• Yggdrasil

    Yggdrasil

    Pour Peache

    Yggdrasil est l'Arbre du Monde dans la mythologie nordique. Son nom signifie littéralement « destrier du Redoutable », le Redoutable (Ygg) désignant le dieu Odin.

    C'est en restant pendu à une branche d'Yggdrasil, percé d'une lance, durant neuf jours et neuf nuits qu'Odin découvrit le sens des runes en lui sacrifiant un œil.

    Le monde créé, les Dieux vont l'organiser autour de Yggdrasil, l'arbre cosmique, le pilier du monde. Les mondes s'articulent autour de l'arbre mythique Yggdrasil et forment un ensemble fantastique et complexe destiné à être détruit durant le Ragnarök.

    Sur lui reposent les neuf royaumes:

    Ásgard ou Asaheim, royaume des dieux Ases ;
    Vanaheim, royaume des dieux Vanes ;
    Álfheim, royaume des elfes de lumière ;

    Midgard ou Mannheim, royaume du milieu, royaume des hommes ;
    Jötunheim, ou Utgard, royaume des géants ;
    Svartalfheim, royaume des dökkalfars (elfes sombres) et des nains;

    Niflheim, royaume des glaces ; où résident ceux qui sont morts de maladie ou de vieillesse;
    Muspellheim, royaume du feu gardé par le géant Surt qui doit détruire les neufs mondes lors du Ragnarök avec son épée.
    Helheim ou Nibelheim, royaume des morts.

    Il existe des variantes à cette répartition. Il existerait un autre royaume pour les nains, Nidavellir ; et selon certains textes Helheim et Niflheim ne feraient qu'un.

    D'Ásgard, les Dieux, et Ódin en particulier, dominent le monde et peuvent tout observer.

    Pour relier Ásgard et Midgard, les Dieux créent un pont arc-en-ciel, Bifröst, gardé par Heimdall.

    Yggdrasil est représenté comme un immense frêne avec trois racines reliant les trois mondes. Les trois racines de l’arbre passent par l’un des mondes.
    La première racine provient de la source de Hvergelmir, située en Niflheim. Un dragon, Nídhögg, garde jalousement cette source et ronge la racine.
    La deuxième naît dans la fontaine de Mímir, située en Jötunheim. Cette fontaine est censée contenir la source de toute sagesse. Elle est gardée par un géant et abrite la tête du dieu Mímir qui détient les secrets de l'univers.
    Enfin, la troisième racine provient du puits d'Urd, en Asgard, lequel est gardé par trois Nornes, de vieilles sorcières très sages et craintes par les dieux, car tissant la destinée, à laquelle même les dieux sont soumis. Grâce à son eau, Yggdrasil reste en vie et guérit de ses blessures.

    Bien sûr, il est difficile de maintenir la paix entre ces neufs mondes, et régulièrement, des guerres éclatent. 

     

    Les trois Nornes, par Arthur Rackham, 1912.

    Yggdrasil est aussi l'hôte d'autres personnages:

    Un coq d’or est perché au sommet et surveille l‘horizon.
    Un aigle, Hræsvelg, est perché sur les plus hautes branches et un faucon, Vedrfölnir, se tient entre ses yeux.
    La chèvre, Heidrun, vit près du sommet de l'Arbre, et se nourrit de ses feuilles, son lait nourrit les guerriers d’Odin.
    Quatre cerfs (Dain, Duneyr, Durathor et Dvalin) broutent le feuillage des branches les plus basses.
    L'écureuil, Ratatosk, parcourt sans cesse son tronc de bas en haut et de haut en bas, semant la discorde entre l'aigle et Nidhogg, le serpent-dragon vivant au pied de l‘arbre et rongeant ses racines.

     



    Selon l'Edda " source des légendes scandinaves " :
    Le monde des hommes serait né à partir de l' Yggdrasil.
    Le couple originel qui présidait à la naissance de l'humanité fut façonné par Odin, Oenir et Lodur à partir de deux souches d'arbre.
    A partir d'une souche de frêne fut crée Askr, le premier homme, tandis qu'à partir d'une souche d'orme fut crée Embla, la première femme.
    Lors du ragnarök, seul un couple survivra à cette fin du monde.
    Ils se nomment Lif et Lifthasir et sont la réplique du couple originel.
    Pendant l'apocalypse, ils s’abriteront sous l'écorce de l 'Yggdrasil pour recueillir la fraîche rosée de ses feuilles.
    Quand le ragnarök, prendra fin, ils procréeront de nouveau pour repeupler le mondes des hommes.

