• Baba Yaga

    Légende Russe

    La Baba Yaga est célèbre dans les légendes des pays slaves et le plus souvent dans de nombreux contes russes ou polonais, au point qu’elle est entrée dans la mythologie.

    En général elle est décrite comme une vieille et horrible sorcière, mais bien que toujours vieille, elle revêt des aspects différents. Elle a une fonction double, étant à la fois l'adversaire du héros et la principale donatrice. On dit qu’elle aurait 2 sœurs du même nom, mais elle a au moins 6 personnalités différentes:
    La baba Yaga ravisseuse
    La baba Yaga combattante
    La baba Yaga donatrice
    La baba Yaga gardienne du royaume des morts
    La baba Yaga, maîtresse de la forêt et des bêtes sauvages.
    la baba Yaga solaire.

    Elle ne porte pas le traditionnel foulard sur la tête mais elle est toujours ébouriffée, elle a une seule jambe qui n’est qu’un os. C'est une ogresse qui dévore les voyageurs et en particulier les jeunes enfants. Toutefois en dépit de son appétit vorace elle est maigre comme un squelette.

    Elle se déplace en volant accroupie dans un mortier magique tout en s'aidant d'un pilon comme d'un gouvernail et elle efface soigneusement ses traces avec un balai taillé dans du bouleau argenté. Chaque fois qu'elle apparaît, un vent sauvage commence à souffler, les arbres gémissent et les feuilles tourbillonnent dans les airs.

    Mais c'est sans doute sa maison qui est la plus étonnante. C'est une petite cabane en bois juchée sur deux (ou une) pattes de poulet qui peut éventuellement se déplacer. Dans certaines légendes elle n'a ni porte ni fenêtre mais on peut les faire apparaitre en prononçant une phrase magique. La barrière de l'enclos est constitué d'os humains surmontés de crânes dont les orbites brillent dans la nuit. Le portail est fait lui aussi d'os humains et la serrure ressemble à une bouche garnie de dents pointues et acérées.

    Baba Yaga règne sur les éléments. Ses serviteurs fidèles sont le Cavalier Blanc, le Cavalier Rouge et le Cavalier Noir.
    Dans le conte Vassilissa la Belle, le plus connu, l'héroïne Vassilissa demande à la baba Yaga qui sont ces cavaliers et la baba Yaga répond : « C'est mon jour, vêtu de blanc... C'est mon soleil, vêtu de rouge... C'est ma nuit, vêtue de noir , tous de fidèles serviteurs ! »
    Ainsi, la baba Yaga commande aux phénomènes célestes, au jour et à la nuit. Dans le conte Maria Mariévna, il est dit d'elle : « Sur sa cavale ailée, elle fait chaque jour en volant le tour du monde ». Elle a des traits communs avec Phœbus, mais aussi, plus simplement, avec les sorcières, capables, selon les légendes, de voler.

    Parmi ses autres serviteurs, il y a trois êtres sans corps et des paires de mains menaçantes, qui tombent du ciel à sa demande. Elle les appelle "mes âme amies» ou «les amis de mon cœur», mais elle est plus que réticente pour en discuter avec Vassilissa. Un autre personnage étrange lui sert de berger c'est le sorcier immortel Koshchey.

    Si elle est surtout représentée comme une vieille femme terrifiante, Baba Yaga peut également jouer le rôle d'une femme sage et serviable. Le héros ou l'héroïne de l'histoire entre souvent dans son domaine à la recherche de la Sagesse, du Savoir ou de la Vérité. Comme elle est omnisciente, elle peut tout voir et révéler les secrets à ceux qui oseront poser les bonnes questions. Parfois elle propose des cadeaux magiques aux héros et aux cœurs purs. Elle se dit aussi l'esprit gardien de la fontaine de l'eau de la Vie et de la Mort.

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    L’histoire de Vassilissa


    Vassilissa était une charmante enfant qui vivait avec ses parents assez âgés.
    Un jour, sa maman tomba malade et, avant de mourir, donna à sa fille de huit ans une petite poupée en lui disant que si elle avait besoin d'aide, elle devrait la nourrir et lui demander de l’aide, mais elle ne devrait sous aucun prétexte la montrer à quelqu'un.

