• Pélé

    Pelé faisant jaillir la lave d'un coup de son baton Pa'oa.
     © Carole et Frédéric Hardy

    Pélé, déesse Hawaïenne 

    Pélé est la déesse hawaïenne du feu, des éclairs, de la danse et des volcans.
    Elle est l'une des principales déesses de la mythologie hawaïenne et fait l'objet d'un important culte marqué par de nombreux chants, cérémonies religieuses et offrandes.
    Pélé est représentée sous la forme d'une jeune femme aux cheveux longs laissés libres, parfois coiffée d'une couronne de fleurs. Elle tient dans une main un Paʻoa, un bâton magique, avec lequel elle déclenche les éruptions.
    Le nom sacré de Pélé est Kaʻula o Keahi qui signifie « rougeoiement du feu ».

    Plusieurs légendes diffèrent sur son ascendance e les raisons de son voyage mais se rejoignent sur le fait qu’elle est originaire de Tahiti.

     Selon la première légende, Pélé s’enfuit de Tahiti en raison de son conflit permanent avec sa sœur déesse de l'eau Nāmaka. Persécutée et poursuivie par la vindicte de Namaka, Pélé fuit d’ïle en ïle à travers l’océan Pacifique, jusqu’à l’archipel d’Hawaï.
    Réfugiée dans l'archipel d'Hawaï avec ses frères et sa petite sœur déesse du Hula encore dans un œuf, Pélé visite les différentes îles et commence par Kauai ou elle utilise son Paʻoa, un bâton magique, pour fouiller la terre, ce qui déclenche une éruption volcanique.

    Pélé 

    Peinture de Pélé tenant dans une main son Paʻoa d'où émerge un flot de lave et de l'autre sa sœur Hiʻiaka sous la forme d'un œuf.

    Elle créera ainsi au cours de sa fuite, à Oahu: plusieurs éruptions se déclenchent qui laissent des cratères dont celui de Diamond Head. Comme l'eau éteint rapidement les feux qu'elle allume, Pélé décide de poursuivre sa route vers le sud-est, aidée par sa famille. Elle passe par Molokai puis Maui où, ayant recouvré ses forces, elle crée le Haleakalā, puis donne naissance au Mauna Kea.
    Pélé, prête au combat grâce à l'expérience acquise durant son voyage, affronte sa sœur dans un long duel à mains nues qui se déroule sur les pentes occidentales du Haleakalā, non loin de Hana. Nāmaka, parvenant à faire fléchir Pélé, brise ses os de lave et les éparpille jusqu'à la côte, donnant à cet endroit le nom de Na-iwi-o-Pele, «les os de Pélé».

    Cependant, le uhane, l'esprit de la déesse, a survécu.
    Les autres frères et sœurs de Pélé  la servent en lui apportant du feu et en déversant des coulées de lave à sa demande; avec le temps, ils deviennent des aumakuas, des esprits des cratères.
    Pélé fait du Kīlauea sa demeure et vit au fond du cratère de l'Halema'uma'u.
    Elle choisit ce lieu notamment parce qu'il constitue le centre du monde, là où la Création a commencé.
    Dans une autre version de la légende, c'est elle qui part en voyage de son plein gré et Nāmaka est totalement absente de l'histoire.

    Une troisième variante fait voyager Pélé à travers l'océan Pacifique à cause d’une grande vague produite par Hina. Accompagnée de son mari Wahioloa, elle suit sa sœur Pele-kumu-ka-lani qui recherche des îles. Finalement, Pélé s'arrête dans l'archipel d'Hawaï en construisant sa maison sur le Kīlauea, ce qui lui permet d'échapper à la vague de Hina.
    Elle y fonde une famille avec son fils Menehune et sa fille Laka. Cette variante, d'origine ancienne, possède des similitudes avec des personnages maoris de Nouvelle-Zélande où Wahioloa est un chef local et Laka son fils qui coupe des arbres la journée et les fait repousser la nuit avec l'aide de fées ; les Menehunes désignent à Hawaï le peuple des fées.