    L'Yggdrasil est la source de création de l'humanité, de tout ce qui naît et meurt, pour renaître à travers lui...

     

     

    Sources: Wikipedia - http://mythologica.fr/nordique/yggdrasill.htm#sthash.IEF7okXE.dpuf
    http://www.dol-celeb.com/lieux/yggdrasil.html - http://www.toutelislande.fr/HistoireMythologieIslande.html#Yggdrasil


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    John William Waterhouse, Lady of Shalott - huile sur toile Tate Gallery -Londres

     

    La Dame de Shalott

    Cette légende, adjacente à celle des Chevaliers de la Table ronde, est peu connue, et ne l’a été que par un poème de Tennyson et les tableaux que celui-ci a inspiré.

    Dans le cycle arthurien, Élaine d'Astolat ou d'Ascolat, surnommée Élaine la Blanche, est la fille de Bernard d'Astolat. Elle est décrite comme ayant une "chevelure d’or qui envahit ses épaules en lourdes vagues". Selon les auteurs, Elaine d'Astolat, peut aussi s’appeler la Dame de Shalott, ou la Demoiselle d'Escalot.

    Elaine d'Astolat, connue comme la Dame de Shalott, aime Lancelot d'un amour sans retour … Elle meurt de chagrin et son corps est envoyé vers Camelot dans un bateau, avec une fleur de lys blanc et une lettre qu'elle a écrite avant sa mort.

    D'après la légende, il était interdit à la Dame de Shalott de regarder directement la réalité du monde extérieur. Une fée lui aurait jeté un sort selon certains. Elle ne peut regarder le monde (ni Camelot qui est en face de l'ile de Shalott où elle vit) que par ses reflets dans un miroir qu'elle a installé dans sa chambre, et jour après jour elle tisse ce qu'elle y voit sur une tapisserie, qui va plus tard lui servir de linceul.

    Les paysans dans les champs fleuris environnants l'entendent chanter, connaissent son sort, mais ne la voient jamais.
    Dans son miroir, elle voit des gens ordinaires, des chevaliers, des couples d'amoureux, elle qui est toujours seule. Son désespoir allait grandissant lorsqu'elle observait des couples amoureux enlacés au loin. Nuit et jour, elle se languissait d'un retour à la normalité.
    Une nuit, un jeune couple de mariés vient s'ébattre sous sa fenêtre. Le vers est célèbre:
    " I am half sick of shadows" said
    Je suis à moitié malade des ombres...

    C'est le titre du tableau de Waterhouse, peint peu d'années avant sa mort, et qui est à l'Art gallery of Ontario, à Toronto.

    John Williams Waterhouse "I am half-sick of shadows" said the Lady of Shalott
    ("Comme je suis lasse des ombres" dit la Dame de Shalott)

    Un jour elle voit dans son miroir, le beau Lancelot, seul sur son cheval, étincelant... C'est plus fort qu'elle, il faut qu'elle le regarde, il est si beau, si lumineux elle doit le voir pour de bon. Elle se lève, quitte sa tapisserie, et regarde à travers la fenêtre, le monde, et Lancelot.
    Son cœur éclate, comme le miroir se brise.
    La tapisserie se déchire. Elle est perdue et sait que la malédiction est tombée sur elle.

    Après les quelques semaines pendant lesquelles elle dépérit d'amour, la Dame embarqua dans un bateau sur la proue duquel elle inscrivit « La Dame de Shalott ». Elle chantait sa complainte en naviguant vers Camelot et une mort certaine. Son corps gelé fut retrouvé peu après par les dames et chevaliers de Camelot dont Lancelot, qui prièrent ensuite pour le repos de son âme. La tapisserie qu'elle avait tissée durant toute sa captivité recouvrait un des bords de son embarcation. 

