•  Les Amants des Volcans


    Dans la mythologie aztèque, il est dit qu’il y a bien longtemps, lorsque les Aztèques dominaient la vallée de Mexico, d'autres pays devaient leur rendre hommage. Mais un jour, las de l'oppression, un vassal, Tlaxcala, décida de se battre pour libérer son peuple et alors débuta une terrible guerre entre les Aztèques et Tlaxcala.

    La jolie princesse nommée Iztaccihuatl, fille du cacique de Tlaxcala et un jeune homme Popocatépetl étaient très amoureux l‘un de l‘autre. Mais Popocatépetl était un simple guerrier du père de la princesse.

    Prenant son courage à deux mains, Popocatépetl demanda tout de même la main de la Princesse au cacique qui, pensant qu’il ne reviendrait jamais, la lui promit à condition qu’il parte au combat contre leurs ennemis et en revienne victorieux, ayant ainsi gagné le noble titre de Chevalier-Aigle.

    Mais Iztaccihuatl était courtisée également par de nombreux nobles, parmi lesquels un nommé Axooxco, un homme cruel et sanguinaire qui réclamait sa main.
    Par jalousie, celui-ci raconta partout que Popocatépetl était mort au combat.
    La princesse fut effondrée  dès qu'elle apprit la mort de son bien-aimé et elle mourut de chagrin.

    Pendant ce temps, Popocatépetl gagna toutes les batailles et rentra en triomphant vers son peuple.
    Mais à son arrivée, il apprit la terrible nouvelle. La princesse, la fille du chef Tlaxcala pour qui il avait fait tout ça, était morte.
    Popocatépetl se demanda alors à quoi allaient lui servir toutes les richesses qu'il avait accumulées, ainsi que son titre de noblesse.

    Accablé de douleur, Popocatépetl prit le corps de la princesse dans ses bras et partit le déposer sur le sommet de la montagne.
    Le jeune homme embrassa une dernière fois sa bien-aimée et s’allongea à ses côtés, attendant le sommeil éternel.
    Popocatépetl rejoint Iztaccihuatl dans la mort et la neige recouvrit leurs corps.

    Les Dieux, affectés par cet amour profond et tragique, les changèrent en montagnes.


    Popocatépetl et l’Iztaccihuátl étaient le siège des temples de Tláloc, le dieu de la pluie, et de Chalchiuhtlicue, déesse de l’eau des lacs, des fleuves et de la mer.
    Depuis lors les volcans IZTACCÍHUATL (femme endormie), et le POPOCATÉPETL (montagne qui fume) sont des compagnons inséparables qui s’érigent dominant la ville de Mexico et forment à l’horizon l’image des deux amants entrelacés et réunis à jamais pour l’éternité.

    En ce qui concerne le traître qui a inventé la mort de Popocatépetl, celui qui a déclenché cette tragédie, il a succombé à son tour et il est également devenu une montagne: Pico de Orizaba. Il est aussi recouvert de neige. Les mexicains l'ont nommé Citlatépetl ou colline de l'Etoile. Ainsi il est condamné à voir de loin pour l’éternité que les deux amants ne seront jamais séparés.

    Lorsqu'on regarde le volcan, on devine la forme de Iztaccihuatl, une princesse endormie, recouverte d'un linceul.

     

    Sources:http://beatricea.unblog.fr/category/contes-et-legendes/
    http://quilaztli.over-blog.com/article-mythologie-la-legende-de-popocatepetl-et-iztaccihuatl-113967155.html


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  • Manannan

     Dieu de la mythologie celtique irlandaise, Manannan Mac Lir, littéralement « le Mannois fils de Lir » , est le frère du Dagda et d’Oghma.
    (Lir étant un personnage emblématique, on traduit souvent son nom par mer ou flots, mais Lir, pour habiter des îles lointaines, n‘est aucunement le dieu de la navigation maritime.)
    Son équivalent Gallois est Manawyddan Fab Llyr. Il figure également dans la mythologie écossaise.

