•  Cernunnos

     Cernunnos, un dieu cornu non diabolique.

     Cernunnos (ou Cernunno, Kernunnos) n’est en aucun cas un diable ni un démon. C’est un dieu celtique, et peut-être même préceltique, dont le nom signifie le "Cornu". Et c’est justement son aspect de dieu cornu qui, à la suite de Pan, l’a fait assimiler au Diable par le christianisme. On voit, certes, en Cernunnos, un "Seigneur des Enfers", mais cette qualité infernale, comme dans le cas du dieu grec Hadès, par exemple, doit être prise dans le sens de "monde des morts" et non comme le synonyme d’un royaume des peines perpétuelles tel que le conçoit le christianisme.

     Cernunnos est aussi un Maître des animaux, un Roi des forêts, un dieu de la Chasse qui incarne le renouveau de la Nature : les moissons ne proviennent-elles pas du domaine souterrain où règne ce dieu redoutable ? C’est également un dieu de la Magie. En tous les cas, Cernunnos est une divinité importante qui est parfois identifiée au Dis Pater, c’est-à-dire, le Souverain de l’univers souterrain qui règne sur le monde des Morts (que l’on enterre) et qui patronne la fertilité (les grains germent dans le sol).

     Le Dieu Cornu:
     Il est le fils et l'amant de la Terre Mère. Il est l'incarnation de toute virilité, celui qui imprègne la Terre. Bien qu'il soit sacrifié, il réapparaît éternellement fort, pour garder et défendre ses créatures. Il est Seigneur de la Danse, car il représente les rythmes de la vie, de la croissance, de la mort et de la renaissance. Son apparence qui combine des aspects humains et animaux (ses cornes étant bien souvent des andouillers ou des bois de cerf), nous rappelle que la divinité et la nature ne sont qu'un.

     Le Cornu est le Seigneur des animaux et de la vie, mais il est aussi, comme la Déesse, duel, et il est à la fois Seigneur de la Mort et de la résurrection. Car il n'est pas seulement le Chasseur, il est aussi la proie, la victime sacrificielle qui est abattue pour que la tribu puisse vivre. Il est l'esprit des bêtes sauvages, le gardien du domaine de la Déesse.

     Cernunnos, le Dieu Cornu, est au-delà de l'incarnation de la force naturelle. Il représente la fécondité ainsi que la régénération de la vie. Le serpent à ses côtés incarne la mort ainsi que la vie après la mort. Représenté sous la forme d'un vieil homme, c'est la "force tranquille". C'est le gardien des portes de l'autre monde (Annwn). Image de la fécondité, il représente le cycle de la vie et donc de la mort. Il est parfois représenté avec un visage triple. Il est parfois assis en tailleur, à la façon bouddhique, ce qui suggérerait une origine indo-européenne.

     Dans la mythologie celtique, Cernunnos a été assimilé à Gwynn au Pays de galles et aussi à Herne le chasseur en Angleterre. Tous les deux étaient fort célèbres pour leur "Chasse Sauvage", ils sortaient des Enfers (ou plus simplement de la forêt) accompagnés de leur meute de chiens des Enfers pendant la saison de chasse hivernale. On a longtemps cru qu'entendre la voix de Herne, qui ressemblait au brame du cerf, présageait d'une mort certaine. En tant que dieu de la régénération de la vie, il connaît une nature cyclique: il apparaît à Yule, s'unit à Beltane et meurt à Litha. On l'invoque aussi à Samhain, au moment où le voile entre les deux mondes se soulève.

    Le 1er novembre:
     En ce jour, les Celtes célébraient Cernunnos en faisant des talismans de protection. Le Dieu Cornu perd alors ses cornes et part dans le monde souterrain.

     Symboles:
     le torque avec lequel il est parfois représenté.
     les bois de cerf
     chaudron de nourriture ou sac de pièces comme symbole d'abondance.

      Cernunnos sur le chaudron de Gundestrup Musée du Danemark

     Extrêmement populaire parmi les Celtes, les druides ont largement encouragé l'adoration de Cernunnos qui devint un obstacle sérieux à la diffusion du christianisme.

