• Le Noeud GordienLe Noeud Gordien

    Le Nœud Gordien


    "Trancher le nœud gordien" signifie résoudre de manière brutale un problème apparemment impossible à résoudre.
    Cette expression nous vient d‘une péripétie d'Alexandre le Grand.
    L’histoire commence en 334 av. J.-C., dans une ville de Phrygie en Asie Mineure.

    Il y a très longtemps, dans les temps anciens, cette cité était en proie à des guerres civiles sans fin. Dans la capitale, le roi venait de trépasser sans héritier.
    Un oracle prédit alors que la première personne qui entrerait dans la ville sur un char devrait être nommé roi car il rétablirait la paix.

    Or à cette époque un petit paysan, Gordios, vint s'y installer avec sa famille... et arriva dans son char à bœufs.
    Les habitants l‘accueillirent à bras ouverts, et c’est ainsi qu’il monta sur le trône.
    Il fut le père d‘un grand et fameux roi: Midas !
    Le char était le symbole de la royauté et la divinité chez les Perses, les Étrusques, les Germains et, aussi, les Illyriens.
    La charrette de Gordias devint l'emblème du pouvoir et d'une armée toujours prête au combat. La ville fut rebaptisée Gordion et le fameux char fut exposé au palais des rois de Phrygie.

    Mais auparavant, Gordios attacha ensemble le timon et le joug de son char par un noeud en bois de cornouiller totalement improbable, un nœud si bizarre et tellement inextricable que jamais personne n’aurait pu le dénouer.
    Puis un autre oracle prédit que le premier qui arriverait à défaire ce « noeud gordien » règnerait sur toute l'Asie.

    Alexandre le Grand et le Nœud gordien
    Quand Alexandre arriva à Gordion, En 333 av. JC, il essaya de défaire le nœud pensant réaliser la prophétie. Il essaya encore et encore, sans résultat, il ne trouvait pas d’extrémité.
    Finalement, énervé, il trancha le nœud d’un coup d’épée. Il décida qu’ainsi il avait accompli l’oracle, et malgré le moyen employé il semble que la suite lui ait donné raison.

    Alexandre et le nœud gordien par Jean Simon Bérthélémy


    C'est de cette légende qu'est née la métaphore du « noeud gordien », une difficulté difficile à résoudre, un obstacle qu’on ne peut vaincre. Se tirer d'embarras par un moyen expéditif et vigoureux, c'est trancher le nœud gordien.


    Le Nœud gordien et la notion d’unité
    Selon les enseignements ancestraux, au commencement il y avait un vide immense. Ce vide est le créateur, sans corps, ni forme ni définition. La Création nécessite que l’espace et la direction soient définis. Le Tore de révolution apporte ce type de définition en utilisant l’intérieur, l’extérieur et l’infini. On peut l’employer comme un modèle philosophique de la création elle-même.
    Il symbolise l’idée d’unité qui lie chaque chose en une seule.
    La Trinité, le trois en un.

    En cela on peut le rapprocher de la Monade Celtique:
    D'origine probablement irlandaise de par la forme de ses entrelacs, elle évoque la tri-partie divine: Lug sous ses deux aspects qui sont "Ogme" (côté sombre) et "Dagda" (côté lumineux). Elle est le symbole de l'alliance.

     


    Sources: Wikipédia et
    http://www.ka-gold-jewelry.com/french/p-articles/gordian-knot.php
    http://www.expressio.fr/expressions/trancher-le-noeud-gordien.php


    8 commentaires
  • La Cigale

    La cigale, que le soleil fait chanter
    Cette légende se déroule au temps où les anges venaient passer leurs vacances en Provence.

    Ils arrivèrent par un matin de très grand soleil et furent étonnés de ne pas rencontrer âme qui vive entres les calanques et les terres cultivées. Ils furent très surpris d'apercevoir de nombreux champs en friche. Eux qui rêvaient de voir des potagers et des vergers prospères.
    Très déçus, ils allèrent voir le curé du village, pensant le trouver en prière. Mais celui-ci  était plongé dans une profonde sieste. Le curé expliqua et précisa que les gens du coin se tenaient sagement à l'ombre des oliviers, afin de se préserver du soleil torride.