    Il appartient aux Tuatha dé Danann; c’est le dieu-guerrier souverain de l’Autre Monde celtique, le Sidh, là où demeurent les gens des tribus de Dana. Il en est le maître, il règne sur les eaux qui mènent au Sidh, les eaux étant les portes d’entrée de ce royaume souterrain.
    Le grand royaume des Tuatha dé Danann est un miroir et un doublet souterrain du royaume des Gaëls à la surface.

    Mais Manannan n'est pas une divinité marine comparable à Neptune: c'est parce qu'il est plus particulièrement le dieu de l'Autre Monde qu'il a une résidence maritime. Le Sidh est, en effet, localisé dans des îles mythiques au-delà de l'océan, ainsi que dans les collines et les tertres d‘Irlande. Pas plus Manannan que Manawydann ne sont des dieux de la mer, car l’Irlande païenne n’a pas de dieu marin (pas plus que de dieu laboureur). De plus les Gaëls semblent se désintéresser totalement de la mer, ils sont beaucoup plus attachés aux rivières et aux sources, donc aux eaux douces.

    Manannan apparaît souvent dans les récits irlandais comme originaires des îles lointaines, autrement dit la Terre de Promesse, sorte de paradis celtique parfois appelé Elmain Ablacb, l’île des pommes, autrement dit l’ile d’Avalon de la légende Arthurienne.

    Mananann Mac Lir, tire son nom de l'île de Man , (ou alors il aurait donné son nom à l'Île de Man) située dans la mer d'Irlande. Cétait un dieu magicien, guérisseur et psychopompe de l'Autre Monde. Au nombre de ses pouvoirs, il faut insister sur ses dons de métamorphose et d’ubiquité.

    Mananann Mac Lir était un beau et noble guerrier qui possédait un bateau (le balayeur de vague) qui se manœuvrait tout seul. Il suffisait de lui donner la destination voulue et il vous y conduisait.
    Dans d’autres versions c’est un cheval, Enbarr, qui galope aussi bien sur terre que sur mer. C’est sans doute la raison pour laquelle on a cru voir en lui un dieu marin, protecteur des navigateurs ou, au contraire, naufrageur de navires, mais sa puissance le place au rang de ses frères: le Dagda et Ogma.

    En tant que guerrier il possédait un casque de feu, et une épée nommée Fragarach qui ne manquait jamais sa cible. Elle constitue l'un des trésors des Tuatha dé Danann, le peuple de Dana avec Caladbolg, l‘épée magique de Fergus Mac Roeg, qui serait Caledfwlch, nom gallois d’Excalibur, l’épée du roi Arthur
    Il possède aussi un manteau d’invisibilité.
    Il donna quatre de ses objets à Lugh quand il partit aider Dana combattre les Fomoré: son manteau d'invisibilité, sa cuirasse que rien ne pouvait percer, son casque et son épée.

    Il a pour attribution de fournir des cochons biens dodus pour les banquets des dieux. Ces cochons se régénèrent chaque nuit pour être de nouveau mangés le lendemain.
    Sa femme lui a apporté de la Terre de Promesse sept vaches merveilleuses dont le lait inépuisable est une nourriture divine.

    Il figure dans de nombreux récits, par exemple c’est lui qui, dans le récit des « Aventures de Cormac », attire Cormac mac Airt, roi suprême d'Irlande, dans son palais de l'Autre Monde. Il l’avait tenté avec une branche magique de pommier alors qu’il se trouvait dans sa forteresse de Tara. Neuf pommes d'or étaient suspendues à cette branche, et quand on l’agitait, les pommes s'entre-choquant produisaient une musique étrange et douce. Personne ne pouvait l'entendre sans oublier à l'instant ses chagrins et ses maux. Puis tous, hommes, femmes et enfants, s'endormaient.
    Pour obtenir cette branche merveilleuse, Cormac, fasciné, accepta de l’échanger contre sa femme et ses enfants. Mais au bout d’un an Cormac regretta son acte et partit à la recherche de sa famille, qu’il retrouva chez Manannan déguisé en pauvre paysan, qu‘il finit par reconnaître à la nourriture qui lui fut servie, les cochons et le lait.
    Après lui avoir fait la leçon, Manannan lui demanda de raconter son histoire, en lui présentant la coupe de vérité qui se brisait en 4 morceaux devant un mensonge et se ressoudait devant la vérité.
    Cormac raconta comment il avait acquis la branche merveilleuse aux neuf pommes d'or et à la musique enchanteresse; comment il avait en même temps perdu sa femme, son fils et sa fille et les regrets qu‘il en avait, et la coupe ne se brisa pas. Manannan appela alors la femme et les enfants de Cornac pour souper avec eux.
    Après le repas, Cormac, sa femme et ses enfants allèrent se coucher. Quand ils se réveillèrent le lendemain, ils étaient dans le palais de Tara, capitale de l'Irlande, et Cormac y trouva près de lui la branche merveilleuse, la coupe enchantée, même la nappe qui couvrait la table sur laquelle il avait mangé la veille dans le palais du dieu Manannan.
    (Sources : H. d'Arbois de Jubainville, Cours de Littérature Celtique)

