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     Le Chat Noir

     

    Le Chat Noir

    Adoré par les anciens puis objet de haine au Moyen Âge, le chat, qui n’a laissé indifférent aucune grande civilisation, occupe une place tout à fait singulière dans les superstitions. Les présages funestes qui lui sont attachés, notamment en France et en Belgique, ont la vie dure : aujourd’hui encore, cet animal suscite parfois une répulsion irraisonnée, sans parler de la crainte du matou noir, diabolique par excellence, et symbole des ténèbres et de la mort.

    De tout temps, le chat noir a su faire parler de lui. Fidèle compagnon de la sorcière, annonciateur de malheur selon les uns, porte bonheur selon les autres, il laisse rarement indifférent. Au cœur de toutes les superstitions, aujourd'hui encore, les avis sont partagés quant à lui, d'autant que son statut varie souvent d'une croyance à l'autre...

    Pourtant il n’en a pas toujours été ainsi : le chat, emblème de fécondité, fut particulièrement vénéré par les anciens Egyptiens, comme en témoigne un hymne inscrit sur une colonne du IVe siècle avant notre ère et adressé à Râ d’Héliopolis : « Ô chat sacré ! Ta tête est la tête du dieu soleil. Ton nez est le nez de Thoth, du seigneur trois fois grand d’Hermopolis. Tes oreilles sont celles d’Osiris qui entend la voix de tous ceux qui l’invoquent. Ta bouche est la bouche du dieu Atmou, le seigneur de la Vie, qui t’a préservé de toute souillure. Ton cœur est le cœur de Phtah ».
    Tout d'abord avatar du dieu Rê en tant que pourfendeur du serpent Apophis, il connaîtra le sommet de son influence en tant qu'incarnation de la déesse Bastet, d'ailleurs souvent représentée par un chat noir.
    Des chats, considérés comme de véritables dieux vivants, vivaient dans la cour du temple de la déesse bienfaitrice et protectrice Bastet, femme à tête de chat, honorée à Bubastis. Les enfants de cette ville portaient autour du cou un médaillon représentant une tête de chat, qui les mettaient à l’abri de tous les maux. Dans toute l’Egypte, quand le chat de maison mourait, la famille prenait le deuil (en se rasant la tête ou les sourcils) et, qu’elle fût riche ou non, l’embaumait.

    Le culte du chat en Egypte ne s’éteignit qu’au Ive siècle de notre ère. Ces félins appelés « mangeurs de chagrin », passaient pour absorber les mauvaises influences et pour posséder le don de dédoublement. On leur attribuait neuf vies.


    Le rapport entre chat noir et sorcellerie trouve sa source aux racines du Moyen-Âge et même avant. Selon la légende, avant la création du Monde se trouvait Diane (Diana). Par elle naquireent les Ténèbres ainsi que la Lumière primordiale, représentée par son frère et fils, Lucifer. Alors qu'elle représentait les Ténèbres, et désireuse de recevoir à nouveau la lumière, elle s'éprit d'amour pour Lucifer qui finit par la fuir en chutant sur la Terre. Diane chuta à son tour, désireuse de retrouver son frère. C'est à ce moment qu'elle enseigna aux Hommes la Magie et la Sorcellerie. On dit que, une fois devenue mortelle, elle se transforma en chat, prenant la place du familier pour lequel Lucifer s'était pris d'affection, et qui dormait chaque nuit dans son lit. (extrait et résumé d'Aradia ou l'Evangile des Sorcières, par Charles Godfrey Leland, 1899)

    A l'époque de l'Inquisition et de la lutte contre la sorcellerie, on a vu se développer l'image du chat démoniaque, symbolisant un fort rapport avec le diable, et qui éloignait le bon chrétien du droit chemin. Ainsi, on le soupçonnait des pires méfaits, dont celui de participer à de mystérieux Sabbats avec les Sorcières, en compagnie du Diable.
    Au XIIIe siècle, toute personne accueillant un chat noir sous son toit risquait donc le bûcher... à moins que le chat “noir” ait au jabot une petite touffe de poils blancs appelée “marque de l'ange” ou “doigt de Dieu”, alors chat et propriétaire étaient éventuellement épargnés. Dans l'esprit populaire, les dents du chat noir étaient venimeuses, sa chair empoisonnée et ses poils mortels si vous en avaliez quelques uns. Et que dire de ses yeux “chargés d'étincelles” que le plus malin des hommes ne parvient pas à sonder ? Il faut dire que l'activité nocturne du chat renforce les suspicions... Outre les supplices affreux infligés à nos pauvres petites bêtes, on leur a causé bien d'autres misères. Entre autres, on a longtemps ferré les chats pour éviter qu'ils surprennent dans la nuit. N'est-ce pas que rencontrer un chat noir à minuit, c'est Satan en personne qui vient vous acheter votre âme ! Et lors de funérailles, la rencontre avec un chat noir était encore plus néfaste puisqu'elle présageait la mort imminente d'une personne du cortège. Pour contrer la malédiction, le cortège changeait d'itinéraire pour se rendre au cimetière.