    Après la mort de sa femme, le vieil homme se remaria avec une veuve qui avait deux filles, croyant qu'elle ferait une épouse et une mère de famille avisée. Mais toutes trois devinrent très rapidement jalouses de Vassilissa qui était très belle et se montrèrent méchantes à son égard.

    Un jour que le vieil homme était parti au marché, sa belle-mère envoya, à la tombée de la nuit, Vassilissa chez la Baba Yaga chercher du bois pour chauffer leur maison. Vassilissa mit la poupée dans sa poche et partit.

    Elle arriva à une cabane en bois posée sur des pattes de poules et entourée d'une clôture de pieux surmontés de crânes. Le portail était fait d'os de jambes humaines et la serrure, de dents. La Baba Yaga surgit alors de la forêt, volant dans son mortier qu'elle dirigeait à l'aide d'un pilon, tout en effaçant ses traces avec son balai.

    Vassilissa lui expliqua ce qu'elle voulait et la sorcière lui dit qu'elle devait d'abord travailler pour mériter sa récompense. Commença une série de travaux très difficiles à réaliser le plus vite possible: décortiquer le grain, trier des graines de pois et de pavot… Mais Vassilissa demande l‘aide de sa poupée et, en deux jours et deux nuits, elle s'acquitta de ces tâches au grand dam de la sorcière. Mais la Baba Yaga lui trouvait toujours de nouveaux travaux du même acabit à accomplir.

    Vassilissa comprit que Baba Yaga n'avait nullement l'intention de la laisser partir. Alors une nuit, pendant son sommeil, Vassilissa s'enfuit, prenant au passage sur la clôture un crâne aux yeux luisants pour éclairer sa route.

    Quand elle rentra chez elle, sa belle-mère et ses deux filles lui arrachèrent le crâne des mains. Les yeux brillants se posèrent alors sur elles trois et les réduisirent en cendres.
    Le lendemain matin, Vassilissa enterra le crâne profondément dans le jardin et peu après un rosier aux fleurs rouge sombre poussa au-dessus.

    Vassilissa vécut désormais dans la paix avec son père, conservant toujours la petite poupée dans sa poche, au cas où elle aurait encore besoin d'elle.

     

    Sources: Wikipédia et http://mythologica.fr/slave/baba.htm#sthash.gRa2YJ14.dpuf


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  • Ostara -Eostre

    (Réédition de l'article de l'année dernière).

    Ostara est une fête païenne célébrée aux alentours du 21 mars, c’est-à-dire au moment de l'équinoxe de printemps, quand le jour et la nuit sont égaux.
    Elle symbolise le renouveau de la vie et de la terre, après un hiver froid et dur.
    Son équivalent anglo-saxon est Eostre, les druides la nomment Alban Eilir

    Ostara est la fête du Printemps, de l’Éternel Retour de la vie qui avait semblé menacée de disparaitre sous les rudes coups de l’hiver. Avec l’équinoxe et un soleil redevenant de plus en plus présent, les bourgeons s’ouvrent, les fleurs éclosent et les prairies se couvrent d’une herbe nouvelle et drue. C’est la renaissance de la fertilité, de la fécondité pour les plantes, les animaux et les hommes, la régénérescence de toutes les forces vitales.
    Dans les régions celtes, cette fête indiquait le début de la saison des semailles.

    Ostara est un Sabbat Solaire, sacré pour le Jeune Dieu, Seigneur du Soleil levant et de la Vie. Il est le gardien des plantes qui poussent et des animaux, et aussi de la lumière grandissante du Soleil.
    On raconte que La Déesse sortie de son sommeil enveloppe la terre de fertilité, le Dieu gagne en maturité et parcourt les prairies verdoyantes. Les animaux sauvages poussés par les déités s’accouplent, c’est la période des semences dans les champs. C’est aussi le temps d'agir et de s'occuper des plantations des plantes utilisées en magie et des jardins rituels.

    Au cours de cette journée, les adeptes de la tradition de Viviane se rendent dans les prés pour chercher quelques beaux trèfles.
    Cette plante avait une haute valeur symbolique dans le monde celtique, car on dit qu'elle avait inspiré le symbole du triskèle qui représentait à la fois les trois âges de la Déesse, et les mondes physique, mental et spirituel: c'était l'un des plus importants symboles celtes.