    Manannan eut aussi pour épouse Fand (« Hirondelle »), une magnifique déesse qu'on surnommait "perle de beauté",  qui tomba amoureuse de Cuchulainn , le héros de l'Ulster. Mais l'aventure tourna court et finalement Fand choisit de rester aux côtés de son mari. Mananann étendit alors son manteau de brume d'invisibilité entre elle et Cuchulainn pour être sûr qu'ils ne se rencontreraient plus jamais.

    Manannan a également été marié à Aife (Aiofe), qui avait été transformée en grue. Quand Aife fut tuée il utilisa sa peau pour fabriquer un sac pour ses objets magiques.
    Manannan était aussi l'amant ou le mari d'Aine, la déesse du soleil et de l'amour.

    Il avait des enfants divins et d'autres mortels, dont l'un Mongan , avait été conçu selon le même stratagème qu'Arthur: Dans un récit de la Légende de Mongan, Manannan se substitue au roi Fiachna dans le lit de la Reine, en empruntant les traits de son mari.
    Mongan possédait cependant quelques dons surnaturels, notamment la possibilité de changer de forme, et il devint un grand roi et un courageux guerrier .


    Statue à Binevengh, Irlande du Nord, créée par John Darren Sutton

     

    Sources: Wikipédia - mythologica.fr  et Jean Markale, les conquérants de l’île verte.
    http://www.universalis.fr/encyclopedie/manannan/

     

     


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  • Paysage avec Orion aveugle cherchant le soleil (1658),
    huile sur toile de Nicolas Poussin. Metropolitan Museum of Art, New York. 

    Orion


    A la demande de Volodia

    Héros de la mythologie grecque, Orion est un chasseur géant réputé pour sa beauté et sa violence. La légende raconte qu'il fut transformé en un amas d'étoiles par Zeus, donnant son nom à la célèbre constellation d'Orion.

    Naissance
    Hyriée, roi d’Hyria, en Béotie, désirait un héritier mais ne souhaitait pas se marier.
    Un jour, Zeus, Hermès et Poséidon lui rendirent visite dans son palais. Pour eux, Hyriée, très honoré de cette visite, sacrifia le plus beau bœuf de son troupeau.

    A la fin du repas, il leur demanda s’il existait une solution pour avoir un descendant sans être obligé de prendre femme. Zeus lui fit apporter la peau du bœuf qu’Hyriée leur avait sacrifié et lui demanda d’uriner dessus. Hyriée, malgré son étonnement, s’exécuta. Puis les trois dieux enterrèrent la peau dans le jardin du palais et prirent congé.
    Neuf mois plus tard, à l’endroit où la peau avait été enterrée apparut un garçon auquel Hyriée donna le nom d’Orion (de « ouria » : urine ou: Alexis Binay, de l'Université de Tours, estime qu'il viendrait d'un mot ancien et signifierait "l'estival") ce qui serait plus joli.
    On dit que lorsqu’il eut atteint l’âge adulte, il était si grand qu’il pouvait marcher au fond de la mer tout en gardant la tête et les épaules hors de l’eau.