    Le chat noir, mystérieux et doté de pouvoirs étranges, doit également son malheur à ses vertus de guérisseur. Lorsqu'on n’accusait pas le chat d'avoir la chair empoisonnée, on en vantait ses mérites contre les rhumatismes. Et pour se remettre d'une mauvaise chute, un seul remède : trancher la queue d'un chat noir et en sucer le sang ! Malgré les différents rôles que le chat a joué dans les traditions populaires, son aspect maléfique est retenu. Encore aujourd'hui, n'est-il pas associé à l'Halloween et aux sorcières des livres de contes ?

    En général, la présence d’un chat, qu’il soit noir ou non, purifie la maison et repousse les mauvaises influences. Il attire à lui les maladies et les fluides négatifs de son maître. Le chat éloigne les lutins et les esprits qui provoquent les cauchemars et repère les endroits maléfiques.

     


    Sources : mysticlagoon.unblog
    http://choura2001.free.fr/chatsnoirs/chatsnoirs.html

      


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     Le trèfle à 4 feuilles

    La symbolique du trèfle à quatre feuille est très ancienne puisqu'on dit qu'Eve en rapporta du jardin d'Eden. On voit aussi sur certaines représentations des chinois en train de cueillir des trèfles à quatre feuilles. Même les druides parait-il…

    Il existe environ 1 trèfle à 4 feuilles pour 10 000 trèfles à 3 feuilles. Ces 4 folioles rappellent la forme d’une croix qui est censée protéger.

    Seul le trèfle cueilli à la main porte chance. Chaque feuille de Trèfle a une symbolique:

     La 1ère représente l'ESPOIR

    La 2ème, la FOI

    La 3ème l'AMOUR

    Et la 4ème la CHANCE

    Pour les anglo-saxons la 1ère représente la renommée, la 2ème la richesse, la 3ème l’amour et la 4ème la santé.

    Au 15ème siècle trouver un trèfle à 4 feuilles promettait bonheur et richesse pour toute la vie. De nos jours, il annonce une rencontre amoureuse et le mariage.

    A la fin du 19ème siècle, les parisiens portaient des trèfles en bracelet, en collier, en chaîne de montre, en épingles à cravate, etc…

    Dans les années 60, le trèfle à 4 feuilles devient le symbole de l’Alfa Roméo. On offre un trèfle à 4 feuilles en porte-bonheur mais aussi pour protéger des fantômes en Lorraine, du diable en Bretagne et il fait gagner des procès en Belgique.

    Mais il existe encore plus rare que le trèfle à 4 feuilles, le trèfle à 5 feuilles qui rend chanceux au jeu et permet des conquêtes féminines sauf aux USA où il porterait malheur. Mais ce ne serait qu’un oxalys, autrement dit une autre espèce.

    Humour : Si vous glissez un trèfle à quatre feuilles sous votre lit ou votre oreiller, aucun fantôme ne viendra jamais troubler votre sommeil !

    D'où vient la légende?

    Ce qui est étonnant avec le pouvoir d'un Trèfle à quatre feuilles, c'est qu'il est universel. On en retrouve trace tant chez les Celtes que dans la civilisation chinoise. Dans le texte de la Genèse dans l'Ancien Testament, Eve la première femme aurait emporté un tel Trèfle de l'Eden.

    Les premiers celtes considéraient la plante comme un charme contre les esprits mauvais. De l'autre côté du monde, on peut aussi voir les petits chinois chercher les Trèfles pour qu'ils leur portent chance.

    Le trèfle à quatre feuilles est donc symbole de bonheur pour son propriétaire, ce dernier serait un bouclier redoutable contre les mauvaises énergies.

