• Une petite parenthèse archéologique:
    En dehors des mégalithes et ruines égyptiennes, grecques, romaines, mayas ou incas etc. j’ai un gros coup de cœur pour ces deux découvertes:

    Le Tombeau de Vix
    Découverte en 1953 par Maurice Moisson et René Joffroy au pied du Mont Lassois en Côte d‘Or, cette tombe princière inviolée d’une opulence extraordinaire et de son mobilier qui date du début du Vème siècle (vers 480 av. J.C.) marque l’apogée de la résidence princière appelée à disparaître quelques temps plus tard. La tombe de Vix reste, parmi les sépultures princières de la fin du premier âge du fer, celle qui a livré le plus grand nombre d’importations méditerranéennes (grecques et étrusques).

    De forme cubique, la chambre funéraire édifiée en bois au centre d’un tumulus mesurant environ 40 mètres de diamètre, abritait – cas rarissime à l’époque – une riche sépulture féminine. Le corps de la défunte, âgée d’une trentaine d’années et parée de ses plus beaux bijoux, avait été déposé sur la caisse d’un char dont les quatre roues démontées étaient alignées le long de la paroi. Un énorme cratère à volutes en bronze d’origine laconienne, deux coupes en céramique attique, un torque en or, une phiale en argent à ombilic d’or, une cruche à vin (oenochoé), ainsi que trois bassins en bronze se trouvaient également dans la tombe.

    Parenthèse


    Cette découverte est aujourd'hui considérée comme une référence internationale dans l'étude de cette période et a été qualifiée comme la découverte la plus importante réalisée en France au XXème siècle.

    ParenthèseParenthèse

    La dame était parée de ses plus beaux atours. Elle était couverte de pas moins de 25 objets de parure : fibules en bronze, avec incrustations de corail ou d’ambre, ou de fer avec de l’or; anneaux de bronze pour les chevilles, bracelets de schiste, de bronze (avec des perles d’ambre, de diorite et de serpentine). Et surtout un extraordinaire collier d’or (torque), pesant 480 g.

    Le cratère de la tombe de Vix
    ParenthèseLe cratère (vase antique à deux anses, en forme de coupe, dans lequel on mêlait l’eau et le vin) de Vix est le plus grand vase connu à ce jour et peut contenir quelque 1100 litres de liquide. D'une épaisseur de 1,2 mm, il mesure 1,64 m, pèse 208 kg. Son diamètre est de 1,27 m.
    La cuve et le col sont martelés en une seule pièce. Sur le col, on observe un défilé de guerriers grecs (hoplites), tantôt à pied, tantôt conduisant des chars. Le cratère était recouvert d’un couvercle sur lequel était fixée une statuette de femme haute de 19 cm, dont la tête est significative de la fin de l’art grec archaïque.

    La dame de Vix qui était-elle?
    Il s’agissait, selon toute vraisemblance, d’une personnalité très importante. Dans la société celte d’alors, les femmes pouvaient apparemment jouer un rôle de premier plan. Celui de la dame de Vix était sans doute plus religieux que politique.
    La statuette du couvercle montre une femme debout, la tête couverte d'un long voile, tenant apparemment dans ses mains des objets qui ont disparu; elle représenterait une prêtresse de haut rang. Une autre statuette, découverte près de la tombe, représente elle aussi une femme debout qui tient une phiale dans sa main droite et une cruche dans sa main gauche.

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    Reconstitution du visage de la Dame de Vix, c'est très émouvant de voir à quoi ressemblait cette femme:

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    Source: http://grand-cercle-celtique.com/2014/02/15/la-dame-de-vix/
    http://www.musee-vix.fr/fr/index.php?page=1

     

    Tout comme je suis amoureuse de cette figurine de "la Dame de Brassempouy", la plus vieille représentation féminine du monde! Je me suis achetée une petite reproduction, elle est trop belle!
    C’est un de mes talismans.