     ****************

    The Lady of Shalott (La Dame de Shalott) est un poème romantique du poète anglais Alfred Tennyson (1809–1892). Comme d'autres poèmes anciens, le poème retrace une légende arthurienne librement inspirée de sources médiévales et reprend certains thèmes qui se réaliseront de manière plus complète dans Idylls of the King où le conte d'Élaine est raconté.

    Plusieurs versions de son histoire apparaissent, dans Le Morte d'Arthur de Thomas Malory et Idylls of the King d'Alfred Tennyson. Une autre version du XIIIe siècle est écrite dans la nouvelle italienne La Donna di Scallota qui a servi d'inspiration pour The Lady of Shalott de Tennyson. 

    Dans Le Morte d'Arthur que Malory rédige au XVe siècle, l'histoire d'Élaine commence lorsque son père, Bernard d'Astolat, organise un tournoi auquel participent le Roi Arthur et ses chevaliers. À l'origine, Lancelot n'avait pas prévu d'y participer. Mais il visite Bernard et ses deux fils avant le tournoi. Élaine, fille de Bernard, s'éprend de lui et le supplie de participer au tournoi en portant ses couleurs. Elle le manipule si bien qu’il finit par accepter, mais sachant que Guenièvre sera présente, il y consent à la condition de se déguiser pour ne pas être reconnu. Il demande à Bernard s'il peut laisser son bouclier, reconnaissable, chez lui et en emprunter un autre. Bernard accepte et lui prête le bouclier entièrement blanc de Torre, le frère d'Élaine.

    Lancelot est en passe de gagner le tournoi. Il y défait quarante des chevaliers du Roi Arthur. Néanmoins, il reçoit une blessure sur le côté et Elaine insiste si bien que ses frères l’emportent jusqu'à sa chambre, où elle le soigne. Quand Lancelot est rétabli, il s'apprête à partir et propose à Élaine de la payer pour ses services. Insultée, elle lui apporte son bouclier qu'elle avait gardé et Lancelot quitte le château pour n'y jamais revenir, mais connaissant désormais les sentiments qu'elle avait pour lui.

    Dix jours plus tard, Élaine meurt le cœur brisé. Conformément à ses instructions, son corps est placé dans un petit bateau, serrant une fleur de lys d'une main et une lettre d'adieu de l'autre. Elle flotte alors jusqu'à Camelot, où elle est découverte par la cour du Roi Arthur. Lancelot est appelé, entend le contenu de la lettre, puis explique ce qui s'était passé. Il paiera alors de riches funérailles à Élaine d'Astolat. 

    Lady of Shalott- E. Blair-Leighton , lorsque Arthur la découvre et lit sa lettre.

     

    Dans sa lettre d'adieu, elle demande seulement à Lancelot de prier pour elle, ce qui montre la reconnaissance d'un pair plutôt que la supplique d'une victime. Voici la fin de la lettre qu’Alfred Tennyson (1809–1892), poète anglais fait lire devant la cour du roi Arthur:

    « Très-noble seigneur, Sire Lancelot du Lac,
    Moi qu'on appelait quelquefois la vierge d'Astolat,
    Je viens ici, car vous m'avez quittée sans prendre congé de moi;
    Je viens ici afin de prendre pour la dernière fois congé de vous.
    Je vous aimais, et mon amour n'a point eu de retour.
    C'est pourquoi mon fidèle amour a été ma mort.
    C'est pourquoi, devant notre dame Guenièvre
    Et devant toutes les autres dames, je fais ma plainte.
    Priez pour mon âme et accordez-moi la sépulture.
    Prie pour mon âme, toi aussi, sire Lancelot,
    Car Tu es un chevalier sans égal. »

     
    John William Waterhouse réalisa trois œuvres sur cette légende, en 1888, 1894 et 1916.

      

     

     

     

    Sources: http://mythologica.fr/medieval/elaine.htm#sthash.UzYQS9vi.dpuf
    http://www.jcbourdais.net/journal/02oct07.php
    http://www.quetedugraal.com/elaine-ou-la-dame-de-shalott/

     

     

     

     


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  • Les Dieux Gaulois

    César ainsi que le poète latin Lucain nous parlent d’une triade dans la mythologie gauloise, et faute d’autres écrits, nous devons bien nous y fier.

    Les dieux les plus importants du panthéon gaulois sont d’après eux:

    Taranis, Toutatis (ou Teutatès) et Esus.