    Le Kīlauea ne constitue pas la personnification de Pélé mais certains éléments géologiques sont identifiés comme étant une partie de son corps. Ainsi, les fins filaments de verre volcanique formés par l'étirement de particules de lave en fusion au gré du vent sont associés à sa chevelure et sont appelés « cheveux de Pélé ». De même, à l'extrémité de ces filaments se trouve généralement une goutte de verre volcanique en forme de larme et sont donc appelés « larmes de Pélé ».
    Le Limu o Pele est un fin fragment d'une bulle de lave qui éclate sous l'effet du choc thermique avec l'eau lorsqu'une coulée entre dans l'océan et dont les fragments sont immédiatement solidifiés.

    PéléPélé


    Les fumerolles qui s'échappent continuellement du volcan correspondent à sa respiration ; elles ont des vertus purificatrices et permettent de préparer l'esprit des Hawaïens aux cérémonies religieuses. Enfin, la voix de la déesse est audible dans le bruit que font les explosions de méthane lors de la destruction de la végétation par une coulée de lave.

    Du Halemaʻumaʻu, Pélé sillonne fréquemment l'île avec une prédilection pour les cratères, si bien qu'en plusieurs centaines d'années de présence dans l'archipel, les Hawaïens ont rapporté de nombreux témoignages de sa présence dans toute l'île d'Hawaï. Lorsqu'elle entre en colère, ce qui arrive fréquemment, elle peut provoquer des séismes en frappant le sol avec ses pieds ou déclencher des éruptions volcaniques en creusant le sol avec son Paʻoa.

    Pélé peut prendre une apparence humaine sous la forme soit d'une jeune fille d'une grande beauté, soit d'une femme vieille et laide, elle est alors souvent accompagnée d'un chien blanc. C'est sous la forme de la vieille femme qu'elle se mêle aux Hawaïens pour les tester en quémandant de la nourriture ou de l'eau. Celui qui répond favorablement à sa demande se voit récompensé mais celui qui refuse de partager ses biens subit sa colère. Elle détruit alors ses champs ou sa maison, obligeant l'infortuné à réclamer l'aumône auprès de ses semblables et ainsi dépendre des autres comme Pélé a dépendu de lui.

    Sa colère peut prendre une autre forme et affecte celui qui perturbe l'équilibre du Kīlauea ou qui ramasse un morceau du volcan. La malchance et des malheurs s'abattent sur lui et ne cessent que lorsque le caillou dérobé à Pélé lui est rendu. Cette légende aurait été créée par un garde du parc national des volcans d'Hawaï afin de dissuader les touristes d'emporter des cheveux ou des larmes de la déesse.
    Une boite postale est mise d'ailleurs à leur disposition, pour qu'ils puissent restituer son bien à la déesse.
    Des centaines de colis contenant un morceau de lave du Kīlauea arriveraient ainsi chaque année à Hawaï, les destinataires espérant que leur malchance cesse pour n'avoir pas respecté cette superstition.

    Le culte de la déesse Pélé est encore bien vivant à Hawaï, où des cérémonies sont organisées en son honneur sur les bords du cratère de l'Halama'uma'u. Des offrandes y sont jetées pour s'attirer les bonnes grâces de la déesse du feu.
    Ces croyances se sont manifestées en 1977, où les volcanologues se virent refuser le droit de dévier les coulées de lave menaçant la bourgade de Kalapana ... car cet acte pouvait aller à l'encontre des volontés de Pélé.
    La Hula était à l'origine un moyen utilisé par les hawaïens pour bénir les dieux. Dans les temps anciens, elle était dansée sur une estrade sur laquelle reposait un autel dédié à la déesse du feu, des volcans et de la danse. Les costumes traditionnels comprenaient des leis, colliers de fleurs, un pau, une jupe de fibres, et des bracelets d'os de baleines ou de dents de chiens autour des chevilles.

    Pélé

     

    sources: http://www.earth-of-fire.com/article-l-art-sur-les-chemins-du-feu-la-deesse-pele-ses-cheveux-et-ses-larmes-70656848.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9l%C3%A9

     

     


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  • Contes Amérindiens

    Contes Amérindiens

     

    Le chant du Loup

    Je voulais donner quelque chose de mon passé à mon petit fils.
    Ainsi je l’ai emmené dans la forêt, dans un lieu tranquille.
    Assis à mes pieds, il m’écoute lui dire la puissance qui est donnée à chaque créature.
    Il ne bouge pas un muscle pendant que j’explique comment la forêt nous avait toujours fourni : nourriture, abri, confort, et croyances.
    Quand je lui raconte comment le loup est devenu notre protecteur, et quand je lui dis que je lui chanterais le chant sacré du loup, il était très excité.