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    La Dame de Brassempouy, appelée aussi Vénus de Brassempouy ou Dame à la Capuche est un fragment de statuette en ivoire. Datant du Paléolithique supérieur (Gravettien, 29 à 22 000 ans BP), elle constitue l’une des plus anciennes représentations de visage humain.
    "La Dame de Brassempouy", appelée aussi Vénus de Brassempouy, ce minuscule fragment d’ivoire de mammouth sculpté (36.5mm., trouvée dans la Grotte du Pape, (Brassempouy, Landes), représente, dans un style réaliste, une tête de jeune femme, soigneusement coiffée (d'où son nom de « Dame à la capuche »).

     

    Source: http://www.pinterest.com/search/pins/?q=brassempouy

     


     


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  •  Flore par Alphonse Mucha

    Flore - Chloris

    Chloris, la jolie nymphe
    Chloris dans la mythologie grecque, est une nymphe d’une grande beauté dont s’éprend Zéphyr, le Vent d’Ouest. Chloris n’a que peu d’importance dans les croyances grecques.
    Elle apparaît dans l’histoire de Zéphyr qui, un jour qu’il l’aperçoit, tombe amoureux d’elle, l’enlève et en fait son épouse. Elle lui donne un fils, Carpos, le Fruit.

    Flore, déesse des Fleurs et du Printemps
    C’est dans la mythologie romaine que le personnage prend de l’importance, Ovide l’ayant associée à Flore (ou Flora), déesse des Fleurs et du Printemps.
    Selon le récit qu’il fait dans les Fastes: « Celle que vous appelez Flore était autrefois Chloris ». Après que Zéphyr l’a enlevée, elle devient sa femme et reçoit en guise de cadeau de mariage des champs emplis de fleurs magnifiques. Elle se voit également dotée du pouvoir de contrôler les floraisons du printemps, et devient déesse sous le nom de Flore.

    Comme toutes les divinités associées au renouveau de la nature après l’hiver, Flore est une divinité de la fertilité. Selon Ovide, c’est elle qui permet à Junon de concevoir Mars sans s’être unie à Jupiter: Flore offrit, à la fin de l'hiver, un lys enchanté à la déesse Junon. Cette fleur magique permit à la « mère des dieux » de concevoir, par simple contact, le dieu Mars, seigneur de la guerre et des festivités de Printemps.

    Si elle préside à l’épanouissement des fleurs sauvages, elle contrôle également les fleurs des champs et, par conséquent, la vie des campagnes. C’est en effet grâce aux floraisons printanières que naîtront plus tard les récoltes : « Si les blés ont bien fleuri, les granges seront pleines ; si la vigne a bien fleuri, vous aurez du vin » (les Fastes). Flore fait don du miel aux hommes : « Le miel est un de mes présents; c’est moi qui appelle, vers la violette et le cytise, et sur les branches touffues du thym, l’abeille qui donnera le miel ». Enfin, elle « préside à ces belles années de jeunesse où la vie est surabondante, où le corps est dans toute sa vigueur. »

    Le personnage de la déesse Flora est parmi les divinités agraires d'Italie une des plus antiques et des plus puissantes. Chaque année en avril, elle était célébrée dans les fêtes agraires destinées à favoriser les récoltes. Sans sa faveur en effet, ni croissance des céréales, ni des arbres fruitiers. La déesse Flore joue ainsi dans le monde végétal le même rôle essentiel que Vénus dans le monde des êtres animés, hommes et animaux.

    Flore est célébrée au printemps à Rome: des fêtes sont données en son honneur, les floralies, pour lesquelles les participants se ceignent le front de guirlandes de fleurs. Les floralies sont des festivités au caractère licencieux: sous son apparence de madone, elle demeure la déesse des plaisirs charnels qui ressuscitent au Printemps. Les rencontres sexuelles étaient nombreuses pendant les jeux qui lui étaient consacrés et les fleurs les plus capiteuses étaient mêlées au vin en son honneur...
    Flore « veut que la joie plébéienne éclate aussi dans ses fêtes en toute liberté ; elle nous invite à jouir du bel âge, tandis qu’il est dans sa fleur »; « Le convive […] danse, agité par les fumées du vin, et, dans ses mouvements désordonnés, il ne suit d’autre maître que l’ivresse. L’amant, ivre aussi, chante sur le seuil inexorable de sa belle maîtresse » (les Fastes). Pendant les floralies se donnent également des pièces légères, car « Flore demande au théâtre un ton badin ». Des animaux des champs sont sacrifiés, en particulier des chèvres et des lièvres.

