• La Bougie

    La bougie est, avec la lampe à huile, la plus vieille méthode d'éclairage. La bougie existerait depuis environ 3000 ans av. J.C..
    Les chandelles destinées à l’usage quotidien étaient faites de suif, de la graisse animale purifiée (mouton ou boeuf). La graisse était fondue dans un grand chaudron et l’on écumait d’abord les impuretés quand elles remontaient à la surface. On ajoutait ensuite de l’eau, pour emprisonner le reste, pris entre l’eau et la graisse. Les résidus ainsi produits étaient pressés pour en extraire le suif. On fabriquait la mèche en tordant ensemble plusieurs fils de coton.
    Les bougies de cire d’abeille affichaient de bien meilleures performances, mais plus chères elles n’étaient pas à la portée de tous : elles fumaient moins, donnaient plus de lumière, et surtout sans provoquer de mauvaise odeur. Dans ce cas là, la cire était fondue, filtrée pour en ôter les impuretés, puis on l’étendait au soleil en bandes minces afin de la blanchir et de lui faire perdre sa couleur jaune. Elle était alors fondue dans un chaudron et versée sur les mèches, suspendues à une sorte de cerceau de fer installé au-dessus.

    Enfin, outre la lumière qu'elle procure, la bougie fut aussi utilisée pour mesurer le temps. Il suffisait de faire des graduations sur sa longueur.

    La Bougie

     

    La bougie est aussi un puissant symbole. On y trouve le feu, symbole d'énergie de lumière et de purification, symbole du lien entre le monde réel et l'astral, puis la flamme qui monte, symbole d'élévation spirituelle, qui brille de la même façon dans l'astral que dans le monde physique Mais il y aussi le calme, la sérénité et l’amour qui se dégage de cette atmosphère.
    La flamme du cierge est purificatrice.
    Symbole de lumière, le cierge éloigne les forces des ténèbres.
    Les cierges ont une valeur magique : leur flamme est censée éloigner le diable tenté de prendre l'âme du mort.

    « Dans la flamme d’une chandelle toutes les forces de la nature sont actives », disait Novalis. La cire, la mèche, le feu, l’air qui s’unissent dans la flamme brûlante, mobile et colorée sont eux-mêmes une synthèse de tous les éléments de la nature. Mais ces éléments sont individualisés dans cette flamme unique.
    Symbole de la vie ascendante, la bougie est l’âme des anniversaires. Autant de bougies, autant d’années, autant d’étapes vers la perfection et le bonheur. S’il faut les éteindre d’un souffle, c’est moins pour rejeter ces petites flammes dans la nuit de l’oubli, les anéantir dans le passé avec leurs cicatrices de brûlures, que pour manifester la persistance d’un souffle de vie supérieur à tout ce qui fut déjà vécu..
    De même, les bougies qui brûlent près du défunt – ces cierges allumés- symbolisent la lumière de l’âme dans sa force ascensionnelle, la pureté de la flamme spirituelle qui monte vers le ciel, la pérennité de la vie personnelle arrivée à son zénith.



    Traditions:
    De tous temps les bougie furent utilisées durant les cérémonies. Dès les premiers siècles, la veille de Noël, on dressait dans les maisons une grande bougie allumée, symbolisant la naissance du Christ (symbole de lumière). Cette coutume, empruntée à la veillée pascale, s’est conservée intégralement en Irlande. De même que la couronne de l’avent : La couronne est un cercle qui rappelle que le temps des fêtes nous revient à chaque année, et le cercle est un très ancien symbole pour la vie éternelle. Sur la couronne il y a quatre bougies et chaque dimanche on en allume une de plus.
    Chez les Slaves, la bougie est plantée sur une miche de pain.
    Dans certains pays, on commémore la nouvelle année avec l’allumage de la Couronne de Lumière, Cercle de 13 bougies symbolisant le nombre de lunaisons dans l’année solaire.
    Chez le peuple Kmer aucune invocation ne peut être prononcée sans que soit allumée au moins une bougie et trois baguettes d’encens. Le plus important est le Tien Kol, ou « cierge de la lignée », qui représente la vie humaine aussi facilement éteinte que la flamme de la bougie mais qui peut se transmettre comme une flamme d’une bougie à l’autre.
    Dans le calendrier hébraïque, la fête de « Hanouccah », fête des lumières est le symbole du miracle de la fiole d’huile sacrée servant de lumière au Temple, qui brilla huit jours au lieu d’un seul. La coutume par excellence de cette fête est d’allumer la Hanoucciah (chandelier de 8 branches + 1 le shamash qui sert à allumer les autres) pendant les huit jours de fête.
    Durant le nouvel an chinois, fêté à la mi-janvier, des nombreuse lanternes sont allumés. Lao-Tseu a dit : « Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres. »
    L’Etoile flamboyante, chez les francs-maçons est parfois représentée par cinq cierges en forme de pentagramme.