    L'un des anges dit:" Mais quand travaillent-ils alors ?"
    A la fraîche répondit le Curé. Un peu le matin, un peu le soir, voilà ce qui explique l’état des champs.

    Les anges s’en retournèrent au Ciel conter leur aventure à Dieu, qui décida de créer une nouvelle espèce d’insectes.
    Lorsque que la saison se ferait plus torride, les insectes se mettraient dans les pins et exécuteraient des notes d’une musique stridente, afin d'empêcher les habitants du pays de dormir exagérément.

    Et c’est ainsi que naquirent les cigales dans les vignes et partout en Provence.


    Tiré de « contes et légendes de Provence » Nicole Lazzarini


    La symbolique de la cigale
    Symbole des opposés lumière/obscurité, par l’alternance de son silence dans la nuit et de ses stridulations dans la chaleur du soleil, la cigale a une forte symbolique, elle a de tout temps marqué l’imaginaire humain.
    À l’image prédominante d’un être presque divin, philosophe et artiste s’oppose celle de l’insecte paresseux, bavard et imprévoyant.
    Elle peut également représenter l’insouciance telle que l’a immortalisée la fable de Lafontaine.

    Le « chant » des cigales, puissant et permanent tout au long des journées chaudes dans nos régions du sud, constitue leur caractéristique la plus évidente, celle qui a le plus frappé les sensibilités.

    La plupart des poètes grecs lui consacrent des vers admiratifs et Platon, dans Phèdre, raconte sa création par les Muses. La Grèce antique avait fait de la cigale le symbole de la musique et de la poésie; elle était l’un des attributs d’Apollon.
    Elle était aussi vénérée en orient, en Chine, Inde, Japon et Corée et très représentée dans les cérémonies des Amérindiens.

    Dans un article paru en 1887, Etienne Rabaud fait état de la forte affection dont la cigale fut l’objet en Chine : « Les habitants du Céleste-Empire étaient littéralement fanatiques de notre chanteur, ils le mettaient partout, son image recouvrant les meubles, on le dessinait sur les vêtements et l’on ne faisait point de visite sans porter avec soi un certain nombre de ces animaux. L’empereur enfin avait créé la charge de grand cigaliste. Le haut fonctionnaire honoré de ce titre devait fournir chaque année une quantité déterminée de cigales vivantes à l’empereur qui adorait son doux criquettement » .

    Chez les Mérovingiens et dans la civilisation de la steppe, la cigale est symbole de résurrection du fait de ses métamorphoses .

    Promue par le faïencier Louis Sicard au début des années 1900, la cigale en céramique, fabriquée d’abord en broche, décora rapidement une large partie de la production de la faïence d’Aubagne. Des cigales plus grandes sont destinées aux murs extérieurs des maisons afin de les protéger.

    Frédéric Mistral, poète et ardent défenseur de la langue et des traditions provençales, fit de la cigale le symbole de la Provence en 1854 et la dota d’une devise : Lou soulèu me fai canta, « le soleil me fait chanter ».
    En effet, le chant des cigales envahit toute la Provence dès la mi-juin, à l’arrivée des grandes chaleurs. Chant lancinant, obstiné, imprévu, il éclate soudain sans qu’on puisse déceler son origine. Seuls les mâles sont musiciens, dans l’unique but de séduire les cigales femelles. Ils possèdent dans l’abdomen un étonnant instrument de musique naturel, composé de deux cymbales qui résonnent sous l’action répétée de deux muscles puissants, et non pas comme on le croit souvent, par frottement de leurs pattes. Les cigales ont une longue vie larvaire souterraine longue d’au moins deux ans, plusieurs années pour certaines espèces, avant seulement quelques semaines de vie à l’air libre.