    Dans mon chant, j'implorais le loup de venir et de présider avec nous pendant que j’accomplis la cérémonie du loup pour que le lien entre mon petit fils et le loup soit éternel.
    Je chantais
    Dans ma voix, l’espoir se répercutait dans chaque battement de coeur.
    Je chantais
    Dans mes mots étaient les pouvoirs hérités de mes ancêtres
    Je chantais
    Dans le creux de ma main se trouvait une graine de sapin : le chaînon de la création.
    Je chantais
    Dans mes yeux étincelait l’amour.
    Je chantais
    Et le chant flottait sur les rayons du soleil, d’arbre en arbre.

    Quand j’eus finit, c’était comme si le monde entier écoutait avec nous
    pour entendre la réponse du loup.
    Nous avons attendu un long moment mais rien n’est venu.
    Je chantais à nouveau, humblement avec autant de conviction que je pouvais, jusqu’à ce que ma gorge me fasse mal et à en perdre la voix.
    Soudain, j’ai réalisé pourquoi aucun loup n'avait entendu mon chant sacré.
    Il n’en restait plus ! Mon coeur s’envahit de larmes.
    Je ne pouvais plus donner à mon petit fils la confiance du passé, de notre passé.
    Et dans un murmure je lui dis : C’est fini !

    Je pleurais en silence
    Tout est fini !

    ******


    L'aigle et la linotte

    Un jour, les oiseaux se réunirent afin de désigner celui d'entre eux qui volait le plus haut.

    Le concours commença. Certains s'élevèrent très vite mais furent aussi vite épuisés par leur effort et dépassés par d'autres plus puissants qu'eux. Puis vint l'aigle, et il les surpassa tous. Il allait fièrement proclamer partout sa victoire lorsque, quittant le dos du rapace, le minuscule oiseau qui s'y était jusque-là caché, une linotte grise, prit à son tour son essor, sans que nul n'ait deviné le subterfuge, et parvint sans peine beaucoup plus haut!

    Quand l'assemblée tint son conseil pour rendre sa sentence, elle s'accorda pour attribuer la victoire à l'aigle. En effet, il était, d'entre tous, celui qui s'était le plus rapproché du soleil et le seul, de surcroît, à avoir réussi cet exploit en portant sur son dos la linotte...

    Nul, à compter de ce jour, ne douta que l'aigle était à la fois le plus courageux et le plus fort des guerriers. C'est pourquoi ses plumes sont le signe le plus respectable qu'un chef valeureux puisse s'enorgueillir de porter

    ******

    Le petit aigle

    Il était une fois, un jeune guerrier qui prit un œuf
    Dans le nid d’un aigle et le mit à couver
    Dans la basse-cour
    Quand l’œuf vint à éclore
    Le petit aigle sortit et grandit parmi les poussins
    Picorant sa nourriture comme ses compagnons…
    Un jour, regardant en l’air, il vit un aigle
    Qui planait au-dessus de lui…
    Il sentit ses ailes frémir et dit à un des poulets
    Comme j’aimerai en faire autant
    Ne sois pas idiot, répondit le poulet
    Seul un aigle peut volet aussi haut…
    Honteux de son désir, le petit aigle retourna gratter
    La poussière et il ne remit plus jamais en cause
    La place qu’il croyait avoir reçue sur cette terre…



    http://itancansioux.wordpress.com/2011/07/14/le-petit-aigle-conte-amerindien/
    http://algoma.over-blog.com/6-categorie-10172520.html

     

     


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  • Le caducée

    Le caducée, ou bâton ailé, est un des symboles les plus anciens dans l'histoire de l'humanité, commun à diverses civilisations.

    On l’a retrouvé pour la première fois en Inde, représenté sur des tablettes datant de la première moitié du IIIe millénaire avant notre ère, ainsi que sur des monuments; puis sur une coupe ayant appartenu au roi de Mésopotamie Gudea de Lagash, datée du XXIIe siècle av. J.C.