     

    Taranis

    Taranis est un dieu du Ciel de la foudre et du tonnerre de la mythologie celtique gauloise.

    D'essence royale, souvent assimilé au Jupiter romain, au Lugh celte, il est le père de Belenos, il est souvent accompagné d'un cheval, ou d'un cheval à tête humaine

    Dans la mesure où il porte très souvent une roue, si celle-ci est interprétée comme roue solaire, il pourrait être un dieu du Soleil comme Lugh. Mais cette roue peut aussi être interprétée comme roue cosmique, le ciel des étoiles tournant autour de l'axe polaire.

    Son culte est attesté en Grande-Bretagne, en Rhénanie, en Dalmatie, en Provence, en Auvergne, en Bretagne et en Hongrie. Ses premières représentations prennent forme peu avant la conquête romaine. Sous l'influence de ses voisins, la Gaule commence à représenter ses dieux sous formes de statues et leur élève des autels et des lieux de cultes plus importants que jadis.

    Il est présent à Tonnerre, Bourg-Saint-Andéol et Tournon sous le nom de Turnos.
    On le représente portant une roue enflammée.

    On a retrouvé sept autels consacrés à Taranis, tous portants des inscriptions en grec ou en latin, à travers l'Europe continentale.

    Il est également représenté sur le chaudron de Gundestrup (200 ou 100 avant Jésus-Christ) retrouvé au Danemark. Ce chaudron est une des plus belles pièces illustrant, entre autres, le grand Taranis.

    Ce dieu serait le plus souvent représenté comme un homme d'âge mûr, barbu et viril.

    On lui attribue de nombreux symboles:
    le tonnerre: des esses, des éclairs
    la roue: symbole de l’éternité en mouvement, elle est l’attribut de Taranis qui a mis en marche notre monde
    la massue: « qui tue lorsqu’il frappe par un bout et ressuscite quand il frappe par l’autre »
    tout comme: le Dagda, qui a également la roue pour attribut.
    la corne : trigaranos le taureau aux trois cornes
    un cheval à tête humaine qui l’accompagne
    le triskel, la spirale
    l’aigle
    le serpent

     

    Teutatès (Toutatis)

    Dieu protecteur d’une communauté et de son territoire avec une connotation guerrière.

    Dans la mythologie celtique, Teutatès est un théonyme gaulois que l’on ne connaît que par l’épopée La Pharsale de Lucain, un récit de la guerre civile qui opposa Jules César et Pompée; il est mentionné avec Ésus et Taranis.

    C’est une forme archaïque ou une variante de Toutatis, il provient de teutã qui a évolué en touta et totã. Le sens est «père de la tribu, de la nation.»
    Déformé, le mot teuta a donné leur nom aux Teutons, la tribu, ensemble de peuples germaniques habitant le nord de l'Allemagne actuelle. Le mot Teuton a lui-même donné le nom allemand de l'Allemagne, Deutschland, ainsi que le nom que les Anglo-Saxons donnent aux Néerlandais, Dutch et le mot ancien tudesque qui désigne les Allemands en langue d'oïl, ainsi que le nom de la partie germanophone de la Lorraine du Nord, la Lorraine Thioise.

    C’est la même notion que l’on retrouve dans la mythologie celtique irlandaise de tuath (la tribu), avec les Tuatha Dé Danann. Teutatès pourrait être également rapproché du Dagda.

    Souvent assimilé après la conquête romaine au Mercure ou au Mars romains, il est le dieu central de la mythologie gauloise, le dieu totémique de chaque tribu. Il représente la tribu au sens actuel de nation, l'union des hommes dans la paix (Mercure) comme dans la guerre (Mars).

    Cette dernière assimilation fut pratiquée sous le Haut-Empire romain, notamment dans l’île de Bretagne où l'on connaît des inscriptions dédiées à Mars Toutatis.

     Teutates est symbolisé par une tête de bélier et un corbeau, deux esses horizontales symétriques représentant le bélier, ou une accolade ou un V aux extrémités spiralées.

    Ce dieu est aussi connu par des inscriptions sous la forme « Totatus » retrouvées au sanctuaire de Beauclair, à Voingt (Puy-de-Dôme), en territoire arverne.

    Il est également représenté sur le chaudron de Gundestrup.