    Il épousa Sidé (grenade) qui était très belle mais aussi très fière. Elle fut précipitée dans le Tartare par la jalouse Héra à qui elle avait voulu se comparer. Auparavant elle avait donné à Orion deux filles : les Coronides: Ménippé et Métioché qui grandirent en Aonia, au pied du Mont Hélicon.

    C'est donc à pied marchant dans le fond de la mer qu'il gagna l'île de Chios. Accueilli à la cour du roi Œnopion, Orion tomba amoureux de Mérope, la fille du roi. Œnopion cherchait à se débarrasser de ce prétendant encombrant. Voulant ruser, il décida de promettre la main de sa fille à Orion, à condition que celui-ci débarrassât Chios de tous les fauves qui s'attaquaient aux hommes et aux troupeaux, étant bien certain qu'il n'y parviendrait pas; mais Orion, excellent chasseur, n'eut aucun mal à remplir ladite condition. Lorsqu'il revint avec les peaux des bêtes demander la main de Mérope, Œnopion renia sa promesse, alors l'amoureux se fâcha et saccagea le palais.
    Puis, écœuré, Orion bût le vin du roi et fut si saoûl qu'il n'hésita pas à kidnapper Mérope. Ce fut une grande insulte pour le roi et Œnopion pressa son père Dionysos de punir son invité. Le dieu du vin envoya un groupe de Satyres enivrer encore un peu plus Orion. Durant la nuit, lorsque le géant fut endormi, Œnopion lui creva les yeux et le jeta sur le rivage.

    La colère d'Orion ne fit que grandir.
    Orion marcha alors droit devant lui à travers la mer. En suivant le son émis par le marteau du Cyclope, Orion parvint à rejoindre l'île de Lemnos et arriva aux forges d'Héphaistos, qui accepta de lui prêter Cédalion, son assistant.
    Il visita un oracle qui lui annonça qu'il pourrait recouvrer la vue s'il se dirigeait vers l'est, là où Hélios se levait sur l'océan.
    Le géant guidé par l'enfant rentra dans la mer et marcha vers l'est face au Soleil. 
    Quand finalement Orion atteignit l'extrémité est de la mer, Eos qui était là tomba amoureuse d'Orion et son frère Hélios lui redonna la vue.


    Selon les sources, trois versions différentes de sa mort sont données.

    Après avoir passé quelques temps avec Éos sur l'île de Délos, Orion voulut revenir à Chios pour se venger du Roi Œnopion.
    Durant le voyage Orion rencontra la soeur d'Apollon, la belle Artémis, déesse de la chasse. Artémis et Orion partageant la même passion pour la chasse, elle le persuada d'abandonner son désir de vengeance pour se joindre à elle et chasser les animaux.

    Mais le frère d’Artémis, Apollon, qui craignait qu‘Orion ne fasse aussi la cour à sa sœur comme à Eos,, envoya un monstrueux scorpion à sa poursuite. Orion tenta de le combattre mais il n’y parvint pas.
    Pour échapper au monstre invulnérable à ses coups de mortel, il s’enfonça dans la mer. Lorsqu’il fut au loin, Apollon désigna le géant et dit à Artémis de le tuer, le faisant passer pour un méchant. Comme le chasseur était trop loin, Artémis ne put le reconnaître et lui lança donc une flèche meurtrière. Elle alla à la nage récupérer le cadavre, mais lorsqu’elle s’aperçut que c’était Orion, elle plaça son image parmi les étoiles en compagnie de son chien, Sirius...
    C’est pour cela que les constellations de Orion et du Grand Chien (qui compte l’étoile Sirius, l’astre le plus brillant du ciel en dehors des éléments du système solaire) sont proches l’une de l’autre, et que le Scorpion fut placé de l’autre côté sur la voûte céleste, le héros et le monstre se poursuivant sans cesse sans jamais se rattraper...