    Flore est représentée comme une belle jeune femme portant une couronne de fleurs ou tenant un bouquet. À la Renaissance, avec le goût renouvelé pour les œuvres antiques et les sujets mythologiques, plusieurs peintres s’intéressent aux textes d’Ovide, et incluent Flore dans leurs peintures. Dans le Printemps de Sandro Botticelli, on voit côte à côte, sur la droite de l’œuvre, Chloris (enlevée par Zéphyr) et Flore, qui porte une robe fleurie et une couronne de fleurs. On retrouve Flore notamment chez Titien, avec Flore (1515, galerie des Offices, Florence) et chez Nicolas Poussin, avec le Triomphe de Flore (vers 1627, musée du Louvre, Paris) et l’Empire de Flore (1631, Gemäldegalerie, Dresde).

     

    (Flore par Botticelli)


    Sources: http://www.maison-artisans.com/produit-14389-2-flora.html
    http://www.mythologica.info/mythologie-romaine/flore-deesse-des-fleurs-et-du-printemps/


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  •  Les Muses

    Sarcophage des Muses - Marbre d’époque romaine (vers 160 av. J.-C.)
     Musée du Louvre.

    Les Muses

    Dans la mythologie grecque, les Muses sont neuf sœurs, toutes filles de Zeus et de Mnémosyne (Mémoire). Elles vivent dans l'Olympe comme les dieux, assistent aux réunions, aux festins, aux concerts ... Ce sont elles qui donnent l’inspiration aux artistes grecs et romains.
    La mythologie raconte que les Muses sont nées sur les monts Piéria, près de l'Olympe, c'est pourquoi elles sont également appelées Muses Piérides. Les neuf Muses sont pleines de grâce et charment la nature. Elles jouent de la lyre pour apaiser les dieux grecs. Les Muses sont souvent représentées accompagnées d'Apollon.
    Elles veillent à la pensée : éloquence, persuasion, sagesse, histoire, mathématique et astronomie. Elles convainquent les rois de façon persuasive pour instaurer la paix entre les hommes.

    Les neuf Muses et les arts
    Chaque Muse représente et protège une forme d'art. Hésiode raconte qu'un jour, les Muses l'approchèrent sur le mont Hélicon et lui offrirent le don de la poésie.

    Les Muses sont les suivantes :

    Clio : la muse de l'histoire
    Clio signifie «gloire» en grec.  Elle est toujours représentée avec un rouleau de papyrus à la main. Clio est couronnée de laurier et porte une trompette et un Volumen (sorte de papyrus pour l'écriture). Elle avait aussi un livre ou une tablette avec un stylet. Elle est souvent représentée accompagnée d’une horloge afin de montrer que l’Histoire n’a pas de limites ni de fin.

    Euterpe : la muse de la musique, joueuse de flûte
    Euterpe, signifie «qui sait plaire» en grec. Elle présidait aux fêtes. Euterpe, couronnée de fleurs, porte une flûte et parfois un hautbois ou d'autres instruments de musique.

    Thalia : la comédie
    Thalie veut dire «fleurir» en grec. Ses attributs étaient un masque comique pour représenter la comédie, une couronne de lierre, un clairon et un porte voix.

    Melpomène : la tragédie
    Melpomène signifie «chanter» en grec. Elle était souvent représentée avec un masque triste, une couronne de lauriers et un sceptre. Elle est richement vêtue et tient un poignard ensanglanté pour montrer le crime.

    Terpsichore : la poésie lyrique et la danse
    Terpsichore, signifie «qui aime la danse» en grec. Elle était vive et enjouée. Terpsichore est couronnée de guirlandes et tient une lyre pour égayer les Dieux Grecs.

    Erato : le chant nuptial
    Erato, signifie «amour» en grec. Elle était une jeune nymphe, vive et folâtre, elle était la muse de la poésie lyrique. Erato porte également une lyre et se couronne de roses et de myrtes.