    Ces différents aspects sont d’autant plus frappants et fascinants qu’ils sont pour la plupart demeurés longtemps inexpliqués et que, aujourd’hui encore, alors que la connaissance entomologique a fait des progrès spectaculaires, la biologie des cigales demeure ignorée du grand public;  la majorité des Provençaux contemporains pense qu’il n’en existe que deux espèces et uniquement dans le Midi de la France…

    La cigale est un symbole Feng Shui d'immortalité.
    En Feng Shui une cigale en jade représente aussi le Bonheur et la jeunesse éternelle. Dans l’antiquité, une cigale de jade était déposée dans la bouche des morts et représentait l’âme qui attendait, comme la cigale dans la terre, le réveil prochain. La religion taoïste a fait de la cigale l'image de l'âme dégagée du corps.

     

    http://www.monochromic.fr/la-symbolique-de-la-cigale/
    http://www.sagesse-marseille.com/marseille-provence/la-cigale.html
    http://www.paperblog.fr/2927169/la-cigale-symbole-de-jeunesse-eternelle/

     

     


    23 commentaires
  • Le Labyrinthe

    Le Labyrinthe


    Mystérieuses inscriptions ou constructions, les labyrinthes existent dans le monde entier depuis des millénaires. Les plus anciens datent de 15.000 ans.
    De part et d'autre de l'Atlantique, on trouve de très nombreux labyrinthes qui ornent les rochers situés en bord de mer. Comme à Mogor (en Galice) où ce glyphe est accompagné, en outre, de plusieurs séries de cercles concentriques...

    Le Labyrinthe

    Mogor

    La plus ancienne représentation d'un labyrinthe a été trouvée dans une tombe sibérienne datant du paléolithique: il s'agit d'un dédale de sept circonvolutions, entouré de quatre doubles spirales, le tout gravé sur un morceau d'ivoire de mammouth. On trouve aussi des labyrinthes du temps du néolithique au bord du Danube, près de la mer Égée, en Savoie, en Irlande, en Sardaigne, au Portugal, en Italie (au Val Camonina, il y a 4 000 ans), à Malte ou encore à Belgrade, sur des figurines datant de 7 000 ans. Ces tracés sont inscrits dans des carrés ou des cercles, accompagnés de dessins d'ours, d'oiseaux ou de serpents.

    Le Labyrinthe

    Labyrinthe de Pylos, musée d’Athènes

    De tous les labyrinthes célèbres, celui de Crète est celui qui a eu la postérité littéraire et culturelle la plus forte. Le mythe de Thésée, la légende du Minotaure, sont indissociables de ce labyrinthe construit par Dédale. Etymologiquement, le labyrinthe c'est "le palais de la double hache", symbole que l'on retrouve partout sur les monuments crétois.
    De nombreuses autres cultures et civilisations ont cependant utilisé ce motif, depuis les temps préhistoriques jusqu'au Moyen Âge, où les labyrinthes se retrouvent dans les églises.

    Le Labyrinthe, symbole initiatique
    Le mythe du labyrinthe représente le chemin initiatique que l’homme est amené à faire afin de se connaitre lui-même. Il symbolise l’âme humaine dans toute sa complexité.
    Le labyrinthe représente aussi l’Homme face à l’univers: perdu, ne sachant d’où il vient, où il est, où il va, et cherchant à sortir de cet état, à trouver des réponses aux questions qu'il se pose.
    Le labyrinthe est ainsi une métaphore sur le sens de la vie: l'envol de Dédale et Icare peut symboliser l’élévation de l’esprit vers la connaissance ou celle de l’âme vers la spiritualité, qui permet de sortir de l’enfermement et de l'absurdité de la condition humaine.

    Le labyrinthe, en tant que symbole d'un cheminement initiatique long et difficile, est connu de nombreuses civilisations anciennes, au point que l'on peut parler d'archétype universel: les hommes préhistoriques, les Mésopotamiens, les Scandinaves, les Hopis, les Navajos, les Indiens, les aborigènes d'Australie, les Touaregs, les juifs de Palestine, les Mayas... ont dessiné des labyrinthes. Citons aussi l'île de Malekula au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, qui possède de nombreux labyrinthes, utilisés dans des rites sacrés. Leur centre symbolise le passage entre le monde des vivants et celui des morts.