    Les rituels d'Ostara célèbrent la vie renouvelée sous plusieurs formes : on peint des œufs, symboles de renaissance, avec des couleurs vives et on les utilise dans des rites sacrés avant de les manger. Le Lapin, ancien symbole de la Lune, représente le renouvellement de la fertilité de la Terre.
    On perçoit nettement l'influence nordique de cette fête, avec le nom qu'on lui donne généralement : Ostara. En effet, il provient d'Eostre.

    Eostre est une Déesse germanique de la fertilité, ayant pour emblème le lièvre, animal tenu pour prolifique, et à qui ont faisait des offrandes d'œufs peints pour assurer la venue du printemps.
    Chargée de symboles païens, l'équinoxe de printemps est toujours fêté aujourd'hui.
    Nous mangeons des lapins en chocolat, des poules et des œufs, nous sonnons les cloches pour provoquer le réveil de la nature.

    La fête d’Ostara remonte à la haute antiquité indo-européenne. Quand arriva la christianisme, elle devint la fête de Pâques, la célébration de la résurrection du Christ, élément central des croyances chrétiennes, se greffant, subtilement, sur la célébration de la résurrection de la nature. Une trace linguistique très claire en est restée: Pâques (mot d’origine hébraïque) se dit en allemand Ostern et en anglais Easter.

    La légende d'Eostre : l'histoire des œufs et des lapins de Pâques

    L’œuf à toujours été le symbole de la naissance du Printemps. En effet les anciennes civilisations pensaient que l'origine du monde était un énorme œuf, l’œuf primordial duquel toute la création et l’humanité sont sorties.
    La symbolique de l'œuf est très chargée.
    On retrouve ce symbole dans de nombreuses religions et son sens est toujours le même. L'œuf est souvent une représentation de la puissance de la lumière. Ainsi il apparaît comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature.
    Mais il n'est pas autant naissance que re-naissance, c'est le retour, la résurrection (d'où la récupération de la fête pour la fête de Pâques chrétienne: mort et résurrection de Jésus).

    Mais la légende de la déesse anglo-saxonne du Printemps, Eostre est aussi importante car c'est elle qui est responsable de la tradition des œufs de Pâques.

    Eostre
    Eostre aimait beaucoup les enfants et ils lui rendaient bien puisque qu'ils la suivaient partout où elle allait. Elle aimait chanter et leur raconter des histoires féeriques. Un jour, alors qu'elle était assise dans un jardin avec plusieurs de ces enfants, un joli oiseau vint se poser sur sa main. Elle lui murmura quelques mots à l'oreille et l'oiseau se transforma en son animal préféré: le lapin.

    Cela enchanta les enfants jusqu'à ce qu'ils rendent compte que le lapin tremblait de peur. Ils réalisèrent alors que l'oiseau transformé en lapin ne pourrait plus jamais chanter ou voler dans le ciel et que ça le rendait malheureux.
    Les enfants supplièrent alors Eostre de renverser le charme mais le mal était fait, elle venait de briser la règle la plus importante : « Si ça ne fais de mal à personne, fais ce que tu veux ». Ses pouvoirs se retrouvèrent amoindris, elle devint incapable de faire quoique ce soit et l'oiseau fut condamné à rester sous la forme d'un lapin jusqu'à la veille du Printemps, période à laquelle Eostre retrouverait tous ses pouvoirs. Là seulement il pourrait se re-transformer en oiseau pour une durée limitée afin d'aller couver ses œufs.

    Pour remercier les enfants d'avoir demandé à Eostre de renverser le sort, le lapin décida de réunir ses œufs et de les distribuer à tous les enfants à travers le monde. Eostre, elle, pour se punir de sa bêtise, grava les contours d'un lapin sur la face de la lune. Ainsi, il pourra s'envoler dans le ciel en sécurité, loin des périls qu'il pourrait subir sur terre.