    D’après Claude Gétaz: "le prototype d’Hermès était un dieu oriental d’origine babylonienne, principe de la fécondité … agent et messager de la Grande Mère, il engendrait la vie chaque année, au printemps… A une époque fort ancienne, peut-être 4 000 ans avant J.-C., les Babyloniens vénéraient le caducée comme un dieu de la fécondité.
    La ligne qui ondule est un symbole de la Déesse primordiale. Elle signifie énergie vitale, matrice humide, liquide amniotique, terre féconde et régénératrice. Le serpent possédait la même signification; c’était une créature des plus bienveillantes,  mais l’hégémonie des religions monothéistes et patriarcales en a fait un animal néfaste."

    Le mot latin caduceus provient du grec kêrukeion  qui est l’« insigne de héraut » ou « bâton du héraut ». Un héraut est un officier chargé de porter des messages, un annonciateur. Il était en effet porté par les hérauts et les ambassadeurs comme symbole de leur fonction et comme emblème de leur inviolabilité personnelle.
    Il était donc juste qu’il soit le symbole de Hermès ou Mercure, messager des dieux qui l'exhibait pour trancher dans les litiges.
    Mais avant que le bâton magique ne soit attribué à Mercure, il appartenait à Hermès Trismégiste, mythique créateur de l'art magique traditionnel, détenteur du savoir universel dans chacune de ses applications: médecine, loi morale, philosophie, religion, science naturelle, mathématique etc. Le mythe d'Hermès remonte aux premières civilisations de l'Egypte, repris plus tard dans la mythologie grecque qui en tira le dieu Hermès, devenu Mercure avec les Romains.

    Le caducée est un emblème ancien dans la mythologie grecque. Il en existe deux types à ne pas confondre: le caducée d'Hermès et le caducée d’Asclépios.

    Le caducée d'Hermès/Mercure
     Pour le récompenser de lui avoir offert sa lyre et de lui avoir fabriqué sa syrinx (flute), Apollon donna à Hermès une baguette en #or (métal solaire) afin qu’il soit le messager des dieux, de l’Olympe aux Enfers, en passant par le monde des humains.
      Alors qu’il parcourait les pentes du mont Cithéron, le jeune dieu Hermès vit deux serpents se combattre. Aussitôt, il jeta entre eux le bâton qu’il avait reçu d’Apollon, pour les séparer. Les serpents s’enroulèrent tous deux autour du bâton et, cessant de combattre, ils s’immobilisèrent face à face.
    On raconte aussi que Rhéa prit la forme d’une couleuvre (ici dans le sens de serpent femelle) pour échapper aux ardeurs amoureuses de Zeus. Mais celui-ci se changea en serpent. Hermès les réconcilia en plaçant le bâton entre les deux.
    La symbolique s'installa par la suite, et l'emblème du Dieu grec Hermès l’accompagna pour toujours. Il est surmonté de deux ailes, symbolisant la vélocité d'Hermès le messager des dieux.
    Emblème de l’éloquence, le caducée est indispensable pour maintenir la concorde. Les serpents symbolisent la ruse, la prudence, la diplomatie. Le serpent est aussi dans les traditions antiques symbole de connaissance et de sagesse.

    Iris
    Déesse de l’Aurore, Iris est l’équivalent féminin d’Hermès. Elle est la messagère de Zeus et porte le caducée. Elle emprunte la voie de l’arc-en-ciel, pont entre le Ciel et la Terre, pour transmettre les missives divines.

    Le Caducée d’Asclépios/Esculape:
    L'emblème d'Asclépios est un bâton court le long duquel s'enroule un seul serpent.
    Le bâton d'Esculape est le symbole de la médecine par référence au dieu grec de la Médecine Asclépios.
    La légende rapporte qu'un jour, Asclépios, voyant un serpent se diriger vers lui, tendit son bâton dans sa direction. L'animal s'y enroula. Asclépios frappa le sol et tua la bête. Un second serpent apparut soudain, tenant dans sa bouche, une herbe mystérieuse avec laquelle il rappela à la vie l'autre reptile. Asclépios eut alors la révélation de la vertu médicinale des plantes.

