monde occidental (la pivoine lui dispute ce titre en Chine), présente dans presque tous les jardins et presque tous les bouquets.
     
    Antiquité et Moyen Age
    Les roses sont cultivées en Chine et en Perse depuis 5000 ans et en Grèce depuis l’âge du bronze.
    Littérature et poésie antiques se réfèrent souvent à la rose sans qu'il soit aisé d'en définir l'espèce ou la variété avec certitude.
    Hérodote rapporte que le roi Midas au VIe siècle av. J.-C., lorsqu'il a été chassé de Lydie par les armées perses, a emporté ses roses dans son exil en Macédoine. Et le naturaliste grec, Théophraste, décrit une rose à nombreux pétales, une forme de Rosa canina, cultivée dans les jardins. Il décrit des roses rouges, roses et blanches, et note l’intensité du parfum de la rose de Cyrène.
    Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle décrit vingt sortes de rosiers nommées par le nom de leur lieu de provenance. Leurs descriptions permettent des suggestions d’identification.
    Ainsi du VIe siècle av. J.-C. au IIe siècle, durant toute cette période de domination grecque puis latine, les roses circulent de Perse en Angleterre, de Grèce en Égypte.
    Au Moyen Âge comme pour la période antique, la rose est extrêmement présente dans la société laïque et religieuse mais les données permettent rarement une identification précise : au VIe siècle, les couvents cultivent des roses, le roi Childebert Ier possède une roseraie (des roses de Paradis d’après l’évêque Fortunat) dans son domaine vers Saint-Germain-des-Prés. Et au VIIIe siècle, le Capitulaire De Villis de Charlemagne cite les roses parmi les plantes à cultiver. Au XIIe siècle à la veille des croisades, Albert le Grand note comme rosiers cultivés Rosa rubiginosa, Rosa canina, Rosa arvensis et Rosa alba.

    C'est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l'histoire. Quelques exemples :
    Dans la mythologie, la naissance de la rose serait l’œuvre de la nymphe Chloris (ou Flore pour les romains), épouse de Zéphyr, qui devient alors la déesse tutélaire des fleurs. Celle-ci aurait en effet fait naître la rose du corps sans vie d’une nymphe ; à cette fleur Aphrodite aurait donné la beauté tandis que Dionysos y aurait déposé le nectar, d’où la fleur tire son parfum. Les trois Grâces auraient ajouté le charme, l’éclat et la joie. Enfin, Apollon l’aurait couronnée reine des fleurs.
    Chez les Grecs, la rose était la fleur d'Aphrodite, déesse de l'amour et d'Aurora, la déesse aux doigts de roses. Et les rosiers étaient consacrés à Aphrodite en même temps qu'à Athéna.
    La rose était chez les Grecs une fleur blanche, mais lorsque Adonis, protégé d'Aphrodite, fut blessé à mort, la Déesse courut vers lui, se piqua à une épine et le sang colora les roses qui lui étaient consacrées. Ovide également, dans ses Métamorphoses, associe la rose à la déesse Aurore.
    Les Romains rattachent la rose à Vénus. La rose aurait été blanche, mais rougie accidentellement quand Cupidon renversa son verre de vin sur elle.
    Il paraît que la première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d’épaisseur.
    Dans le Cantique des cantiques, la rose symbolise Israël et dans le livre des Parsis, la rose naît sans épines et n’en est armée qu’après l’apparition du génie du mal sur terre.
    Vers l'an 400, Rosa alba devient l’emblème de la Vierge, ce qui est à l’origine de la dévotion catholique du Rosaire.