    Polymnie : la pantomime et la rhétorique.
    Polymnie, dont le prénom est composé de deux mots «beaucoup» et «hymne» (chanson), était enveloppée d’un long voile blanc, les cheveux entrelacés de fleurs et de perles. Elle possédait un rouleau sur lequel elle écrivait le mot latin «suadere» qui signifie persuader.

    Uranie : l'astronomie et l'astrologie
    Uranie, dont le prénom vient du grec «Ouranos» (ciel), était vêtue d’une robe couleur azur et couronnée d’étoiles. Elle tient le globe terrestre et parfois un compas et plusieurs instruments de mathématiques.

    Calliope : la poésie épique
    Calliope, dont le prénom signifie «qui a une belle voix» en grec, tient un poème épique et parfois une trompette ou des tablettes. Elle était couronnée d’or, ce qui indiquait sa suprématie dans plusieurs villes de Grèce et de Macédoine.

    Le plus ancien chant des Muses est celui qu’elles chantèrent après la victoire des dieux Olympiens sur les Titans, pour célébrer la naissance d’une nouvelle ère. C’est Apollon qui dirige leurs chants.

    Non seulement les Muses furent considérées comme des déesses, mais on leur prodigua tous les honneurs dûs aux divinités. Elles étaient vénérées en plusieurs villes de Grèce et de Macédoine. Elles avaient à Athènes un magnifique autel et à Rome plusieurs temples leur étaient dédiés. Ordinairement le temple des Muses était aussi celui des Grâces, les deux cultes étaient communs ou rarement séparés.

    On ne faisait guère de festins sans les invoquer et sans les saluer la coupe en main. Mais personne ne les a tant honorées que les poètes qui ne manquent jamais de leur adresser une invocation au commencement de leurs poèmes.

    Phrase mnémotechnique
    La phrase suivante permet de se rappeler les neuf soeurs, dans l'ordre « Clio, Euterpe, Thalie, Melpomène, Terpsichore, Érato, Polymnie, Uranie, Calliope » :
    « Clame Eugénie ta mélodie, terrible air polonais, ouragan calculé  ».

    Les Muses

     Fresque de Baldassare Perruzz


    http://latin.collegejeanjaures-cransac.org/muses.htm
    http://dieux-grecs.fr/les-neuf-muses.htm
    http://annepaingault.over-blog.com/article-les-muses-98876120.html

     

     


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  • Amarok

     

    Pour Loupzen

    Légende Inuite

    Dans les régions polaires arctiques, les Inuits signifiant "Les Hommes" sont un peuple autochtone établi de la mer de Béring jusqu'au Groenland.

    La mythologie inuit connaît plusieurs similitudes avec certaines religions d'autres régions polaires. Les pratiques religieuses traditionnelles chez les Inuits constituent une sorte de chamanisme dont la base est l’animisme.
    La cosmologie inuite n’est pas une religion au sens théologique du terme. Rachel Atituq Qitsualik, écrivaine inuite raconte:

    « Le cosmos inuit n’est régi par personne. Il n’y a pas de figures divines maternelles ou paternelles. Il n’y a pas de dieux du vent ou des créatures du Soleil. Il n’y a pas de punitions éternelles dans l’au-delà, tout comme il n’y a pas de punition pour les enfants ou les adultes ici, aujourd’hui ». Il n’existe ni chaos ou vide initial d’où émerge le monde.
    Les histoires traditionnelles, les rituels et les tabous des Inuits sont imbriqués dans une culture de précaution et de protection, due à un environnement hostile.

    Les Inuits croyaient en l'existence d'autres mondes sous la mer, à l'intérieur de la Terre et dans le ciel, endroits que les meilleurs angakoks (chamans) ont le pouvoir d'aller visiter en rêve et en transe. Ils visitent ainsi des endroits que le commun des mortels ne verra qu'après la mort.
    Ils portent les animaux au plus haut de leurs estimes et en font de très bons et beaux emblèmes, ils ont une place très importante dans leurs quotidiens et cultures.

    Chez les Inuits, Amarok signifie « loup » ou « l'esprit du loup » dans la langue inuite. Il semble que le mot désigne à la fois l'esprit du loup dans le cadre de l'animisme inuit, et le loup en tant qu'animal.
    Amarok est vu comme un grand chasseur, un loup géant qui, contrairement aux loups qui traquent en meute, chasse seul ses proies, et dévorerait les chasseurs  imprudents qui sortent chasser seuls la nuit.