    Le bâton est le symbole de l'activité du médecin qui promène à travers le monde sa science secourable.
    Le serpent est ici symbole de vie et de vigueur parce qu'il possède la propriété de changer de peau, retrouvant ainsi l'apparence de la jeunesse. Le serpent, en s'insinuant dans les fissures de la Terre, était sensé en connaître tous les secrets ainsi que les vertus des plantes médicinales, voire les mystères entourant la mort ! (allusion aux oracles par lesquels Asclépios indiquait aux malades les remèdes à appliquer).
    Le caducée d'Asclépios est devenu l'emblème universel des professions médicales et se prête à de nombreuses et complexes interprétations:

    Le caducée est l'insigne et l'emblème officiel de l'Ordre des Médecins de France depuis son rétablissement en 1945. Il est composé du serpent d'Asclépios s'enroulant autour d'un bâton symbolisant l'arbre de la vie; ce bâton est surmonté d'un miroir symbolisant la prudence que le médecin doit avoir avant chaque décision médicale. Il est associé à la coupe d'Hygie, fille d'Asclépios et Déesse de la Santé pour les pharmaciens, à un diapason pour les audioprothésistes ou à un serpent représentant la courbure du ventre de la femme enceinte pour les sages femmes etc.

    Primitivement, le caducée, réalisant le difficile équilibre de tendances antagonistes autour de l’axe du monde (les serpents représentant le feu et l’eau, la baguette la terre et les ailes le ciel), fut donc un symbole de paix porté par le Messager des Dieux. Une autre interprétation insiste sur l’accouplement des serpents et la symbolique de la fécondité.

    On rencontre le serpent, dans la Genèse hébraïque, sur l’arbre de la Connaissance. L’arbre est l’axe du monde. Ses racines plongent dans la terre féconde qui le nourrit, son feuillage atteint le ciel. A ses deux extrémités, s’opposent le pôle céleste et le pôle souterrain.
    Ce qui n’est pas sans nous rappeler Yggdrasil, l’arbre du monde de la mythologie germanique.
     J. Boulnois nous dit du bâton : « Le caducée est associé à l’arbre sacré…Le caducée mésopotamien montre une baguette centrale. Elle semble bien être le souvenir de l’arbre… On est donc en droit de regarder la baguette du caducée d’Hermès et de celui d’Esculape comme le symbole de l’arbre, associé, demeure, ou substitut de la divinité. Que cette baguette ait pris par la suite une autre signification, la puissance de la divination ou le pouvoir guérisseur, il n’en reste pas moins qu’elle symbolise l’efficience de la divinité de l’arbre. »

    Le symbolisme du caducée est parfois ambigu comme beaucoup de symboles et d’archétypes. Si l’on est touché par sa partie la plus épaisse, l’on meurt. Au contraire, un mort revient à la vie s’il est touché par l’extrémité la plus fine (tout comme la massue du dieu germanique Dagda). C’est un bâton de vie et de mort.

    Ésotérisme
    Selon le yoga, il existe deux forces, des nadis irriguant le corps subtil, qui s'entremêlent autour d'une troisième et forment ainsi schématiquement un caducée le long de la colonne vertébrale, en remontant du premier chakra jusqu'au septième.
    C’est le symbole de l’énergie vitale qu’il faut activer afin d’atteindre l’éveil.
    Dans cet enchevêtrement, le serpent mâle, d'ascendance solaire, est positionné à droite, tandis que la femelle, d'ascendance lunaire, est placée à gauche.
     
    Alchimie
    Pour les alchimistes, le caducée est le sceptre d’Hermès, dieu de l’alchimie. En alchimie les deux serpents symbolisent le soufre et le mercure, couple de forces opposées en équilibre, alliance du Feu et de l’Eau, du soleil et de la lune, les principes antagonistes, à priori, impossibles à réunir et qui pourtant sont la base de la réalisation de l’Œuvre. Ils seront unis et scellés par le Sel (scelle, sceau).


    Le caducée symbolise donc l'énigme de la complexité humaine et de ses infinies possibilités de développement.

     

     

    Sources: http://myterieux.centerblog.net/rub-archeologie-etrange-.html
    http://myterieux.centerblog.net/rub-archeologie-etrange-.html
    http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/divers_institutions/caducee.htm
    http://www.dictionnairedessymboles.fr/article-le-symbolisme-du-caducee-117924552.html

     


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  • La pêcheuse de perles

    La légende de la pêcheuse de perles est une très ancienne légende du folklore japonais.

    Il y a bien longtemps, l’empereur de  Chine désirait faire un cadeau à l’empereur du Japon. Il choisit trois magnifiques bijoux dont un rubis splendide et fit venir son émissaire afin qu’il emporte les cadeaux à l’empereur.