    Quand en 1187, Saladin reprend Jérusalem aux Croisés, il fait purifier la mosquée d’Omar par de l’eau de rose amenée par une caravane de 500 chameaux. Et en 1453, Mehmed II purifia aussi à l’eau de rose l’église byzantine de Constantinople avant de la convertir en mosquée.
    La guerre des Deux-Roses de 1453 à 1485 : elle opposa Rosa alba, rose blanche de la maison d'York et Rosa gallica, rose rouge de la maison de Lancastre, d'où après le mariage d'Henri VII Tudor et Élisabeth d'York, l'emblème de la rose Tudor rouge à cœur blanc et plus tard la création du rosier York et Lancaster. La rose est aujourd’hui encore la fleur symbolique de l'Angleterre.
    Les rosières, jeunes filles vertueuses et pures, étaient à l'origine couronnées de roses.
    Les Rose-Croix, société secrète mystique ayant pour emblème une rose rouge fixée au centre d’une croix.
    La Rose blanche de Finlande, ordre national finlandais créé en 1919 pour récompenser les services rendus au pays.
    La Rose blanche, mouvement d'opposition à Hitler dont les fondateurs furent décapités en 1943.
    Plus récemment, la rose rouge, associée par François Mitterrand au Parti socialiste français à travers la « rose au poing ». Ce symbole a également été adopté par d’autres partis politiques européens et internationaux. En novembre 2003, la rose est le symbole du mouvement non-violent de la « révolution des Roses » en Géorgie.

    Selon F. Portal, la rose et la couleur rose constitueraient un symbole de régénération du fait de la parenté sémantique du latin rosa avec ros, la pluie, la rosée. La rose et sa couleur, dit-il étaient les symboles du premier degré de régénération et d'initiation aux mystères... L'âne d'Apulée recouvre la forme humaine, en mangeant une couronne de roses vermeilles que lui présente le grand prêtre d'Isis. Le rosier, ajoute cet auteur, est l'image du régénéré, comme la rosée est le symbole de la régénération.

    C'est ce symbolisme de régénération qui fait que, depuis l'Antiquité, on dépose des roses sur les tombes : les anciens nommaient cette cérémonie rosalia ; tous les ans, au mois de mai, ils offraient aux mânes des défunts des mets de roses. Et Hécate, déesse des Enfers, était parfois représentée la tête ceinte dune guirlande de roses à cinq feuilles. On sait que le nombre cinq succédant au quatre, nombre d'accomplissement, marque le départ d'un nouveau cycle.

     

    La Rose

    La Rose

    La Rose

    La Rose

    La Rose

     

     

     

     La rose dans le langage des fleurs
    Couleurs des roses
    - La rose Rouge: la rose Rouge est bien connue pour être le symbole de l’amour passion. Le rouge, couleur du sang et du cœur, témoigne ici du côté charnel et sensuel d’une relation. La coutume veut en effet que les roses rouges ne soient offertes à l’être aimé qu’une fois la relation « consommée ».
    - La rose Rose: les roses de couleur rose sont l'expression de la joie, le bonheur, la tendresse et la grâce. Elles sont aussi le symbole de l'épanouissement de la beauté de la femme. Il est élégant de rajouter des boutons pour signifier l'émergence d'un sentiment d'amour ou d'amitié. Pour ajouter du sens plus exact choisissez la nuance rose foncé signifiant la reconnaissance.
    - La rose Orange: Une rose couleur de pêche sera ici représentative d’un amour naissant et secret. Elle est étroitement liée au romantisme et exprime un besoin de l’être aimé. Elle est en outre le symbole de la santé et il est recommandé d’en offrir aux personnes convalescentes car elle est porteuse d’un message d’espoir et de guérison.
    - La rose Blanche: elle est le symbole de l’amour pur par excellence. En effet, le blanc est communément utilisé pour symboliser la pureté, la virginité, mais également le raffinement et l’élégance. La rose blanche est synonyme de courtoisie et d’admiration silencieuse. Elle est donc parfaite pour exprimer un amour naissant et encore chaste, emprunt de sentiments purs et sincères..
    - La rose Jaune: souvent associée à l’infidélité, la couleur jaune a ici une toute autre signification. Elle exprime à la fois l’amitié sincère ou encore un amour dont on ne sait s’il est réciproque. C’est la fleur idéale pour se déclarer sans prendre trop de risque. La rose jaune peut aussi symboliser la jalousie.
    - La rose Noire:  a une signification radicalement différente de celles des autres roses que l’on associe de manière systématique aux sentiments amoureux. La rose noire n'existe pas en fait il s'agit plutôt de la rose couleur pourpre. Le noir, symbole du néant et de la mort signifie ici la fin d’une relation ou d’un amour. Elle est offerte, certes de manière cynique à l’occasion d’une rupture ou d’une séparation.
    - Roses mauves : Tristesse, chagrin ou nostalgie de la personne aimée.
    Quant à la rose bleue, traditionnellement, elle évoque le mystère ou l'atteinte de l'impossible. On croit qu'elle est capable d'apporter la jeunesse à celui qui la détient ou de réaliser ses vœux.