     

     

     

     

     

    (Source LuxSanctuary)

     


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  • Le Cheval Mallet

    Cheval Mallet ou cheval Malet désigne un cheval fabuleux et maléfique mentionné dans le folklore français autour de la Vendée, du Poitou, et plus fréquemment dans le pays de Retz, près du lac de Grand-Lieu.
    Le cheval Mallet est vu comme un instrument du Diable voire comme une forme de Satan lui-même. Une fête folklorique fut également connue sous le nom de cheval Merlette, Merlet ou Mallet dans la commune de Saint-Lumine-de-Coutais; elle avait une fonction militaire, cathartique, de célébration du renouveau ou de carnaval. Bien que ses liens avec la légende du cheval Mallet demeurent peu connus, elle mettait en scène plusieurs acteurs autour d'un chêne, dont un déguisé en cheval. Elle fut combattue par les autorités ecclésiastiques et interdite en 1791.

    Légende du cheval Mallet
    Le cheval Mallet se présente comme un magnifique cheval, généralement blanc, plus rarement noir (il serait blanc comme le brouillard en Vendée et noir en Saintonge), il est parfois décrit comme un cheval-fantôme, toujours mauvais ou maudit, qui apparaît soigneusement sellé et bridé, parfois le soir, et le plus souvent au milieu de la nuit, face à un voyageur fatigué par une longue route; il représente alors une tentation pour celui-ci. Si le voyageur enfourche cette monture, sa chevauchée se termine toujours au matin par sa mort, le cavalier est jeté à terre et meurt généralement sur le coup, ou alors est piétiné à mort par sa monture, jeté dans un précipice ou dans une fontaine, voire dans tout type de point d'eau. Des traces de sabot « à la forme étrange » pouvaient être retrouvées à côté du corps.

    Selon Claude Seignolle et Édouard Brasey, les yeux du cheval Mallet émettraient une lueur qui éclaire son chemin lorsqu'il galope, et il n'y aurait qu'un moyen d'arrêter cet animal, « c'est d'avoir sur soi la rançon du voyage ». Jeter six pièces de monnaie marquées d'une croix devant lui pourrait aussi le stopper, tout comme effectuer un signe de croix, et utiliser de l'eau bénite ou un sou marqué. Une médaille de saint Benoît (dite « croix des sorciers ») serait la seule protection efficace qui permet d'en prendre le contrôle pendant une nuit. Cet animal fantastique et maléfique des légendes « faisait trembler de peur les petits-enfants quand les vieilles femmes l'évoquaient ».

    Le Glossaire du Poitou, de la Saintonge et de l'Aunis mentionne en 1868 le « Cheval Malet » comme « un être fantastique et malfaisant. Il est blanc et magnifiquement harnaché. Lorsqu'il aperçoit un voyageur fatigué, il s'en approche avec beaucoup de douceur, se laisse caresser ; mais dès que le trop confiant voyageur l'a monté, il l'emporte à fond de train vers une mare où il le noie. Cependant, si le malheureux écuyer a pris de l'eau bénite à son réveil, ou s'il a la présence d'esprit de faire un signe de croix, il en est quitte pour un bain froid. Alors le cheval Malet, qui n'est autre qu'un loup-garou, s'enfuit en poussant d'affreux hennissements qui retentissent jusque dans les profondeurs des bois.

    Claude Seignolle consigna la légende poitevine du cheval Mallet dans ses Contes, récits et légendes des pays de France au milieu du XXe siècle. Il y décrivit l'animal comme « un coursier magnifique, au poil noir lustré, qui parcourt, les nuits sombres, couvert d'un harnachement splendide, les chemins creux du sol poitevin ». Lorsque cet animal croise un voyageur isolé, il se penche vers lui et se fait doux et caressant, afin de tenter ce dernier, généralement fatigué, de monter en selle. Lorsque le voyageur est sur le dos de l'animal, « s'applaudissant du retour facile, ayant en son esprit charmé la vision de sa famille rassemblée qui l'attend », celui-ci se met à galoper « comme un ouragan qui se déchaîne », à une vitesse inimaginable, telle que ses pieds ne toucheraient plus la terre. Claude Seignolle précise aussi que « ses naseaux vomissent la fumée » et que « ses yeux éclairent l'horizon ». Aucun obstacle ne peut arrêter le cheval Mallet, il franchirait facilement les rivières et serait si rapide que son passage produirait une bourrasque qui « incline jusqu'à terre les arbres géants que la tempête ne dérange pas de leur solennelle immobilité ». Le cavalier qui voudrait l'arrêter demeure impuissant et voit « les villes et les bourgs défiler aussi promptement que dans un rêve », à tel point qu'il parcourrait l'univers entier de cette façon durant la nuit, sans que sa monture ne se fatigue. Lorsque le matin approche, le cheval se débarrasse de son cavalier en le jetant à terre où il se brise les reins et le cou.
    Claude Seignolle cite la morale de la légende comme telle : « Ne voyagez pas sur un cheval inconnu. Ayez toujours dans votre poche la rançon du voyage ».