     

     

     

     

    http://uklegacies.blogspot.fr/2013/03/la-legende-deostre-lhistoire-des-ufs-et.html#more - http://www.blogg.org/blog-51512-billet-proposition_d_activite_pour_ostara-786560.html - Wikipédia - http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2010/03/19/ostara/

     


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  • L'arrivée du Printemps

    L’arrivée du printemps
     

    Légende Chippewa

    Un vieil homme aux longs cheveux blancs était assis dans sa hutte plantée au bord d‘un ruisseau encore gelé, seul, fatigué et pensif.

    C’était la fin de l’hiver, l’air n’était plus aussi froid et son feu était pratiquement éteint. Le seul bruit était celui du vent qui balayait la neige tombée récemment.

    Tout à coup, un beau jeune homme entra dans la hutte. Ses joues étaient rouges et ses yeux pétillaient, il avait de longs cheveux noirs tressés en deux nattes. Il marchait d’un pas rapide et léger et portait des fleurs blanches à la main.
    «  Ah mon garçon, dit le vieil homme, je suis heureux de te voir, entre, raconte moi tes aventures et parle moi des pays que tu as traversés. Je te raconterai mes plus beaux exploits et tu feras de même! »
    Le jeune homme sortit de son sac une longue pipe qu’il remplit de tabac et la tendit à son hôte. Ils fumèrent à tour de rôle et commencèrent à raconter leurs histoires.

    « Je suis Peboan, l’esprit de l’hiver, dit le vieil homme, je souffle et les ruisseaux deviennent immobiles. Les eaux gèlent et deviennent aussi dures que des pierres. »

    « Je suis Seegwun, l’esprit du printemps, répondit le jeune homme, je souffle et les fleurs éclosent dans les prés et dans les bois. »

    « Je secoue mes mèches de cheveux, dit le vieil homme, et la neige couvre la terre. Les feuilles tombent des arbres et mon souffle les balaye. Les oiseaux s’envolent vers des pays lointains et les animaux se cachent pour se protéger du froid. »

    « Je secoue mes tresses, dit le jeune homme, et des averses chaudes de pluies douces tombent sur la terre. Les fleurs lèvent leurs têtes du sol, et l’herbe devient plus épaisse et verte. Ma voix rappelle les oiseaux, et ils arrivent en volant joyeusement des pays du sud. La chaleur de mon souffle fait couler à nouveau les ruisseaux, qui entonnent des chants d’été. La musique emplit les bosquets que je traverse et toute la Nature est en joie. »

    Et pendant qu’ils conversaient, un merveilleux changement se produisit.
    Le Soleil commença à se lever, montant plus haut qu’habituellement, une douce chaleur enveloppa lentement la place. Un écureuil et un mulot pointèrent leur museau hors de leur refuge, des perce-neige se mirent à sortir de terre, l’eau murmura gaiement dans le petit ruisseau…

    Peboan, l’esprit de l’hiver, devint silencieux, sa tête s’affaissa et la neige à l’extérieur de la hutte fondit. Le rouge-gorge et l’oiseau bleu commencèrent à chanter dans les arbres dont les bourgeons pointaient, le ruisseau se mit à couler joyeusement et l’odeur des fleurs parfuma l’atmosphère.
    La hutte disparut lentement et Peboan s’effaça comme une brume.

    Seegwun, l’esprit du printemps, devint plus radieux et se leva gaiement. Il arpenta la terre en jouant de la flûte et sur son chemin toute la nature s’éveillait.
    C’est ainsi que partit l’Esprit de l’hiver et les enfants indiens purent courir dans l’herbe verte, cueillir les premières fleurs délicatement parfumées, et découvrir la beauté du printemps.

     

     Source: http://monazimba.fr/category/contes-legendes

     

     

     


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  • Cerridwen

    Cerridwen
    la Gardienne du Chaudron

     

    La Vieille Femme, la Sagesse

    Dans la légende galloise, Cerridwen représente la vieille femme, l'aspect le plus sombre de la déesse. Elle a des pouvoirs de prophétie et est la gardienne du Chaudron de Connaissance et d'Inspiration dans les Enfers.
    Cerridwen est la déesse de la transformation et de l'initiation et est souvent adorée par ceux qui cherchent une initiation dans des lieux retirés.
    En tant que gardienne du savoir caché elle est aussi priée par ceux qui cherchent les vérités cachées. Elle est aussi appelée la déesse lune dans les Wales ou on la considère comme la grande mère, la déesse de la nature. Les bardes de cette région se nomme eux-mêmes les Cerddorion (fils de Cerridwen). Taliesin fait aussi partie de leur légende. Aussi on dit que Cerridwen est la déesse de la mort, de la fertilité, de la régénération, de la science, de l'astrologie, de la poésie, des sorts et de la connaissance.