    Les amérindiens et les Inuits ont toujours accordé au loup une grande place dans leur culture mais contrairement aux européens, ils voient cet animal de manière également positive, en tant qu'associé dans leur recherche de nourriture.

    Légende: Le loup et le caribou
    La légende du loup et du caribou a été consignée par Farley Mowat en 1974 et Amarok joue un rôle important dans la cosmogonie inuit:

    Kaïla était le dieu du ciel, au dessus des forets immenses et des plaines glacées du Nord.

    «.Au début du monde, seuls l'Homme et la Femme marchaient sur la Terre. Il n'y avait aucune autre présence vivante sur terre, aucun poisson dans l'eau, aucun oiseau dans le ciel.
    La Femme demande à Kaïla, dieu du ciel, de peupler la Terre.
    Il l'envoya creuser un trou dans la banquise pour y pêcher et la femme sortit tous les animaux qui peuplent le monde du trou un à un, le caribou en dernier. Alors, Kaïla, le dieu du Ciel, lui expliqua que le caribou était un animal qui avait une grande importance pour la race de l'Homme, et que c'était le plus grand cadeau qu'elle pouvait recevoir car il ferait vivre l'Homme. La Femme relâcha le caribou et lui dit de se répandre sur la Terre et de se multiplier.

    Rapidement, les caribous devinrent nombreux et formèrent des troupeaux et les fils de la femme purent les chasser pour manger leur chair et confectionner tentes et vêtements avec leur peau.
    Cependant, les descendants de la première femme choisissaient toujours les plus beaux animaux, les gros et gras, laissant les petits, les maigres et les malades, moins bons à manger.
    Si bien qu’un jour, il ne resta plus que ceux-ci dont les Fils ne voulaient pas de peur, en les mangeant, de devenir faibles et malades comme eux.

    Les Fils allèrent se plaindre à la Femme qui alla à son tour se plaindre à Kaïla. Le dieu du Ciel écouta les demandes de la Femme, puis il alla rendre visite à Amarok, l'esprit du Loup. Il lui demanda que ses enfants, les loups, mangent les caribous petits, maigres et malades pour que les troupeaux redeviennent nombreux, les animaux gros et gras, et que les Fils de la Femme puissent de nouveau les chasser.
    Amarok, l'esprit du Loup, accepta et désormais les loups mangèrent les caribous les plus faibles pour que les troupeaux restent sains.
    C'est depuis cela que, selon la mythologie inuit, " pour les Fils, le loup et le caribou ne sont devenus plus qu'un. Car, si le caribou nourrit le loup, le loup conserve le caribou en bonne santé." »

    Le loup est considéré comme un animal indispensable à l'entretien des populations de gros gibier grâce au type de chasse qu'il pratique. Il est ainsi complémentaire de la chasse pratiquée par les hommes.

     

     

    Sources: Wikipédia et http://www.paranormal-encyclopedie.com/wiki/Articles/Amarok
    http://unefenetresurlemonde.over-blog.com/article-animisme-chamanisme-le-monde-des-inuits-108408575.html

     


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  • Le Labyrinthe

    Le Labyrinthe


    Mystérieuses inscriptions ou constructions, les labyrinthes existent dans le monde entier depuis des millénaires. Les plus anciens datent de 15.000 ans.
    De part et d'autre de l'Atlantique, on trouve de très nombreux labyrinthes qui ornent les rochers situés en bord de mer. Comme à Mogor (en Galice) où ce glyphe est accompagné, en outre, de plusieurs séries de cercles concentriques...

    Le Labyrinthe

    Mogor

    La plus ancienne représentation d'un labyrinthe a été trouvée dans une tombe sibérienne datant du paléolithique: il s'agit d'un dédale de sept circonvolutions, entouré de quatre doubles spirales, le tout gravé sur un morceau d'ivoire de mammouth. On trouve aussi des labyrinthes du temps du néolithique au bord du Danube, près de la mer Égée, en Savoie, en Irlande, en Sardaigne, au Portugal, en Italie (au Val Camonina, il y a 4 000 ans), à Malte ou encore à Belgrade, sur des figurines datant de 7 000 ans. Ces tracés sont inscrits dans des carrés ou des cercles, accompagnés de dessins d'ours, d'oiseaux ou de serpents.

