• Narcisse et Echo

    Pour Emba

    Narcisse
    Dans la mythologie grecque, Narcisse est un chasseur originaire de Thespies en Béotie. Il est le fils de la nymphe Liriope violée par le dieu fleuve Céphise.
    A sa naissance, le devin Tirésias, à qui l'on demande si l'enfant atteindrait une longue vieillesse, répond : « Il l'atteindra s'il ne se regarde pas. » Il se révèle être, en grandissant, d'une beauté exceptionnelle mais d'un caractère très fier et dur: il repousse de nombreux prétendants et prétendantes, amoureux de lui, dont la nymphe Écho.

    Echo
    L'Air et la Terre avaient une fille : Écho, Nymphe des sources et des forêts du mont Hélicon. Elevée par les nymphes, instruite par les Muses, Echo recherchait la solitude, et fuyait les dieux et les hommes.
    Cette charmante nymphe vivait dans les bois aux côtés de la déesse Artémis. Elle allait de rivières en torrents; les arbres lui servaient de toit, la mousse et les jeunes pousses de lit. Elle ne connaissait ni tourment ni ennui.

    L’aventure
    En ces temps-là vivait dans une nature heureuse un jeune homme d'une rare beauté. Né d'une nymphe et d'un fleuve, de Liriopée et du Céphyse, Narcisse ne connaissait pourtant pas l'amour. Nombreux furent les jeunes filles et les jeunes gens qui le désirèrent mais lui, drapé dans une innocente splendeur, les dédaigna. Probablement ne les vit-il même pas ! Un jour qu'il chassait le Cerf, la nymphe Echo l'aperçut.

    Echo, il faut le reconnaître, était une bavarde impénitente. Un jour qu'elle babillait avec les autres nymphes, Écho fut accusée pas la grande déesse Héra d'aimer son époux infidèle. Enfin, d'après un récit d'Ovide, Echo aurait favorisé les amours de Zeus en amusant Héra de son bavardage pendant que le maître des dieux courtisait les nymphes. Mais Héra s'aperçut du stratagème: elle changea alors la jeune fille en écho, la condamnant à ne plus pouvoir répéter que le dernier mot.
    C'était une injustice, mais Héra, aveuglée par la colère, refusa d'écouter Écho, qui l'implorait. « Tu veux donc avoir le dernier mot ! », clama la déesse, folle de rage, "avec cette langue, dit-elle, qui fut pour moi trompeuse, il ne te sera donné d'exercer qu'un faible pouvoir, et tu ne feras plus de la parole qu'un très bref usage". Depuis lors Echo, la nymphe à la voix sonore, ne put que redoubler les sons et répéter les paroles entendues. Ni phrase ni rire ne sortait plus de sa bouche. Elle répétait seulement les derniers mots qu'elle entendait. Écho était au désespoir. Cette punition était d'autant plus cruelle que notre jolie nymphe tomba éperdument amoureuse…

    Écho aimait Narcisse. Ce garçon était tellement plaisant que toutes les nymphes et toutes les jeunes filles espéraient recevoir de sa part un baiser. Mais le jeune homme était indifférent aux beautés qu'il croisait. Et jamais il ne sentait la présence d'Écho, qui le suivait pourtant aussi fidèlement que son ombre. La nymphe l'observait sans pouvoir lui parler, avec l'espoir pourtant d'en être un jour aimée. Un beau matin, elle tenta toutefois de se faire remarquer. Narcisse, à la recherche de ses amis, appelait : « Êtes-vous ici ? Y a-t-il quelqu'un par ici ? », et Écho lui répondait de sa jolie voix : « Ici, ici, ici… ». Narcisse lui demanda alors de venir et Écho, le cœur battant, apparut au jeune homme.

    De fil en aiguille, de quiproquo en quiproquo, la jeune nymphe finit par s'approcher de Narcisse et s'apprêtait à l'enlacer. Las ! l'adolescent s'enfuit et, tout en fuyant, "Bas les mains, pas d'étreinte ! Je mourrai, dit-il, avant que tu n'uses de moi à ton gré !" Echo ne répéta seulement que "use de moi à ton gré !".
    Mais celui-ci s'en détourna immédiatement. Et sans la regarder, il cria : « Jamais, jamais… Penses-tu qu'un jour il se pourrait que je te donne pouvoir sur moi ? » Et la voix de la nymphe, entrecoupée de larmes, répéta, suppliante : « Je te donne pouvoir sur moi. » Mais déjà, Narcisse s'éloignait.