    Le soir de Samhain, les Celtes avaient éteint le feu dans l’âtre de leurs foyers, ensuite, chaque chef en allumait un nouveau dans son âtre, feu qui devait brûler jusqu’à l’automne suivant. Ici il n’est pas question de bougie, mais de la symbolique du feu y est identique et les bougies d’Halloween remplacèrent les feux rituels.
    Les huit bougies de la Déesse portées à Imbolc, symbole du cycle complet, des huit fêtes celtiques, le tour de l’année, et donc de la vie, le chiffre de la Déesse.

    Une ancienne divination, appelée lychnomancie ou lampadomancie, interprétait la forme, la couleur et les divers mouvements de la lumière.



    Mythes et superstitions:
    En ne laissant pas une bougie se consumer totalement, on évitera de faire périr un marin en mer ou d'attirer le malheur sur un membre de la maison.
    Laisser une bougie se consumer dans une pièce vide porte malheur, et en allumer une à la flambée du feu de cheminée ou de la cuisinière rend pauvre et fera mourir à l'hospice.
    La bougie qui s'éteint toute seule est signe de mauvais augure :
    On prétend que peu avant la Révolution, alors que Marie-Antoinette veillait à la lueur de quatre bougies, trois d'entre elles s'éteignirent. La reine s'exclama : "Voilà quelque chose de bien singulier ! J'ai peut-être tort d'être superstitieuse, mais si la quatrième bougie a le sort des autres, je me croirai menacée d'un grand malheur."
    Aussitôt la quatrième bougie s'éteignit.
    Une tradition courante dans les pays anglo-saxons consiste à poser des bougies sur la fenêtre à Noël. A l'origine, elles étaient censées guider la Sainte Famille en route pour Bethléem. Elles procurent une année de joie et de prospérité.
    On ne renvoie jamais un étranger attiré par ces lumières.
    En Chine, les bougies rouges, allumées dans les rues pendant les processions destinées à apaiser les esprits des morts, protègent aussi des démons.
    Selon la tradition Perse, on guérit un malade en allumant au-dessus de lui une chandelle faite de musc et de safran, puis en la mettant derrière son dos en ordonnant au mal de s'en aller.
    En Auvergne, il ne faut pas faire confiance à une personne qui ne fait pas jaillir au premier contact la flamme quand elle utilise la bougie d'un autre pour allumer la sienne.
    Selon une croyance du Morbihan, avoir du mal à allumer les cierges des mariés annonce un malheur pour ceux-ci.
    En Sicile, il est de mauvais augure qu’un de ces cierges tombe pendant la cérémonie.
    Les Russes conservaient chez eux les cierges ayant servi à la célébration d'un mariage. Ils en allumaient un au premier coup de tonnerre pour éloigner la foudre.

    La Bougie

    Lors de la Fête des Morts, les Parentalia qui se déroulaient en Février, les Romains qui faisaient alors des sacrifices à Pluton et aux dieux infernaux, tenaient allumés toute la nuit torches et cierges. Cette fête est à l'origine de celle de la Chandeleur.
    Dans toute l'Europe, les cierges bénits en cette occasion passent pour avoir de grands pouvoirs.
    Au retour de l'église, celui qui conservait son cierge allumé jusque chez lui était assuré de ne pas mourir dans l'année. S'il s'éteignait, on redoutait le pire.
    Les cierges de la Chandeleur étaient conservés précieusement à la maison.
    On les suspendait derrière les portes, on traçait des croix avec la cire, pour protéger les habitants de la maison et éloigner les mauvais esprits.
    Ils étaient rallumés en cas de grêle, d'orage, de maladie, de blessures, d'accouchement difficile.
    Les apiculteurs décrivaient un cercle autour des ruches avec ce cierge afin d'assurer la prospérité des abeilles.
    Le cierge bénit à la Chandeleur servait aussi aux désenvouteurs.
    En Bretagne, on s'en servait pour retrouver les noyés.