    Le Labyrinthe

    Labyrinthe de Pylos, musée d’Athènes

    De tous les labyrinthes célèbres, celui de Crète est celui qui a eu la postérité littéraire et culturelle la plus forte. Le mythe de Thésée, la légende du Minotaure, sont indissociables de ce labyrinthe construit par Dédale. Etymologiquement, le labyrinthe c'est "le palais de la double hache", symbole que l'on retrouve partout sur les monuments crétois.
    De nombreuses autres cultures et civilisations ont cependant utilisé ce motif, depuis les temps préhistoriques jusqu'au Moyen Âge, où les labyrinthes se retrouvent dans les églises.

    Le Labyrinthe, symbole initiatique
    Le mythe du labyrinthe représente le chemin initiatique que l’homme est amené à faire afin de se connaitre lui-même. Il symbolise l’âme humaine dans toute sa complexité.
    Le labyrinthe représente aussi l’Homme face à l’univers: perdu, ne sachant d’où il vient, où il est, où il va, et cherchant à sortir de cet état, à trouver des réponses aux questions qu'il se pose.
    Le labyrinthe est ainsi une métaphore sur le sens de la vie: l'envol de Dédale et Icare peut symboliser l’élévation de l’esprit vers la connaissance ou celle de l’âme vers la spiritualité, qui permet de sortir de l’enfermement et de l'absurdité de la condition humaine.

    Le labyrinthe, en tant que symbole d'un cheminement initiatique long et difficile, est connu de nombreuses civilisations anciennes, au point que l'on peut parler d'archétype universel: les hommes préhistoriques, les Mésopotamiens, les Scandinaves, les Hopis, les Navajos, les Indiens, les aborigènes d'Australie, les Touaregs, les juifs de Palestine, les Mayas... ont dessiné des labyrinthes. Citons aussi l'île de Malekula au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, qui possède de nombreux labyrinthes, utilisés dans des rites sacrés. Leur centre symbolise le passage entre le monde des vivants et celui des morts.

    On trouve des labyrinthes en Angleterre, dans le fameux château de Tintagel où, dit-on, naquit le roi Arthur ainsi que sur la colline de Glastonbury que certain supposent être le vestige de la mythique Avalon. On en trouve également en Inde, où ils furent utilisés comme symboles de méditation, de concentration, de retour à son axe propre.
    Des labyrinthes ont été créés dans la tourbe au pays de Galles et en Angleterre (comme le Julian's Bower à Alkborough). ICI:

    Le Labyrinthe

    Égypte ancienne
    Le labyrinthe le plus ancien aurait été construit selon Hérodote, par Amménémès III, pharaon de la XIIe dynastie, qui aurait eu pour projet de construire près du lac Moéris (actuel Birket-Karoun), son palais monumental, comportant une suite de 3 000 salles et couloirs sur plusieurs niveaux. Cet édifice aurait d'ailleurs inspiré Dédale pour la construction de la prison qui devait enfermer le Minotaure.
    Toujours en Égypte, la pyramide de Hawara possède un véritable labyrinthe, pour accéder au temple funéraire. Selon Hérodote, ce monument comptait douze cours principales entourées de galeries et de salles. Strabon soulignait qu'il y avait autant de salles dans le labyrinthe que de nomes (divisions administratives) dans le pays.
    Dans la ville d'Abydos, si vieille qu'elle rejoint l'histoire de l'Egypte pré-dynastique, existait un labyrinthe appelé l'Escargot; l'Escargot d'Abydos était précisément un temple circulaire dans les corridors duquel on célébrait des cérémonies relatives au temps, à l'évolution, aux nombreux chemins que l'humanité devait parcourir pour trouver le centre, qui est, en réalité, l'Homme lui-même.