    Comme de nombreuses Déesses Celtes, Cerridwen possède deux enfants ayant des caractéristiques opposées. Sa fille, se nommant Creidwy, était très belle et très intelligente. Elle symbolise la lumière et possède de nombreux dons. Son garçon, Afagddu, est laid et malformé, dépourvu d'intelligence et de quelconque pouvoir. Il a un caractère méchant et stupide. Creidwy représente l'aspect merveilleux, beau, sage de Cerridwen tandis qu'Afagddu représente son côté obscur.

    La légende raconte que la Déesse Cerridwen, déçue et attristée de l'apparence de son fils, laissa mijoter un breuvage magique composé de 6 herbes sacrées pendant un an et un jour (la notion d'un an et un jour était une base importante dans la croyance celtique car elle ramène à une vertu essentielle : la patience, puis au cycle de la vie et de la nature que les celtes vénéraient : en un an et un jour toutes les saisons sont passées et le cycle recommence. C'est donc un symbole fort du temps).

    Ce Chaudron (appelé « Amen » dans certain écrits ) était sous la surveillance de deux hommes. Le premier était un vieil homme appelé Norda qui devait contrôler le feu qui faisait bouillir l'élixir de connaissance et Gwyon Bach, chargé de remuer sans cesse le breuvage .
    Cette potion avait comme particularité de donner la sagesse et la connaissance divine à condition d'en absorber seulement les trois premières gouttes. Le reste du breuvage était un poison mortel. Cerridwen voulait ainsi compenser les infortunes physiques de son fils en lui donnant un intelligence sacrée.

    Malheureusement à la fin de l'année, le chaudron déborda et trois gouttes tombèrent sur le bras de Gwyon, l'homme chargé de remuer le breuvage. Cela le brûla et il eut le réflexe de poser ses lèvres sur la brûlure, avalant ainsi les trois premières gouttes de l'élixir.
    A cette instant Gwyon fut rempli de dons et de visions. Il entendit tous les secrets de la vie, passée présente et future. Il eut alors accès à toutes les connaissances et toute la sagesse du monde. Mais sachant que la Déesse Cerridwen allait être furieuse contre lui pour avoir rendu le reste du chaudron mortel, il s'enfuit pour échapper à sa colère.

    Cerridwen entendit le bruit de la course de Gwyon et le poursuivit.
    Ainsi Gwyon se transforma en lièvre pour lui échapper mais Cerridwen se changea en chien de chasse. Gwyon sauta dans une rivière et se métamorphosa en poisson et Cerridwen devint une loutre. Il se transforma en oiseau et s'envola dans les airs mais elle se changea en faucon. Voulant passer inaperçu, il se transforma en grain de blé et tomba au sol pour se cacher mais Cerridwen ayant tout vu se transforma en poule et picora les grains pour les avaler.

    Mais lorsque Cerridwen repris sa forme humaine, elle se rendit compte qu’elle était enceinte. Neuf mois plus tard elle donna donc naissance à Gwyon, mais au lieu de le tuer comme c'était son intention, sa beauté la força à l'épargner. Elle plaça le bébé dans une poche de cuir et l'envoya à la mer. Il flotta deux jours jusqu'à Beltane où il fut secouru via un banc de saumon par Elphin, un neveux du roi des Wales du nord qui l’adopta. Gwion fut nommé Taliesin, ce qui signifie "front brillant".
    Il devint ainsi le plus célèbre des bardes gallois : Taliesin.

     

     http://imaginaire-des-songes.over-blog.com/article-1230510.html
    http://www.unionpaienne.com/site/index.php?page=le-pantheon-celtique

     

     

    Cerridwen

     

    Taliesin

     

    Pour faire suite à Cerridwen, voici l’histoire de Taliesin:

    L’histoire de Taliesin, le plus célèbre des Bardes, s’inscrit dans le cycle du Graal, l’épopée des Chevaliers de la Table Ronde et du Roi Arthur.