    Méprisée par celui qu'elle aimait, Écho s'enfuit à travers bois, jusqu'à trouver une grotte dans laquelle elle voulut cacher sa honte et son désespoir. Triste, humiliée, elle se laissa dépérir: son corps si amaigri devint pierre, ne laissant d'elle que sa voix intacte. Pleine d'amour et de ressentiment, Echo continua inlassablement à renvoyer la fin des phrases de Narcisse jusqu'à la mort de ce dernier.
    Depuis ce jour seule sa voix résonne encore, parfois, dans les profondes forêts et les gorges des montagnes.

    Emue par le chagrin sincère de la nymphe, la déesse Némésis se résolut à la venger…
    Narcisse se promenait comme à son habitude, lorsqu'il fut soudain pris d'une soif terrible. Il se laissa alors guider par Némésis jusqu'à une fontaine (dans d’autres versions un étang) et il s'y pencha pour prendre une gorgée d'eau. Lorsqu'il vit son propre reflet, Narcisse en tomba amoureux. Dès lors, il ne cessa plus de contempler son beau visage dans l'eau limpide. Il se désespérait de ne pouvoir ni toucher ni aimer cette image, et il n'arrivait pas à s'en éloigner. Sa douleur était si grande qu'il appelait la mort, espérant ainsi se libérer d'un amour impossible. « Hélas, gémissait-il, je comprends bien maintenant toute la peine que j'ai causée à ces jeunes filles ! » Et Echo répétait « Hélas, hélas! »  Le temps s'écoulait et, progressivement, les pieds de Narcisse se changeaient en racines, son corps en tige, et sans qu'il s'en aperçût, le jeune homme se transforma en une jolie fleur, qui porte encore son nom.


    Autres versions
    Narcisse était insensible à l'amour. Il envoya à Ameinias, le plus fidèle de ses soupirants, une épée avec laquelle ce dernier se tua de désespoir devant la porte de Narcisse. Au moment de mourir, il appela sur Narcisse le courroux des dieux. Il fut entendu : un jour, il vit son reflet dans l'eau claire d'une source, et il tomba amoureux de sa propre image. Face à cette passion sans espoir, il préféra se suicider. Comme il se plongeait un poignard dans la poitrine, son sang s'écoula dans la terre et ainsi naquit un narcisse blanc à corolle rouge.

    Selon une autre version, rapportée par Pausanias, Narcisse avait une sœur jumelle dont il tomba éperdument amoureux ; quand la jeune fille mourut, il se rendit tous les jours près d'une source pour y retrouver son image en se regardant lui-même dans l'eau limpide. Pausanias ajoute que la fleur que nous nommons narcisse portait ce nom avant cette histoire.

    Ou encore: Les dieux promirent de punir Narcisse. Un jour, fatigué de la chasse, il s'approcha d'une source limpide que nulle bête sauvage n'avait jamais touchée. Tandis qu'il apaisait sa soif, une autre soif grandit en lui. Séduit par l'image de la beauté qu'il aperçoit, il s'éprend d'un reflet sans consistance. Le visage fixe, absorbé par ce spectacle, "il semble une statue faite de marbre de Paros". Scotché devant son miroir aquatique, fasciné par son incomparable image, Narcisse dédaigne tout autre chose que l'inaccessible reflet de sa beauté. Ni la faim, ni la chasse, ni Echo ne parviennent à détourner son attention. Beaucoup plus tard il posa sa tête fatiguée sur l'herbe verte et, la nuit venue, ferma ses yeux, empli d'admiration pour la beauté de leur maître. Et, nous raconte la légende, quand il fut reçu dans l'infernal séjour, Narcisse se contemplait encore dans l'eau du Styx ! Lorsque fut dressé son bûcher funéraire les nymphes s'aperçurent que son corps avait disparu. A sa place, une fleur jaune safran dont le cœur est entouré de feuilles blanches, le narcisse.

