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    Une petite pause

     

    Bientôt 3 ans et demi que je suis arrivée ici! La roue tourne si vite.

    Il est temps de faire une petite pause je crois.

    Certains d’entre vous me suivent fidèlement depuis le début, je leur suis infiniment reconnaissante, sans eux je ne serais plus là; les blogs ne vivent que par les commentaires qu’ils suscitent.

    D’autres ont pris le train en cours de route et sont devenus des fidèles aussi, je les remercie également.

    Je suis tout de même un peu triste de voir l’écart entre le nombre d’inscrits à la newsletter et ceux qui réagissent réellement en commentant.

    En attendant je vous laisse de la lecture, tous les articles sont listés de chaque côté de cette page.
    Vous pouvez lire Imbolc qui est d’actualité en cette fin janvier, à votre guise.

    Merci à tous pour vos gentils commentaires, pour votre amitié qui réchauffe le cœur, je vous dis à bientôt.

     

    Une petite pause

     

    Une petite pause

     

     


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  • Le symbolisme de la plume

     

    Symbole de puissance solaire autant que lunaire, la plume est un instrument de divination et surtout de guérison.

    Les plumes ont longtemps été utilisées en ornement en raison de leur beauté aussi bien que de leur pouvoir magique.

    Pour de nombreuses tribus nord-américaines, la plume présente une signification double d’ascension et de fertilité. La plume d’aigle est couramment employée comme outil de divination, l’aigle étant doté d’une grande clairvoyance tandis que pour d’autres peuples nord et méso-américains (Mayas, Iroquois, Zuni, Aztèques, etc.) la plume est aussi un symbole lunaire, synonyme de croissance végétale, «car c’est du ciel où montent les plumes et les prières que descendra la pluie fertilisante».
    La plume représente l'ascension, l'élévation au-dessus de la terre.

    Les coiffures emplumées.
    Dans de nombreuses civilisations, les chamans, les prêtes et les guerriers portent des coiffures emplumées. Celles-ci signalent la fonction intermédiaire de l'individu porteur de plumes entre le monde des esprits et celui des vivants.

    Les plumes ont généralement une grande importance pour de nombreux peuples amérindiens, en particulier celles de l’aigle, même s’il est vrai que d’autres oiseaux présentent des plumes recherchées, comme c’est le cas du hibou pour les Indiens des Grandes Plaines, plumes qui leurs procurent aide et protection durant la nuit.

    Buffalo Jim, Indien séminole, dit des plumes : «Les oiseaux ont toujours eu de l’importance pour les Indiens parce qu’ils vont là où ils veulent, ils se posent où ils peuvent, et ils sont libres. De tous les oiseaux, l’aigle qui s’élève le plus haut dans le ciel est le plus proche du Créateur, et ses plumes sont les plus sacrées d’entre toutes. Il est le plus grand des oiseaux et c’est pourquoi il fait partie de toutes les tribus, de tous les peuples».

    Lorsqu’on pense au rôle ornemental des plumes, c’est bien entendu l’image des Indiens d’Amérique qui surgit en premier lieu dans notre esprit.

    Les fameuses coiffes de plumes amérindiennes ont double vocation. D’une part, elles sont une collection d’exploits, d’autre part elles présentent un pouvoir protecteur auprès du Grand Esprit, le principe créateur propre aux tribus amérindiennes. Et, une fois de plus, ce sont les plumes d’aigle qui sont le plus employées du fait que cet animal est le plus proche de ce que les Sioux nomment Wakan Tanka.

    Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d'aigle était censée apporter la sagesse à celui qui la portait, et représentait le messager spirituel entre les dieux et l'homme. Chez les Indiens, la plume d’aigle n’est pas un ornement gratuit. Chaque plume d’aigle portée par un guerrier symbolise un acte de bravoure. Les rares indiens autorisés à porter une coiffe ornée de dizaines de plumes étaient investis d’une immense autorité. La plume d’aigle est un symbole de sagesse et de pouvoir.

    Les plumes d'aigle chez les Sioux Lakota ont une signification sacrée, représentant l'essence sacrée. Elles servent aussi lors des rituels de purification et de guérison pour disperser les énergies néfastes et attirer les énergies bénéfiques dans le corps de la personne malade.

    «Les plumes d'aigle mènent nos pensées et prières vers le Grand Esprit».
    Avec le don d'une plume, nous recevons une partie de son essence. Ainsi quand une personne reçoit une plume d'aigle, c'est le cadeau de la plus grande distinction honorifique.

    Les plumes sont bien sûr utilisées pour les coiffes, mais aussi pour orner les tambourins, les boucliers, les habits, les colliers, etc..
    Les amérindiens prêtent aussi différentes vertus médico-magiques aux plumes.