    On trouve des labyrinthes en Angleterre, dans le fameux château de Tintagel où, dit-on, naquit le roi Arthur ainsi que sur la colline de Glastonbury que certain supposent être le vestige de la mythique Avalon. On en trouve également en Inde, où ils furent utilisés comme symboles de méditation, de concentration, de retour à son axe propre.
    Des labyrinthes ont été créés dans la tourbe au pays de Galles et en Angleterre (comme le Julian's Bower à Alkborough). ICI:

    Le Labyrinthe

    Égypte ancienne
    Le labyrinthe le plus ancien aurait été construit selon Hérodote, par Amménémès III, pharaon de la XIIe dynastie, qui aurait eu pour projet de construire près du lac Moéris (actuel Birket-Karoun), son palais monumental, comportant une suite de 3 000 salles et couloirs sur plusieurs niveaux. Cet édifice aurait d'ailleurs inspiré Dédale pour la construction de la prison qui devait enfermer le Minotaure.
    Toujours en Égypte, la pyramide de Hawara possède un véritable labyrinthe, pour accéder au temple funéraire. Selon Hérodote, ce monument comptait douze cours principales entourées de galeries et de salles. Strabon soulignait qu'il y avait autant de salles dans le labyrinthe que de nomes (divisions administratives) dans le pays.
    Dans la ville d'Abydos, si vieille qu'elle rejoint l'histoire de l'Egypte pré-dynastique, existait un labyrinthe appelé l'Escargot; l'Escargot d'Abydos était précisément un temple circulaire dans les corridors duquel on célébrait des cérémonies relatives au temps, à l'évolution, aux nombreux chemins que l'humanité devait parcourir pour trouver le centre, qui est, en réalité, l'Homme lui-même.

    Tous les labyrinthes ont en commun de permettre l'accès au centre par une sorte de voyage initiatique. On a d'ailleurs souvent rapproché labyrinthes et mandalas (qui comportent parfois eux aussi un aspect labyrinthique).
    En Inde, le mandala est un cercle sacré, au sein duquel on trouve des divinités bouddhiques. Il représente le chemin, long et difficile, de l'initiation; le voyage intérieur.
    De même, en Chine, on trouve des labyrinthes gravés dans la grotte de T'ong T'ing, sous la forme de chemins d'encens dont la consumation sert à mesurer le passage du temps. Ils servent surtout la nuit, lorsque le soleil ne peut éclairer.

    Les civilisations se le sont appropriées et l’ont chargé d’un symbolisme représentatif de leur époque et de leur philosophie. Le labyrinthe souterrain de Crète est un élément à part entière de la naissance de l’homme. Sa forme délibérée d’utérus accueillait les cultes consacrés à la Terre, la Déesse mère, fécondée par une entité extraterrestre indifféremment baptisée Zeus ou Dieu.

    Le Labyrinthe
    Labyrinthe Hopi

    Pour les Hopis, peuple amérindien, le labyrinthe ou « tāpu’at » est un symbole ancien et fort. De forme carrée ou circulaire, il figure « la mère et l’enfant » et représente la renaissance spirituelle en tant que concept fondamental de leur pensée religieuse. Ce tracé se retrouve, gravé sur les parois rocheuses, en de multiples points du territoire hopi et il est un motif qui se retrouve encore très fréquemment de nos jours sur les tissus, vanneries, poteries de ce peuple. On peut constater que, malgré le temps et surtout l'espace qui les sépare, ce labyrinthe est topologiquement identique au labyrinthe crétois !...

    Le labyrinthe-utérus de l’antiquité grecque est remplacé par le labyrinthe-cerveau et aérien au Moyen-Age. Le dédale concrétise l’essence de la vie selon le précepte ecclésiastique. La forme circulaire est inspirée du cheminement spirituel vers Dieu.