    En plus de sa couleur, la quantité exprime une symbolique. Pour un nombre de roses inférieur à 10, il est de coutume d’offrir des roses par nombre impair surtout à des fins esthétiques. Au-delà et suivant le nombre, le bouquet de roses peut porter un message particulier :
    1 rose permet de dévoiler son amour en toute simplicité ;
    2 roses permettent de se faire pardonner ;
    12 roses permettent de remercier sa bien-aimée, demande de mariage ;
    24 roses pour être galant ;
    36 roses pour déclarer son amour (bouquets de fiançailles) ;
    101 roses peuvent s’offrir pour exprimer la passion et l’amour sans retenue.
    Pour un bouquet de fiançailles, il est d’usage et raffiné de sélectionner des roses ayant les têtes légèrement courbées.

    Littérature
    Au Moyen Âge
    Le Roman de la Rose est l'une des œuvres les plus célèbres du Moyen Âge. Écrit par Guillaume de Lorris (vers 1230), continué par Jean de Meung (entre 1275 et 1280), ce long poème allégorique dans lequel la rose, objet de la quête, est le symbole de la perfection, décrit la tentative d’un amoureux (le poète) pour s’emparer de la femme aimée, représentée par une rose. À la même époque, Dante écrit La Divine Comédie qui se conclut par une vision de rose blanche mystique, l'immense fleur symbolique que Béatrice montre à son amant fidèle parvenu au dernier cercle du Paradis, rose et rosace à la fois.
    L'Amour paradisiaque sera comparé par Dante au centre de la rose : Au centre d'or de la rose éternelle, qui se dilate et va de degré en degré, et qui exhale un parfum de louange au soleil toujours printanier,

    À la Renaissance, au XVIe siècle, chez les poètes et spécialement chez Pierre de Ronsard, la poésie utilise la symbolique de la rose pour évoquer la fragilité de la vie humaine :
    « Mignonne, allons voir si la rose…» et
    « vivez si m’en croyez, n’attendez à demain, cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. »

    À l'époque classique, et chez Corneille, la rose montre le passage rapide du temps :
    « Le temps aux plus belles choses
    se plaît à faire un affront
    il saura faner vos roses
    comme il a ridé mon front »

    Deux vers célèbres de François de Malherbe dans les stances, Consolation à Monsieur du Périer sur la mort de sa fille, associent la rose à la beauté éphémère :
    « Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin. »

    La rose en parfumerie
    (Rose centifolia)
    La RoseDepuis l’Antiquité, la parfumerie a toujours fait un grand usage de la rose, soit en soliflore (la rose constitue l’essentiel du parfum), soit comme note de cœur associée à d’autres essences dans les parfums dits floraux, et plus généralement dans près de la moitié des parfums féminins.
    L’eau de rose est connue pour son pouvoir adoucissant, en particulier pour les soins du visage et de nombreux produits de beauté utilisent de la rose.

    Rose héraldique
    La rose est l’un des « meubles » utilisés en héraldique et sans doute la fleur la plus représentée en ce domaine après la fleur de lys.
    La rose héraldique apparaît notamment sur le blason de nombreuses communes de France.