    Chez les Celtes et les indigènes de Nouvelle Guinée ou d‘Australie, les capes de plumes conféraient à ceux qui les revêtaient l’aptitude à voyager dans d’autres sphères, ce qui représente une véritable capacité chamanique.

    Merlin est souvent représenté avec une cape de plumes. Merlin signifie faucon.
    L'esplumoir Merlin est un lieu évoqué dans la légende arthurienne (notamment le Perceval en prose), en relation avec Merlin l'Enchanteur. Son sens réel reste très obscur, vraisemblablement en relation avec une métamorphose en oiseau.
    L'esplumoir est pensé comme étant le lieu où Merlin, qui affectionne les transformations en oiseau, reprendrait sa forme humaine. Selon le texte du Perceval, c'est une cabane ou une maisonnette que Merlin a bâtie lui-même près de la demeure de Perceval, gardien du Graal, pour prophétiser. Il est aussi imaginé comme une haute tour ou un rocher, dans d'autres textes. Merlin y chante le futur sous forme d'oiseau.

    Qu’il s’agisse de cape ou de coiffe, toujours on retrouve des symboliques et des sens assez similaires, d’ascension, de prospérité mais également de purification.

    Les méso-amérindiens portaient également des capes, des coiffes et des éventails de plumes. En Amérique du Sud, les éventails en plumes de condor étaient utilisés dans la médecine traditionnelle.

    Chez d’autres peuples encore, un plumeau permet un balayage énergétique (purification aurique), les plumes sont des accessoires privilégiés en la matière. Leur pouvoir est essentiellement un pouvoir de dégagement des énergies résiduelles qui entourent un individu, un animal ou un objet.

    Pour les civilisations mésoaméricaines, les plumes, et plus particulièrement celles des Quetzals, étaient le symbole du pouvoir et de la richesse. Huitzilihuitl (« plume de colibri ») ou Quetzalcoatl (« serpent à plume ») sont deux exemples (parmi bien d’autres) de divinités de leurs panthéons avec des attributs en plumes. Les prêtres indiens et les chefs d’Amérique du Sud tiennent les plumes de la queue du quetzal comme les plus sacrées de toutes.

    Aussi, parmi les coiffures les plus emblématiques, on retrouve, par exemple, celle de Quetzalcoatl (le dieu serpent à plumes).

    Coiffe de Moctezuma

    Mais bien avant eux, ce sont les égyptiens antiques qui, 3 000 ans avant Jésus Christ, utilisaient déjà les plumes pour fabriquer leurs éventails (tout comme les premiers Chinois), et appelaient également la plume «le traceur de tout», symbole de l'expression de la parole divine délivrée par l'écriture.

    Eventail de Toutankhamon

    Dans la mythologie égyptienne, la plume d'autruche était l'attribut de Maât (la déesse de la justice). D'ailleurs, une seule plume dans le plateau de la balance suffisait à la représenter, lors de la pesée du cœur du défunt. Maât est le contrepoids du cœur, qui doit par conséquent être aussi léger qu'elle pour que l'âme du défunt puisse accéder au monde des bienheureux.La plume d'oiseau symbolise quelque chose d'aérien, et comme cette plume de Maât est blanche, cela exprime la pureté. Les ailes et les plumes permettent à l'oiseau de s'élever dans les airs, ce qui signifie que la plume est aussi le symbole de l'élévation de conscience chez les Égyptiens, et c'est pourquoi elle est sur la balance qui sert à la pesée de l'âme...

    Même en Inde, les plumes du paon bleu étaient utilisées dans la médecine traditionnelle contre les morsures de serpent, la stérilité et la toux.

    À peine quelques centaines d’années après les Égyptiens ou les Amérindiens, les grecs et les romains décoreront leur casques avec des plumes. Dans la religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou de simples plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon, reine des dieux et reine du ciel.

    Dans la mythologie, c'est en effet Junon/Héra qui aurait placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient donc Junon, puisque sa beauté résidait surtout dans ses yeux.

    Les papous, en Nouvelle-Guinée, fabriquent eux-mêmes des coiffes élaborées à partir de plumes sélectionnées sur de nombreuses espèces spectaculaires d’oiseaux de paradis. Les coiffes ne transmettent pas seulement leur beauté à celui qui les portent, mais aussi certaines caractéristiques magiques de l’oiseau.

    Les anciens, attribuaient aux oiseaux, la capacité de capter et de redistribuer les énergies bénéfiques que le soleil nous destine, et le sac médecine incluait souvent des plumes qui étaient également utilisées pour diriger certaines énergies lors de grands rituels. Elles étaient aussi employées pour se protéger contre toute forme d’adversité, faisant office de talisman de protection.