    En 1862, un recueil de légendes vendéennes mentionne la mésaventure d'un coureur de cabaret et de veillée qui rencontra à Saint-Benoist-sur-Mer un palefroi très amical, un soir. L'animal plia les genoux pour permettre à son cavalier de bien se placer en selle, mais à peine celui-ci avait t-il saisi les rênes qu'il se sentit emporté à une vitesse vertigineuse, à travers le marais, les plaines, les collines, les broussailles et les ruisseaux. « Vingt fois, le coursier chercha à désarçonner son cavalier, et vingt fois, celui-ci résista aux efforts de son indomptable adversaire ; force fut au cheval Mallet de ramener, au lieu où il l'avait pris, le villageois qui ruisselait, il est vrai, de sueur, de poussière et de sang, mais qui était demeuré vainqueur. Il devait son salut à la médaille de saint Benoît qu'il portait à son cou ».
    Un recueil de contes reprend la même histoire en 1978 mais mentionne qu'on ne revit plus jamais le cavalier, il cite aussi l'expression « c'est un vrai cheval Mallet » qui désignerait une personne intrépide et ardente dans la région.

    Liens avec les lutins
    Selon une étude sur le nain au Moyen Âge, le « cheval Mallet » serait la forme métamorphosée d'un lutin, et il existerait entre lutins et chevaux des liens très étroits car, dans les chansons de geste comme dans le folklore plus moderne, lorsque le petit peuple adopte une forme animale, c'est le plus souvent celle d'un cheval. Une autre étude, cette fois consacrée aux changelins, (un changelin ou changeon (en anglais changeling) est un leurre laissé par les fées à la place d'un nouveau-né humain qu'elles enlèvent.) fait la même remarque : « au bord de l'eau, les silhouettes du lutin et du cheval tendent à se confondre ». C'est aussi ce que peut suggérer l'elficologue Pierre Dubois, quand il cite le « cheval Mallet » dans son encyclopédie des fées, parmi une longue liste de « chevaux-fée » dont la plupart finissent par noyer leurs cavaliers, et dit que « ces animaux sont issus des Pégases et des Licornes, et que s'ils sont devenus farouches, c'est que les hommes n'ont pas su les apprivoiser ».

    NB: j’ignorais qu’il existait des « elficologues »!

    Source: Wikipédia.org

      

      


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  • LE MINOTAURE, THESEE ET ARIANE

    Le Minotaure, qui s'appelait Astérios, était un homme à tête de taureau que Pasiphaé, épouse de Minos le roi de Crète, avait engendré du taureau blanc de Crète.

    LEGENDE
    Cet être mi homme mi taureau est n'est d'une étrange alliance. En effet le roi Minos roi de Crête reçu le plus beau et le plus gras de tous les taureaux qui aient foulé le sol de leurs sabots; ce  magnifique taureau blanc ne devait-il pas être donné en offrande à Poséidon? Mais le roi Minos décida de le garder pour lui tout seul et de donner en offrande le plus maigre de tous ses taureaux.
    Poséidon fou de rage inspira une passion coupable et contre nature à la femme de Minos, Pasiphaé. se déguisa en vache et se fit féconder par le taureau, de cette union est née le minotaure.

    Minos avait tellement honte de ce monstre qu'il demanda à son meilleur architecte Dédale de construire un labyrinthe où il mettrait le minotaure

    De plus le Minotaure se nourrissait de chair humaine.
    Après l’assassinat de son fils Androgée, Minos, qui avait remporté la victoire sur les Athéniens demanda un tribut de guerre qui consistait à livrer toutes les fins de Grande Année (tous les neuf ans) ou tous les ans selon les auteurs, sept jeunes hommes et sept jeunes filles destinés à servir de pâture au monstre ou à mourir de faim et de soif dans le dédale des couloirs. Peu après l'arrivée à Athènes de Thésée, le tribut vint à échéance pour la troisième fois et Thésée s'offrit volontairement comme l'une des victimes en dépit de la pressante insistance d'Egée, son père, pour le dissuader. Celui-ci lui fit promettre de hisser les voiles blanches à son retour afin de lui prouver qu'il était vivant.