    Autre version de la mort d'Orion par le scorpion d'Héra
    Une autre version de la mort d’Orion existe: fort de ses talents exceptionnels de chasseur, Orion ne cessait de se vanter de ses prouesses. Cette arrogance déplut fortement à Héra qui, pour donner une leçon d’humilité à Orion, commanda à un scorpion de s’embusquer en attendant le passage du chasseur. Dissimulé par les feuillages, le scorpion patienta et le moment venu il piqua Orion qui mourut foudroyé par le venin de ce petit animal, lui qui avait terrassé les bêtes les plus féroces. Il fut transformé en constellation, et Héra n’oublia pas de porter également au ciel le scorpion qui l’avait si loyalement servie. Mais Zeus intervint et fit en sorte qu’Orion et le Scorpion ne puissent jamais s’atteindre; c’est pour cela que lorsqu’Orion se lève à l’horizon Est, le Scorpion se couche à l’horizon Ouest.

    Troisième version de la mort d'Orion par le scorpion d'Artémis
    Celle-ci dit qu'Orion et Artémis avaient l'habitude de chasser ensemble. Un jour, Orion, qui était amoureux de la déesse, essaya de l'embrasser. Artémis, indignée, fit apparaître un scorpion et lui ordonna de piquer le géant. En le voyant mourir, Artémis, émue, transforma Orion en constellation, et réserva le même sort au scorpion qui l'avait fidèlement servie.


    Orion fait partie des rares constellations immédiatement reconnaissables par leur forme. Ses sept étoiles les plus brillantes forment un nœud papillon, ou un sablier, facilement identifiable par quatre étoiles très brillantes, sablier au milieu duquel se trouve un alignement de trois autres étoiles, les "rois mages",  ou la ceinture ou le baudrier d’Orion, qui constituent une signature remarquable.
    Le corps d'Orion est visible par ses quatre étoiles brillantes qui sont, dans le sens des aiguilles d'une montre, Rigel, Saïph, Bételgeuse et Bellatrix. Les deux plus brillantes, Rigel et Bételgeuse, occupent respectivement les coins Sud-Est et Nord-Ouest. Ces deux étoiles sont nettement colorées, Bételgeuse est rouge et Rigel est bleue.


    L'Egypte antique et la corrélation d'Orion.
    C'est une théorie proposée par certains égyptologues comme Selim Hassan, ou archéo-astronomes comme Robert Bauval, selon laquelle il existerait une corrélation entre la position des pyramides d'Égypte et la position des étoiles, notamment entre les trois pyramides de la nécropole de Gizeh, Khéops, Khéphren et Mykérinos, et les trois étoiles centrales de la constellation d'Orion constitutives de l'astérisme appelé Baudrier d'Orion.
    Dans l'ancienne Egypte, le nom de la constellation d’Orion était Sah, d'Orion dérivent Sahara ou Sah-Hor-Râ, Orion-Horus-Soleil de Sah-Ka-Râ, et la pyramide de Memphis de Orion-Cœur-du-Soleil.

    Les coïncidences géométriques et numériques y seraient très nombreuses. C'est la raison pour laquelle l'auteur affirme que la pyramide a été construite en fonction d'Orion (associée à Osiris) et de Sirius (dédiée à Isis). Ces concordances permettraient, selon lui, de comprendre aussi l'emplacement précis des chambres et des couloirs.

    Pour les Égyptiens Orion était la demeure d'Osiris, le dieu de la lumière, le pharaon qui fut assassiné par son frère Set, le dieu à face de chacal. Osiris vainquit la mort et après être ressuscité il résida dans la région d'Orion. Non loin de là Isis demeura auprès de Sirius. Les étoiles d'Orion brillent ainsi à l'image du tribut à Osiris.


    Orion dans le ciel.

     

    Sources :wikipedia et http://www.inexplique-endebat.com/article-anatomie-de-la-constellation-d-orion-mythologie-et-astronomie-106374077.html - http://aura.over-blog.com/categorie-215569.html

     

     


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  • L’Ambre


    La légende de Jūratė et Kastytis est une des plus célèbres légendes du folklore lituanien.