    Blanche ou rouge, la rose est une des fleurs préférées des alchimistes dont les traités s'intitulent souvent rosiers des philosophes. La rose blanche comme le lis fut liée à la pierre au blanc, but du petit œuvre, tandis que la rose rouge fut associée à la pierre au rouge, but du grand œuvre. La plupart de ces roses ont sept pétales dont chacun évoque un métal ou une opération de l'œuvre.

     


    Sources: Wikipédia et http://sylphe.perso.libertysurf.fr/rose.html

     

     


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  • L’ Anneau de Claddagh

    L’ Anneau de Claddagh

    Un Symbole d’Amour et d’Amitié

    L’ anneau de Claddagh est une bague traditionnelle irlandaise, offerte en gage d’ amitié ou portée comme alliance de mariage. La conception et les coutumes qui lui sont associées trouvent leurs origines dans le village de pêche irlandais de Claddagh, situé aux portes de la ville de Galway.

    Origine
    Il y a plusieurs légendes autour des origines de la bague.
    Un conte parle de Margareth Joyce, une femme du clan Joyce. Elle épousa un marchand espagnol nommé Domingo de Rona. Elle partit avec lui en Espagne, mais il mourut, lui laissant une importante somme d’argent. Elle retourna en Irlande, et en 1596, elle épousa Oliver Ogffrench, le maire de Galway. Avec l’argent hérité de son premier mariage, elle finança la construction de ponts à Connacht. Tout cela avec charité. Si bien qu’un jour, un aigle lâcha la Claddagh qui tomba sur ses genoux, comme récompense.

    Une légende est plus proche de la vérité historique : la légende remonterait à il y a 300 ans. A cette époque, l’Irlande était la proie de conquérants vivant de trafic d’esclaves.
    Dans l’ouest de l’île, non loin de Galway, se trouvait un petit bourg de pêcheurs nommé Claddagh.  Richard Joyce, un autre membre du clan Joyce, quitta sa ville pour travailler aux Antilles, avec l’intention d’épouser sa bien-aimée à son retour. Mais son navire fut capturé et Joyce fut vendu comme esclave à un orfèvre maure. A Alger, avec son nouveau maître, il fut formé à son métier. Quand Guillaume III devint roi, il demanda que les maures libèrent tous les prisonniers britanniques. Richard Joyce fut donc libéré. L’orfèvre avait tant de respect pour Richard Joyce qu’il lui offrit sa fille et la moitié de ses biens si Joyce restait. Mais il refusa l’offre et rentra chez lui pour épouser celle qui attendait son retour. Pendant sa captivité chez les Maures, il forgea une bague, symbole de son amour pour elle. A son retour, il fit sa demande avec cette bague et ils se marièrent.

    Une dernière légende, sans doute la moins répandue de toutes, est de temps en temps racontée, et ressemble plus à un conte de fées : un prince était amoureux d’une servante, dont le père ne voulait pas accorder la main, de peur que ce prince se joue de sa fille. Alors le prince fit faire une bague d’or, et retourna voir le père en lui disant : « Les deux mains représentent l’amitié, la couronne la loyauté, et le cœur l’amour. » Fasciné par les explications du prince sur la symbolique de la bague, le père lui accorda la main de sa fille.
    Et c’est en effet la signification de la bague : amitié, amour, loyauté, ce qui explique qu’on retrouve souvent ces trois mots dans les boutiques de souvenirs irlandais.

    Symbolisme
    Le design distinctif de la Claddagh représente deux mains étreignant un coeur, et habituellement surmontés d’une couronne. Il est souvent dit que les éléments de ce symbole correspondent aux qualités de l’Amour (le coeur), de l’Amitié (les mains) et de la Loyauté (la couronne). L’expression associée à ces symboles lorsqu’on offre cette bague était: « Avec ces mains je te donne mon coeur et je le couronne de mon amour ».