    La même puissance est attribué aux cierges bénits à Pâques.
    Les pêcheurs belges jetaient un bout de ce cierge dans les filets pour s'assurer de bonnes prises.
    Les "cierges errants" tenus par des esprits de l'autre monde apparaissent sur les routes désertes.

    La bougie a toujours été utilisée dans un cadre de protection énergétique. Donc, n'hésitons pas à allumer une, deux ou trois bougies pour ré-harmoniser un lieu et augmenter son taux vibratoire.

    Très utilisée en magie, la bougie permet "d'ouvrir une porte" entre les différents mondes.
    La disposition des bougies sur un autel servira aussi à canaliser l'énergie produite par le symbole ainsi dessiné.
    Il faut les allumer avant le début du rituel et les éteindre à la fin mais jamais les souffler.
    Les bougies intentionnelles:
    Ici, la couleur des bougies utilisée autour du cercle magique dépendra du type de rituel.
    La couleur de la chandelle va orienter et canaliser l’Energie selon le type de demande (amour, travail, argent, désenvoûtement …).
    En cas de doute concernant la couleur, prendre une bougie de couleur blanche.

    Bougie blanche, bleue, verte et jaune pour les rituels de magie blanche ou vertes
    Bougie rouge, rose et dorée pour les rituels de magie rouge
    Bougie noire pour les rituels de magie noire.

     

     

     

    Sources: http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/11/01/2627345_pouvoirs-des-bougies-chandelles-et-flambeaux.html
    http://l-ambrebleu.over-blog.com/pages/Les_Bougies-2418632.html
    http://esotcelt.unblog.fr/a-propos-de-bougie-ou-de-chandelle-un-peu-de-symbolisme/

     

     

     

     

     


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  • Arianrhod

    Image Jessica Galbreth

    Arianrhod
    Et Blodeuwedd

    Arianrhod, dans la mythologie celtique galloise, est une déesse qui apparaît notamment dans le quatrième conte des Mabinogion : « Math fils de Mathonwy ».
    Son nom signifie « Roue d’Argent ».
    Fille de Dôn (Dana), ses cinq frères sont Gwydion, Amaethon, Hyveidd, Gofannon et Gilfaethwy. Ellle est la nièce de Math, roi de Gwyedd.
    Déesse de la fécondité, elle est la mère du dieu suprême Lleu Llaw Gyffes, équivalent de Lug, et de Dylan Eil Ton. Leur naissance est le fruit d’une pratique magique, quand le roi Math veut s’assurer de la virginité de leur mère Arianrhod.

    Cette belle déesse au teint pâle était la plus puissante des enfants mythiques de la déesse mère celte Dana. C’était la gardienne de la Roue des étoiles, un symbole du temps qu’on voyait aussi comme la Roue du destin, qui tournait devant le portail séparant le monde visible de l’invisible. Elle est une gardienne du portail de l’immortalité, dont la magie permet de vivre hors du temps et de traverser le voile qui sépare le monde visible du monde invisible.

    Arianrhod est censée voir à travers les yeux d’une grande chouette et voit même dans l’obscurité de l’inconscient de l’être humain.
    Son élément est: l’eau - son symbole: la roue - son animal: La chouette. La Chouette symbolise la mort et le renouvellement, la sagesse, la lune, la magie et l’initiation.

    Elle est l’une des cinq déesses d’Avalon ; les autres sont Blodeuwedd, Branwen, Cerridwen et Rhiannon.

    Sa légende:
    Le roi Math, fils de Mathonwy, souverain du Gwynedd, doit obligatoirement, suite à une malédiction, demeurer les pieds posés dans le giron d’une vierge sous peine de mourir. Il ne peut déroger à cette obligation qu’en temps de guerre.

    L’un de ses neveux, Gilfaethwy, s’éprend de Goewin la vierge « porte-pieds » et son frère, le magicien Gwydion, imagine un stratagème pour éloigner le roi de la vierge. Il informe son oncle que des porcs fabuleux, venus de l’Annwvyn, sont arrivés chez Pryderi, le prince de Dyved, et qu’il peut se les approprier avec onze de ses compères déguisés en bardes.
    À la cour de Pryderi, où les faux bardes sont reçus, Gwydion propose d’échanger les porcs de l’Annwvyn contre 12 magnifiques étalons et 12 lévriers. La proposition est acceptée mais ce que Gwydion offre n’est qu’un artifice magique, qui prend fin après 24 heures. 
    A la suite de ça, se voyant floué, Pryderi entreprend immédiatement une expédition guerrière contre le Gwynedd, forçant Math à intervenir. Gilfaethwy en profite pour violer la vierge le soir même.
    La guerre cesse quand Gwydion tue Pryderi en combat singulier. De retour dans sa résidence royale, Goewin annonce au roi qu’elle ne peut plus assumer sa fonction, puisqu’elle a perdu sa virginité. Le roi l’épouse pour sauver son honneur et punit les deux frères.

    Pour remplacer Goewin, on suggère Arianrhod, fille de Dôn et sœur de Gwydion et Gilfaethwy. Elle doit subir une épreuve attestant sa virginité, en passant sur la baguette magique de Math. Mais en effectuant ce rituel elle donne immédiatement naissance à deux frères jumeaux. Le premier, à peine né, rejoint l’océan pour nager avec les poissons, c'est pourquoi il est appelé Dylan Eil Ton, « Dylan fils de la vague ». Dylan Eil Ton est aussi mentionné dans un poème du « Livre de Taliesin » dans lequel il est qualifié de magicien.
    Il sera malencontreusement tué par son oncle Gofannon.

    Honteuse et courroucée, Arianrhod perd en s’enfuyant son second enfant qui est recueilli par Gwydion, qui le met secrètement en nourrice ; il grandit deux fois plus vite que la normale.
    Pour son quatrième anniversaire, Gwydion amène l’enfant voir Arianrhod.

    Les trois geisa.
    Au lieu d’être heureuse, Arianrhod est scandalisée. Successivement, sa mère va lui jeter trois sorts ou interdits (geisa dans les mythes irlandais) :
    Il n’aura pas de nom, si ce n’est celui que sa mère voudra bien lui donner ;
    Il ne pourra jamais porter d’armes, à moins qu’elles viennent de sa mère ;
    Il n’aura pas de femme humaine.
    Son refus de reconnaître son fils, de lui donner un nom, des armes et une femme révèle, a contrario, l'importance du rôle de la femme chez les Celtes.
    Elle lui refuse ainsi les trois aspects anciens de la masculinité.

    Gwydion, usant de magie, contraint Arianrhod à faire ce qu’elle avait défendu.

    Gwydion, choqué par sa soeur, entreprit de briser les trois mauvais sorts. Lui et l’enfant encore sans nom se déguisèrent en cordonniers. Arianrhod arriva, désirant de nouveaux souliers. L’enfant vit un oiseau et le tua d’un seul jet de pierre. La déesse commenta la scène en désignant l’enfant comme Lleu Law Gyffes (Lleu à la main sûre/main habile). Gwydion révéla la supercherie en expliquant à Arianrhod qu’elle venait justement de briser la première malédiction en nommant son fils. Folle de rage, elle jura qu’on ne l’y reprendrait plus.
    Le magicien Gwydion et Lleu se déguisèrent ensuite en voyageurs. Gwydion créa une illusion : une armada de bateaux venait attaquer le repère d’Arianrhod. Pour se défendre, elle distribua des armes à tous ses serviteurs, dont Lleu. Le second sort fut brisé.
    Pour le troisième tabou, Math et Gwydion unirent leurs dons de magie pour créer, avec des fleurs et des plantes (genêt, primevère, reine-des-prés, aubépine, etc.) une femme (« la fille la plus belle et la plus parfaite du monde ») qui est appelée Blodeuwedd («visage de Fleurs»).
    Par conséquent, elle n’était pas humaine.
    Promise à Lleu, ils se marièrent et le troisième sort fut aussi brisé.

    L’union fut célébrée et Llew fut doté d’un cantref (domaine), mais un jour que Llew rendait visite au roi Math, dans sa résidence de Caer Dathyl, Blodeuwedd accueillit Gronw Pebyr, seigneur de Penllyn, qui chassait dans le pays.

    La trahison de Blodeuwedd.

    Blodeuwedd offrit l’hospitalité au chasseur pour la nuit et en tomba amoureuse. Les amants passèrent plusieurs nuits ensemble et projetèrent de tuer l’époux. Mais Llew est un dieu qui ne peut être tué que selon certaines modalités: il ne peut être tué à l’intérieur, ni à l’extérieur, ni lorsqu’il chevauche ou qu’il marche. En fait, il ne peut être assassiné que dans une seule position : quand il prend son bain avec un pied sur une chèvre et l’autre sur un chaudron, par une lance forgée spécialement pendant une année.

    Gronw demanda à Blodeuwedd de se renseigner pour apprendre comment tuer son mari. Le lendemain Llew revint et trouva une Blodeuwedd en larmes. Elle lui confia ses craintes concernant le fait qu’il pourrait un jour trouver la mort et ne plus revenir. Llew la consola, en lui disant qu’il ne pouvait pas être facilement terrassé, que seule une lance pourrait le tuer et cela dans certaine circonstances.

    Blodeuwedd demanda à son mari de lui expliquer comment on pouvait arriver a obtenir ces circonstances, il lui dit alors qu’il devait prendre son bain sur les rives d’une rivière, dans un chaudron couvert d’un toit, et qu’il devait y avoir une chèvre au coté du chaudron. Il devait alors mettre un pied sur le dos de la chèvre et l’autre sur le bord du chaudron. Et là la lance pourrait le tuer.

    Blodeuwedd, envoya un message à Gronw, lui disant de commencer a fabriquer la lance. Après une année et un jour, Blodeuwedd, demanda alors a Llew de lui montrer comment on arrivait a se tenir en équilibre sur un chaudron et une chèvre. Encore pour calmer son épouse Llew le fit, mais au moment ou il posa le pied sur le bord du chaudron, Gronw sortit de l’ombre et lui transperça les côtes. Au même moment Llew se transforma en aigle et s’envola en poussant un cri de douleur, non seulement du fait d’avoir été blessé mais également pour la trahison de son épouse bien aimée.
    L’amant meurtrier prit sa place à la tête du royaume.

    Gwydion parcourut le Gwynedd à la recherche de son neveu. Il retrouva l’aigle et, chantant des englyn, chants magiques, lui redonna son aspect humain. Il le ramena à Caer Dathyl pour être soigné par les meilleurs médecins. Puis ils mobilisèrent les hommes du Gwynedd et marchèrent vers le cantref de Dinoding.
    Gwydion transforma Blodeuwedd en chouette pour qu’elle ne vive que la nuit et soit méprisée des autres oiseaux en la maudissant ainsi. «Vous n’oserez pas montrer votre visage, plus jamais à la lumière du jour, plus jamais, et ce sera la cause de l’hostilité entre vous et tous les autres oiseaux. Ce sera leur nature de vous harceler et de vous mépriser partout où ils vous trouveront. Et vous ne perdrez pas votre nom  qui sera toujours «Blodeuwedd ».

    Blodeuwedd signifie « hibou » en langage d’aujourd'hui. Et c’est à cause de ça qu’est née l’hostilité entre les oiseaux et la chouette et que le hibou est encore appelé Blodeuwedd. »

    Pendant ce temps, Gronw s’échappa et envoya des émissaires à Lleu pour implorer son pardon. Lleu refusa, exigeant que Gronw l’attende sur la rive de la rivière Cynfael pour recevoir un coup de sa lance. Gronw pria désespérément quelqu'un de sa troupe de guerre de prendre sa place, mais ses hommes refusèrent. Finalement, Gronw dut se résoudre à recevoir le coup, à la condition qu’il puisse placer une grosse pierre entre lui et Lleu. Lleu permit à Gronw de le faire, puis leva la lance et la projeta avec une telle force qu’elle perça la pierre, tuant son rival.
    Une pierre percée à Ardudwy est encore connue sous le nom de Llech Ronw (Pierre de Gronw).

    Llew récupéra ses terres et règna sur tout le Gwynedd.

     

     

     


    Sources: Wikipédia et http://www.orderwhitemoon.org/goddess/arianrhod2/Arianrhod_2.html
    http://calendriercelte.tumblr.com/arianrhod
    http://laforetceltique.forumactif.com/t890-blodeuwedd

     


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    Les îles de prêtresses

     

    L'isolement de femmes dans une île est typiquement celtique.

    Il est fait souvent mention dans l’histoire d'îles où ne vivaient que des groupes de prêtresses, souvent au nombre de neuf, îles interdites donc aux hommes.

    La plus ancienne relation doit être celle de Pomponius Mela, géographe romain, pour l'île de Sein:

    Les vierges de l’île de Sein
    La légende veut que neuf prêtresses exerçaient leur magie sur cette île, à l’abri des regards profanes.
    « L’île de Sena, située dans la mer Britannique, en face des Osismiciens,, est renommée par un oracle gaulois, dont les prêtresses, vouées à une virginité perpétuelle [perpetua virginate sancta], sont au nombre de neuf. Elles sont appelées Gallicènes, et on leur attribue le pouvoir singulier de déchaîner les vents et de soulever les mers, de se métamorphoser en tels animaux que bon leur semble, de guérir des maux partout ailleurs regardés comme incurables, de connaître et de prédire l’avenir, faveurs qu’elles n’accordent néanmoins qu’à ceux qui viennent tout exprès dans leur île pour les consulter ».
    Les Gaulois croyaient qu’elles pouvaient, par leurs enchantements, exciter des tempêtes, se métamorphoser en toutes sortes d’animaux, guérir les maladies les plus graves, et prédire l’avenir, surtout aux navigateurs. Elles expliquaient les songes, rendaient invulnérables ceux auxquels il leur plaisait d’accorder ce privilège, évoquaient les morts, les ressuscitaient même, et détournaient la grêle et les inondations au moyen d’opérations magiques qui ne pouvaient être faites que la nuit, à la lumière des torches ou au clair de la lune.

    Les ïles de Prêtresses

    Photo du film "les Brumes d'Avalon"

    Les fées d’Avalon
    La plus célèbre de ces îles dont la légende est restée dans les mémoires: des textes médiévaux parlent de la fée Morgane, qui vit isolément, dans l'île d'Avalon, avec huit autres fées: elles sont donc neuf, comme des Gallicènes de l'île de Sein.

    L’île des Pommes de Geoffroy de Monmouth
    « L’Ile des Pommes, qui est appelée fortunée, tire son nom de ce qu’elle produit tout par elle-même [...] Neuf sœurs, par une loi agréable, accordent des droits à ceux qui viennent vers elles de nos régions. Celle d’entre elles qui est la première est devenue la plus savante dans l’art de guérir et elle dépasse ses sœurs par sa remarquable beauté. Son nom est Morgane et elle enseigne quelle est l’utilité de toutes les plantes pour guérir les corps malades. Un art qui lui est bien connu est de savoir changer de visage et, comme Dédale, de voler par les airs avec des plumes neuves. Quand elle le veut, elle est de Bristus (Brest), de Carnotus (Chartres) ou de Papia (Pavie) ; quand elle le veut, elle glisse des airs sur nos rivages. On dit qu’elle a enseigné l’astrologie à ses sœurs : Moronoe, Mazoe, Gliten, Glitonea, Gliton, Tyronoe, Thiten, Thiton très habile à la cithare ».
    - Vita Merlini (la vie de Merlin) de Geoffroy de Monmouth
    Cette île des Pommes n’est autre que l’île d’Avalon, qui est habitée par la légendaire Morgane.

    En Irlande, les héros des récits de Navigations rencontrent souvent une "île des Femmes":
    - c’est sur l’île de Skye qu’est initié Cuchulainn, île où demeure la magicienne Scathach Uanaind.

    Les ïles de PrêtressesLes sorcières de Kaer Loyw
    Le thème de l'île des femmes rencontrée par des voyageurs, se retrouve aussi dans les navigations de Bran, fils de Febal, qui l’amènent sur l’île des femmes, île des neufs sorcières de Kaer Loyw.
    Gloucester n’est pas une île, mais est perçue comme telle dans la tradition Galloise.
    Ce héros, équivalent gallois de Perceval, séjourne pendant trois semaines chez les neuf sorcières de Kaer Loyw (Gloucester), mais, comme elles ont commis bien des forfaits, le roi Arthur les combat plus tard avec son armée, et les vainc.
    Ces femmes sont donc au nombre de neuf, comme les Gallicènes et les fées d'Avalon, et leur puissance les rapproche des premières. (...) Ainsi Gloucester est perçue comme à moitié insulaire.