    Le Labyrinthe

    (labyrinthe de la Cathédrale de Chartres)

    Autre labyrinthe remarquable, celui qui est intégré au dallage de la cathédrale de Chartres, haut lieu sacré de l'Occident, qui, là encore, n'a fait que reprendre en le détournant un antique rite païen.
    Le pèlerin découvrait au centre une rosace, reflet de celle du vitrail ornant la façade, et, très étrangement en ce lieu, l'image de Thésée et du Minotaure sur une plaque de bronze.... L'Église remplaça progressivement, dans les cathédrales et autres lieux de culte, l'image du Minotaure par celle du Christ avant d'entreprendre la destruction des labyrinthes apparaissant comme une impardonnable concession au paganisme.
    Bien situé, dans la nef , bien conservé, il est parmi tous les labyrinthes de nos cathédrales l'un des plus grands ( Il se déploie sur 261m55 ) et des plus beaux.
    Les pèlerins qui ne pouvaient se rendre à Jérusalem substituaient à ce voyage un parcours du tracé à genoux, qui leur valait des indulgences.

    Symbole Kabbalistique et Alchimique
    Dans la tradition kabbalistique, reprise par les alchimistes, le labyrinthe remplirait une fonction magique, qui serait un des secrets attribués à Salomon. C'est pourquoi le labyrinthe des cathédrales serait appelé labyrinthe de Salomon.
    Aux yeux des alchimistes, il serait une image du travail entier de l'œuvre avec ses difficultés majeures. Celle de la voie qu'il convient de suivre pour atteindre le centre, où se livre le combat des deux natures. Le parcourir signifie affronter les innombrables détours intérieurs de ses émotions et apprivoiser son intuition pure.

    Pour l'anecdote, citons une résurgence possible de cette figure dans l'inattendu "Jeu de l'Oie". Avec ses embûches, ses pénalités et ses retours en arrière, ce n'est pas un simple jeu anodin, mais il s'agit bien d'un véritable labyrinthe pour enfants, dans lequel la symbolique est tout à fait identique...

     


    Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe
    http://onirym.online.fr/v3/symbolique_labyrinthe.php
    http://atlantides.free.fr/labyrinthes.htm

     

     

     


    23 commentaires
  • La Lavande

     

    Légende de la lavande

    Il était une fois une très jolie fée qui s’appelait "Lavandula", elle était blonde et avait de très jolis yeux bleus, elle fut à l’origine de la naissance des lavandes sauvages de la montagne de Lure.
    Elle vivait à droite à gauche, toujours virevoltant dans la nature, mais un jour lui vient l’envie de s’installer quelque part.
    Afin de choisir l’endroit où elle aurait plaisir à vivre, elle décida de feuilleter son cahier de paysages. Son regard s’arrêta brusquement sur la page présentant les terres arides de la Provence.
    Bouleversée par la tristesse du panorama, la fée se mit à pleurer, de chaudes larmes couleur lavande qui vinrent tacher la page ouverte. Voulant cacher cette maladresse, Lavendula tenta en vain de sécher ses yeux bleus et d’essuyer la page,  mais ce fut l’effet contraire qui se produisit, car de fines gouttelettes s’éparpillèrent encore sur le paysage de Provence.
    Désespérée, la fée tira alors sur cette Provence un grand pan de ciel bleu pour oublier toutes ces taches !

     Depuis ce jour-là, la lavande pousse allégrement sur ces terrains de Provence et on dit que les jeunes filles de la région auraient dans les yeux une étincelle bleu lavande, surtout lorsqu’en fin d’après-midi de plein été, elles regardent le ciel métallique qui tombe sur les champs de lavande en fleurs !

    Symbolique
    Dans le langage des fleurs la lavande signifie « Répondez-moi ». Dans une relation plus établie ou une relation amicale c'est un symbole de « tendresse » : en relation avec sa couleur mauve bleutée, son parfum, ainsi que ses propriétés apaisantes et antiseptiques.

    Les noces de lavande symbolisent les 46 ans de mariage dans le folklore français.