    La façon de porter la bague a aussi son importance. Ces bagues étant transmises de génération en génération, elles n’étaient pas toujours portées par des femmes mariées, ni même amoureuses. Il est donc important de voir à quelle main la bague est portée, et dans quel sens :
    - A la main droite avec la pointe du cœur en direction du bout des doigts : la personne n’est pas engagée dans une relation, et est célibataire.
    * A la main droite mais avec la pointe du cœur vers l’intérieur : la personne a « le cœur pris », sans que ce soit avoué et/ou réciproque.
    * A la main gauche pointant vers l’extérieur : la personne est engagée
    * A la main gauche pointant vers l’intérieur : la personne est mariée.

    La Claddagh est une variante d’ anciennes bagues appelées « Fede », datant de l’ époque romaine.

     

    sources: http://fantasylands.wordpress.com/
    http://www.les-mondes-de-gwenn.fr/2011/01/08/l-

     

     

     


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  • Le Lotus

    Le Lotus

    Pour Valéria

    La fleur de lotus est considérée comme l’une des plus belles fleurs du monde.
    En 1951, l’une des trois graines d’un lotus vieux de 2.000 ans découvert dans la région Kemigawa de la Préfecture de Chiba (Japon) a fleuri. Depuis, elle est connue pour être « la plus ancienne fleur du monde »; symbole de fécondité oblige.
    Dans les pays du sud de la Méditerranée comme en Asie, le lotus a une valeur égale à celle de la rose ou du lys en Europe.

    D’un point de vue botanique, le lotus est une des rares plantes aquatiques capable de porter sa fleur au bout d’une tige émergeant nettement au dessus de la surface de l'eau. Cette particularité permet de distinguer la fleur de lotus de la fleur de nénuphar, qui elle flotte en surface de l'eau.

    La fleur de lotus est l’un des symboles les plus anciens et aspire à la plus grande pureté, c’est la seule plante aquatique pouvant émerger de la noirceur de la vase pour s'épanouir et se dresser hors de l'eau pour donner une fleur d'une beauté incroyable. C'est justement dans cette impureté qu’est la profondeur des eaux saumâtres, qu'elle va puiser son élégance et sa beauté pour être enfin attirée par la lumière, la nuit elle se referme et sombre sous la surface de l’eau, à l’aube elle sort et s’ouvre à nouveau.

    Intact face à l’impureté, le lotus symbolise la pureté du cœur et de l’esprit. La fleur de lotus représente longévité, santé, honneur et chance; dans la mythologie égyptienne la fleur de lotus symbolise le soleil, la création et la renaissance. En Orient, la fleur de Lotus est considérée comme un symbole d’épanouissement spirituel.

    La fleur de lotus est aussi un symbole très présent dans le monde Indien.
    La fleur de Lotus indienne symbolise divinité, savoir, fertilité et richesse Elle est associée à la déesse de la richesse, Maha Lakshmi, qui apporte prospérité, pureté et générosité. Elle est représentée assise sur une fleur de lotus éclose.

    La fleur sacrée du  Bouddhisme
    Dans le bouddhisme la fleur de lotus est emblématique de Bouddha. Dans tout le monde indien on compte de très nombreuses peintures, sculptures et représentations de la fleur de lotus. Outre le pouvoir de création et la compassion, le lotus symbolise la connaissance qui, au fur et à mesure des réincarnations, permet d'atteindre le Nirvana. Dans l'iconographie bouddhique, Bouddha et les bodhisattvas sont souvent représentés assis sur un lotus, posture qui symbolise l'atteinte de l'illumination.
    La symbolique du lotus en bouddhisme relève encore du fait que la graine et la fleur apparaissent ensemble, il s'agit de la simultanéité de la cause (la graine) et de l'effet (la fleur) dans la loi de causalité de l'univers qui est l'un des concept majeur de la philosophie bouddhique. À cela il faut rajouter que le lotus puise sa substance vitale dans la boue pour s'épanouir, en effet, au-dessus de l'eau. Ainsi "la boue" représente les souffrances, les troubles, les désirs, qui sont le terreau même de notre épanouissement. Il est donc possible de transformer son karma par l'illumination, l'atteinte de la boddhéité, grâce à notre éveil à la loi de causalité.
    Le lotus rose (“padma”) associé à Vishnu est un symbole diurne et solaire contrairement au lotus bleu (“utpala”) propre à la nuit et à la lune et en relation avec Shiva.
    Les divinités se tiennent sur un lotus car elles se manifestent de manière totalement pure, sans jamais être entachées par l'ignorance, la dualité, les perturbations internes, le karma et la souffrance.