    Taliesin, qui signifie « front brillant », est une figure importante de la mythologie celtique et de la littérature galloise; c’est à la fois un poète historique du VIe siècle (son nom est associé au Livre de Taliesin, un recueil de poèmes manuscrits du Xe siècle mais dont la composition serait contemporaine du barde historique) et un barde mythique de la littérature galloise, dont la légende fait: le « Chef des Bardes de Bretagne ».

    Le poète historique:
    Taliesin serait né vers 534, dans le Powys et serait mort vers 599, il serait le fils de saint Henwg de Llanhennock. Il fait partie des Cynfeirdd, c’est-à-dire les premiers bardes. Selon l’Historia Brittonum attribuée à Nennius, c’est un contemporain d’Aneirin et l’un des plus grands poètes de Bretagne.Une douzaine de poèmes du Livre de Taliesin sont authentifiés et lui sont attribués, ce sont des louanges des différents rois au service desquels il a été attaché. Le poète Alfred Tennyson (1809-1892), dans son recueil Idylls of the King, l’incorpore à la légende arthurienne et en fait un barde du mythique roi Arthur. Les dates n’étant pas très fiables, se pourrait-il qu’il n’y ait qu’un seul et même Taliesin? Mais on sait que ce nom se transmet de barde en barde.

    Le barde mythique est celui qui nous intéresse.

    Taliesin est également connu comme Taliesin Ben Beirdd -Taliesin, chef des bardes. Deux fois né. Selon la légende, Taliesin a commencé sa vie comme Gwion Bach qui était un serviteur de la déesse Cerridwen.

    L’histoire de Gwion Bach, voir ci-dessus Cerridwen.
    Pour que son fils soit accepté, Cerridwen décide de lui donner le don de l’inspiration prophétique (l'Awen) à l’aide d’une mixture magique qu’elle fait bouillir dans son chaudron pendant un an et un jour.
    Cerridwen, le jour venu, va mettre au monde l'enfant toute seule. Cet enfant est tellement beau que lorsque ses yeux croisent les siens, elle ne peut se résoudre à l'éliminer. elle l'installe dans un coracle, embarcation légère, et l’abandonne sur la mer.

    L’histoire de Taliesin:
    Les flots roulèrent le sac jusqu’au royaume du roi Gwyddno, où Elffin, le fils du roi, le découvrit. Il libéra l’enfant et lui donna le nom de Taliesin. Celui-ci lui dit : « Toi qui m’as sauvé des eaux, je peux t’apporter de belles récompenses… ». Elffin, bien étonné de ce discours, lui demanda : « Qui est ce petit être qui me parle comme un adulte ? » Et Taliesin lui raconta l’origine de sa naissance. Puis Taliesin ajouta: " Grand merci à toi, Elfin, de m'avoir ainsi recueilli et accueilli. Entends maintenant que tu ne le regretteras pas car je suis Taliesin et bientôt mon nom brûlera parmi les innombrables étoiles du ciel. Crois bien que je ne serai pas ingrat et que tu trouveras avec moi une récompense à la hauteur de ta bonté. "

    Taliesin passe quatre années dans la maison d'Elffin, quatre années qui le voient passer d'enfant, au jeune homme, au grand émerveillement des gens du roi Gwyddno. Tout ce temps, il s'applique à égayer son bienfaiteur qui, de timoré et voûté qu'il était, devient peu à peu un homme de compagnie agréable et de bonne conversation.
    Taliesin remerciera son bienfaiteur en lui faisant gagner un chaudron rempli d’or après un tournoi de bardes grâce auquel il le fera libérer d’un injuste emprisonnement.

