• Légendes des pierres

     

    Depuis la nuit des temps, les pierres fascinent les hommes qui leur ont attribué des pouvoirs magiques ou thérapeutiques, certaines servant à soigner des maladies, d’autres à prédire l’avenir ou d’autres encore s’utilisant comme porte-bonheur.
    Voici donc quelques légendes sur les pierres venant de nos ancêtres.

     

    Le Diamant: La plus précieuse des pierres, invincible et pure.
    Symboles : La pureté, la résistance, l’union, la perfection, l’amour éternel.
    Platon évoquait dès l’Antiquité l’image d’un axe du monde formé de diamants.
    Le bouddha parlait de l'esprit de diamant, état de pureté, de perfection que l'homme doit atteindre.
    L'alchimie indienne associe le diamant à l'immortalité et l'identifie à la pierre philosophale.
    Le Talmud évoque un diamant porté par le grand prêtre qui déterminait, en se ternissant, la culpabilité d'un criminel ou d'un traître.
    Au Moyen Age, un diamant sur lequel on gravait l'effigie du dieu Mars surmontant l'Hydre, rendait invisible son porteur.
    En Inde, l’on pensait autrefois qu’un diamant imparfait portait malheur, tandis qu’en Grèce il était un anti-poison puissant. Au Moyen-âge les gens les plus fortunés portaient un diamant pour se protéger de la peste.
    Des diamants, considérés comme maléfiques, ont causé la mort de leurs possesseurs.
    Le Koh-i-Noor, le Hope, le Shah, le Sancy et le Régent ont une histoire jalonnée de meurtres, de trahisons, de drames.


    L’Emeraude: Exceptionnellement précieuse, elle est fragile et "agréable à Dieu et aux gens".
    Symboles: L’amour véritable, le bonheur mais aussi vitalité cosmique, la force et le bonheur intérieur.
    L’empereur Néron regardait les combats des gladiateurs à travers l’émeraude verte. Les mythes antiques attribuent l'émeraude à Vénus, déesse de l'amour.
    Elle donna son nom à la fameuse table d'émeraude qui renferme le secret de la création des êtres, la science des causes de toutes choses.
    La tradition hermétique voulait qu'une émeraude fût tombée du front de Lucifer pendant sa chute.
    Aux yeux des alchimistes, l'émeraude , appelée Rose de Mai, est la pierre d'Hermès Trismégiste, messager des dieux et inventeur de toutes les sciences.
    Le Graal serait taillé dans une grosse émeraude.
    A la Renaissance, les aristocrates échangeaient des émeraudes en gages d’amitié, si la pierre ne s’altérait pas avec les années c’est que l’amitié était solide.
    Les Moghols d’Inde aimaient tant les Emeraudes qu’ils gravaient dessus leurs textes sacrés et les portaient comme talismans. C’est ce qui a conduit le développement de la taille à Jaipur


    Le Rubis: Le feu.
    Elle reflète le courage, la lutte, l’amour et la charité divine, la force vitale, couleur de la jeunesse, passion, volupté.
    En Europe, on le plaçait à la tête de la couronne royale pour commémorer la passion et le sang du Christ.
    C'est l'oeil unique que portent au milieu du front dragons et vouivres. On l'appelle alors l'escarboucle.
    Aux yeux des alchimistes, l'escarboucle symbolise la pierre philosophale.
    En Inde une légende veut que d'énormes rubis éclairent les demeures des dieux.
    En Orient, le rubis est qualifié de goutte de sang issue du coeur de Mère Nature
    Autrefois on frottait un rubis contre sa peau pour vieillir moins vite, voire même retrouver jeunesse et vitalité; au Moyen-âge l’on pensait à cette époque que le rubis était une pierre prophétique : Il devenait plus sombre si la personne qui le portait était en danger.
    Il était considéré dans toutes les anciennes civilisations d’Europe et d’Inde comme la pierre du soleil. On disait que Pégou, roi de Birmanie, n’éclairait sa ville qu’avec des Rubis qui flamboyaient comme des torches


    Le Saphir: l’immortalité et la pureté, sagesse, fidélité, justice.
    Les égyptiens croyaient que le saphir contrôlait le mouvement des astres et l'appelaient la pierre des étoiles.
    Les égyptiens et les romains considéraient cette gemme comme la "Pierre sacrée de la vérité et de la justice".
    Son nom vient de l'hébreu et signifie objet de beauté. On pensait jadis que le saphir émettait des rayons célestes ayant le pouvoir de tuer les bêtes venimeuses. Les persans, eux, croyaient que la terre avait pour socle un saphir géant, dont la couleur se reflétait dans le ciel.


    La Labradorite: Pierre de protection par excellence.
    Dans les mythes des peuples du Nord, la labradorite est supposée avoir passé l'Aurora Borealis (les aurores boréales) et est reliée à d'anciennes pratiques magiques par de nombreux peuples de cette région.
    Les Eskimos Inuits croyaient, dans les temps reculés, que les aurores boréales avaient été prises au piège dans les rochers au large de la côte du Labrador, mais ont été libérées dans l'air par un de leurs ancêtres qui a brisé l'un des rochers avec sa lance. Certaines aurores cependant, n'auraient pas été libérées par la lance et seraient resté bloquées dans cette pierre que nous appelons aujourd'hui labradorite.
    Les peuples finlandais ont souvent enfouis de la labradorite dans leur domaines comme une offrande aux esprits de la terre. La labradorite était également appelé par eux : la pierre de lune noire.


    La Topaze: La fidélité l’inspiration, la pureté, incite au développement spirituel.
    Symbole de foi, de droiture et de loyauté, offrir une topaze équivaut à donner son amitié pour toujours. Une topaze qui changerait de couleur annoncerait une trahison.
    Une tradition lui attribue la propriété d'inspirer l'horreur du sang. Il faut offrir une topaze aux hommes qui décident la guerre.
    Elle ferait partie de l’une des douze pierres ayant servi à la fondation de Jérusalem. Elle composait de très belles pièces de joaillerie portées par le Tsar de Russie au XIXe siècle
    Au treizième siècle sainte Hildegarde proposa un remède pour soigner les problèmes de vue : tremper une topaze dans un verre de vin pendant trois jours et passer la pierre sur les yeux du patient.
    Pour les Égyptiens, la topaze représentait Ra, le dieu du soleil, donateur de vie et de fertilité.


    L’Améthyste: sincérité, équilibre, et humilité.
    Elle symboliserait la sagesse et la tempérance, la pureté de l’âme.
    Le nom de la pierre est issu du grec "Amethustos" signifiant "qui n'est pas ivre".
    Dans l'Antiquité, on taillait des coupes d'améthyste pour y boire le vin, ce qui évitait aux convives de s'enivrer.
    Jadis l’on pensait que l’améthyste rendait sobre, quant à la médecine chinoise, elle, utilise cette pierre en remède contre les maux d’estomac et les cauchemars.
    Elle orne également les bagues pontificales et les couronnes des rois chrétiens, tous censés se garder de toute ivresse, fut-elle spirituelle.
    Chez les Celtes c’était la pierre des Druides, en Inde la pierre des Brahmanes et chez les Catholiques la pierre des évêques


    Le Grenat: lié au sang et à la circulation sanguine.
    Symboles : La constance, la loyauté, l’énergie et la force.
    Au Moyen-âge, il protégeait les Croisés des risques de blessures. D'anciennes recettes magiques allient le grenat au collyre pour en faire des compresses afin de fortifier les yeux et d'en guérir certaines affections.
    Au Moyen-âge, les grenats étaient censés guérir les dépressions, protéger contre les cauchemars, soulager les maladies du foie et arrêter les hémorragies.
    La légende dit qu’il brillait dans l’obscurité. C’était la pierre du héros qui devait faire face à des épreuves difficiles pour prouver son courage
     

    La Turquoise est une amulette des vierges et des jeunes mariées.
    Symboles : La purification, succès et confiance, bien être et douceur.
    Pour les tibétains, elle est le ciel et l'eau et apporte chance et protection.
    Elle a été, dans beaucoup de civilisations, une pierre qui protégeait contre la magie maléfique. Elle était portée en amulette pour gagner en force, en santé et en joie de vivre.
    Le chef apache Geromino possédait une turquoise, qui favorisait ses visions. La civilisation aztèque vénérait la turquoise, appelée pierre des dieux. Les aztèques estimaient leur richesse à leur nombre de turquoises.
    Le pharaon Amerenbet II mit au jour les plus vielles mines connues de turquoise.
    Les pierres servirent dés cette lointaine époque à fabriquer des amulettes sous formes de scarabées, de fleurs de lotus, de faucons...
    Elle a toujours été considérée comme un porte-bonheur; au XVème siècle on pensait que la turquoise perdait de son éclat si son propriétaire était malade, et le retrouvait une fois la menace écartée.


    Le Corail: La force.
    C’est la pierre porte bonheur des Italiens.
    En Chine Antique, les coraux étaient symbole de richesse, des privilèges et d’un statut social élevé.
    Appelé Arbre des eaux, les anciens lui accordaient le pouvoir de protéger du mauvais oeil et d'arrêter les hémorragies.
    Pierre sacrée chez les tibétains, il fait partie des sept joyaux dans le bouddhisme sino-japonais.
    Il serait né, selon une légende grecque, des gouttes de sang versées par la Méduse, l'une des gorgones. Ce serait la tête tranchée par Persée, qui se serait transformée en corail.


    La Perle: évoque toujours quelque chose de précieux, de rare et sans défaut.
    Symboles : La santé, beauté, authenticité. Tout comme la lune, elle est un symbole fort de la féminité. Elle reflète la sexualité, l’authenticité et la beauté.
    Autrefois, on croyait que les perles étaient le fruit de l'union entre l'eau de la mer et la lumière de la Lune.
    Née de la chute d'une goutte de rosée dans une coquille ou d'une larme de lune, elle est le symbole essentiel de la féminité créatrice, elle est toujours la trace sur Terre de l'activité céleste.
    Les anciens Grecs associaient les gemmes brillantes à Aphrodite, la déesse de l'amour et de la beauté. Ils croyaient qu'elle était issue de l'écume de la mer. Lors de sa naissance, elle s'était secouée, avait jeté des gouttes d'eau dans l'océan et celles-ci étaient devenues des perles.
    Une ancienne légende persane rapporte que le prophète expliquait ainsi sa venue:
    " Dieu a des serviteurs comparables à la pluie, lorsqu'elle tombe sur la Terre ferme elle donne naissance à du blé, lorsqu'elle tombe sur la mer elle fait naître les perles."
    D’après l’écrivain latin Pline, Cléopâtre aurait fait fondre une perle d’une valeur inestimable dans son vin et l’aurait ensuite bu en gage d’amour pour Antoine. Les perles ont longtemps été considérées comme un remède universel.
    On dit qu’elle perd son éclat si on ne la porte pas.


    L’Opale: espoir, fidélité, amour
    C’est une pierre fascinante entourée de mystère. Les Romains parcouraient le monde pour se procurer cette pierre qui avait pour eux l'éclat de toutes les pierres précieuses en une seule.
    En Europe, l’on pensait que l’opale porte malheur, on l’a rendue responsable de la peste noire tandis qu’en Asie, cette pierre symbolise l’espoir.
    Concernant l'opale irisée, Brahmâ lui donna son bleu céleste, Vishnu l'éclat du soleil, et Shiva son sang flamboyant.
    La rumeur veut que l'opale noble porte malheur. Particulièrement depuis la publication du roman de Walter Scott, Anne de Geierstein. Ce roman raconte l'histoire de la grand-mère d'Anne qui portait une barrette sertie d'une opale qui reflétait l'humeur de sa propriétaire en lançant des étincelles et de petits éclairs rouges quand elle s'emportait.


    L'Aigue-marine: tolérance, patience, calme, douceur et sensibilité.
    Au Moyen-âge on lui attribuait le pouvoir de raviver l’amour entre époux, l’aigue-marine, aussi appelée « pierre des marins » est également censée protéger ces derniers pendant les tempêtes. C’est la pierre de chance des gens de la mer.
    Selon le mythe grec, l’aigue-marine échouait sur le rivage après être tombée du coffre à bijoux des sirènes
    D'après une autre légende, ce sont les hippocampes qui ont apportés sur le rivage l'aigue-marine qui viendrait du trésor des nymphes....
    Symbole d'innocence, de pureté, de fidélité, elle protège les amoureux.


    Le Lapis-lazuli: Il symboliserait l’affirmation de soi et l’harmonie dans les relations
    Il fût la véritable pierre précieuse des civilisations du Proche Orient et de l’Egypte. Il représentait le ciel nocturne et la puissance des Dieux dans l’Egypte Antique.
    Les sumériens associaient le bleu du lapis-lazuli à la voûte céleste faisant de "la pierre des pierres" un don du ciel et lui rendaient un véritable culte.
    Les égyptiens sculptaient leurs fameuses amulettes en formes de scarabée dans le lapis-lazuli.


    La Pierre de Lune: Spontanéité et simplicité.
    Galien la surnommait " Ecume de lune ".
    A Ceylan, au XI° siècle, fut érigé un temple à la gloire de la pierre de lune. D'après la légende, les marches de l'autel en étaient couvertes.
    Il convient de l'offrir pour le treizième anniversaire de mariage car la pierre conjure l'influence néfaste du chiffre treize.
    C’est la pierre d’Aphrodite, déesse de l’amour c’est aussi une pierre sacrée en Inde qui apporte la bonne fortune. C’est une pierre céleste, captivante et troublante.


    La Cornaline: Elle symboliserait la stabilité et la motivation.
    Symbole de bonheur et de sérénité, la cornaline orangée est prisée depuis l'antiquité.
    Les égyptiens disaient qu'elle offrait la protection du sang d'Isis.
    Les Romains et les Egyptiens en faisaient le symbole de la vie, de la richesse et de la prospérité.
    Liée à des pratiques religieuses, elle accompagnait les défunts durant leur long voyage vers l'au-delà. Elle ornait le pectoral funéraire du pharaon Toutankhamon


    Le Péridot: Equilibre et vitalité, félicité, bonheur.
    Au Moyen-âge l’on pensait qu’il dissipait l’obscurité et les terreurs nocturne, le roi Edouard VII l’utilisait, lui, comme porte-bonheur
    Appelé Olivine pour les variétés les plus foncées et Chrysolite pour les plus claires, le péridot est le symbole du lion dans la tradition anglo-saxonne.
    Nommée gemme du soleil, il avait les faveurs de la reine Cléopâtre. Au Moyen Age, on l’employait pour repousser les mauvais esprits et attirer la sagesse et l’amitié.
    Il servit au Moyen Age à l'ornementation des objets de culte et du mobilier ecclésiastique.
    Le trésor des Rois mages de la cathédrale de Cologne comprend des péridots.
    Rêver qu'on trouve un péridot en bêchant son jardin annonce une nouvelle inattendue ou une visite.


    Légendes des pierresL’Obsidienne: Le symbolisme de cette pierre se rattache à celui de la pierre de feu.
    On lui prête le pouvoir de conjurer les maléfices et d'éloigner les mauvais esprits.
    Autrefois l'obsidienne avait une signification mortuaire ayant le pouvoir d'ouvrir les chairs humaines et également le pouvoir de les refermer. Les égyptiens se servaient de ses éclats tranchants pour inciser les cadavres lors des embaumements.
    Les Aztèques, qui en fabriquaient des miroirs magiques, recouvraient les plaies d'un baume à base de poudre d'obsidienne.


    Et pour terminer, la légende de l’Obsidienne larme d’Apache :
    L'origine de son nom signifie : "larme de femme indienne". En forme de goutte, elle est noire ou gris foncé avec parfois de petites inclusions blanches.
    Une tradition très ancienne disait que cette pierre permettait de voir l'avenir. Elle aide à garder son équilibre lors de crises et de difficultés dans le couple. Elle est aussi utile pour lâcher prise et accorder à un être proche la liberté qu'il revendique. Elle apporte une pensée objective et une inspiration spirituelle.

    La Larme d'Apache a une belle histoire. On raconte qu'une tribu indienne vivait paisiblement dans un village situé au-dessus d'une crique. Ce petit paradis fut un jour attaqué par des soldats blancs. Les Apaches défendirent leurs familles, mais lorsqu'ils réalisèrent que tout était perdu, ils choisirent de se jeter dans la crique plutôt que de se rendre. Tous périrent. Les soldats décidèrent alors de se retirer, laissant la vie sauve aux femmes et aux enfants du village. La légende dit que les larmes versées par ces indiennes se transformèrent en pierres, donnant ainsi naissance aux fameuses Larmes d'Apache.

     

     

     

     

     


    http://www.italiq-expos.com/blog-shopping/2006/03/24/89-les-pierres-precieuses-leurs-mythes-et-legendes
    http://www.pouvoirdespierres.com/
    http://teemix.aufeminin.com/accessoires/les-pierres-precieuses-et-leurs-symboles-s963108.html

     

     

     

     


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  • La Reine Medb

    La Reine Medb représentée sur une fresque du quartier d'Ardoyne,
    à Belfast (Irlande du Nord).


    La reine Medb ou Maeve


    Dans la mythologie celtique irlandaise, la reine Medb (ou Maëve) apparaît notamment dans « La razzia des vaches de Cooley » (Táin Bó Cúailnge), long récit mythique, qui appartient au Cycle d'Ulster.
    Medb ou Maeve dont le nom vient du gaélique Méabh qui signifie « ivresse (du pouvoir) », est une des six filles de roi Eochaid Feidlech et une reine du Connaught, mais nul roi ne peut régner sans l’épouser, car elle personnifie la Souveraineté.
    Guerrière et ambitieuse, sa seule vue affaiblit les hommes qui la regardent, et on dit qu’elle court plus vite que les chevaux.

    Reine guerrière, épouse d'Aillil, mais ne partageant pas le pouvoir, elle est un des exemples les plus aboutis de la Souveraineté féminine absolue, autour de laquelle gravitent ses innombrables amants.
    Les «qualités» qu'on lui reconnaît se déclinent en force, volonté, ambition. Sans scrupule, elle est prête à tout pour assurer sa gloire.
    Elle dit d'elle-même qu'elle a toujours un homme en réserve si l'actuel vient à faire défaut: «Je ne suis jamais sans un homme dans l'ombre d'un autre.»

    Demandée en mariage par les principaux souverains d'Irlande : Finn mac Ross, roi de Leinster, Cairbre Nia Fer, roi de Tara, Conchobar Mac Nessa, roi d'Ulster et Eochaid le Petit, elle choisit finalement d'accorder sa main à Ailill, le frère cadet des rois de Leinster et de Tara. On dit que quand le roi de Tara n’était pas disponible, c’est elle qui règnait.

    La puissance et la liberté de la reine Mebd sont révélatrices du statut de la femme dans les sociétés celtiques de l’Antiquité.

    Tain Bô Cùailnge.
    Son fait d'armes le plus célèbre est l'invasion de l'Ulster, lorsque ses troupes capturèrent le taureau de Cùailnge.

    Dans le récit de La Tain Bô Cùailnge, elle se dispute avec son mari royal Aillil à propos de leur patrimoine respectif. Affaire d'importance puisque dans le couple celtique, la richesse détermine la préséance royale. Et, en effet, Aillil possède un taureau de plus, le Beau Cornu d'Ai, ce que Medb ne saurait supporter. Medb demande alors à Dare, noble d’Ulster, de lui céder son fabuleux taureau, le Brun de Cùailnge. Mais Dare refuse malgré la fortune qu‘on lui offre. Elle décide donc d’aller le prendre de force.

    Rencontre avec la Fidelma.
    Fidelma était en Irlande à la fois sorcière, prophétesse de guerre et poétesse. Elle est décrite comme une tisseuse, une fileuse…

    La Reine Medb

    Fidelma par Sélina Fenech

    Mebd demanda conseil aux druides qui lui dirent seulement que ELLE reviendrait de la bataille. Sur la route du retour elle rencontra une jeune fille tissant une ceinture, à l’aide d’un métier à tisser de bronze blanc à sept pointes d’or rouge.

    Fidelma est une jolie jeune fille et elle est décrite ainsi dans la traduction du récit de la Táin Bó Cúailnge par Thomas Kinsella:
    « Elle avait les cheveux blonds. Elle était enveloppée dans un manteau aux couleurs bigarrées ferme par une broche en or, et portait une tunique rouge couverte de broderies et dotée d’une capuche, ainsi que des sandales aux fermoirs dorés. Son front était large, son menton fin, la courbe de ses sourcils était noire et elle avait des cils noirs délicats qui jetaient une ombre sur son visage jusqu’au milieu de ses joues. Si tu l’avais vue, tu aurais cru que ses lèvres étaient rouges sang. Ses dents étaient comme une rangée de bijoux entre ses lèvres. Elle rassemblait ses cheveux en trois tresses, deux d’entre elles entouraient sa tête, tandis que la troisième descendait le long de son dos et venait caresser ses mollets. Elle tenait dans une main un baguette légère de formes entrelacées et sertie d’or. Ses yeux avaient trois iris. Des chevaux noirs trainaient son char, et elle même était armée. »

    Le son de sa voix était comme la douce musique d’une harpe, et après un longue conversation Mebd lui demanda une prédiction sur la bataille qu’elle envisageait, et sur ses alliés:
    -je vois du rouge sur eux, répondit-elle.
    Mebd la questionna encore sur ses guerriers, sur ceux qu’elle connait un par un et les autres:
    -je vois du rouge sur eux, répondit à chaque fois Fidelma.
    En un mot elle les voit ensanglantés, mais Mebd ne tient pas compte de ces avertissements, elle veut le taureau et elle l’aura!

    Medb Coalisant les autres provinces d’Irlande (Leinster, Munster et Meath), elle organise une expédition contre l’Ulster, pour la capture du taureau de Cúailnge,
    la fameuse «Razzia des Troupeaux de Cooley»,
    L’armée se heurte alors au guerrier Cúchulainn, qui, aidé des Ulates d’Ulster, parviendra à tenir en échec la reine Medb qui subit d’incalculables pertes, non sans réussir à s'enfuir avec le fameux taureau de Dare.

    Les écrits racontent qu’elle se vengera bien plus tard de Cúchulainn, en demandant à 3 sorcières de l’empoisonner pour l’affaiblir. Bien que ce dernier parvint à décapiter les 3 sorcières, il fut cependant assassiné par Lugaid, un soldat de la reine Medb, d’un javelot qui lui transperça la poitrine.

    Mort de la reine.
    Forbai, fils du roi Conchobhar Mac Nessa avait découvert que la reine Medb avait l'habitude de se baigner dans un étang de Galway. Il mesura avec précision la distance qui séparait l'endroit où elle se baignait du lieu où il l'observait. Puis il retourna à la forteresse de Emain Macha, en Ulster, pour s'entraîner à la fronde jusqu'à ce qu'il fut capable de toucher une pomme placée sur un mât à la même distance. Satisfait, il retourna discrètement à l'étang et frappa Medb en plein front avec sa fronde. L'Ulster était désormais vengé.

     

    La Reine Medb

    La tombe de la reine Maeve ou Medb

    La Queen Maeve’s Tomb
    Située non loin de Knocknarea dans le comté de Sligo, la tombe de la reine Maeve possède une aura mythologique plus que palpable !

    De nos jours, le cairn est quasi intact, et se présente comme un gigantesque monticule pierreux renfermant une tombe à couloir. Bien que l’on date plutôt le cairn à la préhistoire (durant le néolithique), nombreux sont les irlandais pensant que ce cairn abrite bel et bien une tombe royale. Le cairn mesure plus d’une dizaine de mètres de haut, et forme un ensemble circulaire composé de pierres en calcaire, et de terre : une association parfaite pour obtenir une tombe étanche et hermétique !

    Curiosité : La tombe légendaire de la Reine Maeve est sur la montagne Knocknarea. Sur le chemin de Tara, nous trouvons Rath Maeve (Ráth Meadhbha). Rath Maeve était par le passé un fort-colline mesurant approximativement 750 pieds de diamètre. Tout ce qui reste maintenant est un fossé bien défini près de la route. Ce fort-colline a été baptisé au nom de la Reine Maeve,

    La Reine Medb

     

     

    Sources: http://mythologica.fr/celte/medb.htm
    http://www.guide-irlande.com/sites-touristiques/queen-maeves-tomb/

     

     


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  • Hanami


    Au Japon, on célèbre chaque année Hanami, la « Fête du Cerisier en Fleurs ».

    Le hanami (littéralement, « regarder les fleurs ») est la coutume traditionnelle japonaise d'apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier (sakura), lorsqu'à partir de fin mars ou début avril, elles entrent en pleine floraison.

    Le terme de "Sakura" renvoie à tous les cerisiers d'ornement au Japon. On dénombre plus de 300 espèces de cerisier sur l'archipel. Il est possible de les regrouper en 2 grandes catégories. Les cerisiers des villages (satozakura) avec plus de 200 variétés et les cerisiers des montagnes (yamazakura) avec une centaine d'essences différentes.

    La floraison des cerisiers au début du printemps est un moment très attendu et très prisé, donnant lieu à d'importantes réjouissances.

    Hanami


    Légende:

    Hakimaha était l'une des plus jolies princesses du royaume des mers.
    Sa beauté était connue de tous et partout, au-delà de tous les horizons.

    Vive, espiègle, rieuse, ne pensant qu'à s'amuser avec les dauphins, les marsouins, il lui arrivait d'emprunter le char de son oncle, le dieu de la mer.

    Un jour, le dieu des vents, jaloux de Hakimaha qui avait repoussé ses avances, se déchaîna pour lui être désagréable. La princesse perdit le contrôle de l'attelage et le char s'abîma sur les rochers du Japon.

    Le dieu des mers ne fut pas content. Il devait punir Hakimaha qui avait désobéi. Mais il aimait cette princesse jolie et souriante. Il pensa la transformer en île, en rocher mais se dit qu'une île, qu'un rocher ne souriaient pas.

    Alors il pensa la transformer en montagne dans cet archipel du Japon où elle avait commis sa faute. Mais, si une montagne sourit avec sa couronne de neige, et ses garnitures végétales, elle ne connaît pas cette douceur des marées qu’aime le peuple des mers.

    Le dieu des mers réfléchit et, enfin, un sourire illumina son visage. Il transforma Hakimaha en cerisier pour qu'elle puisse continuer de sourire, chaque année au retour du printemps et pour qu'elle ressente toujours la douceur perpétuelle des caresses de la brise marine.

    De ce jour, Hakimaha s'est appelée Fleur de Cerisier et le cerisier a fleuri sur la terre du Japon !


    Tiré de " l'influence de la lune sur les cultures, par Robert frédéricks,

     

    La symbolique du cerisier.

    La fleur de cerisier est partout au Japon. Elle est particulièrement usitée dans les arts et l'artisanat japonais (kimono, chanson, estampe,...). On la retrouve aussi sur les insignes militaires, policiers et certaines distinctions officielles. Sa représentation apparaît sur les pièces de 100 yens et le nom même de Sakura est devenu un prénom féminin.

    Cette fleur puise sa charge symbolique dans l'univers guerrier que sont les Samouraï et les Bushi de l'ère Heian (794 à 1185 ap. J.-C.). L'espérance de vie peut s'avérer fort courte à cette époque pour ces guerriers. Beaucoup d'entre eux adoptent alors la fleur de cerisier comme emblème.
    La légende veut par ailleurs que la couleur rose pâle des fleurs de sakura soit due à l’habitude ancestrale d’enterrer les samourai au pied de ces arbres qui seraient, pour cette raison, teints du sang de ces guerriers.
    Le bouddhisme l'adopte aussi comme un symbole de l'impermanence de toute chose.

    Symbole de l'éphémère
    Le caractère transitoire de la floraison du sakura est utilisé depuis des siècles dans la culture nippone comme métaphore afin de souligner le caractère éphémère de la beauté mais aussi de la vie.

    Si l’on pense savoir que la coutume aurait commencé dans la période Nara (710 – 784), il est indubitable que cette tradition a été durablement instaurée par l’Empereur Saga un demi-siècle plus tard. Il en fit une fête où l’on célébrait avec des mets et des boissons l’arrivée du printemps dans les jardins de son palais impérial de Kyôto.

    La coutume a toujours survécu et aujourd’hui, les Japonais partent en famille ou en groupes pique-niquer sous les arbres, discuter, boire et chanter, échappant pour quelques heures à l’ambiance oppressive du Japon moderne où règne la loi du marché et l’addiction au travail .

    Pour les Japonais, cet antique rituel de contemplation permet à l’homme moderne de méditer sur le cycle de la vie, de concevoir comment la nature procède par cycles et comment chaque mort n’est jamais une fin en soi mais seulement une transformation.


    De Fragonard à Berdoues, en passant par L’Occitane et Durance, de nombreuses maisons de parfums du Midi de la France rendent hommage par des fragrances poétiques à ces « Fleurs de cerisiers ».

     

     

     

    Sources: http://www.clickjapan.org/Climat_faunes_flore/sakura.htm
    http://auroraweblog-acte-2.hautetfort.com/archive/2013/03/28/hanami-ou-la-fete-du-cerisier-en-fleur-sur-des-photographies.html
    http://www.maite-infos2-over-blog.com/article-legende-niponne-printemps-et-cerisier-123506744.html

     

     

     

     


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  • Mythologie des Dogons

    Sirius, étoile mythique des Dogons

     

    Dans la mythologie des Dogons, il est dit que l’humanité fut crée par les Nommos, une race d’êtres amphibiens provenant d’une planète progressant en orbite autour de Sirius. Selon la légende, « ils descendirent du ciel à bord de vaisseaux dans le feu et le tonnerre » et enseignèrent aux humains toutes leurs connaissances.
    Après leur arrivée, ils déversèrent un immense réservoir d’eau sur terre, créant les mers puis y plongèrent. Cela fait références à la tradition orale, aux peintures et aux tablettes représentant des êtres à l’apparence humaine mais affichant une peau de poisson. Les Nommos avaient davantage de caractéristiques des poissons et devaient vivre dans l’eau. Ils étaient des sauveurs et des gardiens spirituels. Ils apprirent tous les principes de vie aux hommes.
    « Le Nommo fut sacrifié et ressuscita. Dans le futur, il visitera à nouveau la Terre mais sous l’apparence humaine. »

    Mythologie des Dogons

    Tradition Orale:

    Pour les Dogons du Mali, la connaissance secrète est transmise de bouche à oreille par des initiés que l'on nomme les Ouloubarou. Les Dogons affirment que le Monde a été créé par Amma, dieu unique se trouvant à la base de toute chose.
    Amma, maître de l'univers, avait lancé des morceaux de « terre » dans le cosmos pour donner forme aux étoiles, au soleil et à la lune. La Terre avait été créée en dernier .

    Ensuite, étaient nés les Nommos.
    Ils avaient l'apparence de l'homme et du serpent, le corps lisse de couleur verte ; leurs yeux étaient rouges. Leur langue était fourchue, leur torse identique au torse humain, le bas du corps adoptait la forme du serpent ; les bras étaient souples et terminés par des mains palmées.
    Fils d'Amma et de la Terre, les Nommos sont considérés comme les intermédiaires entre les hommes et les cieux.