    Après quelques péripéties lors de la traversée, Thésée débarqua en Crète et sut s'attirer l'amour d'Ariane, la fille de Minos et de Pasiphaé. Contre la promesse d'un mariage, Ariane trahit son pays et son demi-frère. Après avoir pris des informations auprès de Dédale, elle fournit à Thésée une pelote de fil qu'il devrait dévider en entrant dans le labyrinthe et rembobiner après avoir tué le monstre.
     
    .Une fois le combat terminé, le jeune homme reprit la pelote à l'endroit même où il l'avait laissée. Il n'avait qu'à suivre le fil pour revenir sur ses pas et s'échapper du labyrinthe. Suivi des treize autres Athéniens, il alla rejoindre la princesse qui l'avait tant aidé, et tous se précipitèrent à bord du bateau qui s'éloigna aussitôt de la Crète.
    Thésée et ses compagnons firent escale sur l'île de Naxos. Ariane, épuisée par ses aventures et le voyage en mer, songeait à sa famille, à ses amis, à sa patrie, à tout ce qu'elle avait abandonné pour sauver et suivre Thésée. Elle ne tarda pas à s'endormir…

    Thésée profita de son sommeil pour délaisser la princesse, et, sans elle, il quitta Naxos et fit route vers Athènes. Mais, dans sa joie et sa précipitation, il oublia de hisser les voiles blanches comme il l'avait promis à son père. Celui-ci guettait chaque jour le retour de son fils. Aussi, fut-il submergé par la douleur lorsqu'il vit approcher le navire aux voiles sombres. Pour lui, c'était le signe de la mort de son enfant. Du haut du rocher où il se trouvait, il se jeta dans la mer, celle qui, depuis, porte son nom. En apprenant la mort de son père, Thésée se souvint de sa promesse et regretta vivement son empressement. Sa tristesse fut immense… Par la suite, il devint roi d'Athènes, un titre qu'il avait bien mérité en raison de son courage et des épreuves qu'il avait traversées.
    Mais sans doute pas  par sa trahison envers la pauvre Ariane.

     

     

    Source: Mythologica.fr et http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/le-minotaure-biblidcon_061

     


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  • L'Agartha

    LE MYTHE DE L'AGARTHA , La Terre Creuse

    L'Agartha (ou Agarttha, orthographe adoptée par René Guénon, ou Agharta ou Agarthi ou Asgharta)) est un royaume souterrain légendaire présent dans la tradition indienne et amérindienne. Agartha serait un royaume souterrain relié à tous les continents de la Terre par l'intermédiaire d'un vaste réseau de galeries et de tunnels. Cette croyance se retrouve dès l'Antiquité. Selon la légende, il existe encore de vastes portions de ces galeries actuellement, le reste ayant été détruit par des glissements géologiques. Le mystère demeure quant à savoir où se trouvent les différentes entrées de ces galeries ; entrées qui peuvent d'ailleurs ne rester ouvertes que pour un temps seulement.

    La capitale de ce Royaume est Shambhala. Cette croyance est très liée au monde du Bouddhisme, mais on la retrouve aussi dans le folklore du Tibet, de la Mongolie, de la Chine, du Turkestan, du Cachemire, de la Perse, de la Russie, de la France, de l'Allemagne, etc.

    Il conserverait en son sein des bibliothèques d'archives des Savoirs Perdus des légendaires continents engloutis de l'Atlantide et de la Lémurie, serait le refuge des "hommes- éclairs" cités dans le Tjukurpa des aborigènes australiens et la cosmologie Mohawks, mais aussi des civilisations disparues des Mayas et des Aztèques, ainsi que leur trésors cachés avant l'arrivée des Conquistadores.

    Le Royaume de l'Agharta est aussi à la base de la théorie des partisans de la Terre creuse, affirmant que l'intérieur de la Terre n'est pas uniquement composé de matière solide, mais aussi d'océans, de masses de terre auxquels on peut accéder par des entrées présentes au pôle Nord comme au pôle Sud, où à travers de profondes failles de la surface de la planète.