     Un peu d’histoire:

    La lavande est considérée comme un symbole culturel de la Provence grâce à ses déclinaisons de couleurs, de senteurs mais aussi et surtout grâce à ses propriétés. Ainsi la tradition autour de la culture de cette plante aromatique, qui remonte à plus d’un siècle, a évolué avec l’ingéniosité humaine et se conjugue aujourd’hui avec une recherche scientifique de haut niveau.

    L’étymologie de lavande viendrait du latin lavare qui signifie laver, d'où le nom des lavandières de nos campagnes et la tradition de la lavande dans le linge.
    Elle était largement utilisée chez les Egyptiens, les Grecs et les Romains qui l’utilisaient pour parfumer leur bain et entretenir leur linge; on la retrouve chez les Celtes qui fabriquaient une lotion à base d'huile essentielle de lavande nommé Nard Celtique très employé en pharmacie et parfumerie.

    Souvent appelée "garde-robe", pour ses arômes et ses propriétés antimites , la lavande était jadis associée aux élans amoureux. Les Romaines s'en enduisaient le corps pour envoûter leurs conquêtes. Casanova en parfumait son papier à lettres afin que ses billets doux enflamment les femmes convoitées... Mêlée au romarin, la lavande favoriserait la chasteté. Au XVIème siècle , Sainte Angèle de Mérici, fondatrice de l'ordre des Ursulines, imposait des jeûnes à la lavande et au romarin aux filles enfermées dans son couvent pour mauvaise conduite.

    La lavande pour soigner
    Fleur emblématique de Provence, son huile essentielle est la plus utilisée en aromathérapie tant ses propriétés sont étendues (lavande fine, dite aussi lavande vraie, uniquement).
    Cette plante millénaire serait originaire de Perse. Au 1er siècle, Pline l'ancien, le naturaliste et Dioscoride médecin et botaniste mentionnent dans leurs ouvrages les lavandes "Aspic" et "Stoechas" et Dioscoride les classe parmi les plantes précieuses.
    A partir de 16ème siècle l'essence de lavande est distillée en Provence, elle soigne les plaies et sert de vermifuge.
    Au 18ème siècle, on la retrouve dans les carrés des simples des monastères, où l'on cultivait d'autres herbes servant aux apothicaires. La lavande était un remède employé contre la peste. Elle était aussi brûlée pour combattre les miasmes, car on pensait jadis que les bonnes odeurs éloignent le mal tandis que les mauvaises l’attirent. Cette idée n’est d’ailleurs pas complètement fantaisiste…

    C'est au 19ème siècle avec le développement de l'industrie et de la parfumerie que l'on commence à cultiver cette plante sauvage et la création à Grasse de la corporation des maîtres-parfumeurs va faire exploser la demande.
    Les artisans maître gantiers de Grasse fabriquaient des gants de cuir destinés à la haute société française et européenne, et pour masquer l’odeur des tanins qui risquaient de déplaire aux élégantes, ils parfumaient les gants de lavande.
    Au début du 20ème siècle, l’étude de ses propriétés par Gatefossé est à l’origine de l’aromathérapie moderne. Les extraits actifs de son huile essentielle sont utilisés à but thérapeutique.
     
    En parfumerie, la lavande fine a gardé des partisans fervents, aujourd’hui encore elle est utilisée chez les plus grands parfumeurs comme Guerlain, Caron ou Azzaro.

    Les paysans parlent « d’essence », les parfumeurs utilisent le terme « extrait », quant aux aromathérapeutes, celui « d’huile essentielle »: ces différents mots désignent pourtant exactement le même produit.

    Dans le quotidien des Provençaux, la lavande "parfum" a toujours eu une place de choix d’ailleurs, les petits sachets de lavande garnissent depuis toujours les armoires pour embaumer linges de maison et vêtements. La tradition populaire dit aussi qu’ils portent bonheur. C’est le lavandin qui est utilisé dans ce cas.

    Une légende rapporte même que si vous désirez faire des rêves prémonitoires vous devez vous masser le front avec des fleurs de lavande avant de vous endormir.