    Puis il prit son indépendance, et alla de royaume en royaume… Un jour, au cours de ses pérégrinations, il rencontra un personnage étrange qui lui dit :

    « Je sais qui tu es. Tu seras le meilleur des bardes… Tu es Taliesin, le prince des Bardes de tous les royaumes qui sont au couchant du soleil… ». Taliesin lui répondit : « Moi aussi je sais qui tu es. Tu es l’esprit du temps et de l’espace. Les hommes de Bretagne t’ont donné le nom de Merlin. Je te salue, Merlin, toi le prophète des temps passés, des temps présents et des temps futurs. Tu conduiras le futur roi Arthur jusqu’à l’épée Excalibur, tu connaîtras les Chevaliers de la Table Ronde et Lancelot du Lac du «Château de Joyeuse Garde». Je suis Taliesin et j’ai revêtu une multitude d’aspects avant d’acquérir ma forme définitive. J’ai été la lance étroite et dorée, j’ai été goutte de pluie dans les airs, j’ai été lumière de la lampe, j’ai été chemin, j’ai été aigle, j’ai été bouclier dans les batailles… et je pourrai changer jusqu’à la fin des temps… »

    Élaborée dans un contexte chrétien, rédigée alors que la tradition a été oralement transmise pendant des siècles, la légende de Taliesin nous décrit l’archétype du poète gallois, qui est une évolution du druide. Chez les Celtes, la divination comme la médecine est une branche de la magie, exercée par la classe sacerdotale. C’est par accident que Gwion Bach s'approprie le don prophétique mais il doit fuir et montrer ses capacités à se transformer; ces métamorphoses sont courantes dans la mythologie celtique.

    Autre élément important de la mythologie celtique, le chaudron qui est notamment l’un des talismans du dieu-druide le Dagda irlandais. C’est le symbole de la prospérité, de la richesse et aussi l’ustensile de référence pour la préparation de la magie.

    Dans la société celtique de l’Antiquité, le druide et le roi forment une sorte de binôme, si le second règne sur son peuple, il ne peut le faire qu’avec les conseils et sous la direction spirituelle du premier. C’est ce qu’illustrent les rapports entre Taliesin et Elffin, tout comme ceux entre Merlin et Arthur.

    Une statue de Taliesin, « prince des magiciens, barde du roi Arthur », par R. Joncourt, se trouve depuis 2000 sur la place de la mairie de la commune de La Forest-Landerneau (Finistère).

    Cerridwen

     

    (Elle ne correspond pas du tout à l’image que je m’en fait.)

    Selon ce qu’on en dit, les origines de cette commune se rattachent au Château de Douloureuse Garde, ou «Château des pleurs dans la forêt» qui, délivré de ses sortilèges par le Chevalier Lancelot du Lac, a pris le nom de Joyeuse Garde qu’il a conservé depuis.

     

     

     

    Sources: http://www.bretagne-celtic.com/legende7.htm - Wikipédia et http://enviedailleurs.forumpro.fr/t1146-taliesin-le-prince-des-bardes-
    http://www.la-forest-landerneau.fr/forest/histoiref/taliesin.htm

      

     


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  • La ville maudite de Bhangarh

    Pour mon ami Gino

    Bangharh est une cité située entre Jaipur et Alwar, dans l’état du Rajasthan en Inde.
    Bhangarh est une cité forteresse des plus magnifiques et des plus tranquilles le jour, mais personne n’ose s’y aventurer la nuit…

    Bhangarh a été construit au 17ème siècle, par Raja Madho Singh, frère cadet de Man Singh, un général de l'armée de l'empereur Akbar. A cette époque, Bhangarh avait une population de plus de 10.000 habitants. Maintenant, pas une âme ne vit dans la ville en ruine, mais toujours belle.

    Le fort, qui est en fait une petite ville composée de temples, des palais, et de multiples portes, couvre une grande superficie de terre au pied d'une montagne.

    Par la porte principale de la ville fortifiée, maintenant appelée le Bhoot Bangla ("House of Ghosts"), on découvre de nombreux temples hindous: les temples pour Hanuman, Gopinath, Someshwar, Mangla Devi, Ganesh etc.
    Le Palais Royal est situé à l'extrémité des limites du fort et a été protégé par deux fortifications intérieures sur la vallée. Les remparts sont percés de cinq portes

    La ville maudite de Bhangarh

    Aujourd’hui, la cité déserte n’est plus habitée mais reste un vestige du 17ème siècle des plus beaux de l’Inde.

    Mais en dépit de sa beauté et du paysage pittoresque, le fort est ancré dans de sombres histoires et a été complètement abandonné en 1783, tous les habitants du village étant déplacés ailleurs.
    La ville est crainte dans toute l'Inde la nuit mais est fréquentée par de nombreux touristes le jour (et quelques téméraires la nuit en mal de sensations fortes).