     Cela a un certain rapport avec l'alchimie, notamment à cause d’une forme d'énergie appelée VRIL (ce sont les peuples de ce Royaume souterrain qui sauraient utiliser cette "énergie"). Il y a une part de rêve, de contes, de mythes. Les entrées de galeries cachées qui ne restent "ouvertes" qu'un temps se retrouvent dans les contes de fées avec des entrées de grottes aux trésors ne s'ouvrant qu'à certaines époques ou en certaines circonstances.

    Dans la symbolique, l'antre peuvent habiter des dieux et des monstres, dans la caverne se trouve plutôt une réserve d'énergie terrestre, parfois symbolisée par le trésor. La caverne est la concentration de forces magiques, une matrice, elle peut abriter les nains, gnomes et autres gardiens des trésors cachés. Entrer dans la caverne, c'est faire retour à l'Origine, et de là, monter au ciel, sortir du Cosmos, c'est pourquoi Lao Zi y serait né.

    Il y a un peu plus de quarante ans, en présentant sa carte de la Terre (Cf. illustration), établie sur la base des rapports secrets de l’Amiral Byrd et du livre de Raymond Bernard, « The hollow Earth », Max Fyfield s’attira les sarcasmes et les quolibets des sommités scientifiques de l’époque. Dans les années 1970, lorsque Omraam Mikhaël Aïvanhov fit une série de conférences sur l’Agartha, elles lui valurent également les ricanements d’une partie de son auditoire.

     LES ENTREES

    On situe traditionnellement quelques entrées supposées du Royaume d'Agharta, qui sont basées, entre autres, sur les croyances bouddhistes ,dans les endroits suivants : Cueva de los Tayos (Équateur), Désert de Gobi (Mongolie), Grotte de la sibylle de Colchide (mont Atlas, Géorgie), Grotte de la sibylle de Cumes près de Naples (Italie), Chutes d'Iguaçu (Brésil), Mammoth Cave (Kentucky, États-Unis), Manaus (Brésil), Mato (Grosso, Brésil), Mont Epomeo (Italie), Pôle Nord et Pôle Sud, Pyramide de Khéops (Égypte), Uluru (Ayers Rock - Australie).

     POSITION SUPPOSÉE DES PRINCIPALES VILLES EN AGARTHA, SOUS LA CROÛTE TERRESTRE (Source : Nexus Australia) :

    Shambllah Mineur - capitale de la Terre située au Tibet

    " Telos " - ville lémurienne et centre administratif située sous le Mont Shasta en Californie

    Posid - ville atlante située sous le Brésil

    Cristalos - ville atlante située sous le Pérou ( lac Titicaca)

    Shonshe - ville lémurienne (si ma mémoire est bonne, elle est dans le sud de la Chine)

    Rama - ville située sous l' Inde

    Shingwa - ville sous la frontière de la Mongolie et de la Chine

    Shangri-la - ville de la région de l' Himalaya

     

     Source: http://secretebase.free.fr/civilisations/atlantide/agartha/agartha.htm


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    L’Atlandide, Mythe ou réalité?

     Les premiers écrits dont nous avons connaissance concernant l’Atlandide sont l’œuvre de Platon. Dans son livre « Timée », il raconte comment un vieux prêtre de Saïs en Egypte, dans le Delta du Nil, initia Solon à l’histoire de ses ancêtres Grecs dont-ils avaient tout oublié. Il lui raconta comment (il y a 12000 ans pour nous) leurs armées détruisirent celles d’un peuple d’une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie, venant d’un autre monde situé dans l’Océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet océan, car il s’y trouvait une île devant ce détroit appelé les colonnes d’Heraclès (le détroit de Gibraltar).

     Cette île était plus grande que la Lybie et toute l’Asie réunies, et de cette île on pouvait passer dans les autres et ainsi arriver sur le continent. Or dans cette île Atlantide des rois avaient formé une grande et admirable puissance qui étendait sa domination sur une partie de l’Afrique jusqu’à l’Egypte et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Or un jour les Atlantes décidèrent d’envahir le reste du monde, et ce fut la Grèce qui prit le commandement des forces défensives. Elle vainquit l’envahisseur presque à elle toute seule et rendit à la liberté tous les peuples en-deçà des colonnes d’Hercule.