    La Lavande

       

     

     http://www.museedelalavande.com/fr/la-legende-de-la-lavande
    http://beatricea.unblog.fr/category/contes-et-legendes/
    http://www.ardechelavandes.com/historique.htm

      


    21 commentaires
  • La Tortue

    La Tortue

    Symbole de sagesse, de longévité et d’immortalité

    Animal existant depuis plus de 250 millions d’années, la tortue, est omniprésente dans la mémoire des hommes et des civilisations.
    De tous temps, les tortues ont été associées à la culture des différents peuples de la planète. Six siècles avant Jésus Christ, des tortues étaient déjà représentées sur des pièces grecques. Elles font partie intégrante des mythes et des folklores de plusieurs sociétés, jouant un rôle important dans les traditions religieuses comme artistiques.
    La tortue est au cœur des croyances, des légendes, mais aussi de la cosmogonie, c’est à dire la représentation du monde et de sa création dans les civilisations anciennes. En Extrême-Orient (Chine, Japon, Vietnam, Corée, Inde, Tibet…) comme en Amérique du Nord (du Mexique jusqu’en Alaska), la tortue est avant tout le support du monde.

     Dans la quasi-totalité des civilisations anciennes du monde entier la tortue a toujours été essentiellement un symbole de longévité et de sagesse. Cela tient bien sûr à sa très longue durée de vie et à son apparence de tranquillité inébranlable.

    Cultes, traditions et symbolisme
    En Polynésie, la tortue est associée à la longévité et à la fertilité.
    Parmi les motifs animaliers, la tortue occupe une part importante dans de nombreuses cultures polynésiennes et de l’océan pacifique. Il s’agit probablement du plus ancien symbole animal.
    Dans de nombreuses cultures tribales fortement associées au tatouage, on retrouve des représentations de la tortue comme animal totem ou sacré. Les tortues en tant qu’animaux sacrés sont considérées dans les iles du pacifique comme des ancêtres, des alliés, comme aux iles Samoa où elle est vénérée comme l’esprit du dieu de la famille. Emblème de Bora Bora, symbole de fertilité, longévité et sagesse dans l’archipel des Tuamotu, on trouve des traces de représentation de tortues aux iles Fidji, ou sur des poteries et pétroglyphes d’origine Maori, dessins symboliques gravés dans la pierre.
    On comprend dès lors l’importance du tatouage de tortue dans la culture polynésienne.
    Elle est également souvent représentée sur des bijoux.

    Pour les Aborigènes d'Australie, la tortue a toujours été essentiellement un symbole de longévité et de sagesse. La lenteur de ses déplacements la fait également figurer comme une digne représentante de l'art d'avoir toute l'éternité devant soi.

    Dans l'imaginaire Amérindien, la tortue est associée aux grands mythes de la création du monde. Lent et tenace, cet animal symbolise la sagesse et la persévérance. De nobles qualités qui ont permis aux nations autochtones de survivre, depuis des millénaires, en terre d'Amérique.

    Légende de la Création du monde
    Le récit de la création du monde chez les Hurons fait une place importante à la tortue. La légende raconte qu’avant la vie, toutes les créatures vivantes résidaient au-dessus des nuages, au milieu des lacs, des rivières et des forêts. Quand, un vieil homme atteint d’une maladie dut se faire soigner par un breuvage à base d’écorce, sa fille se porta volontaire pour aller en forêt, accompagnée de son chien. En arrivant à la forêt, un ours la flaira et tenta de l’attraper pour la manger.
    Il lui sauta dessus, mais tomba dans un trou et entraîna le chien avec lui. La fille tenta de sauver son chien en se précipitant vers ce trou. Durant la chute, elle s’agrippa à un arbre pour se retenir, mais au lieu de remonter, elle descendit en emportant avec elle tout le paysage qui l’entourait. Elle tomba et atterrit directement sur la carapace d’une tortue. Celle-ci tout étonnée d’avoir une passagère clandestine sur le dos, demanda au castor, à la loutre et au crapaud d’apporter de la terre sur sa carapace pour que la femme s’y sente à l’aise.
    Ainsi, grâce aux animaux, la Terre prit de l’expansion sur le dos de cette tortue et, devint la Terre telle qu’on la connait.