    Selon la mythologie hindoue, le créateur du monde, Brahma, était né d'une fleur de lotus, qui avait elle-même poussé sur le nombril de Vishnou alors que celui-ci dormait sur l'eau.
    Il se dit aussi qu’à chaque pas que Bouddha faisait lorsqu'il était enfant, une fleur de lotus surgissait à ses pieds.
    Le culte hindou centré sur le lotus s’étendit finalement à de nombreuses autres cultures et devint le principe de doctrines religieuses comme le Lotus Sutra bouddhiste qui est encore aujourd’hui un enseignement spirituel très influent.
    Om Mani Padme Hum, qui signifie " Salut à toi, Ô Joyau dans le Lotus", est le mantra sacré des Tibétains.

    Le Sûtra du Lotus
    Dans nombre de représentations, le Bouddha se tient au milieu d'un lotus à huit pétales.
    Le maître qui a introduit la doctrine du Bouddha au Tibet au VIIIe siècle de notre ère porte le nom de “Padmasambhava”; (celui qui naquit du lotus).
    Le “Sûtra du Lotus” (Lotus de la Loi Véritable) constitue un recueil sanskrit reconnu par le Mahayana comme renfermant les enseignements fondamentaux du Bouddha. À la fois enseignement du Bouddha vivant et enseignement vivant du Bouddha, il expose les nombreuses voies qui mènent à l'Éveil et tout particulièrement: le rôle du Bouddha; les bénéfices retirés des Bodhisattvas; le sens de la nature du Bouddha et l'importance de la foi.
    Le lotus, qui pousse dans la boue et la vase pour donner une fleur d'une exquise beauté, dépeint la nature du Bouddha depuis son émanation jusqu'à sa sublime fragrance.

    La fleur sacrée de l'Égypte
    Le papyrus et le lotus, deux plantes aquatiques, représentaient respectivement les royaumes de la Haute et de la Basse Égypte. Selon le mythe égyptien de la création du monde, le lotus est sorti du limon originel et de son calice le divin Créateur. La fleur de lotus s'ouvrant au lever du soleil et se refermant à son coucher, symbolise le dieu du Soleil et l'expansion de la lumière hors du limon originel.
    Lieu de naissance et couche nuptiale d'Isis et d'Osiris, il symbolise également la naissance et la renaissance après la mort. Rien d'étonnant dès lors qu'il orne les colonnes des monuments de l'architecture égyptienne et de ses représentations murales. La colonne symbolise l'Axe de l'Univers d'où partent autant de faisceaux de lotus représentant le plein épanouissement de la manifestation du monde.
    Le lotus bleu était davantage estimé que le lotus blanc en raison de l'odeur suave, semblable à celle de la vie divine, qu'il exhalait. Attribut de Néfertem, le dieu de Memphis et le “Seigneur des Parfums”, il était appelé “nen-nufer”, origine de la dénomination française “nénuphar”.

    Un autre symbole associé au lotus est le mont Fuji que les bouddhistes vénèrent quant à eux pour sa forme qui rappelle le bouton blanc de la fleur sacrée car les huit pics, qui surmontent la cime sont semblables aux huit pétales du Lotus.
    Enfin nous trouvons au Japon Kannon reconnaissable à ses attributs: un vase à eau, contenant parfois une fleur de lotus (symbole de la pureté), et un rosaire.
    Pour les chinois, le lotus est sagesse, prospérité et bonheur du couple.

