• Lithographie de Janick Léderlé

     

    La fileuse aveugle


    Légende transmise par Loup Zen que je remercie.
    Je la lui renvoie avec une amulette, un fer à cheval et un trèfle à 4 feuilles, il sait pourquoi.


    Kesaj est une fée d’un conte tzigane, qui dit que pour recevoir de l’amour il faut d’abord savoir en donner.

                              Il y avait une fois, il y a de cela bien longtemps, une famille tsigane, le père, la mère et la fille. La fille s´appelait Daria. Daria était une joyeuse jeune fille, curieuse de tout et qui ne se souciait de rien. Le père et la mère lui disaient de temps en temps de prendre soin de ceci, de cela, parce qu´ils avaient peur pour elle.

                            Un jour, Daria a demandé ce qu´il lui arriverait si elle regardait la foudre. Le père l´a tout de suite prévenue. Il ne faut jamais regarder une foudre, car la lumière de la foudre est si forte que son éclat peut rendre aveugle. Ce qui ne devait pas arriver arriva! Daria n´a pas obéi et elle n´a pas suivi les recommandations de son père. Elle a  fixé de ses yeux l´éclair de la foudre... et... à  l´instant-même, elle est devenue aveugle.

    Qu´il y en a eu des pleurs et des regrets! Mais il n´y avait rien à  faire, rien ne pouvait l´aider. Daria désespérait et désespérait ses parents. Elle est devenue une fille enfermée dans son malheur, méchante, pleine de rancoeur, au coeur meurtri. Toute sa joie de vivre avait disparu.
    Le père, désespéré, ne sachant quoi faire, alla demander de l´aide à la fée.

    « Kesaj, toi, la bonne fée tsigane, notre chère fée, dis-moi, que devons-nous faire, comment pouvons-nous l´aider? »
    « Construis-lui un métier à tisser et apprends lui à faire des lacets, tisser des fils et des rubans pour les cheveux. Il faut que votre fille apprenne à être utile. Il faut qu´elle apprenne à travailler. Le travail anoblit le coeur de l´homme, parce qu´il devient ainsi créatif et il en reçoit une contre-partie sous la forme d´une rémunération. Et surtout la plus belle récompense est de rendre heureux les autres grâce à son travail.

    Alors le père a suivi le sage conseil, il a construit un métier à tisser et il a  bien appris à  Daria comment l‘utiliser. D´une fille aveugle, triste, toujours maussade, elle est devenue de nouveau une joyeuse jeune fille, qui savait si bien tisser que tous ceux du camp et aussi des autres campements venaient la voir, car sa réputation s´était répandue au loin.
    Elle tissait des écharpes, des vêtements, des bonnets, des bandeaux, des tapis… elle n’arrêtait pas.

    « Aveugle disaient-ils, et elle arrive quand-même à tisser de si beaux fils avec des couleurs magnifiquement bien assorties. Mais comment fait-elle?»
    Certaines filles étaient jalouses d´elle lorsqu´elle leur disait qu´elle n´avait pas besoin de se soucier de voir des couleurs, car elle les reconnaissait du bout des doigts sur son métier. Et elle était heureuse, de bonne humeur et joyeuse, comme avant lorsqu´elle dansait sans souci dans les près avec ses amies. Mais maintenant elle travaillait, et elle chantait pour exprimer la joie de pouvoir travailler. Elle recevait pour cela une récompense et elle pouvait ainsi aider ses parents.

    Un jour une femme est arrivée dans leur maison avec une énorme pelote de laine, et elle a dit:
    « J´ai entendu parler de toi, chère Daria. Et j´ai vu les rubans que tu as fait pour les cheveux des jeunes filles, mais aussi les bandeaux que tu as tissés pour les hommes qui travaillent aux champs. Beau, très beau travail. C'est pourquoi je suis venue, pour que tu me tisses, à moi-aussi, un ruban. »
    « Bien, je tisserai, je le ferai pour vous avec plaisir, a répondu Daria. Mais vous avez trop de laine pour un seul ruban. »
    « Je sais! Ce ruban doit être long. Très long. File toute la laine, tant qu´il y en aura. Dans sept jours je viendrai chercher le ruban. »
     
    Après sept jours est venu un jeune homme chez Daria lui disant que c´est sa Maîtresse qui l´envoyait. Il a pris le ruban et a dit à Daria qu´elle devait venir elle-même chercher sa récompense.
    « Mais comment veux-tu que je vienne? Je ne vois rien. Je suis aveugle » a répondu Daria.
    « Celui qui fait de si belles choses, n´est pas aveugle.  A répondu le jeune homme. Mais, si tu ne l´as pas encore compris, voici le bout du ruban. Lorsque l´horloge sonnera les douze coups, commence à enrouler le ruban et il te conduira sans crainte jusqu´ à ma Maîtresse! »
    Et Daria fit ce qu‘il lui dit. Elle a  enroulé le fil qu´elle a elle-même tissé, et le fil la conduite sans crainte jusqu´ à un magnifique palais, et là, sur le trône était assise la Bonne Fée rom Kesaj.