    Pour Sophocle, ce trèfle renfermait un venin terrible alors que, pour le Romain Pline, elle était un antidote à la morsure de serpent. On s’en servait pour créer des philtres d’amour. Les druides croyaient que le détenteur de ce trèfle avait le don de percevoir la présence des démons.

    Chez certains peuples, le trèfle à quatre feuilles est lié au pouvoir. Ainsi, dans la tribu des Abourés, celui qui trouvait un trèfle à 4 feuilles prenait le pouvoir de la tribu, jusqu'à ce qu'une nouvelle personne en trouve un.

    La probabilité de trouver un trèfle à quatre feuilles étant si faible, il faut déjà avoir de la chance pour en trouver, mais celui qui en trouve aurait donc d'après la légende, de grands biens à venir suite à cette trouvaille. Toutefois, certains disent qu'il faut le trouver sans le chercher, par hasard, pour qu'il ait véritablement son effet porte bonheur, et d'autres ajoutent même qu'il doit être trouvé par un soir de pleine lune. J'admet que là, celui qui trouve un trèfle dans ces conditions, est un sacré veinard.

     

     

     Sources: Wikipédia et http://trefle-a-quatre-feuilles.fr/content/8-trouver-un-vrai-trefle-a-quatre-feuilles-porte-bonheur -
    http://www.les-vegetaliseurs.com/article-94135-lalegendedutrefleaquatrefeuilles.html

     

     


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  • La Triple Lune

    LA TRIPLE LUNE:

    Ce symbole, que je trouve très beau, est parfois appelé le symbole de la Triple Déesse, représente les trois phases de la lune - ascendante, pleine, et descendante.
    L’aspect triple de la Déesse vient du fait que nous percevons la lune comme ayant trois phases principales et aussi du fait que nous considérons que la femme a aussi trois phases de vie. Celles-ci sont la jeune fille, la mère et la vieille femme.

    Ce symbole se retrouve dans de nombreuses traditions néo-païennes et Wiccanes comme un symbole de la Déesse. Il se trouve très souvent sur les autels des prêtresses et magiciennes.
    Bien des déesses sont représentées sous ce triple aspect, la jeune fille, la femme mère, la vieille femme, la lune représente toutes les déesses.

    Le premier croissant représente la phase croissante de la lune - un nouveau départ, une nouvelle vie et un commencement.

    Le cercle du centre est le symbole de la pleine lune, le temps où la magie est à l'apogée de sa puissance.

    Enfin, le dernier croissant représente la lune décroissante - un temps pour faire de la magie de bannissement et pour envoyer les choses au loin.

    Le design est très populaire dans les bijoux, et se retrouve parfois avec une pierre de lune mis dans le disque central pour augmenter sa puissance.

    Ces symboles lunaires sont également attachés aux trois aspects de la vie de la Déesse
    et par assimilation à ceux de la vie de la femme:
    la jeune vierge, la mère et la vielle femme.
    La lune noire symbolisant la mort de la déesse. On ne fait donc pas de magie pendant la lune noire.
    Le cycle de vie de la déesse s'inscrit donc dans une période lunaire et se répète donc treize fois dans l'année.

      

     Sources:http://www.ancient-symbols.com/french/pagan_symbols.html
    http://lepetitpeuple.fr/index.php?post/2011/01/08/Triple-Lune

     


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  • La Coquille

    La Coquille

    La coquille était anciennement (et souvent encore aujourd’hui) ramassée sur la plage de Finisterre où la plupart des pèlerins finissait son chemin. Quel endroit pouvait en fait être meilleur que «la fin de la terre» ? Une langue de terre qui s’avance dans l’océan et puis, plus rien, pour bien cinq mille kilomètres, jusqu’aux Amériques, seulement eau. La coquille était utilisée comme plat et comme écuelle pour boire, dans ce sens elle représente la simplicité, du peu dont nous avons besoin. La symbolique de la coquille, de toute façon, va au-delà de ça, c’est une symbolique riche et complexe présente en beaucoup de cultures. Dans le bouddhisme c’est un des huit symboles de chance et c’est un vœux pour un voyage heureux. « Celui de la coquille » était le nom donné par les Aztèques au dieu de la Lune, archétype féminin, reine des eaux, qui préside à la naissance de la végétation et à la fécondité en toutes ses manifestations.