     

    Ésus

    Dieu gaulois, Esus est nommé le «Bûcheron» ou encore, l’«Ebrancheur». "Esus" signifie "le maître" ou "le seigneur". Il est l'un des trois dieux souverains des Gaulois avec ses frères Taranis et Teutatès, cités par l'auteur romain Lucain.

     Dieu défricheur de la forêt primordiale avec sa hache, il est aussi appelé Moccos, le dieu au sanglier, Erriapus ou encore Silvanus dans sa version gallo-romaine.

    Il est le dieu de la Terre et de la Végétation et est donc lié à l’élément végétal. Il préside aussi aux travaux des champs et des bois.

    Il apparaît comme l’une des principales divinités gauloises et n’est, par ailleurs, connu qu’en Gaule.

     Esus est associé à l'If, arbre primordial, sous les surnoms d'Ivérix, "le Roi If" ou d' Ivocatus, "le combattant de l'if", divinité tutélaire de la tribu des Eburons ("le peuple de l'if").

     Dieu charpentier, il peut avoir comme équivalent Luchtan , dieu irlandais qui fabrique des lances pour les dieux en seulement trois coups de hache. Il ressemble aussi au dieu gallois Math, maître des forêts capable d'animer les arbres et magicien dont le nom évoque l'ours, esprit de la forêt.

    On peut citer deux représentations connues du dieu Esus.

    Premièrement, celle de Trèves : sur un bas-relief, le dieu frappe un arbre sur lequel sont perchés trois oiseaux. On aperçoit, cachée dans les feuilles, une tête de taureau, ce qui semble renvoyer au Tarvos Trigaranos, soit le « Taureau aux Trois Grues » du Pilier des Nautes de Lutèce (Kruta).

    Esus serait en train d’abattre l’Arbre de Vie afin d’en libérer une Grande Déesse qui en serait prisonnière, mais rien ne semble recouper cette fable imaginée. Au registre des fables, il faut sans doute également ranger l’opposition entre Esus et Cernunnos, se partageant les faveurs de la Déesse-Mère au rythme des saisons (Picard).

    Autre représentation, celle du Pilier des Nautes des Parisii, conservé au musée de Cluny. Sur ce monument divisé en « dés » superposés, Esus, vêtu d’une courte tunique et tenant une serpe de la main droite, empoigne de la main gauche un arbre qu’il est en train d’ébrancher. Son nom figure clairement dans la bande au-dessus de la sculpture. Pour certains, il s’agit là de l’activité d’un charpentier, le Pilier des Nautes étant lié à la navigation, pour d’autres, l’activité du dieu le présente sous l’aspect d’une divinité de la troisième fonction productrice ou comme une divinité trifonctionnelle (sacerdotale, guerrière et productrice). La représentation d’Esus voisine directement avec celle du Tarvos Trigaranos ou « Taureau aux Trois Grues ». Ce thème semble renvoyer à la tête de taureau et aux trois oiseaux perchés qui apparaissent sur le bas-relief de Trèves (Kruta).

     


    Esus sur le Pilier des Nautes.

     Datant du Ier siècle, le Pilier des Nautes découvert au XVIIIe siècle sous la cathédrale Notre-Dame de Paris, est un offrande des bateliers de la Seine (les nautes) à l’empereur romain Tibère qui régnait alors sur la Gaule (province romaine).
    Cependant leur allégeance reste prudente, car le pilier, également nommé pierre de la dédicace, figure à la fois le panthéon celtique et celui des nouveaux gouvernants romains, rare exemple de syncrétisme.
    Consacré au maître du panthéon romain, le dieu Jupiter, le Pilier des Nautes évoque les colonnes de Jupiter, élevées plus tardivement en Gaule et en Germanie. Douze de ses faces illustrent les divinités majeures des panthéons celtique:Cernunnos, Smertrios, Esus et Tarvos Trigaranus, et romain: les Dioscures, Jupiter, Vulcain, Fortuna, Vénus, Mercure, Mars, selon un programme politique et religieux qui nous reste hélas hermétique.

    C'est le plus vieux monument de Paris et le plus ancien ensemble sculpté découvert en France et daté par une inscription impériale.

    Le pilier des Nautes est exposé dans la salle du frigidarium des thermes de Cluny.