    Mais pendant le voyage, l’émissaire fut attaqué par Ryujin, le Roi des Dragons de l’Océan qui lui vola le rubis, le plus beau des bijoux.
    Désespéré, l’émissaire arrivant à la cour impériale expliqua à l’empereur du Japon le vol dont il a été victime.

    L'empereur, désireux de récupérer le bijou à n'importe quel prix, envoya son premier ministre à Shido, ville située sur la côte japonaise non loin de l'endroit du larcin.

    En arrivant à Shido, le premier ministre réfléchit longtemps à la meilleure façon de récupérer le bijou. Il s'informa sur les coutumes du Roi des Dragons auprès d'un pêcheur. Ce qu'il apprit ne fut guère de nature à le rassurer . Mais il rencontra une jeune et jolie plongeuse pêcheuse de perle, une ama et se dit que peut-être il pourrait l’amener à l’aider.

    Néanmoins il ne savait comment s’y prendre pour lui demander d’aller chercher le bijou, la  tâche étant périlleuse. Etant finalement tombé amoureux d’elle, il finit par l’épouser et vivre avec elle à Shido, et au bout d’un an ils furent les parents d’un petit garçon.

    La plongeuse demande alors comme une grande faveur au premier ministre  de faire de leur fils son héritier unique. Le premier ministre, voyant là un moyen de remplir enfin sa mission et  peu désireux de revenir à Kyoto sans le rubis, accepte sa demande à condition qu'elle aille reprendre le joyau volé au Roi des Dragons. C'est une condition terrible, mais la plongeuse donne son accord et reprend son dur labeur.

    Ainsi chaque jour elle plonge, plonge encore, de plus en plus profond, mais sans succès, elle ne trouve pas ce qu‘elle cherche. Un jour enfin, au plus profond de l'océan, elle aperçoit le palais du Roi des Dragons, devant l‘entrée duquel des monstres horribles montent la garder.
    Maîtrisant sa peur, elle s'approche avec précautions et découvre que tous les gardiens sont endormis et que personne d’autre ne semble en vue. Nageant aussi vite que possible, elle arrive jusqu'au trône du Roi des Dragons. Elle y voit le magnifique joyau resplendissant de mille feux malgré la lumière glauque qui pénètre au fond de la mer. Sans hésiter, elle s'en empare et retourne vivement vers la sortie. Elle commence sa longue ascension en direction de son embarcation qui l'attend à la surface.

    Malheureusement le Roi des Dragons, sans doute alerté par les mouvements de l’eau, se réveille soudain et, constatant la disparition du joyau, se lance immédiatement à sa poursuite. Il est un bien meilleur nageur que la pêcheuse de perles, bien plus rapide qu’elle, et il sait qu'il va la rattraper avant qu'elle n'atteigne son bateau.

    Terrifiée et sentant qu'il va la rejoindre, la plongeuse se rappelle subitement que le Roi des Dragons ne supporte absolument pas le sang des êtres humains. Déterminée à réussir et n'ayant pas d'autre choix, elle sort son couteau de l'étui pendu à sa ceinture et s'ouvre la poitrine d'un seul coup. Elle glisse le précieux bijou dans la plaie pendant que la mer se teinte de son sang.
    Lorsqu'elle se retourne, elle voit le rictus de rage et le regard courroucé du Roi Dragon disparaître dans un nuage rouge. Saignant abondamment et épuisée, elle atteint enfin la surface de l'eau où elle est hissée dans le bateau par les rameurs. Elle a tout juste le temps d'indiquer l'endroit où elle a caché le bijou avant de mourir.

    Le premier ministre retourne à Tokyo accompagné par son fils pour remettre le bijou à l'empereur. Il tient sa parole en faisant de l'enfant son unique héritier et, reconnaissant, ordonne également d'élever un monument à la mémoire de la belle et loyale pêcheuse de perles qui a donné  sa vie pour son enfant.

    Ce monument est toujours visible au temple de Shido-ji. Malheureusement je n’ai pu en trouver aucune photo.