    L'histoire de Narcisse est passée dans le langage courant ; en effet, on dit d'une personne qui s'aime à outrance qu'elle est narcissique.

     

     

    http://symbol.edition.free.fr/narcisse.htm
    http://www.theatreandrescifuentes.be/narcisseresumedu.html
    http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/narcisse-et-echo-biblidcon_088

     

     


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  • Kâlî

    Kâlî

    Kâlî devî suprême en Inde

    Dans la mythologie hindoue, elle est la représentation la plus terrifiante du panthéon.
    Kâlî, "la Noire" est la Déesse Mère destructrice et créatrice de l'hindouisme. C'est l'aspect féroce de la Devî, la Déesse Suprême, fondamentale pour toutes les autres déités hindoues. Kâlî est connue des Veda. Elle est censée être la septième langue d'Agni, le dieu du Feu.

    Kâlî, la Noire est la déesse du Temps, de mort et de délivrance, mère destructrice et créatrice.
    Le processus de la Re-Création est décrit comme le "jeu de Kâlî". Kâlî est la force qui détruit les esprits mauvais et protège les dévots. Elle est la parèdre, la puissance (Shakti) de Shiva.
    Kâlî est une forme féminine dont le nom dérive du mot Kâla, le Temps en sanscrit, Celui qui détruit toute chose. Kâla, c'est aussi "le Noir". Kâlî a donc été comprise comme "Celle qui est le Temps", "Celle qui dévore le Temps", "la Mère du Temps", "la Noire" ou encore "Celle qui est le Temps Noir".

     L'association de Kâlî avec la noirceur contraste avec son pendant masculin, Shiva, dont le corps sombre est couvert des cendres blanches des champs de crémation où il a coutume de méditer. Le Tattva de Shiva (la Conscience Divine en tant que Shiva) est inactif cependant que le Shakti Tattva (l'Energie Divine en tant que Shakti) est actif. Shiva, ou Mahâdeva, représente le Brahman, la Conscience Absolue et Pure qui se tient derrière tous les noms, toutes les formes, toutes les activités. Kâlî, d'autre part, représente l'Energie potentielle (et aussi manifestée) responsable de tout ce qui a nom, forme ou activité. Elle est Sa Shakti, son Pouvoir de Création et on la conçoit comme la "substance" derrière le contenu complet de toute conscience. Elle ne peut en aucun cas exister indépendamment de Shiva ni agir sans Lui; cela veut dire que Shakti, toute la matière-énergie de l'Univers, n'est pas distincte de Shiva, ni de Brahman d'ailleurs, mais elle est plutôt le Pouvoir Dynamique de Brahman.

    En dépit de sa forme apparemment terrifiante, Kâlî est souvent considérée comme la plus douce, la plus aimante de toutes les Déesses hindoues car ses dévots la voient en tant que Mère de l'Univers entier. De plus, sa forme terrible fait que, justement, on la perçoit comme une force formidable de protection. Quand le Saint Bengali Ramakrishna demanda à un dévot pourquoi il honorait la Déesse Kâlî, celui-ci répondit : "Maître, quand ils sont dans les difficultés, vos dévots viennent vous voir. Mais où allez-vous quand vous êtes vous-même dans l'ennui ?".

    Kâlî, la Mère Divine, représentant l'Energie Cosmique d'un Univers toujours en mouvement dans le Temps et l'Espace, est décrite se tenant debout sur le corps inerte de Shiva. Shiva, l'Esprit Eternel et Sans-Changement, allongé tranquillement, est absorbé en Lui-Même et inconscient de la danse de mort et de destruction que la Déesse anime sur sa poitrine. Ce symbole exprime l'idée que l'évolution cosmique spatio-temporelle est fondée et soutenue par une réalité cachée, qui a pour nom le Seigneur Shiva.