    Selon les mythes, d’une coquille naquit Vénus, ainsi représentée par Botticelli et, puisqu’elle est liée à l’eau, source de vie, la coquille est, auprès de beaucoup de peuples, symbole de naissance et fertilité. Les fonts baptismaux et les bénitiers ont souvent la forme d’une coquille, puisqu’elle est symbole, pour les chrétiens, de renaissance et résurrection. Tout le monde connait la coquille st Jacques! Les lignes de la coquille, qui partent le long de la partie élargie et se joignent à la partie opposée, nous rappellent que nombreuses sont les voies, mais une seule est la destination, que chacun a sa route, son propre chemin, mais le but pour tous c’est de rencontrer soi même au fond de son cœur. La coquille est aussi le symbole de l’accueil, du laisser couler, comme la coquille accueille la mer sans la retenir, ainsi nous devrions laisser couler la vie sans essayer de l’arrêter.
    Finalement, la capacité de produire des perles, en réponse à une stimulation irritante, nous rappelle comme chaque souffrance, chaque malaise, chaque blessure peut devenir notre trésor le plus spécial.

    Coquille d’ormeau

    Traditionnellement l'on fait brûler l'encens amérindien dans une coquille.
    L'oreille de mer est la plus utilisée par la plupart des Nations. La coquille d'ormeau est très belle, comporte des trous pour favoriser la ventilation et, en outre, résiste très bien à la chaleur.
    Pour certaines Nations, elle symbolise la grande Déesse de l'Océan Pacifique.
    Dans le processus de purification de la fumigation, les quatre éléments sont représentés : le coquillage vient de l'eau, l'allumette qui embrase est le feu, les herbes et les cendres sont la terre et enfin la fumée, l'élément air.
    Les Amérindiens suivent depuis toujours les principes du développement durable, qui suppose une plus grande solidarité, en répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.

     

    http://www.pontidiluce.org/public/route_francigena_saint_jacques_saint_francois/la_conchiglia.asp 
    http://www.les-encens.com/encensoirs/625-coquille-d-ormeau-amerindienne.html

     

     


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  • L'Abeille

    Mythologie de l'abeille

     Depuis la nuit des temps, le miel et l'abeille font partie des grands mythes de l'humanité et sont d'une richesse symbolique extraordinaire.

     La naissance des abeilles :
    Pour les Grecs tous les phénomènes de la nature étaient d'origine divine. Les abeilles exerçaient une véritable fascination et leur origine mystérieuse s'inspire de la légende d'Aristée : Aristée, fils du dieu Apollon, possédait un rucher. Mais il voulut séduire Eurydice, l'épouse d'Orphée, et celle-ci, en échappant à ses avances, mourut d'une morsure de serpent. Orphée pour se venger détruisit le rucher d'Aristée. Pour calmer la colère des Dieux courroucés par sa faute, Aristée sacrifia quatre taureaux et quatre génisses: de leurs entrailles surgirent de nouveaux essaims grâce auxquels Aristée reconstitua son rucher et put enseigner l'apiculture aux hommes. Cette légende est racontée par Virgile, le grand poète latin, dans les célèbres Géorgiques. Tout comme les Grecs anciens, il pensait que les abeilles naissaient spontanément de cadavres d'animaux.

     Les symboles de l'abeille :
    Ouvrières de la ruche, les abeilles sont le symbole d'une communauté industrieuse et prospère gouvernée par la reine. D'où leur symbolisme royal et impérial, en France et dans l'ancienne Egypte associée au Dieu solaire Râ.
    Mais aussi animatrices de l'univers entre terre et ciel, les abeilles symbolisent le principe vital, elles matérialisent l'âme.

     Les abeilles dans l’histoire:
    En 1653, on découvrit, à Tournai, dans l’actuelle Belgique, le tombeau de Childéric 1er, roi des Francs saliens, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.
    Parmi les nombreux artéfacts se trouvaient des insectes d’#or et d’émail — certains disent 300 — qui peut-être avaient constellé le manteau du roi défunt. La science du XVIIe siècle y distingua des abeilles et avec elles un symbole de souveraineté.
    Le trésor de Childéric fut offert à Louis XIV par Léopold 1er (du saint Empire). Conservé à la Bibliothèque Royale depuis le début du XVIIIe siècle, il fut volé en 1831. On ne retrouva que deux exemplaires des joyaux en forme d’abeilles.
    De nos jours, les spécialistes ne sont plus tout à fait certains qu’il s’agisse d’insectes mellifères. On peut, en effet, y voir des mouches, des cigales, et même des hannetons , mais la corrélation entre abeilles et Mérovingiens perdure.