    Korid-gwen
    Selon Tacite « les anciens bardes cambriens déclarent révérer un être mythologique, du sexe féminin, nommé Korid-gwen, à laquelle ils donnent neuf vierges pour suivantes.
    Comme ces vierges sacrées, les korrigan bretonnes prédisent l’avenir ; elles savent l’art de guérir les maladies incurables au moyen de certains charmes … elles prennent la forme de tel animal qu’il leur plaît ; elles se transportent, en un clin d’œil, d’un bout du monde à l’autre … C’est en effet près des fontaines que l’on rencontre le plus fréquemment les korrigan, surtout des fontaines qui avoisinent des dolmens … Les paysans bretons assurent que ce sont de grandes princesses qui, n’ayant pas voulu embrasser le christianisme quand les apôtres vinrent en Armorique, furent frappées de la malédiction de Dieu. Les Gallois voient en elles les âmes des druidesses condamnées à faire pénitence ».

    Le mont Saint-Michel
    « Avant le christianisme, le Mont-Saint-Michel s’appelait le Mont-Bélen, parce qu’il était consacré à Bélénus, un des quatre grands Dieux qu’adoraient les Gaulois. Il y avait sur ce mont un Collège de neufs Druidesses ; la plus ancienne rendait des oracles ; elles vendaient aussi aux marins des flèches qui avaient la prétendue vertu de calmer les orages, en les faisant lancer dans la mer par un jeune homme de 21 ans qui n’avait pas encore perdu sa virginité. Quand le vaisseau était arrivé, on députait le jeune homme pour porter à ces Druidesses des présents plus ou moins considérables ».

    Les femmes Samnites
    Poseidonios affirme « qu'il y a dans l'océan une petite île, qu'il situe devant l'embouchure de la Loire et pas tout à fait en haute mer, habitée par les femmes des Samnites possédées de Dionysos et vouées à apaiser ce dieu par des rites mystiques et par toutes sortes de cérémonies sacrées.
    Aucun homme ne met le pied sur cette île; en revanche, les femmes elles-mêmes traversent l'eau pour s'unir à leurs maris et s'en retournent ensuite. .. »

    Le texte rapporté par Strabon remonte à Poseidonios, qui parcourut une partie de la Gaule à la fin du IIème siècle avant notre ère. Or, il est parfaitement exclu que des Celtes de la région de l'embouchure de la Loire aient pu, à cette époque, avoir subi une influence grecque telle qu'ils avaient adoptés et le dieu Dionysos, et ses rites.
    En réalité elles devaient célébrer le rite de Nerthus, déesse de la fertilité, autrement dit la Terre Mère.
    L'emprunt est inconcevable, et il semblerait que si les rites de ces femmes ont pu faire penser aux rites dionysiaques il faut parler d'une interprétation grecque d'un dieu gaulois par un érudit grec.

     

    Les ïles de Prêtresses


    Mais aussi ailleurs, en face de Cancun:

    Isla Mujeres, l’île des Femmes
    Considérée à l’époque des Mayas comme un lieu sacré, Isla Mujeres (l’île des Femmes) était un centre religieux dédié à la Déesse Ixchel, la mère des dieux, déesse de la lune et de la fertilité.

    Au début du XVIème siècle, Francisco Hernandez de Cordoba voyagea pour chercher des esclaves. Son but était aussi de découvrir des mines de métaux précieux. Au sud de l'île, il découvrit un temple qui ressemblait aux constructions mayas, bâti en pierres. Il découvrit sous le sable de l'île des femmes plusieurs splendides figurines qui représentaient une déesse et ses filles, ou ses compagnes.
    Leurs bustes ne sont pas vêtus comme l‘étaient autrefois les femmes indiennes. D’où tenaient-elles ces influences?
    C'est Cordoba qui donna le nom île des femmes à cette bande de terre.

     

     

     

    Sources: http://occidere.wordpress.com/2010/03/31/les-vierges-de-lile-de-sein/
    - Barzaz-Breiz, Chants populaires de la Bretagne,
    Mémoires de la société archéologique de Montpellier,

     

     

     


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