     Mais dans les temps qui suivirent, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit, tout ce que les Grecs avaient de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même.

     Voilà pourquoi, aujourd’hui encore (au moment où parle le prêtre de Saïs), cette mer-là est impraticable, la navigation étant gênée par les bas-fonds vaseux que l’île a formé en s’affaissant. Voilà pourquoi la Grèce n’a pas conservé la mémoire de cette époque lointaine.

     Le mythe de l’Atlandide a soulevé d’innombrables controverses; il y a quelques années un savant géologue, P. Termier, a prouvé qu’un vaste effondrement s’était produit à la fin de l’âge quaternaire à l’Ouest du détroit de Gibraltar. Mais l’Antiquité ne s’en est certainement pas douté, et Platon lui-même n’a pu le deviner; Il se trouve qu’il a jadis existé une terre là où Platon a placé son histoire et que son « invention » n’est pas dénuée de fondement.

      Source: Platon, le Timée.

      La description précise de l’Atlantide est ensuite donnée par Platon dans le Critias.

     Dans le partage du monde, Poseïdon avait obtenu l’Atlantide, île immense située au-delà des colonnes d’Héraclès. Il y installa cinq couples de fils jumeaux qu’il avait eu de Clito, la fille du roi du pays. L’aîné de ses fils reçut le nom qui servit à désigner le pays entier et l’océan qu’on appelle Atlantique, car ce premier roi, fils de Poseïdon s’appelait Atlas. Ce roi habitait une montagne située au milieu d’une vaste plaine.

    Poseïdon la fortifia en creusant autour trois enceintes circulaires concentriques, deux de terre et trois de mer, et fit jaillir au milieu de l’île deux sources abondantes, l’une d’eau froide et l’autre d’eau chaude. Il divisa le pays en dix lots en faveur de ses dix fils. L’aîné, Atlas, eut la souveraineté sur les autres, et le lot le plus beau, au centre de l’ile. Cette ile était d’une extrême richesse; l’on en extrayait des métaux de toute sorte; elle nourrissait toutes sortes d’animaux, dont des éléphants, et des arbres fruitiers de toutes espèces.

    Les habitants complétèrent l’œuvre du dieu de la mer. Ils jetèrent des ponts sur les enceintes d’eau de mer pour ménager un passage vers le dehors et vers le palais royal, qui était une merveille de grandeur et de beauté. Ils creusèrent, de la mer à l’enceinte extérieure, un fossé propre à livrer passage aux plus grands navires, et à travers les enceintes de terre des tranchées assez larges pour permettre à une trière d’y passer. Ils recouvrirent ces tranchées de toits pour qu’on pût naviguer à couvert. Ils revêtirent d’un mur de pierre le pourtour de l’ile ou habitait le roi et transformèrent les carrières d’où ils avaient extrait les pierres en bassins souterrains pour les vaisseaux.

    Sur l’acropole se dressait un temple immense, consacré à Poseïdon et à Clito. Ce temple était revêtu d’or et rempli de statues de toute sorte. Autour des sources que Poseïdon avait fait jaillir, on avait construit pour les bains des bassins à ciel ouvert pour l’été et d’autres couverts pour l’hiver. Dans les diverses enceintes on avait aménagé des temples, des jardins, des gymnases, un hippodrome, des casernes pour la garde du prince. Les arsenaux maritimes étaient pleins de trières. Un mur circulaire, était couvert d’habitations pressées les unes contre les autres et le canal et le plus grand port étaient remplis de navires venus de toutes les parties du monde.

    Quant au pays lui-même, les rivages en étaient fort élevés et à pic sur la mer. Tout autour de la ville s’étendait une plaine encerclée de montagnes richement peuplées. Autour de cette plaine on avait creusé un immense fossé, des tranchés le coupaient en ligne droite et se déchargeaient dans ce fossé. Elles servaient au flottage du bois qu’on descendait de la montagne et au transport des marchandises venues du dehors ou du pays même où se faisaient annuellement deux récoltes.

    Organisation politique, lois et jugements, tout est raconté en détail…

    Pendant de nombreuses générations les rois obéirent aux lois. Mais quand la portion divine qui était en eux s’altéra, ils oublièrent les prescriptions de Poseïdon et cédèrent à l’ambition et à l’orgueil.

    Zeus résolut donc de les châtier.


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