    Juraté, Déesse des sirènes

    Juraté était la Déesse des sirènes et demeurait au fond de la mer Baltique dans un palais d’ambre. Elle vivait en harmonie avec la faune marine. Un jour, elle s’aperçut qu’un pêcheur intrépide, du nom de Kastysis, lançait ses filets trop près de son royaume. Contrariée par cette intrusion, Juraté envoya des sirènes pour avertir Kastytis de laisser ses poissons tranquilles et de ne plus perturber la mer.
    Ne tenant pas compte de ses avertissements et indifférent aux sortilèges des sirènes, Kastytis a continué à jeter ses filets au-dessus du royaume de la Déesse et à les remplir de poissons.

    Juraté décida de se rendre elle-même auprès du pêcheur pour le faire partir.
    Observant le pêcheur traîner sa prise dans son bateau, Juraté vit à quel point Kastytis était beau et admira son grand courage. Puisqu'elle était une sirène et possédait des faiblesses humaines, Juraté tomba amoureuse du mortel.
    Elle l’emmena vivre avec elle dans son palais d’ambre au fond de la mer Baltique.

    Mais Perkunas, le Dieu du tonnerre et le père de tous les Dieux, avait promis Juraté en mariage à Patrimpus, Dieu des sources et des rivières. Découvrant la liaison amoureuse de Juraté avec un simple mortel, il entra dans une grande colère et déchaîna la tempête et la foudre sur le palais des sirènes.
    Perkunas envoya un éclair des cieux, heurtant le palais de Juraté, le démolissant en milliers de fragments et tuant son bien-aimé Kastytis.

    Jurate versant des larmes d'ambre pour Kastytis et leur amour tragique, fut punie en étant enchaînée aux ruines de son château, condamnée à être perpétuellement ballotée par les flots.

    Les lituaniens continuent de raconter cette légende et lorsque la tempête se lève sur la mer Baltique, que le littoral est secoué par les vagues, on trouve des morceaux d’ambre le lendemain sur les plages. Ce seraient les larmes de Juraté et les restes de son palais qui viendraient s’échouer. Pour les lituaniens, les petits morceaux d'ambre en forme de larmes sont les larmes de Juraté, aussi claires et pures que son amour tragique.

    A ce jour, les gens disent parfois que les sanglots de Juraté  peuvent être encore entendus pendant qu'elle pleure pour Kastytis, un fils de la terre.


    (Sculpture sur bois par Sakalliené)

    L’ambre est associé à nombre de légendes à travers les âges.
    Ce miracle de l'apparition de substances minérales nées de la transformation de pleurs divins se retrouve dans d'autres légendes de l'Antiquité. 

    Selon certains, l’ambre serait le résultat des larmes des Héliades, sœurs de Phaëton, frappé par son père Hélios à qui il avait volé son char, générant de terribles catastrophes. Hélios transforma ses filles, les Héliades, en peupliers pour border le fleuve Eridan dans lequel était tombé Phaëton. Ce seraient leurs larmes qui donnèrent naissance à l’ambre que nous trouvons aujourd’hui.

    Pour Sophocle (494 - 406 av. J.C.) l'ambre provient des larmes solidifiées des sœurs du héros Méléagre, lesquelles changées en oiseaux, pleurent la mort de leur frère. Il y a peu, les pêcheurs d'ambre de la mer Baltique racontaient qu'ils plongeaient pour récolter les " larmes des oiseaux de mer".

    Théophraste (372 ou 373? - 287 av. J.C.) identifie l'ambre aux larmes du lynx. Mais il est possible que le terme de lynx désigne ici un peuple de Ligurie (Italie du nord), qui se serait procuré l'ambre de Sicile.

    Le Dieu Oghma, chez les Celtes, se présente dans la légende sous la forme d'un vieillard dont la langue retient par une chaîne les oreilles d’une multitude d'hommes, car  de la bouche de ce Dieu de l’éloquence sortent de l’ambre et de l‘or.

    La Déesse Freyja porte un magnifique collier d’ambre qui amplifie ses pouvoirs de séduction.

    Apollon versait des larmes d'ambre quand, banni de l'Olympe, il se rendait chez les Hyperboréens. Elles exprimaient sa nostalgie du Paradis et le lien subtil qui l'unissait encore à l'Elysée.