    Enfin, en oniromancie, la plume a souvent un rapport avec le don. Si un oiseau vous offre ses plumes en rêve, on peut y voir un lien avec le totémisme. Il faudra alors prendre en compte bien évidemment l’espèce d’oiseau dont il est question.

     

    Vertus des différentes plumes:

     http://www.medecinedemereterre.com/pages/philosophie-amerindienne/les-plumes-cadeau-du-ciel.html

     

     

     

     

    Sources: https://booksofdante.wordpress.com/2013/02/05/le-symbolisme-de-la-plume/ http://1001symboles.net/symbole/sens-de-plume.html 
    http://bloguart.com/la-plume-fonction-symbolique-88/ http://www.plumes.fr/articles/lhistoire-des-plumes


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  •  Diarmuid et Grainne. (Jim Fitzpatrick)

     

    Cette histoire doit commencer par sa fin, l’endroit où elle prend fin, Ben Bulbin.

    Ben Bulbin est la source de nombreuses légendes celtiques, une telle montagne ne pouvant qu’être propice à l’imagination.

    Certains racontent que la montagne était autrefois la demeure des Fianna, un peuple de guerriers et de chasseurs au service du roi pendant le IIIème siècle.

    La plus célèbre de ces légendes est celle de Diarmuid, et le sanglier fantastique.

    Diarmuid, un grand guerrier Fianna, fut poussé par le géant Finn McCool (Géant à la source du Giant’s Causeway, la chaussée des géants) à combattre un sanglier enchanté dans la montagne. Ce dernier le tua d’un coup de défense dans le cœur. Ainsi la montagne est aujourd’hui connue comme le lieu de repos du célèbre grand guerrier et de Grainne, sa femme, et nombreux sont les pèlerins qui viennent s‘y recueillir. 

     

    Diarmuid et Grainne

     Diarmuid était un jeune homme particulièrement beau, et Grainne était la plus belle et élégante jeune femme du pays.

    Diarmuid était le fils de Roc dont l’épouse le trompa avec un des servants d’Aengus Og.

    Elle donna naissance à un garçon que Roc tua, mais un de ses druides transforma le nourrisson en sanglier sauvage. Pour achever sa vengeance, Roc ordonna au sanglier de tuer Diarmuid si jamais il le rencontrait.

    Le Dieu de l’Amour, Aengus Og, adopta Diarmuid; l’enfant grandit et devint un membre important de la Fianna, la garde du Roi. Mais à cause de ce demi-frère, il était sous l’emprise d’un geis (incantation magique prononcée par un druide) lui interdisant de tuer un sanglier, sous peine de mourir à son tour.

    Une nuit que Darmuid et ses compagnons étaient hébergés chez un vieil homme, la fille de celui-ci choisit de passer la nuit avec Diarmuid et au matin elle plaça un ball seirce, c’est-à-dire un point de beauté, sur son front. Elle lui dit qu’elle était la Déesse de la Jeunesse, et que ce point de beauté assurerait à Diarmuid qu’aucune femme ne résisterait jamais à ses charmes.

    *********************

    Grainne était la fille du très célèbre Haut-Roi d’Irlande, Cormac Mc Art, qui aurait dirigé le pays vers le troisième siècle de notre ère. Elle reçut de nombreuses propositions de mariage, mais les refusa toutes. Ses proches souhaitaient qu’elle épouse Finn McCool, bien qu’il soit veuf d’un premier mariage et déjà âgé.

    Grainne ne voulait pas l‘épouser, mais ne souhaitant pas blesser Finn Mc Cool, elle donna une réponse ambigüe qui, mal interprétée, conduisit aux préparatifs du mariage. Ce fut seulement lors d’un banquet précédant les noces qu’elle prit conscience des plans de Finn. Elle chercha alors des yeux autour de la table un amant plus à son goût. Aussitôt qu’elle vit le point de beauté sur Diarmuid, elle fut déterminée à s’enfuir avec lui.

    Quand Finn McCool et ses soldats eurent bu plus que de raison, Grainne appela sa servante et lui demanda de remplir la plus grande meidir (coupe à boire) de vin et de la lui apporter. La fille obéit et Grainne lança un sort sur la coupe. Selon la tradition, Grainne offrit la coupe à Finn. Il but et, comme de coutume, présenta la boisson à la reine, qui à son tour la fit passer au prochain en rang. Un par un, les buveurs s’endormirent, jusqu’à ce que la coupe arrive à Diarmuid. Avant qu’il ne puisse la porter à ses lèvres, Grainne l’embrassa et le supplia de s’enfuir avec elle et de l’aimer.