    Source: Wikipédia


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    Mythes sur Le Soleil

    Dès que l’homme a su regarder le ciel et interpréter les phénomènes visibles, il a pris conscience que le Soleil était l’élément nécessaire, qui lui apportait lumière, chaleur, et subsistance – la vie. De là à l’adorer comme un dieu il n’y avait qu’un pas.
    Le soleil a toujours tenu une importance prédominante dans les diverses civilisations de la Terre, de nombreux cultes ont été transmis pour le vénérer.

     Au moins 15 000 ans avant notre ère, des graveurs anonymes ont tracé en Asie centrale, des figures qui indiquent l'importance qu'avait déjà pour eux le Soleil. Ce n'était encore qu'une image primitive, un cercle entouré de rayons, mais sa représentation fréquente avait valeur de symbole. Ainsi au Kazakhstan, en Suède, ou en France, des pierres gravées représentent le Soleil.

    Des constructions très anciennes, surtout dans les régions peuplées par les Celtes, ont été également édifiées en fonction de l’apparition ou de la disparition du Soleil: le tunnel du cairn de Gavrinis, dans le Morbihan, ou celui de Newgrange en Irlande, ne laissent entrer le Soleil qu’une fois par an, au moment du solstice d’hiver. Le site de Stonehenge, en Angleterre, a servi pendant plusieurs millénaires, d’observatoire primitif des mouvements du Soleil.

    Plus près de nous, nous avons Omraam Mikhaël Ivanov qui lui portait un culte particulier, allant le matin sur le rocher du Bonfin pour capter ses vibrations et  attirant pour la première fois l’attention de l’humanité sur la nécessité de s’unir pour réaliser sur la Terre une grande Fraternité planétaire, fondée sur une religion solaire.

    Miguel Ruiz nous parle de ce lien particulier que nous tenons avec le soleil:
    "Chaque être humain possède une fréquence de lumière qui existe continuellement dans le soleil. Celle-ci est constamment reliée à la Terre, comme une rivière."

    Le sol invinctus des romains
    L’empereur Aurélien instaura un culte solaire, le Soleil étant censé être universel, le culte de Sol Invictus, le Soleil Invaincu. Aurélien lui fit édifier à Rome un temple sur le Champ de Mars, créa un collège de Pontifes du Soleil et fit du culte de Sol Invictus une sorte de religion de l'État (et non une religion d'État), se substituant au culte impérial tombé en désuétude.

    Yoga: A la suite, on ne peut s' empêcher de penser aux salutations au soleil faites par les yogis:
    'Il est un rite traditionnel auquel s' adonnent les pratiquants en yoga, toutes obédiences confondues : la salutation au soleil. Depuis des temps immémoriaux, les yogis considèrent qu'il s'agit du plus bel hommage à présenter à l'énergie de la nature. Composée de douze postures formant un enchaînement au cours duquel l'élève éprouve ses aptitudes à l'effort, à l'adaptation et à l'évolution, la salutation au soleil est une prière adressée à la vie.


     Mythe Sumérien
    Utu -  un oeil étincelant, témoin et juge
    Son symbole est un disque orné d'une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons ondulés. Il est caractérisé sur des monuments par des flammes qui s'élèvent au-dessus de ses épaules.

     Mythe Babylonien
    Shamash  - Un regard omniscient sur le monde
    Après avoir tué sa mère Tiamat, Mardouk coupa son corps en deux afin de créer un nouveau monde. Avec l'une des moitiés il forma la Terre, et avec l'autre il conçut la voûte céleste sur laquelle il plaça les astres.

     Mythe Perse
    Mithra  - « Lève-toi, Soleil, aux chevaux rapides »
    Monté sur son char attelé à des chevaux blancs, Mithra est associé au Soleil et apparaît comme l'esprit du bien et l'ordonnateur du monde. Son parcours annuel était considéré comme une illustration cosmique de la destinée humaine: naissance, vie, mort et résurrection.
     
    Mythe Grec
    Hélios
    L'astre diurne est représenté par le Dieu Hélios. Fils des Titans Hypérion et Théia, il est également le frère de Séléné, Déesse de la Lune. Chaque jour, Hélios traversait les Cieux dans un char doré, tiré par quatre chevaux. Précédé par Éos, l’Aurore, il procurait la lumière aux dieux et aux mortels.