     

     

     http://lagrangeducherchant.over-blog.com/article-esus-le-bon-maitre-61242746.html
    http://ganthor8.blogspot.fr/p/esus-le-dieu-bucheron.html
    http://www.histoiredumonde.net/Teutates-Toutatis.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pilier_des_Nautes


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  • Le Muguet

    Emblème du printemps, le muguet symbolise la renaissance après le morne hiver, ainsi que la chance.

    Le muguet fleurit quand vient le printemps, il a donc été depuis longtemps une plante idéale pour célébrer la nouvelle saison, les beaux jours qui reviennent et pour s’attirer de futures bonnes récoltes.

    Le nom latin de la plante (Convallaria majalis) indique qu'elle pousse en mai dans les vallées. On l'appelle d'ailleurs parfois lys des vallées, formulation que l'on retrouve dans son nom anglais « lily of the valley ». Quant à son nom français, connu dans les textes depuis 1200 sous la forme mugue ou musguet, c'est un dérivé de musc, sans doute une altération de muscade, en raison du parfum de la fleur.

    De nombreuses légendes entourent la naissance du muguet.
    La légende grecque veut que le muguet fut créé par Apollon, dieu du mont Parnasse, pour en tapisser le sol, afin d’offrir à ses neuf muses aux pieds nus un tapis doux et parfumé sur lequel marcher.

    La déesse nordique Ostara, célébrée à l'équinoxe de printemps, était associée au muguet.
    Les Celtes attribuaient déjà des vertus porte-bonheur à cette plante: sa floraison signifiait le retour du printemps et de l’abondance de la nature.

    La légende chrétienne narre l’histoire de Saint Léonard, ermite réfugié en forêt qui dût se battre contre un dragon. Sorti vainqueur de la bataille, on dit que les gouttes de sang qu’il versa au cours de la bataille donnèrent naissance à des pieds de muguet. Cette légende expliquerait en partie la croyance que le muguet porterait chance.
    A cette époque, symboliquement, la blancheur immaculée du muguet, son parfum le rapprochait de la douceur, de l’humilité, de la chasteté de la Vierge Marie. Une autre légende raconte que les larmes que la Vierge versa au pied de la croix de Jésus Christ, se transformèrent en grelots semblables aux clochettes du muguet.

    La tradition du muguet porte-bonheur viendrait de cette légende disant qu'en 1560, Charles IX alors âgé de 10 ans et sa mère Catherine de Médicis visitent la Drôme où le chevalier Louis de Girard de Maisonforte offre au jeune roi un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Le roi, charmé, reprend cette pratique d'offrir chaque printemps un brin de muguet à chacune des dames de la cour en disant « Qu'il en soit fait ainsi chaque année », la coutume s’étendant rapidement à travers tout le pays.

    Une autre version veut qu'en 1560, Catherine de Médicis charge le chevalier de Saint-Paul-Trois-Châteaux d’une mission secrète auprès des Borghèse, ce dernier revient de chez cette riche famille italienne et, en guise de réussite de sa mission, offre au roi à la cour de Fontainebleau un bouquet de muguet trouvé dans les bois.

    La fleur des fiançailles
    Au Moyen Age, selon la coutume, les jeunes hommes accrochaient un brin de muguet à la porte des demoiselles pour signifier leur affection et leurs intentions conjugales. Aussi, cette tradition était particulièrement répandue au mois de mai. En effet, ce mois était considéré comme la période des fiançailles.

    En France, dès 1793, le calendrier républicain de Fabre d’Églantine propose une fête du Travail (« jour du travail ») au 3e jour des sansculottide (le « tridi »), tandis qu'il associe le muguet au « jour républicain », le 26 avril et non le 1er mai, rompant ainsi avec cette tradition royale.

    Cette tradition se perd jusqu'au 1er mai 1895 qui voit le chansonnier Félix Mayol débarquer à Paris, gare Saint-Lazare, et se faire offrir un bouquet de muguet par son amie parisienne Jenny Cook. Une anecdote publiée dans ses mémoires rapporte que faute de trouver un camélia, que les hommes élégants portaient à l'époque au revers de leur redingote, il prend un brin de muguet le soir de sa première sur la scène du Concert parisien. La première étant un triomphe, il conserve ce muguet qui devient son emblème et relance peut-être cette coutume.