    Diarmuid était en plein dilemme. Il voulait rester loyal à Finn McCool, mais les règles de la Fianna stipulaient que l’amour d’une femme ne se refusait jamais. Diarmuid tergiversa mais finit par céder et suivit Grainne dans la nuit.

    Lorsque le sortilège se leva et que Finn McCool et les membres de la fête se réveillèrent, ils constatèrent la disparition du couple.

    Le grand chef était furieux et il ordonna à la Fianna de les traquer et de tuer son homme de main, qui l’avait trahi. Mais la Fianna ne voulut pas prendre part à ce qu’elle considérait comme l’acte de jalousie d’un vieil homme, et Finn dut engager des mercenaires.

    Les amants parcoururent toute l’Irlande, craignant sans cesse d’être capturés. Certains disent qu’ils firent passionnément l’amour dans des endroits, monticules de terre, cercles de pierres ou menhirs isolés, qui portent aujourd’hui le nom de Leaba Dhiarmada agus Grainne (le lit de Diarmuid et Grainne).

    A chaque fois que la bande de mercenaires réussissait à rattraper les amants, Diarmuid les repoussait facilement.

    Les fugitifs franchirent prairies et landes ; ils ne mangeaient jamais à l’endroit où ils cuisinaient, ils ne dormaient jamais où ils mangeaient. Finalement, Diarmuid fut fatigué de cette traque. Il construisit une hutte avec des branches et des racines, et planta une palissade de défense avec du bois de peuplier.

    Mais un jour ils furent découverts et dénoncés à Finn Mac Cool, qui vint attaquer Diarmuid.

    Ils se battirent, frappant, esquivant et blessant l’autre jusqu’à ce que le chef trébuche. Diarmuid lui arracha sa lance des mains et le frappa à la tête à trois reprises. Le géant s’effondra. Quand il heurta le sol, le choc fut si fort que les pommes de chaque arbre d’Irlande et les baies de chaque buisson tombèrent.

    Pendant la bataille Aengus était venu à la rescousse de Grainne et l’avait emmenée en sûreté.

    Diarmuid courut pour rejoindre son père adoptif et Grainne à Bru na Boinne (le Palais de la Boyne, ou Newgrange, dans le comté de Meath). Ils restèrent là jusqu’à ce qu’Aengus aille retrouver Finn pour lui demander de faire la paix. Vieux et fatigué par cette chasse, Finn accepta.

    Le couple se maria et reçut de nombreux cadeaux de valeurs et des domaines avant de s’installer à Rathgraney, près de Tara (le siège du Haut-Roi, à l’époque), dans le comté de Meath.

    Quatre fils et une fille naquirent avant que le couple invite un jour à diner Finn et Cormac Mc Art. Grainne voulait s’assurer que les évènements passés étaient bien oubliés, et elle encouragea les trois hommes à chasser ensemble pour renouer des liens.

    Finn McCool, chef des Fiannas, organisa donc une chasse près de Ben Bulben.

    Rapides comme ils l’étaient, ils atteignirent rapidement Ben Bulben, dans le comté de Sligo, où Finn constata qu’un sanglier féroce les poursuivait.

    Ce sanglier fantastique errait dans les forêts autour de Ben Bulben dans l’attente du moment propice pour tuer Diarmuid … .

    Lors de cette chasse, Diarmuid se retrouva face au sanglier fantastique, son demi-frère, qui lors d’un terrible corps à corps transperça son cœur d’un coup de défense. Le sanglier fantastique était mort, Diarmuid agonisait, le geis se réalisait …

    Le valeureux guerrier avait rencontré le destin sous la forme de son demi-frère

    Finn McCool avait pourtant le pouvoir de ramener Diarmuid à la vie en le faisant boire de l’eau de source dans ses mains. Mais malgré une réconciliation récente il n’avait jamais vraiment pardonné à Diarmuid de lui avoir enlevé sa future femme Grainne 16 ans plus tôt. Par deux fois il laissa l’eau s’écouler entre ses doigts. Quand il se ravisa et consentit à sauver son ancien ennemi il était trop tard : Diarmuid avait rendu l’âme …

    On raconte que Diarmuid et sa bien aimée Grainne reposent désormais pour l’éternité quelque part sur la montagne !

     

    La grotte de Diarmuid et Grainne, sur le dos de l'Gleniff Horseshoe, est l'une des plus hautes grottes en Irlande. 

     

     

     

    Sources : Ancient Irish Legends, Padraic O’Farrell, Ed. Gill & Macmillan
    http://www.terresceltes.net/irlande/ben-bulben 
    http://www.les-mondes-de-gwenn.fr/2010/10/27/diarmuid-et-grainne-les-amoureux-irlandais/

     

     


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