    « Soit la bienvenue, Daria. Je t´attendais. Je suis la fée Kesaj. J´ai beaucoup de trésors. Tu peux choisir ce que tu veux. De l´or, des bijoux, des chevaux magnifiques, des carrosses dorés. Tout ce que tu veux. »
    « Je n´ai besoin ni de l´or, ni des bijoux, ni des chevaux pas plus que des carrosses. Je suis heureuse lorsque je rends les autres heureux, et ça me fait le plus grand plaisir. Ni l´or, ni les diamants, ni les chevaux et les carrosses ne peuvent donner ce bonheur à mon coeur. Si tu le peux, aide-moi à retrouver la vue, pour que je puisse encore mieux aider tous ceux qui en ont besoin. »

      « Tu as rempli parfaitement ton devoir, Daria. D´une fille sans soucis, qui ne s´intéressait à rien, tu es devenue une sage et belle jeune femme pleine de noblesse, qui ressent et voit avec son coeur. Parce que tu as appris à travailler, tu es devenue une femme responsable et courageuse, qui mérite de retrouver sa vue. Que ton désir soit exaucé. A partir de maintenant tu vas de nouveau voir aussi avec tes yeux, et non seulement avec ton coeur. Alors va, va ma chère Daria, et fais du bien encore plus, partout où les gens ont besoin qu´on les aide. »

                        Daria, ayant retrouvé la vue, s´en est allée du palais. Et vraiment, elle a fait beaucoup de bien et elle a aidé partout où il y en avait le besoin, parce que son coeur était plein d´amour et du désir de donner.


     
    Que ce beau conte, par le quel vous parle la Fée Kesaj,  devienne le moteur de votre vie.
    Créez, travaillez consciencieusement  et filez le fil de votre vie,  qui vous conduira de l´ignorance jusqu´à la lumière de la connaissance et à la découverte du sens de l´existence de l´homme  sur cette Terre.

     

    Libre adaptation de l’œuvre originale de Milan Huzevka, le conte de la Fée Kesaj, Par Anna Koptová.

     

    http://www.whatsup-prod.com/project/slovaquie-fr/ 

    https://www.editionsdejuillet.com/products/kesaj-tchav-le-miracle-des-enfants-de-la-f-e

     


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  • Durandal

    Durandal

    Presque aussi célèbre qu’Excalibur, Durandal est le nom de l’épée mythique qui a appartenu au chevalier Roland (736-778), neveu de Charlemagne, personnage de la littérature médiévale et de la Renaissance.
    La légende veut que Durandal ait été donnée à Charlemagne, alors qu'il était aux vallons de Maurienne, par un ange de Dieu, afin qu'il la remette à un comte capitaine. Charlemagne l’offrit alors à Roland.

    Légende
    La mort de Roland à Roncevaux dans une embuscade tendue par des Vascons est racontée dans la Chanson de Roland (où les Vascons sont remplacés par les Sarrasins grâce a la guerre).
    La chanson de Roland est un exemple classique de chanson de geste (du latin gesta «action aventureuse») par le glissement de l'Histoire à la légende, et par la célébration épique des vertus de la chevalerie, de l'honneur féodal et de la foi.
    C'est dans la geste du roi, composée au Xe siècle, que l'on retrouve la Chanson de Roland. Ami d'Olivier, frère de sa fiancée la belle Aude, Roland est comte de la Marche de Bretagne, et surtout neveu de Charlemagne. Quand ce dernier passe les Pyrénées pour aller lutter contre les Sarrasins en Navarre, Roland commande l'arrière-garde qu'attaquent les Sarrasins au col de Roncevaux, à la suite de la trahison de Ganelon. Roland et ses hommes résistent jusqu'au dernier. Blessé à mort, il sonne enfin dans son olifant, appelant Charlemagne à son secours.

    Durandal


    La légende veut que Roland ait tenté de casser sur un rocher son épée Durandal pour qu'elle ne tombe pas aux mains des Sarrasins, mais c'est le rocher qui se brisa, ouvrant ce qu’on appelle « la brèche de Roland. »
    La Brèche de Roland est une trouée naturelle de quarante mètres de largeur et de cent mètres de hauteur s'ouvrant dans les falaises situées au-dessus du cirque de Gavarnie, dans les Pyrénées, et constituant un col de montagne. Située à une altitude de 2 807 mètres, elle marque la frontière entre l'Espagne et la France.

    Voyant que Durandal ne cassait pas, Roland aurait alors appelé l'archange Michel à l'aide, puis lancé son épée vers la vallée. Celle-ci traversa alors miraculeusement plusieurs centaines de kilomètres avant de se ficher dans le rocher de Notre-Dame de Rocamadour dans le Lot où on peut encore l’admirer aujourd’hui.

    Durandal

    C’est le but d’un des pèlerinages les plus anciens et les plus importants de France. Les fidèles accourent de tous les points du pays, pour y faire leurs dévotions. Ce pèlerinage porte le nom de pèlerinage de Notre-Dame de Rocamadour. Il est devenu une étape sur la route de St Jacques de Compostelle.

    Ce qui lui donne une faveur particulière, c’est qu’il a la vertu de rendre fécondes les femmes frappées de stérilité.
    Si ces déshéritées veulent laisser une postérité, elles doivent se rendre à Rocamadour, monter pieds nus et à genoux les centaines de marches, taillées dans le roc, qui conduisent à l’Eglise, y entendre les saints offices dans le plus grand recueillement, puis s‘agenouiller sous l‘épée en récitant des patenôtres.
    Si les dévotions sont faites dans les règles, il est bien rare que, quelques mois après, les douleurs de l’enfantement ne se fassent pas sentir.

    Cette croyance est très vivace dans les populations d’une partie du Centre et du Midi de la France.

    Durandal

     

     

     

    Sources: Wikipédia et http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article6012

     

     

     

     

     


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