    Représentation ou mûrti :
    Elle est représentée nue, avec la peau noire, le regard féroce et la langue tirée, portant un long collier, descendant parfois à ses genoux, composé de crânes humains, dansant sur le corps de Shiva soumis, allongé sur le dos.
    Elle porte souvent un pagne formé de bras coupés, tient une tête décapitée dans une main, une épée, le pouvoir de la destruction, dans l'autre. La forme Bhadrakali possède plusieurs paires de bras.
    •Ses 4 bras représentent les 4 directions de l’espace, identifiées au cycle complet du temps. Une main donne, l’autre éloigne la crainte.
    • Dans une autre main, elle tient une tête coupée, rappelant que rien n’échappe à la puissance du temps.
    • Elle porte autour du cou le varnamala, une guirlande de 51 têtes coupées représentant les 51 lettres du sanscrit. Elles représente Kali comme la déesse du langage.
    • Lorsque l’Univers est détruit, la puissance du temps reste nue. C’est pourquoi Kali porte l’espace comme unique vêtement. On l'appelle aussi Digambara, vêtue d'espace.
    • Son aspect effrayant symbolise son pouvoir sans limite.
    • Sa langue pendue fait référence à une technique du yoga. Lorsque la langue est détachée du frein qui la retient au palais, elle est libre de d'investir la gorge et de donner la mort.

    On la représente aussi accompagnée de serpents et de chacals, tandis qu'elle se tient debout sur le corps apparemment sans-vie de Shiva. L'histoire, à ce sujet, est la suivante:
    Les Dieux firent appel à Kâlî pour vaincre le démon Raktabjija dont chaque goutte de sang qui tombait au sol donnait naissance à un clone démon.
    Un jour que Kâlî avait détruit tous les démons sur le champ de bataille, elle commença une danse puissante où elle laissait éclater sa joie de les avoir vaincus. Tous les mondes, les Loka, commencèrent à trembler et à bouger sous l'impact de cette danse. A la requête de tous les Dieux, Shiva demanda à la Déesse d'arrêter, mais elle était trop emportée par son Energie pour l'entendre. Alors, Shiva se coucha comme un cadavre parmi les démons que la Déesse avait exterminés, afin que le choc de la danse soit amorti par son propre corps. Quand Kâlî marcha sur le corps de son époux, elle comprit son erreur et, de honte, se mordit la langue.

    L'importance du culte de Kâlî dans l'est de l'Inde indique peut-être qu'elle trouve son origine dans une divinité de tribus aborigènes, tribus très nombreuses dans la région, ce qui pourrait être une raison de la couleur de sa peau, de sa nudité et son aspect barbare. Dans le Sud de l'Inde existe la tradition d'un concours de danse entre Kâlî et Shiva Nâtarâja, le Seigneur de la danse, le créateur du Bhârata-Natyam, la danse classique du Tamil Nadu. Certains y voient le souvenir d'une victoire des shivaïtes locaux sur les dévots d'une divinité féminine locale, Pidari peut-être.

    Kâlî est une déesse qui a une longue et complexe histoire au sein de l'hindouisme. D'un côté, elle est vue comme l'image ultime de l'annihilation, de l'autre, elle est l'Ultime Réalité et la Source de l'Etre dans le cadre des croyances tantriques. Enfin, le mouvement dévotionnel relativement récent dont elle est entourée La conçoit largement comme la Déesse-Mère qui regarde droit devant soi.

    Son culte est surtout développé dans le Bengale, on trouve un temple dédié à Kâlî à Kolkota (Calcutta), où chaque jour des chèvres lui sont sacrifiées. Kâlî a donné son nom à Calcutta par l'intermédiaire de Kalikata, un des trois villages loués à la Compagnie anglaise des Indes orientales, à l'origine de la ville.

     

    Sources: http://ganapati.perso.neuf.fr/dieux/shakti/kali.html
    http://melusine-la-fee.over-blog.com/categorie-10839686.html

     

     


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  • La Clé

    La Clé

    La symbolique de la clé a une double connotation puisqu'elle détient le pouvoir d'ouvrir et de fermer. La clé a à la fois un rôle d'initiation et de discrimination.
    La clé est un instrument servant à ouvrir ou à fermer une serrure. Elle commande l’accès à un lieu, à l’intérieur d’un coffret et, par métaphore, à une connaissance. Inversement, elle peut interdire ce même accès.
    Dans son sens symbolique, la clé ouvre à la compréhension, dévoile un mystère.
    La clé symbolise aussi la voie initiatique. Au plan ésotérique, posséder la clé signifie avoir été initié.

