•  Avalon

    Avalon
     Sanctuaire spirituel et Haut Lieu Magique.

    Légende d'Avalon

    Avalon (en gaulois « la pommeraie ») est, dans la Légende arthurienne, une île mythologique dont la fée morgane est la reine. Île sacrée dans la tradition celtique, elle est le domaine des prêtresses de Cerridwen qui y ont élu domicile. On ne peut s’y rendre qu’après avoir reçu une forme d’initiation : il faut savoir appeler la barque qui y mène, mais également savoir s’y rendre à pied, au travers d’un labyrinthe marécageux.
    Selon la tradition mythologique et littéraire, l’île est entourée de brumes et en son centre se dresse un mont couronné d’un cercle de pierre, un cromlech. C’est le lieu de résidence de la Dame du Lac, Viviane, gardienne de l’ancienne religion, et de Merlin l'Enchanteur... C’est un lieu de paix et d’harmonie éternelle, qui abrite 9 prêtresses sacrées et où réside l’esprit des Dames du Lac. C’est en ce lieu magique que les prêtres et les prêtresses ont reçu les enseignements des anciens.
    Dans les légendes irlandaises, Avalon est appelée Emain Ablach.

    Avalon la Grande, île et sanctuaire ou jadis tant s’est joué … Si belle fut cette île cachée par les brumes évanescentes. A cheval entre les deux mondes, rares sont les lieux plus enchanteurs et mystérieux …
    Jadis s’y dressaient les Hauts lieux de culte des celtes descendants des Hyperboréens et de l’Atlantide, et où se trouvent d’ailleurs encore d’anciens éléments architecturaux de cette civilisation perdue; on y trouvait aussi de grands lacs aux eaux limpides émeraude et turquoise, des bassins et puits aux eaux nacrées, de grandes forêts où à l’automne les feuilles d’or tombaient des arbres maintes fois séculaires puis renaissaient à l’été, où bien souvent l’on entendait chanter des créatures à la voix enchanteresse…

    Entre les Deux Mondes
    Avalon était une île qui a disparu du monde physique au moment même ou l’humanité plongeait dans une ère d’obscurantisme, qui depuis ne fit que s’accentuer. Il fut un temps où les elfes y vécurent très longtemps avant qu’elle ne devienne ce Haut Lieux spirituel de l’Humanité; les elfes y ont enfermé une quantité phénoménale de magie, de pouvoir et de lumière. Longtemps après elle devint ce haut lieu de culte des prêtresses de la déesse. Avalon se fait connaître, bien malgré elle, aux environ du 5ème siècle après JC avec l’histoire du règne du roi Arthur.
    Avalon compte parmi les plus hauts sanctuaires de la Lumière. Plus qu’un lieu sacré réservé aux Prêtresses, c’est le symbole de l’Union de tous les êtres sous une seule et même bannière : celle de la Divine Providence. Elle représente le passé glorieux où la Magie était plus ou moins connue de tous les hommes et de tous les êtres.

    Histoire d’Avalon
    Mais avant « Ynys Affalon » (nom originel d’Avalon) il y eu Ynys Mon, premier sanctuaire du culte celtique, le centre magique des Thuata de Dannan.… mais quand les romains arrivèrent après la conquête de la Gaule puis de la Grande Bretagne ils firent massacrer les druides et les prêtresses d'Ynys Mon,  dans le seul et unique but de détruire ainsi le pouvoir spirituel et politique que représentaient alors ce Haut Lieu.
    Par la suite le culte s’installa à Ynys Affalon, ce fut à l'époque de la grand mère de Viviane, et pour plus de précaution cette île fut entourée de brouillards perpétuels et mise à cheval entre le monde réel et le monde astral. Le sanctuaire d’Avalon se composait selon certaines légendes de plusieurs îles, sept au total, disposées suivant la configuration des étoiles de la grande ourse si chère aux hyperboréens… et ça n’est que plus tard que l’île même d’Avalon, à l’aide d’un charme magique, se réfugia dans les brumes pour échapper à un funeste destin, apporté par la civilisation romaine.