    La TortueComme elle porte l’univers sur son dos, la tortue est un symbole important, elle représente la Terre-Mère sacrée, spécialement pour les Hurons, mais également pour tous les autres nations  Amérindiennes.
    Avoir la tortue comme totem signifie que vous avez une affinité avec la sagesse ancienne de la terre. Vous êtes naturellement à l’écoute des éléments naturels, des plantes et des animaux. La Tortue a une carapace qui nous enseigne comment nous protéger des blessures, de l'envie, de la jalousie et de l'inconscience des autres.
    Tortue enterre ses pensées, comme ses œufs, dans le sable et permet ainsi au Soleil de couver ses petits. Cette habitude vous enseigne à « mûrir » vos idées avant de les sortir au grand jour. En cas d’agression invoquer toujours la protection de la tortue pour vous aider.
    Renforcez également votre propre carapace et restez-y à l’abri pendant quelques temps.

    En Afrique, la tortue est souvent associée à la fertilité. Elle représente la femme par opposition au serpent, symbole de la puissance de l'homme.
    Dans la mythologie Sénoufo en Côte d'Ivoire, la tortue porte le monde sur son dos. La tortue devient ici symbole de sagesse et de connaissance, car dans sa carapace elle possède toute la connaissance du monde.

    En Chine, la tortue possède une symbolique particulièrement forte et importante, se faisant l'allégorie du monde. Le ventre de la tortue forme un carré, inscrit dans le cercle formé par la carapace, figurant ainsi la conception schématisée du monde chinois: le carré au centre du monde représente la Chine, les parties entre la carapace et le ventre représentent le reste du monde, les "barbares", tandis que le monde céleste s'étend au-delà du cercle. Elle est connue en Chine comme détenant les secrets du ciel et de la terre.
    Dans le culte des ancêtres, les Chinois croyaient pouvoir établir une communication avec le monde des morts par le biais des tortues (c'est le principe de la scapulomancie). Ainsi, ils inscrivaient sur un morceau de carapace de tortue une question qu'ils désiraient poser aux ancêtres, après quoi ils exposaient ce morceau dans les flammes. Le craquèlement du morceau de carapace sous l'effet de la chaleur devait signifier la réponse des ancêtres. Le morceau était alors confié à un collège divinatoire qui interprétait les craquelures. Un exemple de cette pratique, datant de la période Shang, est notamment visible au musée Guimet à Paris.

    Au Japon, la tortue est symbole de chance et de longévité. La tortue est considérée comme un animal de bon augure censé apporter 10 000 ans de bonheur.

    En Inde également, la tortue prend une certaine importance dans les mythes et légendes. La tortue Kurma est le second avatar, la seconde incarnation de Vishnu sur terre. Schématiquement, c'est encore la tortue qui supporte le monde, le portant sur sa carapace.

    L’astrologie tibétaine est  basée sur la Grande Tortue Cosmique

    Dans le Mexique précolombien ces animaux sont associés au culte de l'eau., puisque la tortue est autant en relation avec la terre qu’avec l’eau.

    Dans les traditions du Feng Shui, la tortue est l'un des principaux symboles de longévité et de santé. Sa présence dans la maison est censée favoriser une vie longue et favorable. La tortue est aussi un véritable symbole général de protection, de soutien, de richesse et de prospérité.
    Sa position dans la maison : arrière de la maison afin d’atténuer les mauvaises influences qui pourraient arriver du nord.

     

     

    Sources:  Wikipédia et http://www.pacific-art.fr/art/tortue
    http://www.magiemetapsychique.org/t717-symbolique-tortue#axzz2rgvxQjqZ
    http://www.univerciel.com/index.php/chamanisme/animaux-totem/41-tortue

     

     
     

    25 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique