• Les amants papillons

     
    Légende Chinoise


    La légende de Liang Shanbo et Zhu Yingtai, parfois traduite par « Les amants papillons, » est une légende chinoise qui raconte une histoire d’amour impossible à l’époque.

    Cette légende se déroule dans la Chine ancienne, sous la dynastie orientale des Jin. Elle reflète bien la force de l'amour mais surtout la position sociale de la femme chinoise, obligée de se soumettre à la volonté des hommes, notamment du père, des frères mais aussi du mari. En effet, cette légende puise ses origines dans le sud de la Chine de l'époque où, et ce, pendant des millénaires, la tradition interdisait aux filles l'accès aux Savoir et aux études, l'école étant exclusivement réservée aux garçons.

    Zhu Yingtai est née dans une riche famille de Shangyu. Elle a huit grands frères qui vont tous à l'école. Zhu Yingtai est intelligente, elle aimerait elle aussi s'instruire, connaître le monde, mais, à cette époque, la tradition le lui interdit.

    Alors Zhu Yingtai réfléchit et décide de se cacher sous des vêtements de garçon, et elle obtient, non sans mal, l’accord de son père.
    C'est donc ainsi déguisée qu'elle parvient à conquérir le droit de franchir la porte de l'école, sans éveiller les soupçons. Zhu Yingtai prend sa place au milieu des garçons et découvre le Savoir.

    Puis un jour Zhu Yingtai rencontre Liang Shanbo et dès les premières paroles échangées, ils ressentent une forte affinité l’un envers l’autre.
    Pendant les trois ans qui suivent, ils étudient ensemble dans la même école. Ils sont tous deux bons élèves, bien que Liang consacre beaucoup plus de temps à étudier que Zhu. La jeune femme est peu à peu tombée amoureuse de Liang qui, obnubilé par ses études, ne s'aperçoit pas que Zhu grandit et devient manifestement une femme.

    Le jour arrive où Zhu reçoit une lettre de son père qui lui demande de revenir au plus vite. Elle n'a alors d'autre choix que de se préparer en hâte et de prier Liang de lui faire ses adieux. Cependant, au fond de son coeur, elle s'est déjà avoué un éternel amour pour Liang.

    Liang décide d'accompagner Zhu sur le chemin qui les mène vers leur séparation. Zhu tente diverses allusions afin que Liang se rende compte qu'elle est bien une femme cachée sous un déguisement d'homme. Entre autres, elle compare leur relation à un couple de canards mandarins (symbole du couple amoureux dans la culture chinoise) mais Liang n'entend rien à ses indices et n'a même pas le plus petit soupçon.
    Avant de s‘éloigner, Zhu insiste pour qu'il lui rende visite chez elle un jour en espérant qu'il pourra lui proposer une demande en mariage. Liang et Zhu se séparent à regret.

    Quelques mois plus tard, quand Liang rend visite à Zhu, il découvre bel et bien une femme et prend conscience avec déception qu'il a perdu du temps. Enfin, leur amour peut s'exprimer ouvertement. Ils sont passionnément voués l'un à l'autre, ils font alors le vœu de s'aimer jusqu'à ce que la mort les sépare.
    La joie de leurs retrouvailles et l'espoir de leur union prochaine ne durera pas longtemps : au moment où Liang demande la main de Zhu, il apprend que ses parents ont déjà arrangé un mariage avec un homme d'origine noble nommé Ma Wencai. Liang, le cœur brisé, se laisse mourir et s'éteint bientôt.

    Le jour du mariage, Zhu, le cœur gros, se rend en bateau chez son futur époux, mais, au moment où l'embarcation passe aux abords de la berge où repose Liang, une mystérieuse tempête éclate, empêchant la procession de poursuivre sa route. Lorsque Zhu apprend qu'il s'agit de la tombe de Liang, elle s'effondre de désespoir et supplie que la sépulture s'ouvre. Soudain, le sol se déchire dans un fracas de tonnerre. Sans plus d'hésitation, Zhu se jette dans le trou béant pour rejoindre Liang.

    C’est alors que les porteurs du palanquin et les participants à la procession nuptiale voient surgir de la sépulture deux papillons qui s’envolent ensemble, pour ne plus jamais être séparés.

     

    Adaptations
    Cette histoire est probablement l'une des légendes chinoises les plus connues dans le monde. Cela explique pourquoi elle fit l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques.

    La version la plus réussie et la plus fidèle est sans aucun doute, celle de Li Han-hsiang, dans « The Love Eterne ». Ce film qui combine opéra et 7ème art, réunit tous les ingrédients d'un classique chinois: décor hauts en couleur, airs entraînants, paroles poétiques, paysages magnifiques. Cette production de la Shan Brothers parut en 1963, fut saluée par les critiques, notamment pour la performance des deux actrices qui ont joué les deux rôles principaux : Ivy Ling Po en Liang Shanbo et Betty Loh Ti en Zhu Yingtai.

    Les versions les plus récentes sont celle de Tsui Hark avec Charlie Yeung et Nicky Wu dans « The Lovers » en 1994 ou encore »The Butterfly Lovers » de Jingle Ma avec Wu Chun et Charlène Choi en 2008. L'opéra, le théâtre et même la télévision ont aussi adapté cette légende.

    Cette légende est un tel monument de la mythologie et de la culture chinoise qu'en 2006 elle a été présentée au classement de l'UNESCO dans l'objectif d'entrer à son répertoire du patrimoine oral et immatériel.

     

     

     

     


    Sources: http://www.chine-informations.com/guide/les-amants-papillons-legende_4279.html
    http://cinemachinois.unblog.fr/2011/01/26/la-romance-de-liang-shanbo-et-zhu-yingtai-de-sang-hu-28-janvier-a-paris-diderot-2/

     

     

     

     


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  • Tantale enchaïné par Hermès tandis que Zeus ressuscite Pélops, par H. Taraval.

     

    Tantale

    Dans la mythologie grecque, Tantale est un mortel, fils de Zeus et de la nymphe Plouto, et roi de Phrygie ou de Lydie. Il est l'époux de Dioné, fille d'Atlas, et le père de Pélops, de Niobé, et de Brotéas.

    Il avait la réputation d'être extrêmement riche et les dieux le considéraient comme supérieur à tous les mortels. Les dieux l'honoraient de leur amitié et le recevaient à leur table divine. Mais il trahit leur amitié de plusieurs façons.

    Il avait la fâcheuse habitude de dérober le nectar et l'ambroisie des dieux qu'il partageait avec d'autres mortels et de colporter tous les ragots de l'Olympe.
    Et puis:
    Un jour, Pandarios vola dans le sanctuaire de Zeus un magnifique chien en or qui avait gardé Zeus quand il était enfant. Il le confia à Tantale. Zeus envoya Hermès chercher le chien chez Tantale qui nia l'avoir reçu. Alors Hermès s'adressa à Pandarios, qui vint le redemander à Tantale. Par deux fois, Tantale jura qu'il ne savait qui l'avait.
    Les dieux le punirent en plaçant au-dessus de sa tête un énorme rocher en équilibre instable, menaçant de tomber à tout moment.

    Pourtant les dieux vinrent une fois dîner dans son palais. Parce que la région souffrait d'une terrible disette ou pour vérifier la prescience des dieux, Tantale égorgea son fils Pélops, le fit cuire dans un chaudron et le servit à l'occasion du banquet.
    Les dieux se rendirent immédiatement compte de l'horrible nature de cette nourriture à l'exception toutefois de Déméter qui, à cette époque là, était fortement troublée par la disparition de sa fille et avala un bout d'épaule.
    Mais Zeus ordonna à Hermès de ramener l'enfant des Enfers et de remplacer son épaule par un morceau d'ivoire.

    La punition cette fois fut plus sévère devant cette faute impardonnable.

    Les dieux condamnèrent Tantale à ce qui deviendra célèbre sous le nom de « supplice de Tantale »: passer l'éternité dans le Tartare à souffrir un triple supplice: Tantale est placé au milieu d’un fleuve immergé jusqu'à la poitrine et sous des arbres fruitiers, et affligé d'une soif et d'une faim inextinguibles. Mais le cours du fleuve s'assèche quand il se penche pour en boire, et le vent éloigne les branches de l'arbre quand il tend la main pour en attraper les fruits.

    On montrait le tombeau de ce monarque sur le mont Sipyle. Polygnote avait peint son supplice, suivant les deux versions, c'est-à-dire, au milieu d'un lac et menacé par la chute d'un rocher. La tare de ses crimes s'attacha à ses descendants qui fournissent tous, dans la mythologie, une longue série de forfaits et de châtiments que les poètes et l'art ont illustrés.

     

    Le supplice de Tantale par W. Glasauer.

     

     


    Sources: http://www.cosmovisions.com/$Tantale.htm - http://mythologica.fr/grec/tantale.htm

     

     

     

     


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  • Le Leprechaun


    C’est la Saint Patrick, fête nationale Irlandaise, alors nous allons parler du Leprechaun pour rendre hommage à l’Irlande.

    Le leprechaun fait partie des icônes du folklore irlandais, que l’on retrouve essentiellement à l’occasion de la Saint Patrick. Nombreuses sont les légendes et histoires le concernant. Ce petit bonhomme malicieux qui cache jalousement son chaudron d’or suscite toujours l’intérêt des petits et grands…

    Le nom leprechaun est certainement un dérivé du gaélique leath bhrogan qui signifie le faiseur de chaussures, bien qu’une autre proposition ai été faite le rapprochant du gaélique luacharma’n qui se traduit par le mot pygmée.

    Le Leprechaun est un petit homme qui ne dépasse pas 90cm de haut, peut-être est-il une branche du petit peuple des nains, mais il vit exclusivement en Irlande. On le trouve partout sur l’île d’Emeraude, mais il serait né sur le mont Ben Bulben, en Sligo, au Nord-Ouest de l’Irlande. Il construit des demeures souterraines et confortables à l’abri des haies, des pierres levées et des talus plantés d’arbres dont les racines lui servent de charpente.
    La légende raconte que leur naissance serait en vérité le fait de l’union d’un humain et d’un esprit, bien que le Leprechaun soit rejeté par ces deux mondes.

    Le Leprechaun, une petite créature au mauvais caractère.
    Le Leprechaun est d’un caractère farceur, mais assez bougon, qui abuse souvent du dudeens (une liqueur de leur fabrication) et de sa pipe qui lui permet de fumer on ne sait quelle herbe nauséabonde.
    On pourrait dire que le Leprechaun est un être solitaire, et asocial, dont la mauvaise humeur caractéristique ne le rend pas toujours sympathique. C’est une créature atypique dont il n’existe pas de version féminine, il n’y a que des Leprechauns mâles.
    Il est trapu, court sur pattes, vêtu de vert et d’un tablier de cordonnier (leigh bhrogan en gaélique irlandais).
    C’est un cordonnier hors pair. Mais ne lui confiez pas vos chaussures abîmées : incapable de terminer le travail qu’on lui demande, il n’en réparera qu’une seule par paire ! Il gagne son or en fabriquant des chaussons de danse aux fées.

    C’est un gourmand, qui n’aime pas beaucoup la cuisine irlandaise, principalement composée de pommes de terre. Il adore par contre leur pain-soda, qu’il prépare à merveille en le parfumant aux herbes.

    Si vous parvenez à le surprendre avant qu’il ne vous remarque, il se montrera serviable, acceptera de vous raconter une histoire ou de vous chanter une chanson. Son répertoire de contes et de chants est inépuisable ! Il sera même sans doute assez gentil pour vous montrer directement l’emplacement de l’un de ses trésors. Si par contre, c’est lui qui vous trouve, alors attention !
    Farceur, moqueur, voire cruel, il n’hésitera pas à vous jouer un tour ! Pour s’attirer ses faveurs, rien de mieux qu’un peu de lait, du tabac à priser ou du bon whiskey (pas du whisky, qui est la version écossaise de cette boisson !). Il n’hésite pas à se moquer des avares et des voleurs, qu’il attire dans des pièges dont ils auront beaucoup de mal à sortir.

    Il est aussi un excellent violoniste, et il aurait initié les grands musiciens irlandais au maniement de l’archet de leur fiddle. Il est aussi un excellent joueur de hurling, le sport national irlandais, mais s’il triche, il vaut mieux éviter de le lui faire remarquer. Tout est affaire de tact et de politesse lorsqu’on a affaire à un Leprechaun !

    Il serait également le gardien de chaudrons pleins de pièces d’or car en plus de cordonnier, il aurait le rôle de banquier du petit monde. On dit que c’est lui qui a la surveillance des trésors enfouis des Tuatha de Danann et du Petit Peuple. On dit aussi qu’il se sert des arcs-en-ciel pour indiquer aux hommes qui le méritent (rarement) l’emplacement des chaudrons d’or qu’il a enterrés.

    Il se veut donc méfiant envers les humains qu’il sait cupides et imbéciles, car il craint pour ses trésors. Son espace de vie se cantonne aux buissons depuis lesquels il bondit vers d’autres ravines.
    Il est rapide et si malgré tout vous l’attrapez, alors n’écoutez pas ses promesses de fortune en échange de sa liberté, il vous filerait entre les doigts.

    Une promesse de fortune pour les audacieux !
    Pour mettre la main sur le fameux chaudron, il vous faudra tout d’abord trouver un leprechaun. La tâche est loin d’être aisée, car ces derniers sont de petites créatures malicieuses qui ne se laissent pas attraper facilement !
    D’après la légende, le bienheureux qui a aurait eu la chance d’en trouver un se doit de ne jamais le quitter des yeux. Un seul clignement d’oeil suffirait au leprechaun à disparaître comme par magie, et ce quelque soit la force avec laquelle vous le serreriez entre vos doigts !
    Il faut ensuite lui extorquer l’information cruciale : «où est son précieux chaudron ?». Ce dernier devrait alors vous mener vers lui…
    Il se dit que le chaudron ressemblerait d’avantage à une marmite en cuivre qu’à un récipient plus noble. Il déborderait de richesses et assurerait la prospérité éternelle à celui qui le découvre !

    Où trouver des leprechauns ?
    Le Leprechauns est une créature vraiment difficile à trouver, et les rares personnes qui ont pu en apercevoir les ont perdus au premier clignement d’œil ! Pourtant, une équipe a été chargée de battre les forêts irlandaises à leur recherche et une webcam « secrète » filme en live divers lieux où ces petits êtres auraient été aperçus ! Plusieurs vidéos témoignent de leurs rapides passages, alors ouvrez bien les yeux.

    Webcam

    Vous pouvez également visiter le Musée du Leprechaun dédié aux mythologies irlandaises. Situé à Dublin, vous pourrez y entendre de merveilleuses légendes sur des rencontres fortunées menant à des chaudrons remplis d’or!

    http://www.guide-irlande.com/sites-touristiques/national-leprechaun-museum/

    Les Leprechauns sont plein de malice, ne leur accordez pas trop rapidement votre confiance. S’ils ne cherchent pas forcément à mal, ils savent ruser pour se sortir des mauvais pas. N’acceptez jamais une pièce de leur part car elles ont tendance à revenir comme par magie dans leur bourse !

    Les leprechauns sont des êtres farceurs, qui jouent parfois de très mauvaises blagues.
    Ainsi, un leprechaun dévoila un jour à un paysan que sous une certaine touffe de séneçon se trouvant dans son champ, il trouverait un fabuleux trésor. Le paysan n’avait rien pour creuser sous la main, alors il rentra chez lui chercher un outil. Prévoyant, il pensa quand même à marquer d’abord le bon plan de séneçon en lui attachant un ruban rouge. Lorsqu’il revint avec ses outils, il vit que tous ses plans portaient un ruban rouge, et que le Leprechaun avait disparu.


    Quant à la fête de la Saint Patrick:
    Elle est célébrée le 17 mars et c’est jour de fête nationale en Irlande. C’est une journée particulièrement festive où des parades sont organisées et la bière coule à flot. Les gens s’habillent de vert (couleur traditionnelle de l’Irlande), un trèfle à la boutonnière, et se déguisent en Leprechauns.

    La légende et les symboles de St. Patrick.
    De son vrai nom Maewyn Succat, il fut enlevé à l’âge de 16 ans par des pirates irlandais et vendu comme esclave à un druide. Durant 6 années consécutives il sera berger et, sans religion avant, deviendra rapidement un chrétien pratiquant (on se demande comment, vivant chez un druide?)
    Il parvient ensuite à s’échapper, après que Dieu lui ait demandé dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et d’embarquer sur un bateau. Il rejoint son Angleterre natale et devient prêtre. Il reviendra évangéliser l’Irlande avec un trèfle comme symbole de la trinité (le père, le fils et le St. Esprit).
    Une légende dit que Saint Patrick aurait chassé tous les serpents d’Irlande, ils auraient été engloutis dans l’océan. L’origine de cette légende est trouble et le serpent étant un symbole païen, elle pourrait être une métaphore symbolisant le fait que St. Patrick a chassé les païens hors d’Irlande.

     

     

    Sources: http://www.vivre-en-irlande.fr/culture-irlandaise/legende-celtique-leprechaun -
    http://www.les-mondes-de-gwenn.fr/2011/01/05/le-leprechaun-symbole-irlandais/ -
    http://www.guide-irlande.com/culture/leprechaun/

     

     

     


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  • Gara et Jonay

    La légende de Gara, princesse de l’eau, et Jonay, prince du feu.

    La Légende de Gara et Jonay est l'une des plus populaires histoires autochtones des îles Canaries. Bien avant la conquête de ces Îles par les espagnols, c'est l'histoire d'amour entre un prince et une princesse aborigènes qui, en raison de l'opposition de leurs familles, décident de se suicider.
    Leur histoire d'amour brisée, qui date de centaines, si ce n'est de milliers d'années, présente une similitude curieuse avec l'œuvre de l'écrivain William Shakespeare "Roméo et Juliette" et a pour décor ce qui est considéré aujourd'hui comme le Parc Nacional de Garajonay.

    Il y avait dans l’île de La Gomera sept sources magiques que les aborigènes connaissaient bien: “Los chorros de Epina”. Elles sont toujours visibles à ce jour.

    Gara et Jonay

    Ces sources pouvaient prédire si les jeunes filles trouveraient l'amour ou non.
    Pour la fête de Beñesmén, fête à laquelle venaient les aborigènes de l’île voisine de Tenerife, les jeunes filles mélangeaient l’eau de ces sept sources et elles s’y regardaient. Si l’eau était claire, l’amour arriverait mais si l’eau devenait obscure il faudrait attendre.

    Le matin de la fête, Gara, la princesse d’Agulo, le lieu de l’eau, visite avec les autres jeunes filles les sept sources pour connaître son avenir. Elle s’approche et elle s’y regarde. D’abord, l’eau reste calme et réfléchit une image tranquille et parfaite mais ensuite des ombres apparaissent et l’eau s’agite beaucoup.
    Alors, Gara va consulter Gérian, le sage de l’île, seul capable d’interpréter les signes, et il lui dit: “Ce qui doit arriver, arrivera. Éloigne toi du feu, Gara, princesse de l’eau, ou le feu te consumera”.
    Gara se tait, mais le triste présage fait vite le tour de l’île.

    Durant les fêtes, est arrivé à l'île Jonay, un beau jeune Guanche de l'île voisine de Tenerife, avec son père le Mencey d’Adeje et d'autres nobles.
    Dès que leurs regards se croisent ils tombent immédiatement amoureux.
    Mais quand la bonne nouvelle commence à être répandue, le volcan du Teide, connu comme Echeyde (Enfer), commence à jeter du feu et de la lave avec tellement de force que dans l’île de la Gomera tout le monde voit le terrible spectacle.

    C’est alors qu’ils se souviennent du présage, Gara, princesse d’Agulo, le lieu de l’eau, et Jonay, prince de l’île du feu… Leur amour est impossible. De grands malheurs arriveraient s’ils restaient ensemble.
    Alors les familles ont séparé les amoureux, craignant que la prophétie se réalise. Le père de Gara leur interdit à jamais de se revoir.

    Le volcan se calme très vite et les visiteurs retournent à leur île après les fêtes. Mais Jonay est rentré presque fou d’amour et ne peut se résoudre à ne plus voir sa bien aimée.
    Une nuit il se lance à la mer sur un radeau fait de peaux de chèvres remplies d'air et il arrive à la Gomera. Là, en se cachant, il retrouve Gara, et ils s’échappent ensemble.

    Gara et Jonay

    Les deux amants se sont enfuis à El Cedro, au plus haut de l'île, mais ils ont été poursuivis, traqués, par la famille et les habitants de l'île qui les rattrapèrent au sommet de la montagne, sous un cèdre.

    Alors ne voyant pas d’échappatoire, Gara et Jonay prirent un bâton de bois de cèdre, l'effilèrent aux deux extrémités et l'appuyèrent entre leurs deux poitrines rapprochées.
    Ils s'embrassèrent une dernière fois en se transperçant le cœur, unis pour toujours.

    Gara, princesse de l’eau, et Jonay, prince du feu donnent aujourd’hui leur nom à la montagne la plus haute de la Gomera et au parc national de Garajonay.

     

    Gara et Jonay

     

     

     


    Sources: mon ami Gino - http://regardsfeeriques.canalblog.com/archives/2015/02/22/31580583.html
    http://fr.slideshare.net/leticiaprofesor/legende-gara-princesse-de-leau-et-jonay-prince-du-feu

     

     

     


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