    Au cœur des légendes Arthuriennes
    Par ailleurs c’était un lieu de toute beauté, de Paix et de quiétude absolue. C’était là entre autre que l’on pouvait trouver Morgane, Viviane, Merlin ainsi que leur fidèles et loyaux Acolytes, ainsi que les Prêtresse de la Déesse et quelques druides choisis.
    La légende raconte que c’est ici que fut forgée l’épée Excalibur, et que c’est ici aussi que Morgane soigna son frère le Roi Arthur grièvement blessé, et ce dernier finit par y être enterré.

    Disparition de l’île d’Avalon
    Plus la tradition celtique légendaire disparaît, plus Avalon s’éloigne de la terre. Quand Galahad a retrouvé le Graal, la religion chrétienne a supplanté les croyances celtiques et l’île d’Avalon a disparu aux yeux du monde.

    AvalonLocalisation de l’île d’Avalon
    Il faut noter que dans la pensée celtique, une île n’est pas nécessairement entourée d’eau, il s’agit de manière plus générale d’un endroit isolé, ou séparé de reste du monde. De nos jours, la localisation de l’île d’Avalon est incertaine et multiple, mais la tradition la situe à l’emplacement de la ville anglaise de Glastonbury, dans le Somerset, située aux pieds de la colline sacrée du Tor. Jusqu'à il y a environ 2000 ans, les terres aux alentours étaient submergés par les eaux, si bien que Tor semblait alors, une île. C’est également à Glastonbury, dans les ruines de l’abbaye, que seraient enterrés le Roi Arthur et son épouse Guenièvre.

    Dans sa forme la plus originelle et la plus pure, la tradition des Prêtresses a pu être conservée par les descendantes des filles d’Avalon dans le plus grand secret. Elles continuent à perpétuer leur Tradition héritée des Atlantes dont-elles gardent le sang pur.  

      

    Un film merveilleux, d'après les livres de Marion Zimmer Bradley:

     

    D’après: http://imaginaire-des-songes.over-blog.com/ http://www.morganirishfairy.com/histoire_d__avalon.ws
    http://mythes-et-legendes.over-blog.net/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Avalon

     

      


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  • Bienvenue

     

    Merci de votre visite, ce blog est destiné à récapituler mes légendes et mythologies préférées.

    Toute légende à une base de vérité, et

    Comme le dit si bien Maurice Druon dans sa préface des "Mémoires de Zeus": les mythes constituent la mémoire collective de l'humanité. Et l'archéologie met sans cesse au jour des prouesses techniques inexpliquées qui nous obligent à penser que les Anciens disposaient d'une véritable et subtile science, perdue, mais exacte. Parmi les questions que l'avenir nous pose, il en est certainement auxquelles le passé à déjà répondu….

    Je parlerai aussi de symbologie et d'archéologie qui font partie de mes passions.

    Toutes les sources de ces textes sont indiquées, et si une image ou un texte publiés ici vous appartient et que vous n'acceptez pas de les partager, merci de me le signaler par mail, ils seront retirés immédiatement.

    Bonne lecture et merci de rêver avec moi.

    Triskèle

     

     

     


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  • L'Abeille

    Mythologie de l'abeille

     Depuis la nuit des temps, le miel et l'abeille font partie des grands mythes de l'humanité et sont d'une richesse symbolique extraordinaire.

     La naissance des abeilles :
    Pour les Grecs tous les phénomènes de la nature étaient d'origine divine. Les abeilles exerçaient une véritable fascination et leur origine mystérieuse s'inspire de la légende d'Aristée : Aristée, fils du dieu Apollon, possédait un rucher. Mais il voulut séduire Eurydice, l'épouse d'Orphée, et celle-ci, en échappant à ses avances, mourut d'une morsure de serpent. Orphée pour se venger détruisit le rucher d'Aristée. Pour calmer la colère des Dieux courroucés par sa faute, Aristée sacrifia quatre taureaux et quatre génisses: de leurs entrailles surgirent de nouveaux essaims grâce auxquels Aristée reconstitua son rucher et put enseigner l'apiculture aux hommes. Cette légende est racontée par Virgile, le grand poète latin, dans les célèbres Géorgiques. Tout comme les Grecs anciens, il pensait que les abeilles naissaient spontanément de cadavres d'animaux.

     Les symboles de l'abeille :
    Ouvrières de la ruche, les abeilles sont le symbole d'une communauté industrieuse et prospère gouvernée par la reine. D'où leur symbolisme royal et impérial, en France et dans l'ancienne Egypte associée au Dieu solaire Râ.
    Mais aussi animatrices de l'univers entre terre et ciel, les abeilles symbolisent le principe vital, elles matérialisent l'âme.

     Les abeilles dans l’histoire:
    En 1653, on découvrit, à Tournai, dans l’actuelle Belgique, le tombeau de Childéric 1er, roi des Francs saliens, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.
    Parmi les nombreux artéfacts se trouvaient des insectes d’#or et d’émail — certains disent 300 — qui peut-être avaient constellé le manteau du roi défunt. La science du XVIIe siècle y distingua des abeilles et avec elles un symbole de souveraineté.
    Le trésor de Childéric fut offert à Louis XIV par Léopold 1er (du saint Empire). Conservé à la Bibliothèque Royale depuis le début du XVIIIe siècle, il fut volé en 1831. On ne retrouva que deux exemplaires des joyaux en forme d’abeilles.
    De nos jours, les spécialistes ne sont plus tout à fait certains qu’il s’agisse d’insectes mellifères. On peut, en effet, y voir des mouches, des cigales, et même des hannetons , mais la corrélation entre abeilles et Mérovingiens perdure.

     Napoléon Bonaparte à beaucoup contribué à la persistance de cette croyance en prenant l’insecte butineur comme l’un des emblèmes de l’Empire, l’autre étant l’aigle. L’aigle le rattachait à Charlemagne et à l’empire carolingien ; les abeilles aux mérovingiens, la plus ancienne dynastie de France. Le jour de son sacre, le semis d’abeilles supplanta le semis de fleurs de lys des armoiries des rois. De royale, l’abeille devint impériale.
    Symbole d'immortalité et de résurrection, les abeilles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France.

     Traditions et croyances antiques:
    Les idées symboliques d’ordre, d’industrie, de charité que l’on rattache de nos jours à l’abeille sont relativement récentes. Pour les anciens, elle est avant tout un emblème de résurrection et d’immortalité, ainsi qu’un symbole solaire.

    En Egypte, elle serait née des larmes du dieu solaire Ré et est associé au roi de la Basse-Egypte, bîty qui désigne également l’apiculteur. En tombant sur le sol, elles se transformèrent en abeilles, qui construisirent des rayons et fabriquèrent du miel.
     Ouvrières laborieuses, innombrables et organisées, elles travaillent tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel. Par leur vol, elles relient la terre au ciel et symbolisent les âmes dans leur migration (âmes des morts) ou leur élévation (âmes des initiés). L’égyptologue Alexandre Moret signale une abeille sculptée dans les stucs d’un monument et accompagnant un fœtus entouré d’épis. Conjuguée avec les épis, est-elle un symbole de fertilité ? Ou l’abeille nourricière va-t-elle (re)donner la vie au fœtus ?

     Chez les Celtes, l’insecte mellifère est une manifestation de la déesse Mère Henwen qui enfanta un grain de blé et une abeille. Le miel est l’un des ingrédients de la boisson des dieux, l’hydromel, et confère à l’insecte qui le conçoit le statut particulier qu’ont les créatures divines.
    Dans les traditions galloises, l'abeille évoque les notions de sagesse et d'immortalité de l'âme. On lui porte depuis la nuit des temps un rôle initiatique et liturgique. Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire.

     Dans le monde gréco-romain, l’abeille est un des attributs d’Artémis d’Ephèse représenté sur les statues polymastes de la déesse, et l’insecte figure de façon continue au long des siècles sur les monnaies éphésiennes. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses de Démeter et d’Artémis portent le nom de"melissai" « abeilles ».
    Le grand-prêtre de l’Artémision d’Ephèse, qui par sa consécration devenait parèdre d’Artémis, était dit « seigneur des abeilles ». Apollon, le frère d’Artémis, envoya aux Hyperboréens le deuxième temple de Delphes. Celui-ci avait été façonné par des abeilles. Dans l’Iliade, Homère qualifie les Amazones d’abeilles belliqueuses. Artémis en était la reine.

     Les abeilles symbolisent également l'éloquence, la parole et l'intelligence. En hébreu le nom de l'abeille Dbure vient de la racine Dbr, parole. Elles se posent sur la bouche de Platon, enfant, "annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse" (Pline) ou encore sur les lèvres de Saint Ambroise, patron des apiculteurs.
    A Delphes, pour Virgile, elles possèdent une parcelle de l'intelligence divine et la célèbre Pythie d'Apollon était aussi nommée "l'abeille de Delphes".

    Dans certains textes de l'Inde, l'abeille représente l'esprit s'enivrant du pollen de la connaissance.
    Ou bien elle est l'âme qui s'envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d'Asie Centrale ou chez les indiens d'Amérique du Sud.

     Enfin par son miel et par son dard, l'abeille est considérée comme l'emblème du Christ : d'un côté sa douceur et sa miséricorde, de l'autre l'exercice de sa justice en tant que Christ-juge.

     

     

    Sources:  http://www.dictionnairedessymboles.fr/article-symbolisme-abeille 38070040.html 
     http://www.lunedemiel.tm.fr/francais/06.htm

     

     

     


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  • Légende de la Femme Bison Blanc

    LA LEGENDE DE LA FEMME BISON BLANC (PTESAN WIN)

     Il y a plusieurs versions de cette légende, je vais vous donner celle, raccourcie, de: Archie Fire Lame Deer, Sioux/Lakota.

     La pipe sacrée fut offerte au sioux/Lakota par la femme bison blanc, dont Archie Fire Lame Deer, homme-médecine Sioux/Lakota, va vous faire le récit. Récit qui lui fut transmis par son grand père.

     Il y a très, très longtemps. Les tribus lakotas se rassemblèrent pour leur grande fête d’été, comme elles le faisaient chaque année, quand la terre était couverte de verdure, que l’herbe était haute et que les plaines regorgeaient de gibier. Cette année-là, pourtant, le gibier restait introuvable, et le peuple avait faim.

     Le chef Standing Hollow Horn (corne-creuse-dressée), choisit parmi ses guerriers deux jeunes hommes qui furent chargés de partir en éclaireurs à la recherche de gibier. Ils poussèrent leur exploration bien loin, de tous côtés, mais en vain. Pourtant, au moment où ils se préparaient à renoncer et à rentrer au camp, l’un d’eux dit: “Mon frère, je vois un bison au loin, qui vient vers nous.” Ils l’observèrent qui se rapprochait, et l’autre jeune guerrier s’exclama: “Ce n’est pas un bison qui vient là, mais une femme!”

     C’était une femme, d’une beauté que les mots sont bien pauvres pour décrire. Elle avait un visage radieux, et elle semblait flotter plutôt que marcher. Elle était vêtue d’une peau de cerf blanche, bordée de franges, mais sans aucun ornement, qui l’enveloppait comme une robe longue. Ses cheveux, dénoués, flottaient doucement au vent; du côté gauche y était accrochée une touffe de poile de bison.

     Quand cette étrange femme fut proche à la toucher, un des deux éclaireurs déclara: “cette fille est toute seule. Sa beauté dépasse l’imagination. Je vais m’allonger avec elle.

     Mon frère, ne fais pas ça. Ce n’est pas une femme ordinaire. Tu ne vois donc pas qu’elle marche au-dessus du sol, sans que ses pieds touchent la Terre?”

     Mais l’autre refusa de l’écouter, et il tendit la main pour la toucher. Alors un nuage s’abattit sur lui, et quand il se dissipa, il ne restait du guerrier qu’un tas d’os.

     Cette étrange femme s’adressa alors à l’autre éclaireur: “Ton ami avait des pensées impures, et il a été puni de son manque d’humilité. Je suis envoyée par la nation du bison, et j’apporte un message pour ton peuple, un message d’une extrême importance. Retourne dans ta tribu, et raconte-leur ce qui s’est passé. Demain, au lever du soleil, je viendrai jusqu’à votre camp. Dis au peuple que tout doit être prêt pour ma visite. dis-leur de dresser un tipi spécial, dont la porte soit orientée dans la direction où le soleil disparaît le soir. Que le sol en soit parsemé de sauge. Avec trois bâtons, deux dressés, un couché, que l’on fabrique un râtelier, devant lequel on posera un crâne de bison. Veillez aussi à préparer un carré de terre soigneusement aplani. Que tout soit sanctifié. Â présent, repars vers ton camp sans te retourner.”

     Le jeune guerrier suivit ces instructions. Il rapporta au chef Standing Hollow horn ce qui était arrivé à son ami et les exigences de cette étrange femme. Avec l’aide de l’ensemble du peuple, le chef fit tous las préparatifs pour cette visite. L’eyapaha (le héraut) sillonna la camp pour demander à tous les hommes, femmes et enfants de se rassembler au lever du soleil pour souhaiter la bienvenue à cette femme wakan (sacrée). Aux premières lueurs de l’aube, la Jeune Femme Sacrée apparut, dans la même tenue que la veille. Elle tenait au creux des mains la Pteehinchala Hulu Chanunpa, la pipe sacrée entre toutes, taillée dans l’os du jarret d’un jeune bison. Cette pipe n’était pas de fabrication humaine, mais c’est Wakan Tanka, le créateur, qui l’avait façonnée. Ptesan Win, femme Bison Blanc, car tel fut son nom désormais, marcha sur les brins de sauge répandu sur le sol en chantant:

     Ptesan Win pénétra dans la hutte préparée à son intention, où elle s’assit à la place d’honneur. Puis elle entama un chant:” Mettez cette pipe sacrée au centre. Adressez vos prières à Wakan Tanka, le Créateur. Cette pipe, c’est lui qui vous la offerte.” Elle se vers l’ouest, dont la couleur est le noir, et leva la Pipe: “Je fais cette offrande aux Wakinyans, les Grands Êtres Ailés. Je leur adresse mes prières.” Puis elle se tourna vers la droite, en direction du nord, dont la couleur est le rouge, et leva la Pipe: “Au tourbillon, et à tout ce qui se déplace en cercle, au Vent et aux quatre directions sacrées, je fais offrande.” Elle se tourna vers l’est, dont la couleur est le jaune, pour présenter la Pipe: “Le soleil se lève, qui nous offre une nouvelle journée, qui rend grâce pour tout ce qui vit.” Elle se tourna vers le sud, dont la couleur est le blanc, en priant: “Je rends grâce au monde des Esprits, le monde qui se trouve au-delà.”

     Quand elle eut bouclé le cercle, elle leva la Pipe bien haut vers le ciel, pour prier et instruire le peuple: “Je suis votre soeur. Nous ne formons qu’un, un peuple, un esprit. Nous sommes la nation du bison.” Puis elle chanta:

     Je vous donne cette Terre,

    Vous y marcherez D’un pas sacré. vous marcherez, en parfait équilibre avec Unchi, Notre Grand-mère la Terre. Je vous donne cette Pipe sacrée. Avec elle vous prierez Pour tout ce qui vit, Pour les créatures qui marchent, qui volent, qui nagent, et qui rampent.

    S’adressant au peuple, elle ajouta: “Un jour, je reviendrai, et ce sera pour toujours. Alors commencera une nouvelle vie, et une nouvelle intelligence.”

     Quatre jours durant, Ptesan Win enseigna à tous à se comporter en êtres humains. Elle leur apprit tout ce qu’ils devaient savoir, hommes, femmes et enfants. Quand elle eut achevé sa tâche, elle dit au peuple: “Je dois vous quitter à présent, mais si vous me suivez jusqu’au sommet de cette colline, là-bas, vous n’aurez plus faim.” Et elle se mit en route vers l’est, suivie, à distance respectueuse, par l’ensemble du peuple, qui était à la fois très impressionné et reconnaissant envers cette sainte femme. Quand elle fut sur la colline, elle se changea en jeune bison blanc, avant de lentement disparaître. Alors, le peuple eut la certitude qu’elle était envoyée par Wakan Tanka. Quand ils atteignirent le sommet de la colline, ils virent, de l’autre côté, un troupeau de bisons prêts à offrir leur chair afin que la nation puisse vivre.