    Les voies du Tantra et du Kundalini-Yoga
    Selon le Tantra, il y a dans l'être humain un corps subtil parcouru par trois canaux (“nâdis”) joints à leur base. Les canaux latéraux, où s'écoulent des énergies opposées, solaire (“Pingala”) et lunaire (“Ida”), s'enroulent autour du troisième canal neutre (“Sushumnâ”) et de cinq points fondamentaux.
    Au nombre totaLe Lotusl de sept, ces points fondamentaux sont qualifiés de chakras, terme sanskrit qui se traduit littéralement par roues. Assortie de rayons, la roue représente la forme stylisée du lotus. Or, ces centres sont précisément représentés, dans la tradition hindoue, par des lotus distingués par le nombre de leurs pétales.
    Au cours de son ascension, la “kundalini”, forme statique de l'énergie subtile, traverse successivement les différents chakras associés aux besoins physiques, psychiques et spirituels pour mener l'être vers la Connaissance véritable et à la pleine Réalisation symbolisées par le lotus à mille pétales.
    Dans le Tantra taoïste, la floraison est le résultat d'une alchimie intérieure, du mariage de l'essence avec le souffle, du Feu et de l'Eau qui symbolise le retour au centre, à l'unité de l'état primordial représenté par le lotus.

    C'est également une plante médicinale.
    En Égypte et dans la Chine Impériale, les pouvoirs du lotus sacré étaient déjà connus pour ralentir le vieillissement et retrouver la vitalité. Les recherches actuelles confirment les propriétés antioxydantes des graines, riches en polyphénols. L'extrait du rhizome possède des propriétés anti-diabétique et anti-obésité.
    Rhizome et graines sont utilisés en cosmétologie pour lutter contre le vieillissement.
    Pas étonnant que le lotus sacré soit cultivé pour ses rhizomes, ses graines et ses fleurs
    depuis plus de 2 000 ans !

     

    Le Lotus

     


    (sources : http://oeilsophie)
    http://www.chakravoyance.com/meditation_et_spiritualit_eacute_-symbolique_du_lotus.html
    http://users.skynet.be/lotus/lotus/lotus0-fr.htm

     

     


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  • La Clé

    La Clé

    La symbolique de la clé a une double connotation puisqu'elle détient le pouvoir d'ouvrir et de fermer. La clé a à la fois un rôle d'initiation et de discrimination.
    La clé est un instrument servant à ouvrir ou à fermer une serrure. Elle commande l’accès à un lieu, à l’intérieur d’un coffret et, par métaphore, à une connaissance. Inversement, elle peut interdire ce même accès.
    Dans son sens symbolique, la clé ouvre à la compréhension, dévoile un mystère.
    La clé symbolise aussi la voie initiatique. Au plan ésotérique, posséder la clé signifie avoir été initié.

    Le pouvoir des clés est celui qui permet d'ouvrir et de fermer le ciel, pouvoir conféré à Saint-Pierre par le Christ. Ce pouvoir est figuré dans les armoiries papales par deux clefs, l'une d'or, l'autre d'argent, qui furent précédemment les emblèmes du dieu romain Janus, gardien des portes et guide des âmes. Double aspect du pouvoir, diurne et nocturne, qui correspond aux fonctions royales et à l'autorité spirituelle.

    Les clés les plus puissantes, sont dit-on, les plus anciennes et tout particulièrement celles faites en fer forgé (le fer étant un métal protecteur) et légèrement rouillées.
    Détenir une clé, c'est avoir un droit légitime sur la porte qu'elle ouvre et sur le lieu auquel elle donne accès. Celui qui détient la clé à le pouvoir d'en accorder ou d'en refuser l'usage.
    Conserver une clé dans la poche droite d'un vêtement c'est un porte-bonheur pour conjurer ou lever le sort.

    La clé, signe de droit.
    Droit de régner, droit de posséder, droit d'agir, d’exister… Les dieux des civilisations antiques détiennent les clés des Portes du Jour qu'ils ouvrent à chaque retour de l'aube. Les divinités souterraines ont également pouvoir sur l'accès au redoutable Hadès.
    Les clefs de Janus (clefs d'or et d'argent) ouvrent les portes solsticiales : Accès aux phases ascendantes et descendantes d'un cycle annuel, aux dominations respectives du Yin et du Yang qui trouvent leur équilibre aux équinoxes.
    La clef représente autant d approche du mystère étroitement lié à cette symbolique....
    Janvier, qui ouvre l'année, lui doit son nom. Tout comme le "janitor", le portier anglais.