     Napoléon Bonaparte à beaucoup contribué à la persistance de cette croyance en prenant l’insecte butineur comme l’un des emblèmes de l’Empire, l’autre étant l’aigle. L’aigle le rattachait à Charlemagne et à l’empire carolingien ; les abeilles aux mérovingiens, la plus ancienne dynastie de France. Le jour de son sacre, le semis d’abeilles supplanta le semis de fleurs de lys des armoiries des rois. De royale, l’abeille devint impériale.
    Symbole d'immortalité et de résurrection, les abeilles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France.

     Traditions et croyances antiques:
    Les idées symboliques d’ordre, d’industrie, de charité que l’on rattache de nos jours à l’abeille sont relativement récentes. Pour les anciens, elle est avant tout un emblème de résurrection et d’immortalité, ainsi qu’un symbole solaire.

    En Egypte, elle serait née des larmes du dieu solaire Ré et est associé au roi de la Basse-Egypte, bîty qui désigne également l’apiculteur. En tombant sur le sol, elles se transformèrent en abeilles, qui construisirent des rayons et fabriquèrent du miel.
     Ouvrières laborieuses, innombrables et organisées, elles travaillent tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel. Par leur vol, elles relient la terre au ciel et symbolisent les âmes dans leur migration (âmes des morts) ou leur élévation (âmes des initiés). L’égyptologue Alexandre Moret signale une abeille sculptée dans les stucs d’un monument et accompagnant un fœtus entouré d’épis. Conjuguée avec les épis, est-elle un symbole de fertilité ? Ou l’abeille nourricière va-t-elle (re)donner la vie au fœtus ?

     Chez les Celtes, l’insecte mellifère est une manifestation de la déesse Mère Henwen qui enfanta un grain de blé et une abeille. Le miel est l’un des ingrédients de la boisson des dieux, l’hydromel, et confère à l’insecte qui le conçoit le statut particulier qu’ont les créatures divines.
    Dans les traditions galloises, l'abeille évoque les notions de sagesse et d'immortalité de l'âme. On lui porte depuis la nuit des temps un rôle initiatique et liturgique. Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire.

     Dans le monde gréco-romain, l’abeille est un des attributs d’Artémis d’Ephèse représenté sur les statues polymastes de la déesse, et l’insecte figure de façon continue au long des siècles sur les monnaies éphésiennes. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses de Démeter et d’Artémis portent le nom de"melissai" « abeilles ».
    Le grand-prêtre de l’Artémision d’Ephèse, qui par sa consécration devenait parèdre d’Artémis, était dit « seigneur des abeilles ». Apollon, le frère d’Artémis, envoya aux Hyperboréens le deuxième temple de Delphes. Celui-ci avait été façonné par des abeilles. Dans l’Iliade, Homère qualifie les Amazones d’abeilles belliqueuses. Artémis en était la reine.

     Les abeilles symbolisent également l'éloquence, la parole et l'intelligence. En hébreu le nom de l'abeille Dbure vient de la racine Dbr, parole. Elles se posent sur la bouche de Platon, enfant, "annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse" (Pline) ou encore sur les lèvres de Saint Ambroise, patron des apiculteurs.
    A Delphes, pour Virgile, elles possèdent une parcelle de l'intelligence divine et la célèbre Pythie d'Apollon était aussi nommée "l'abeille de Delphes".

    Dans certains textes de l'Inde, l'abeille représente l'esprit s'enivrant du pollen de la connaissance.
    Ou bien elle est l'âme qui s'envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d'Asie Centrale ou chez les indiens d'Amérique du Sud.

     Enfin par son miel et par son dard, l'abeille est considérée comme l'emblème du Christ : d'un côté sa douceur et sa miséricorde, de l'autre l'exercice de sa justice en tant que Christ-juge.

     

     

    Sources:  http://www.dictionnairedessymboles.fr/article-symbolisme-abeille 38070040.html 
     http://www.lunedemiel.tm.fr/francais/06.htm

     

     

     


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