     Voilà, toute la légende que Acrhie Fire Lame Deer et tous les Lakotas reçurent de génération en génération.

     

      Source: http://itancansioux.wordpress.com/2009/03/31/la-legende-de-la-femme-bison-blanc

     


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  • Brocéliande

     

    Brocéliande, le pays des fées et de l’enchantement

    BrocéliandeForêt étonnante, moins par la majesté de ses futaies que par les rêves qu’elle ne cesse d’engendrer, Brocéliande mêle dans un paysage de landes, de bois, d’étangs, d’originales traces de la préhistoire, de l’histoire et le souvenir de la plus belle des légendes médiévales, la légende arthurienne.

    Dans la forêt de Brocéliande, la légende de Lancelot du lac, des chevaliers de la table ronde et de la fée Morgane rythme les paysages.
    Entre mystère et magie, Merlin l’enchanteur veille ! Le pays de Brocéliande frappe l’imaginaire !
    En plein cœur de la Bretagne, du côté de Paimpont, ce petit pays abrite de grandes légendes. Et si Brocéliande est surtout célèbre pour avoir vu naître Merlin l’enchanteur, dès le moyen âge, la forêt du même nom est mentionnée dans la littérature comme étant le théâtre des aventures du Roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde à la quête du Graal.

    Une terre marquée par la magie
    Pour mieux s’imprégner de la magie des lieux, quelques sites sont incontournables !
    Au fond de cette vallée encaissée, l’étang du Miroir-aux-Fées est la porte de la légende. En y passant, on entre tout droit dans l’imaginaire.

    Le Val sans retour
    Le val sans retour est aussi appelé le "Val de faux-amants" est connu pour être le domaine de la fée Morgane. Selon la légende, Morgane la fée, demi-sœur du roi Arthur, trahie par son amant décida de retenir prisonniers dans ce val tous les chevaliers infidèles. Seul le chevalier Lancelot, fidèle à la Reine BrocéliandeGuenièvre, pu rompre l’enchantement, échapper au sortilège et délivrer les chevaliers.. En son centre serpente un ruisseau alimentant quatre étangs superposés dont deux existent encore aujourd’hui. L'un d'eux est dit "le Miroir aux Fées", auprès duquel se trouve l’arbre d’or.

    L'arbre d’or
    L'histoire raconte qu'un arbre en or avait prit racine dans une petite clairière en pleine forêt. Toutes les nuits poussaient des feuilles en or que des lutins de la forêt venaient ramasser chaque matin afin de composer une potion magique.

     La balade se poursuit vers le Siège de Merlin, où dit-on l’Enchanteur avait coutume de venir pour voir le soleil se coucher.
    Plus loin dans la foret de Paimpont, une fontaine merveilleuse de Barenton est dotée de pouvoirs surnaturels. Selon la légende, les imprudents qui déversent l'eau sur le perron de pierre voient se déchaîner les orages. Une légende raconte que l'eau de cette fontaine aurait le pouvoir de guérir les gens.
    De temps a autre des bulles remontent à la surface comme si elle bouillait alors que son eau y est froide, on dit qu'elle « Bout a froid », sans aucune explication.

    Le sortilège de Merlin
    BrocéliandeAutre incontournable de Brocéliande, le tombeau de Merlin.
    Merlin le Devin et magicien, rencontra la Fée Viviane et en tomba follement épris. Il lui confia ses derniers secrets pour retenir un homme à jamais. Là, la fée Viviane entreprit de tracer par neuf fois des cercles magiques autour de l'Enchanteur endormi, puis de l'enfermer pour l'éternité. Merlin ne sortit jamais de cette prison… au grand regret de Viviane qui ne croyait pas que la chose pouvait se réaliser.
    La légende raconte que les nuits de grands vents, la plainte de Merlin vient à retentir au plus profond du Val sans Retour…
    Son tombeau encore existant aujourd'hui un véritable lieu de culte.

     

     

     

    http://mythes.paimpont.gite.free.fr/legende_broceliande.html
    sur besoindesavoir.com

      


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