     Le maire présente au suzerain ou au notable en visite les clés de la ville. Ce geste revêtit un ton plus pathétique lorsque les Bourgeois de Calais, en chemise, corde au cou et clé de la ville en mains, rendirent la cité à Edouard III d'Angleterre.
    La remise des clés d'une ville assiégée signifiait autrefois la capitulation, et aujourd'hui encore on remet symboliquement les clefs de la ville à des hôtes remarquables.

    Une ou plusieurs clés sur un blason désignent la souveraineté et les pleins pouvoirs d'ouverture et de fermeture. Les clés sur les blasons renvoient aussi à la confiance et à la fidélité éprouvée, témoignée.

    Dans le droit ancien, « laisser ses clés à la justice » signifiait que l’on cédait ses biens à ses créanciers. De nos jours la pratique commerciale du "clés en main" permet au promoteur immobilier comme au vendeur de voitures de symboliser le transfert de propriété.

    La clé, signe de communication.
    La clé désigne aussi ce qui permet de comprendre, d'interpréter : avec
    «la clé du problème » , «la clé du mystère », nous pourrons ainsi découvrir une vérité cachée. Tout comme dans ces "romans à clés" qui posent au lecteur curieux d'impertinentes devinettes sur l’identité réelle des personnages.
    La "clé des songes" devrait nous permettre quant à elle d'interpréter les messages du subconscient au conscient. Et «la clé des champs » nous donner la liberté d’aller où nous voulons.
    En musique, « la clé de sol » (ou de fa, ou d'ut) désigne le signe placé au commencement de la portée pour indiquer l'intonation. La clé c'est aussi ce qui commande les trous du tuyau d'un instrument à vent.
    La clé c'est encore la prise immobilisante de judo ou de lutte.

    En architecture, la "clé de voûte" est la pierre centrale d’une voûte ou d’un arceau et qui, placée la dernière, maintient toutes les autres. C’est aussi le point essentiel sur lequel repose un système ou une théorie.

    Au 18 ème siècle les clés des chambellans, chargés du service de la chambre de nos souverains, étaient la marque honorifique et distinctive de leur dignité. On retrouve ce signe sur le col de « l’homme aux clés d’or », le portier de certains grands hôtels.

    Autrefois, pour guérir de la rage ou en prémunir, les prêtres chauffaient les clefs de l'église appelées "clefs de saint-Pierre«  (provenant des églises dédiées à ce nom) qu'ils appliquaient aussi bien sur les hommes que sur les animaux pour guérir la rage.

    Selon la terminologie hermétique, la clef est aussi relié aux grands et petits mystères.
    En alchimie, la clé est le pouvoir de coaguler et de dissoudre.

    Au Japon, la clef est symbole de prospérité parce qu'elle ouvre le grenier à riz.
    On retrouve le symbole de la clé chez les Egyptiens, ou Osiris et Isis sont maintes fois représentés une clé en main, comme la clé de vie, l’Ankh que tient le gardien du temple d'Abou Simbel.

    Dans les contes et légendes, très souvent ce sont trois clefs qui sont mentionnées. D'argent, d'or ou de diamant, elles marquent les étapes de l'initiation. La clef est ici le symbole du mystère à percer, de l'énigme à résoudre, de l'action difficile à entreprendre, bref des étapes qui conduisent à l'illumination et la découverte.
    Comme la clef que remet Barbe-Bleue à son épouse avec interdiction d'ouvrir une certaine porte.

    Et c’est celle qui peut aussi être jetée dans le puits
    Car au fond du puits Il y a la clé du mystère !

     


    http://www.berry-passion.com/symbolisme_et_patrimoine.htm
    http://melusine-la-fee.over-blog.com/categorie-10819172.html


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