    Le pouvoir des clés est celui qui permet d'ouvrir et de fermer le ciel, pouvoir conféré à Saint-Pierre par le Christ. Ce pouvoir est figuré dans les armoiries papales par deux clefs, l'une d'or, l'autre d'argent, qui furent précédemment les emblèmes du dieu romain Janus, gardien des portes et guide des âmes. Double aspect du pouvoir, diurne et nocturne, qui correspond aux fonctions royales et à l'autorité spirituelle.

    Les clés les plus puissantes, sont dit-on, les plus anciennes et tout particulièrement celles faites en fer forgé (le fer étant un métal protecteur) et légèrement rouillées.
    Détenir une clé, c'est avoir un droit légitime sur la porte qu'elle ouvre et sur le lieu auquel elle donne accès. Celui qui détient la clé à le pouvoir d'en accorder ou d'en refuser l'usage.
    Conserver une clé dans la poche droite d'un vêtement c'est un porte-bonheur pour conjurer ou lever le sort.

    La clé, signe de droit.
    Droit de régner, droit de posséder, droit d'agir, d’exister… Les dieux des civilisations antiques détiennent les clés des Portes du Jour qu'ils ouvrent à chaque retour de l'aube. Les divinités souterraines ont également pouvoir sur l'accès au redoutable Hadès.
    Les clefs de Janus (clefs d'or et d'argent) ouvrent les portes solsticiales : Accès aux phases ascendantes et descendantes d'un cycle annuel, aux dominations respectives du Yin et du Yang qui trouvent leur équilibre aux équinoxes.
    La clef représente autant d approche du mystère étroitement lié à cette symbolique....
    Janvier, qui ouvre l'année, lui doit son nom. Tout comme le "janitor", le portier anglais.

     Le maire présente au suzerain ou au notable en visite les clés de la ville. Ce geste revêtit un ton plus pathétique lorsque les Bourgeois de Calais, en chemise, corde au cou et clé de la ville en mains, rendirent la cité à Edouard III d'Angleterre.
    La remise des clés d'une ville assiégée signifiait autrefois la capitulation, et aujourd'hui encore on remet symboliquement les clefs de la ville à des hôtes remarquables.

    Une ou plusieurs clés sur un blason désignent la souveraineté et les pleins pouvoirs d'ouverture et de fermeture. Les clés sur les blasons renvoient aussi à la confiance et à la fidélité éprouvée, témoignée.

    Dans le droit ancien, « laisser ses clés à la justice » signifiait que l’on cédait ses biens à ses créanciers. De nos jours la pratique commerciale du "clés en main" permet au promoteur immobilier comme au vendeur de voitures de symboliser le transfert de propriété.

    La clé, signe de communication.
    La clé désigne aussi ce qui permet de comprendre, d'interpréter : avec
    «la clé du problème » , «la clé du mystère », nous pourrons ainsi découvrir une vérité cachée. Tout comme dans ces "romans à clés" qui posent au lecteur curieux d'impertinentes devinettes sur l’identité réelle des personnages.
    La "clé des songes" devrait nous permettre quant à elle d'interpréter les messages du subconscient au conscient. Et «la clé des champs » nous donner la liberté d’aller où nous voulons.
    En musique, « la clé de sol » (ou de fa, ou d'ut) désigne le signe placé au commencement de la portée pour indiquer l'intonation. La clé c'est aussi ce qui commande les trous du tuyau d'un instrument à vent.
    La clé c'est encore la prise immobilisante de judo ou de lutte.

    En architecture, la "clé de voûte" est la pierre centrale d’une voûte ou d’un arceau et qui, placée la dernière, maintient toutes les autres. C’est aussi le point essentiel sur lequel repose un système ou une théorie.

    Au 18 ème siècle les clés des chambellans, chargés du service de la chambre de nos souverains, étaient la marque honorifique et distinctive de leur dignité. On retrouve ce signe sur le col de « l’homme aux clés d’or », le portier de certains grands hôtels.