     Mythe Hindou
     Surya  -  « l’œil du ciel, qui veille sur le monde »
    Surya est le dieu brahmanique du soleil, fils d'Aditî et de Kashyapa. Il est le Dieu Soleil, source d'énergie et de lumière qui enveloppe et pénètre la Terre. Il est également le père de Manu, le premier homme de l'humanité.
     
    Mythe Égyptien
    " Il apparaît le matin, dans sa barque divine, et prend le nom de Khepri, le scarabée. Ce qui contribua à faire de cet animal le symbole de la vie, renaissant toujours comme le Soleil levant. Au zénith, il est vraiment RÂ, puis il descend à l'horizon, se couche et devient ATOUM "
    Concernant l’Egypte, il est bien connu que le pharaon Aménophis IV (1375-1358 av. J.C.) tenta d’introduire une religion monothéiste en déclarant le dieu soleil Aton comme seul dieu, pendant qu’il se renommait lui-même Akhenaton

     Mythe Chinois
     les 10 soleils
    Au commencement du monde se trouvaient 10 soleils (fils de Jun, Dieu du Ciel et de Xihe, Déesse du Soleil) qui vivaient ensemble dans les branches d'un arbre géant, le Fu Sang. Chaque jour, un des soleils était autorisé à se lever et à grimper jusqu’au sommet de l’arbre.
    Il partait ensuite dans un char tiré par six dragon pour accomplir sa ronde dans le ciel. Il rejoignait ensuite ses frères au pied de l'arbre géant, et l’obscurité retombait sur la Terre.
    Les astres se levaient ainsi à tour de rôle, et il n’y en avait jamais plus d’un par jour dans le ciel. Jusqu’au jour où ils décidèrent de partir en même temps, infligeant aux hommes une chaleur intolérable. La Terre fut grillée, des monstres sortirent de nulle part, et les Hommes faillirent mourir de soif et de faim. Jun eut alors pitié des hommes et envoya son meilleur archer Yi. Ce dernier régla le compte aux dix frères rebelles, sauf à un seul qu'il décida finalement d'épargner.

     Mythe Aztèque
    Les « cinq soleils »
    Les Aztèques croyaient que 4 mondes avaient précédé le nôtre et s’étaient effondrés lors de cataclysmes: ce sont les « quatre soleils ». Actuellement, nous vivons le cinquième, né du combat entre les dieux : Quetzalcoatl - le serpent à plumes, et Tezcatlipoca - le miroir fumant.
    Tonatiuh
    Le dieu Soleil Tonatiuh symbolise la cinquième ère actuelle. Il est souvent représenté la langue pendante, réclamant les offrandes de sang humain. Le sacrifice humain chez les Aztèques n’était inspiré ni par la cruauté, ni par la haine, mais par un devoir sacré envers le Soleil. Messager envoyé aux dieux, le sacrifié était ainsi investi d’une mission mystique, et était honoré comme tel.
     
    Mythe Celtique
    Belenos   "Le brillant"  -  "Le resplendissant"
    Belenos est le Dieu du Soleil - fils de Dagda, dieu des Druides et père de tous les Dieux. Jeune et beau comme l'éclat du soleil, Belenos est le symbole de l'harmonie et de la beauté. Il réchauffe l'âme et le corps. Il provoque l'illumination spirituelle et sait guérir tous les maux.
    Le Soleil
    Les dieux Lug et Bélénos, dans leur fonction solaire, représentaient les pouvoirs actifs et constructeurs de la lumière, du feu et de la chaleur. L’astre du jour était considéré pour les Celtes, comme la source de tout feu céleste, de toute lumière. On pense, qu’à l’instar des Aryens védiques, les Celtes plaçaient dans le Soleil le principe mental de l’intellect et de la clairvoyance.

    Mythe  Japonais
    Amaterasu  -  "La grande déesse qui illumine le ciel"
    Le Dieu Izanagi fit sortir de son oeil gauche la déesse Soleil Amaterasu, et de son oeil droit le dieu Lune Tsukiyomi. Amaterasu était si brillante que ses parents l'envoyèrent au ciel dans les hautes plaines célestes, où elle règne désormais en tant que protectrice des Hommes.

     

    http://kathy.dauthuille.free.fr/Article02.htm
    http://cosmobranche.free.fr/MythesSoleil.htm
    http://www.venusvoyance.com/soleil-lune-culte-superstition-lug-belenos/ 

     

     


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