     

    La réputation de Bhangarh découle de deux vieilles légendes.

    L'une d'elles raconte qu’au début du XVIIe siècle le farouche souverain Madho Singh décida de construire sa capitale à Bhangarh. Alors qu’il repérait les lieux, il rencontra un ascète du nom de Baba Balanath en train de méditer (d’autres sources le nomment le Guru Balu Nath).

    L’homme l’autorisa à bâtir sa forteresse à cet endroit, à condition que l’ombre du palais n’empiète jamais sur son précieux lieu de méditation. "Au moment où les ombres de vos palais me toucheront, la ville ne sera plus!"

    Madho Singh obtempéra, mais des années plus tard, son petit-fils Ajab Singh fit surélever la forteresse, à une hauteur qui jeta une ombre sur la retraite de Balu Nath. Celui-ci maudit la ville, déclenchant une série d’événements sinistres qui conduisirent la cité à sa perte.

    Balu Nath serait enterré dans une petite Samadhi sur le site même. 

    Une autre légende parle de la princesse de Bhangarh, Ratnavati.

    C’était une très belle princesse considérée comme le joyau du Rajasthan.

    Selon la légende, Ratnavati, avait commencé à recevoir des propositions de mariage venant de plusieurs régions. Singhia, un magicien tantrique, versé dans les sciences occultes, était tombé amoureux de la princesse, mais il savait que c’était une union impossible.

    Un jour, Singhia rencontra sur le marché la femme de chambre de la princesse qui achetait de l’huile de soins. Il utilisa son pouvoir pour jeter un sort sur l’huile contenue dans un bol afin que la princesse tombe amoureuse de lui.
    La princesse cependant, voyant l'enchanteur qui l’épiait, se douta d’une ruse et lança le bol sur un mur qui s'effondra et enterra Singhia par la même occasion.

    En mourant, Singhia lança une malédiction le royaume de Bhangarh, annonçant que la ville serait anéantie du jour au lendemain, et ne serait plus jamais habitée.
    L'année suivante, il y eut une bataille entre Bhangarh et Ajabgarh dans laquelle la princesse Ratnavati a péri avec tous les habitants.

     Les gens du pays croient que tous ces fantômes errent dans Bhangarh et c'est pourquoi l'entrée est interdite dans le fort la nuit. Ils pensent que la princesse Ratnavati doit se réincarner et retourner à Bhangarh Fort afin de libérer la ville de sa malédiction.

    Le fort abandonné de Bhangarh est réputé pour être le lieu le plus hanté en Inde, tant et si bien que l'Archaeological Survey of India a interdit l'accès au site entre le coucher et le lever du soleil, et les habitants ont déménagé leur ville en dehors des limites du fort.

    Les autorités locales interdisent aux touristes de rester la nuit sur le site, des pancartes d'avertissement sont installées à l'entrée. On ne compte plus les témoignages d'apparitions fantomatiques, de bruits étranges mais aussi de disparitions inexpliquées. Les habitants disent que quiconque a essayé de rester à l'intérieur, après le coucher du soleil n‘en est jamais ressorti.

    Néanmoins, ce sont ces mêmes histoires qui continuent d'attirer des milliers de touristes chaque année, désireux de découvrir la ville hantée et maudite de Bhangarh.
    Les visiteurs affirment que le sentiment de malaise et de tristesse est omniprésent sur le site, et les photographies prises dans la soirée montrent souvent des ombres étranges.

    Le lieu est devenu une attraction touristique populaire et pour faciliter au mieux le tourisme un petit village d'environ 1000 âmes a surgi à sa périphérie.
    Les villageois racontent que la nuit venue ont peut entendre de la musique et des rires venant de l'intérieur des murailles et à ce jour... personne n'en connait la provenance!

     

     

     

    Sources: http://www.joiedesmots.com/l-inde-hantee-a107009916-https://hauntedtourism.wordpress.com/asie/bhangarh-inde/
    http://www.ancient-origins.net/myths-legends-asia/ghost-city-bhangarh-and-curse-holy-man-002380- http://monindependancefinanciere.com/lenciclopedie/seccion-f/fort-bhangarh.php

     

     


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