    Autrefois, pour guérir de la rage ou en prémunir, les prêtres chauffaient les clefs de l'église appelées "clefs de saint-Pierre«  (provenant des églises dédiées à ce nom) qu'ils appliquaient aussi bien sur les hommes que sur les animaux pour guérir la rage.

    Selon la terminologie hermétique, la clef est aussi relié aux grands et petits mystères.
    En alchimie, la clé est le pouvoir de coaguler et de dissoudre.

    Au Japon, la clef est symbole de prospérité parce qu'elle ouvre le grenier à riz.
    On retrouve le symbole de la clé chez les Egyptiens, ou Osiris et Isis sont maintes fois représentés une clé en main, comme la clé de vie, l’Ankh que tient le gardien du temple d'Abou Simbel.

    Dans les contes et légendes, très souvent ce sont trois clefs qui sont mentionnées. D'argent, d'or ou de diamant, elles marquent les étapes de l'initiation. La clef est ici le symbole du mystère à percer, de l'énigme à résoudre, de l'action difficile à entreprendre, bref des étapes qui conduisent à l'illumination et la découverte.
    Comme la clef que remet Barbe-Bleue à son épouse avec interdiction d'ouvrir une certaine porte.

    Et c’est celle qui peut aussi être jetée dans le puits
    Car au fond du puits Il y a la clé du mystère !

     


    http://www.berry-passion.com/symbolisme_et_patrimoine.htm
    http://melusine-la-fee.over-blog.com/categorie-10819172.html


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  • L'Ours

    L'Ours

    L'ours dans la culture des populations humaines en contact avec cet animal, qui partagea longtemps son biotope avec elles, a toujours occupé une place particulière. Dès l'époque préhistorique, il a incarné une divinité. L'ours est très semblable à l'homme: plantigrade, omnivore, il éduque ses petits... ce qui a certainement contribué à la fascination qu'il a toujours exercée sur l'homme depuis les temps les plus reculés, par exemple dans les sites préhistoriques
    Si la thèse du culte de l'ours au paléolithique moyen est controversée, de nombreuses formes de vénération liées à sa chasse et associées à des rites parfois violents sont plus tard attestées dans de multiples sociétés autour du monde.

    L'ours fut considéré comme un double de l'homme, un ancêtre tutélaire, un symbole de puissance, de renouveau, du passage des saisons, et même de royauté puisqu'il fut longtemps symboliquement le roi des animaux en Europe. Les traditions liées à l'ours survivent toutefois dans quelques communautés des régions septentrionales telles que la Sibérie, la Laponie, chez les Amérindiens, mais aussi dans les Pyrénées ; elles furent largement étudiées par les ethnologues. L'ours et le souvenir de ses cultes ont fortement marqué l'imaginaire et la culture populaire en général.

    L’ours symbolise dans le monde entier la force et la bravoure.
    En Europe, l'Ours est fortement lié aux grottes et cavernes où il élit domicile. Il symbolise donc les ténèbres, et l'obscurité. En cela il a la aussi une symbolique d'initiateur. Pendant longtemps, partout en Europe, le 2 février était un jour de fête païenne : "le Chant de l'Ours". Cette date correspondait à la sortie de tanière du plantigrade, et les européens fêtaient la reprise de ses activités. 
    Dans les Pyrénées-Orientales, au Pays basque et en Navarre, de nombreuses fêtes de l'ours ont lieu à la fin de l'hiver. Aujourd'hui, l'ours est devenu l'emblème de la nature sauvage.
    Le pays d'Ardenne a été pendant longtemps un refuge des anciennes traditions préchrétiennes. C'est l'exemple même de la forêt druidique et le nom d'Ardenne évoque le nom d'une déesse celtique "Arduina", souvent représentée dans la statuaire gallo-romaine sous l'aspect d'une ourse ou d'une femme accompagnée d'une ourse. D'ailleurs le nom d'Arduina contient la racine celtique "ard" (gaulois arto qui signifie ours).