    Mythologie des Dogons

    C’est à eux que revenaient dorénavant les décisions concernant l’humanité qui vivait alors dans les cieux (sur une autre planète). Certes, ils avaient bien voulu faire progresser les humains mais ne pouvaient ni leur parler ni avoir avec eux de contacts directs.
    Alors le Premier Ancêtre avait décidé de construire une Arche pour descendre sur Terre. L'Arche avait la forme d'un panier tressé à base carrée et était pourvue d'un escalier sur chacun des quatre côtés.
    Chaque escalier portait ce qui devait peupler le monde: - l'escalier Nord, les hommes et les poissons; - l'escalier Sud, les animaux domestiques; - l'escalier Est, les oiseaux; - l'escalier Ouest, les animaux sauvages, les plantes et les insectes.

    Pour compléter son équipage, l'ancêtre avait aménagé sur la plate-forme tout un matériel de forge: masse, enclume et soufflet. C’est sans doute pour cela que les Dogons disent que les forgerons portent le secret des Dieux et que lorsqu’ils battent de l’enclume, ils font aussi entendre sa parole.
    L’Ancêtre avait aussi transmis aux hommes la parole qui organise le monde.

    Avant de quitter les terres célestes, l’Ancêtre avait pris des braises de soleil et des morceaux de fer, puis, dressé sur la plate-forme, il avait fait descendre son vaisseau le long d'un arc-en-ciel, mais lorsque l'Arche avait touché la terre, le choc avait ét si violent que cela avait dispersé son contenu dans toutes les directions. Ce qui s’était avéré plutôt bien: ainsi la vie s’était également répartie sur la Terre, dans les océans et dans les airs : les hommes avaient pu se livrer aux travaux agricoles, les animaux courraient dans les plaines, les semences donnaient d'excellentes récoles.

    Mythologie des Dogons


    Un des grands mystères du monde Dogon, c'est Sigui, cette grande fête qu’ils organisent tous les cinquante ans, depuis la nuit des temps. À cette occasion, ils arborent le masque Kanaga qui lie les hommes et les divinités, et ils en profitent pour adresser leurs prières au dieu Amma.
    Au cœur des croyances des Dogons est la révélation précise de l’existence d’une étoile totalement invisible à l’œil nu et si difficile à observer au télescope qu’on ne put en obtenir des photographies qu’en 1970.

    Or, le cycle de 50 ans correspond aux rotations de cette étoile, que les Dogons appellent Pô Tolo, qui tourne autour de l’étoile la plus brillante du ciel, Sirius.
    Chose surprenante, les astronomes n’ont découvert cette étoile qu’au XXème siècle qu’ils ont appelée Sirius B, et celle-ci tourne autour de Sirius suivant une orbite d’environ 50 ans…, la fête de Sigui !

    Les Dogons disent que cette connaissance leur fut transmise par des êtres venus d’un autre système stellaire.
    En occident on n’en soupçonna l’existence qu’en 1844. On sait aujourd’hui que cette étoile est une naine blanche, les plus petites des étoiles visibles et d’une telle densité qu’elle peut exercer une influence sur Sirius.

    Dans le nom qui lui est donné par les Dogons: Tolo signifie étoile, et Pö la plus minuscule des graines qu’ils connaissent. Ils expriment ainsi que cette étoile est la plus petite qui soit, et ils affirment aussi qu’elle est l’étoile la plus lourde; ils savent également qu’elle est blanche et lui attribuent donc ses trois caractéristiques de naine blanche: densité, petitesse et blancheur.
    Ils savent en outre que son orbite est elliptique, que sa période orbitale est de 50 ans et enfin qu’elle tourne sur son axe.

    Les Dogons affirment également l’existence d’une troisième étoile, Emma Ya, et des astronomes ont confirmé au milieu des années 1990 l’existence d’une troisième étoile, Sirius C.

    Mais encore plus curieusement, les Dogons disent qu’autour de cette troisième étoile graviterait une planète d’où serait venu le premier Ancêtre à bord de son arche !

    Les Dogons savent aussi que Saturne a des anneaux et Jupiter 4 satellites. Ils ont quatre calendriers: pour le Soleil, la Lune, Sirius et Vénus, et enfin ils savent depuis longtemps que les planètes tournent autour du Soleil.

    Ils prétendent tenir leur science astronomique des Nommos, êtres amphibies envoyés sur la terre pour le bien de l’humanité.

    Des créatures similaires sont décrites dans d’autres civilisations anciennes : Oannes (Babylone), Ea (Acadie), Enki (Sumer)…)

    Alors, mythe ou réalité?

     


    En savoir plus ici:

    http://www.dinosoria.com/dogons.htm

     

     

    Source: http://touslescontes.com/biblio/conte.php?iDconte=674

     

     

     

     


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