    L’ambre est une matière mythique, chargée de vertus et de mystères.
    Il symbolise le soleil, la pureté, l'immortalité.

    L’ambre est une résine fossile végétale secrétée par des conifères, que l'on trouve principalement dans les sédiments marins des bords de la mer Baltique sous forme d’agrégats, de galets ou de cailloux. Généralement de couleur jaune clair ou orange, l’ambre présente de nombreux coloris: blanc, rouge, vert, brun et même plus rarement bleu ou noir. Utilisé pour la fabrication d'objets ornementaux il est parfois utilisé comme une gemme, on en fait de très beaux bijoux.

    L’ambre de la baltique s’est formé il y a 40 à 60 millions d’années. Sous l’effet de nombreux facteurs physiques et chimiques du milieu, cette résine s’est pétrifiée pour donner naissance à l’ambre.
    En tombant sur le sol, la résine a emprisonné des débris végétaux et animaux constituant un véritable piège pour ceux-ci (les insectes composent 90% des inclusions animales).

    Les traditions populaires prêtent à l’ambre des vertus médicinales,  Il est utilisé en lithothérapie.
    Sur le plan physique, il est excellent contre les problèmes d'eczéma, d'éruptions cutanées et d'allergies. Il combat le froid,  protège les voies respiratoires et adoucit les crises d'asthme. Au niveau de la gorge il atténue aussi les problèmes de poussées dentaires chez les bébés. Il calme les fièvres et les migraines. Il soulage les maux d'estomac et donne de l'énergie et de la gaité.


    Histoire

     De tous temps, depuis le néolithique, l’ambre a eu une grande valeur et a été utilisé comme bijou ou objet d’art. On en a trouvé dans plusieurs grottes préhistoriques comme celle d’Altamira en Espagne par exemple.


    Collier d'ambre, culture de Hallstatt

    Il y a eu des routes de l’ambre comme il y eut des routes de la soie, partant de la
    Baltique jusqu’en Italie. Ces peuples importaient la « pierre qui flotte » de la côte Baltique et empruntaient la route de l'ambre. De là l’ambre était distribué dans une grande partie du monde.

    Entre autres peuples, les Celtes ont beaucoup utilisé l'ambre sous forme de perles, de façon plus marquée à partir du VIe siècle av. J.-C.
    Parce que l'ambre semble préserver des végétaux et des animaux, il a été associé à la jeunesse éternelle. Ainsi les femmes de la Rome antique en gardaient des morceaux en main, à la cour. De l'ambre a aussi été découvert dans des tombes égyptiennes et mycéniennes. On en a retrouvé dans la tombe de Toutankhamon.
    Les Slaves ont associé l'ambre aux larmes pétrifiées des dieux. Il servait de talisman de protection. Il symbolisait aussi le lien éternel du mariage.

    Les Grecs anciens, comme les Chinois par ailleurs, ont découvert qu’en frottant l’ambre jaune qu'ils appelaient élektron, celui-ci attirait d’autres objets et produisait parfois des étincelles; c'est l'origine de notre mot « électricité » (sous cette forme elle est dite « statique »).

    Et bien sûr, le mystère de la chambre d’ambre!

     

    http://historizo.cafeduweb.com/lire/11568-mystere-chambre-ambre-bientot-resolu.html

     


    Source Wikipédia et http://www.monde-des-pierres.juwelo.fr/ambre-phaeton-et-jurate/
    http://pedagogie2.ac-reunion.fr/cotamarp/lrdw/lituanie/jurate_et_kastytis.htm

     


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  • Daphné et Apollon par Gustave Moreau

    Daphné

    Dans la mythologie grecque, Daphné est une nymphe d'une très grande beauté,
    fille du dieu fleuve Pénée.

    Ovide raconte cette légende dans ses Métamorphoses, de même que Pausanias dans sa Description de la Grèce. L'épisode d’Apollon et Daphné est le récit, dans les mythologies grecque et romaine, de l'amour du dieu Apollon pour la nymphe Daphné et la transformation de la jeune fille en laurier.