    Tous les labyrinthes ont en commun de permettre l'accès au centre par une sorte de voyage initiatique. On a d'ailleurs souvent rapproché labyrinthes et mandalas (qui comportent parfois eux aussi un aspect labyrinthique).
    En Inde, le mandala est un cercle sacré, au sein duquel on trouve des divinités bouddhiques. Il représente le chemin, long et difficile, de l'initiation; le voyage intérieur.
    De même, en Chine, on trouve des labyrinthes gravés dans la grotte de T'ong T'ing, sous la forme de chemins d'encens dont la consumation sert à mesurer le passage du temps. Ils servent surtout la nuit, lorsque le soleil ne peut éclairer.

    Les civilisations se le sont appropriées et l’ont chargé d’un symbolisme représentatif de leur époque et de leur philosophie. Le labyrinthe souterrain de Crète est un élément à part entière de la naissance de l’homme. Sa forme délibérée d’utérus accueillait les cultes consacrés à la Terre, la Déesse mère, fécondée par une entité extraterrestre indifféremment baptisée Zeus ou Dieu.

    Le Labyrinthe
    Labyrinthe Hopi

    Pour les Hopis, peuple amérindien, le labyrinthe ou « tāpu’at » est un symbole ancien et fort. De forme carrée ou circulaire, il figure « la mère et l’enfant » et représente la renaissance spirituelle en tant que concept fondamental de leur pensée religieuse. Ce tracé se retrouve, gravé sur les parois rocheuses, en de multiples points du territoire hopi et il est un motif qui se retrouve encore très fréquemment de nos jours sur les tissus, vanneries, poteries de ce peuple. On peut constater que, malgré le temps et surtout l'espace qui les sépare, ce labyrinthe est topologiquement identique au labyrinthe crétois !...

    Le labyrinthe-utérus de l’antiquité grecque est remplacé par le labyrinthe-cerveau et aérien au Moyen-Age. Le dédale concrétise l’essence de la vie selon le précepte ecclésiastique. La forme circulaire est inspirée du cheminement spirituel vers Dieu.

    Le Labyrinthe

    (labyrinthe de la Cathédrale de Chartres)

    Autre labyrinthe remarquable, celui qui est intégré au dallage de la cathédrale de Chartres, haut lieu sacré de l'Occident, qui, là encore, n'a fait que reprendre en le détournant un antique rite païen.
    Le pèlerin découvrait au centre une rosace, reflet de celle du vitrail ornant la façade, et, très étrangement en ce lieu, l'image de Thésée et du Minotaure sur une plaque de bronze.... L'Église remplaça progressivement, dans les cathédrales et autres lieux de culte, l'image du Minotaure par celle du Christ avant d'entreprendre la destruction des labyrinthes apparaissant comme une impardonnable concession au paganisme.
    Bien situé, dans la nef , bien conservé, il est parmi tous les labyrinthes de nos cathédrales l'un des plus grands ( Il se déploie sur 261m55 ) et des plus beaux.
    Les pèlerins qui ne pouvaient se rendre à Jérusalem substituaient à ce voyage un parcours du tracé à genoux, qui leur valait des indulgences.

    Symbole Kabbalistique et Alchimique
    Dans la tradition kabbalistique, reprise par les alchimistes, le labyrinthe remplirait une fonction magique, qui serait un des secrets attribués à Salomon. C'est pourquoi le labyrinthe des cathédrales serait appelé labyrinthe de Salomon.
    Aux yeux des alchimistes, il serait une image du travail entier de l'œuvre avec ses difficultés majeures. Celle de la voie qu'il convient de suivre pour atteindre le centre, où se livre le combat des deux natures. Le parcourir signifie affronter les innombrables détours intérieurs de ses émotions et apprivoiser son intuition pure.

    Pour l'anecdote, citons une résurgence possible de cette figure dans l'inattendu "Jeu de l'Oie". Avec ses embûches, ses pénalités et ses retours en arrière, ce n'est pas un simple jeu anodin, mais il s'agit bien d'un véritable labyrinthe pour enfants, dans lequel la symbolique est tout à fait identique...

     


    Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe
    http://onirym.online.fr/v3/symbolique_labyrinthe.php
    http://atlantides.free.fr/labyrinthes.htm

     

     

     


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