    Au XIXe siècle autour de Paris, les cueillettes de muguet donnaient lieu à des fêtes populaires.
    Au début du 20°siècle les couturiers organisèrent une fête du 1er mai en bois de Chaville situé en région Ile de France. Ils offraient à cette occasion des bouquets de muguets à leurs clientes et leurs ouvrières. Christian Dior en fait l’emblème de sa Maison de couture. Dès lors, cette coutume du 1er mai devient une fête dans la région parisienne et la fête du muguet fut reprise par le tout Paris. A partir de 1956, pendant plus de 10 ans la fête du muguet durait en ce lieu 15 jours !

    Le muguet porte-bonheur et la fête du travail
    Ce n'est qu'au début du XXe siècle qu'il sera associé à la Fête du travail, qui date elle-même de 1889.

    A son origine, les travailleurs offraient des églantines rouges pour la fête du travail.
    En fait, sous Pétain, en 1942, des affiches de la campagne du 1er mai du Maréchal Pétain représentaient une main de travailleur cueillant un brin de muguet dans la terre, avec une annotation: 1er mai Fête du travail. C’est ainsi qu’une plante porte-bonheur, virginale vint remplacer une fleur rouge, à la symbolique révolutionnaire.
    Cette mesure du 1er mai comme jour férié fut reprise en 1947 après la guerre par le gouvernement issu de la Libération.

    Il se vend en France chaque année 50 millions brins de muguet (vendus à l'unité ou en pots), 80% de la production étant réalisée dans la région nantaise par une trentaine de producteurs répartis sur une demi-douzaine de communes.

    Aujourd’hui, le muguet est plus que jamais la fleur du 1er mai, autant pour sa portée politique que pour ses vertus porte-bonheur.

    C'est en parfumerie  que le muguet est surtout connu, même s'il y est rarement utilisé sous sa forme naturelle. Dès le XVIe siècle, le muguet était un parfum apprécié, notamment des hommes, puisque le terme muguet a servi à désigner jusqu'au XIXe siècle un jeune homme affecté, élégant, galant auprès des dames. On disait également «il fait le muguet».
    Aujourd'hui on l'utilise dans les parfums féminins comme note de cœur, mais sous forme synthétique, le terpinéol (ou terpinol) étant un excellent succédané.

    Le muguet est souvent utilisé comme parfum de savon.
    Plusieurs parfums l’ont mis en valeur : Diorissimo de Dior, Anaïs Anaïs d’Anaïs, Parfum d’été de Kenzo, Pleasures d’Estée Lauder.

    D'après le langage des fleurs, le muguet signifie « retour du bonheur », et il couronne 13 ans de mariage.

    Au Québec, les croyances liées au muguet, faisaient qu’un brin de muguet cueilli en mai servait de porte-bonheur. C’est pourquoi ce brin était conservé dans son portefeuille ou son missel. En Normandie et en Haute Bretagne, le muguet du 1er mai était cueilli ce jour là et porté sur soi toute la journée.

    Le muguet, une plante délicieusement parfumée mais toxique
    Il faut savoir que le muguet est une plante toxique. Tant en suçant une tige, qu’en mangeant ses fruits, ou en buvant de l’eau où la plante a été mise. Cette plante était utilisée quelque fois en remplacement de la digitale.

    Le muguet est bien entendu la fleur emblématique du 1er mai: offrir du muguet à quelqu’un ce jour-là, c’est lui souhaiter beaucoup de bonheur.
    Si vous offrez un brin comportant 13 clochettes, vous adresserez au destinataire des vœux de félicité éternelle…

    Le muguet est une de ces fleurs qui peuvent s’offrir sans aucune connotation amoureuse : n’hésitez pas à en faire cadeau autour de vous !

     

    Et avec ce brin je vous souhaite à tous beaucoup de bonheur pour toute l’année.

     

    Le Muguet

     

     

     

     

    Sources: http://blog.interflora.fr/encyclopedie-des-fleurs/fiches-fleurs/muguet/ 
    https://scribium.com/chantal-dumont/a/la-fete-du-muguet-de-mai-son-origine-son-symbole-porte-bonheur/

     

     

     

     

     


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