    De retour de sa bataille contre le serpent Python, Apollon rencontra Eros, le fils d’Aphrodite, qui arrangeait son arc et plaisanta sur l'usage qu'il faisait de ses armes.
    Eros irrité résolut de se venger; il possédait deux espèces de flèches, les unes qui inspirent le désir, les autres la répulsion.
    Il y avait non loin de là, une nymphe de toute beauté qui vivait dans les bois, appelée Daphné. Elle était la fille du fleuve Pénée. Sachant qu'Apollon devait passer par le lieu où elle se trouvait, Eros le suivit et au moment voulu lorsque la nymphe fut en vue, il décocha simultanément deux flèches, une en or, sur le dieu lui-même, qui le rendit instantanément  fou amoureux de la belle Daphné, l'autre en plomb, sur la nymphe, qui lui inspira le dégoût de l'amour.
     
    Dès qu'Apollon aperçut la nymphe, il sentit son cœur troublé et voulut s'approcher d'elle pour lui raconter sa récente victoire, espérant ainsi la séduire par ses exploits.
    Comme elle se détourna, il ajouta qu'il était le dieu de la lumière, honoré dans toute la Grèce, aimé par toutes les femmes, le fils du puissant Zeus, l'inventeur de la médecine et le bienfaiteur des hommes. Mais, apeurée par ce fougueux jeune homme, Daphné, qui éprouvait pour lui une irrésistible aversion, s'enfuit.

    Apollon, ne comprenant rien à cette conduite, la suivait en disant : « Demeure, belle nymphe : ce n'est point un ennemi qui marche sur tes pas. La brebis fuit le loup, la biche le lion, la timide colombe l'aigle qui la poursuit ; mais ce sont leurs ennemis, tandis que c'est l'amour seul qui m'oblige à te suivre. Arrête-toi, j'ai peur que les épines des buissons ne te blessent et que je n'en sois la cause. » (Ovide.)
    Et il s'arrêta lui-même, craignant qu'elle ne fît une chute dans sa fuite précipitée.

    Mais, s'apercevant que la nymphe redoublait de vitesse au lieu de ralentir ses pas, il pensa qu'elle ne l'avait pas entendu et qu'il la persuaderait facilement s'il pouvait en approcher. Dès lors il s'élança à sa poursuite, mais Daphné, éperdue, s’enfuit à travers les forêts, les rochers et la montagne, poursuivie par Apollon.

    Apollon finit par la rattraper au moment où la nymphe arrivait au bord du fleuve Pénée, son père. Au moment où Daphné va être atteinte, elle supplie son père de l'aider à échapper au dieu en lui ravissant cette beauté qui lui cause tant de tort. Celui-ci métamorphose alors sa fille en laurier rose; elle sent aussitôt ses membres s'engourdir et son corps se recouvrir d'une tendre écorce: ses cheveux se changent en feuilles, ses bras deviennent des branches, ses pieds, autrefois si légers, s'attachent à la terre, sa tête devient celle d'un arbre.

    Apollon, toujours tentant de saisir Daphné, ne sent sous ses mains que l’écorce d’un arbre mais sous laquelle il sent palpiter un cœur. Il décide d’en faire son arbre et le consacre aux triomphes, aux chants et aux poèmes.
    Il se tresse une couronne pour en orner sa lyre d'or, et c'est depuis ce temps que les vainqueurs reçoivent une couronne de laurier au lieu de celle de chêne, qu'on leur donnait autrefois.


    Ce mythe a été le sujet de nombreuses œuvres d'art dès l'Antiquité.

     

    Sculpture : Apollon et Daphné, une statue de Gian Lorenzo Bernini dit le Bernin,
    sculpteur baroque italien.

    Cette œuvre en marbre de Carrare, située à la Galerie Borghèse à Rome, mesure 243 cm et représente
    le moment précis où la jeune Daphné, poursuivie par le Dieu Apollon,
    se change en laurier.

    Daphné est aussi un opéra de Richard Strauss (1938) inspiré du mythe.

     

    Sources : Wikipédia et http://leslegendesduhobbit.free.fr/daphne.html

     

     


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