• (Peinture de John William Waterhouse)

    Pandore

     

    Lorsque Zeus créa le monde, seuls les hommes peuplaient la Terre. Après que Prométhée eut fait l’erreur de donner le feu aux hommes sans l’autorisation de Zeus, celui-ci décida de leur donner une bonne leçon.
    Ainsi il créa la toute première femme, aussi fascinante que capricieuse, afin de leur inspirer passions et tourments: Pandore.

     Sur l’ordre de Zeus, tous les Dieux se mirent à la tâche pour créer la créature la plus parfaite et belle qui soit. Héphaïstos la sculpta dans de l’argile, Athéna lui donna la vie et l’habileté, Aphrodite lui légua la beauté, Héra la curiosité et la jalousie, Hermès le mensonge et la persuasion et enfin Apollon le talent musical. 

    La version romaine d’Hésiode donne ceci:
    « En achevant ces mots, le père des dieux et des hommes sourit et commanda à l'illustre Vulcain de composer sans délais un corps, en mélangeant de la terre avec l'eau, de lui communiquer la force et la voix humaine, d'en former une vierge douée d'une beauté ravissante et semblable aux déesses immortelles ; il ordonna à Minerve de lui apprendre les travaux des femmes et l'art de façonner un merveilleux tissu, à Vénus à la parure d'or de répandre sur sa tête la grâce enchanteresse, de lui inspirer les violents désirs et les soucis dévorants, à Mercure, messager des dieux et meurtrier d'Argus, de remplir son esprit d'impudence et de perfidie. Tels furent les ordres de Jupiter, et les dieux obéirent à ce roi, fils de Saturne. Aussitôt l'illustre Vulcain, soumis à ses volontés, façonna avec de la terre une image semblable à une chaste vierge ; la déesse aux yeux bleus, Minerve, l'orna d'une ceinture et de riches vêtements ; les divines Grâces et l'auguste Persuasion lui attachèrent des colliers d'or, et les Heures à la belle chevelure la couronnèrent des fleurs du printemps. Minerve entoura tout son corps d'une magnifique parure. Enfin le meurtrier d'Argus, docile au maître du tonnerre, lui inspira l'art du mensonge, les discours séduisants et le caractère perfide. Ce héraut des dieux lui donna un nom et l'appela Pandore, parce que chacun des habitants de l'Olympe lui avait fait un présent pour la rendre funeste aux hommes industrieux. »
    — Hésiode, Les Travaux et les Jours

     Tous les dieux ajoutèrent à la nouvelle égérie un de leurs agréments pour atteindre à la perfection. Elle fut donc douée de tous les talents. 

    Mais avant d'envoyer Pandore sur Terre, les dieux lui avaient remis une boîte qu‘elle devait protéger, sans lui dire ce qu'elle contenait, et ils lui ordonnèrent fermement de ne jamais l'ouvrir. 

    Zeus était fier de son admirable créature, et il décida d‘en offrir la main au frère de Prométhée, Epiméthée, réputé pour n’être pas très raisonnable.
    À sa vue, Épiméthée fut aussitôt envoûté par le charme de cette créature. Elle était si merveilleuse qu'il en oublia la promesse faite à son frère. Celui-ci lui avait fait jurer de ne jamais accepter un présent de Zeus de crainte qu’il ne se révèle un cadeau empoisonné. Mais la vue de Pandore lui fit tout oublier tant elle était désirable. 

    Le mariage fut heureux et les époux étaient plein d’égards l’un pour l’autre, si bien qu’Epiméthée se persuada d’avoir bien fait d’accepter le cadeau de Zeus.
    Pandore jouissait de la vie, mais de temps à autre elle ne pouvait s’empêcher de jeter un œil intrigué sur la cassette des dieux. Elle craignait pourtant de leur désobéir car leur avertissement était très ferme, mais cette cassette n’avait pas de serrure, il serait facile de regarder rapidement à l’intérieur et de la refermer, qui le saurait? 

    Un jour, n'y tenant plus, Pandore céda à la curiosité qu'Héra lui avait donnée et souleva le couvercle de la boîte. Aussitôt, tous les maux de l'humanité qu'elle renfermait s'échappèrent. Ainsi, la guerre, la maladie, le vice, la vieillesse, la perfidie, la misère, la folie, la famine, l’orgueil, la tromperie et tant d'autres fléaux encore se répandirent sur les hommes. 

    Paniquée Pandore tenta de refermer la boîte tant bien que mal mais il était trop tard, tous les maux de l’humanité s’abattirent dans le monde. 

    « Auparavant, les tribus des hommes vivaient sur la terre, exemptes des tristes souffrances, du pénible travail et de ces cruelles maladies qui amènent la vieillesse, car les hommes qui souffrent vieillissent promptement. Pandore, tenant dans ses mains un grand vase, en souleva le couvercle, et les maux terribles qu'il renfermait se répandirent au loin. L'Espérance seule resta. Arrêtée sur les bords du vase, elle ne s'envola point, Pandore ayant remis le couvercle, par l'ordre de Jupiter qui porte l'égide et rassemble les nuages. Depuis ce jour, mille calamités entourent les hommes de toutes parts : la terre est remplie de maux, la mer en est remplie, les maladies se plaisent à tourmenter les mortels nuit et jour et leur apportent en silence toutes les douleurs, car le prudent Jupiter les a privées de la voix. Nul ne peut donc échapper à la volonté de Jupiter. »
    — Hésiode, Les Travaux et les Jours 

    Tous, à l'exception de l'espérance qui avait été placée tout au fond de la boite et n'avait pas pu sortir.

    Elle suggère que l'homme, lorsqu'il se voit frappé par le malheur, ne doit jamais perdre espoir… 

    Ainsi en même temps que la femme, Zeus créa la misogynie puisqu’il la rendit responsable de tous les maux aux yeux des hommes, alors que c’est bien lui qui les avait créés non?

     

     

     

    Sources: http://mythe.canalblog.com/archives/2010/08/05/18749693.html -Wikipédia
    http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/pandore-biblidcon_068

     


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