    Pour les hyperboréens et les celtes, il représentait la caste guerrière, en opposition à la caste sacerdotale (les prêtres, les druides) qui, elle, était symbolisée par le sanglier.
    Chez les Celtes, le mot Ours (Artos) se retrouve dans le nom d'Arthur, le souverain de la légende. En Gaule, la déesse Artio symbolisait le coté féminin de la classe guerrière. Dans la Mythologie Nordique, Odin est parfois représenté sous la forme d'un Ours.

    Chez les Germains, l'ours est un animal admiré et vénéré, il est le plus fort de tous les animaux. Les guerriers germains prenaient des surnoms d'ours et portaient pour amulette des canines et des griffes d'ours. Au combat, ils étaient vêtus de peau d'ours. Pour eux, cet animal sauvage était le symbole de la guerre : ils cherchaient ainsi à capter sa force, qu'ils admiraient par dessus tout.

    Dans la mythologie grecque, l'ours, ou plutôt l'ourse est symbole de virginité, sous les traits de la nymphe Callistô. Il accompagne Artémis, déesse de la chasse et des bêtes sauvages, la déesse lunaire, qui prend souvent elle-même sa forme lors de ses apparitions. L'Ours symbolise l'aspect sacrificateur et cruel des rites dédiés à Artémis et à la Lune.

    Pour les Indiens d'Amérique, l'ours représentait le pouvoir de la terre qui se répandait en chaque homme. Celui-ci tirait de l'ours la force nécessaire pour remporter la guerre ou pour acquérir, dans le village, l'autorité de chef de tribu. Le pouvoir de l'ours ne reposait pas uniquement sur sa force physique. En étudiant cet imposant animal, les Indiens avaient constaté qu'il consacrait beaucoup de son temps à l'observation silencieuse de son territoire; ils attribuèrent donc à l'ours à la fois la qualité de la puissance et celle de la réflexion, de la contemplation et, pour finir, de la méditation.
    Chez les Lakotas, par exemple, une croyance veut que, quand un homme rêve d'un ours, il jouit à son réveil du don de guérir les maladies et de connaître les plantes médicinales permettant de soigner les blessures ou les morsures de serpent.
    Chez les Navajos, l'ours est duel, à la fois maternel, bienveillant, mâle et destructeur. On dit sa force aussi bien désirable qu'incontrôlable. Dans les rites, l'ours joue le rôle d'allié, car la terre-mère l'aurait chargé de protéger les voyageurs.

    En Sibérie et en Alaska, l'Ours est lié à la Lune et au cycle végétal, parce qu'il hiberne (il disparaît à l'approche de l'hiver et revient avec le printemps). Dans d'autres pays il est considéré comme l'ancêtre de l'humanité à cause justement de son lien avec la Lune, dont la "vie" est semblable à celle des êtres humains. Les Algonquins du Canada appellent d'ailleurs l'Ours "Grand-Père". Dans beaucoup de peuples chamaniques de Sibérie et d'Amérique, l'Ours est présent et joue un rôle dans les cérémonies d'initiation.

    Certaines parties du corps de l'Ours (dents, griffes, et pattes) sont utilisées en magie protectrice. Chez certains peuples de Sibérie, on cloue une patte d'Ours près de la porte de la maison ou de la tente pour écarter les mauvais esprits. Chez les Yakoutes on en dépose une dans le berceau des bébés pour les protéger. Ses griffes sont censées avoir des vertus thérapeutiques selon ces mêmes peuples: elle soigne la diarrhée du bétail pour les uns, et protège des maux de têtes pour les autres. Enfin chez de nombreux peuples altaïques l'Ours est pris à témoins lors des serments: certains jurent assis sur un crâne d'Ours, alors que d'autres mordent sa fourrure pendant qu'ils prononcent leur serment.

    Au Japon, l'Ours est yin, c'est-à-dire féminin, et censé être l'ancêtre des Aïnu, une peuplade ancienne du Nord du Japon, qui croit que l'Ours est une importante divinité des montagnes. En Chine au contraire, l'Ours est masculin (yang), et est un symbole annonciateur de la naissance des garçons. Le créateur du monde dans la cosmogonie Chinoise, Yu le Grand, prenait dans ses fonctions l'apparence d'un Ours. Dans l'ésotérisme islamique l'Ours est parfois représenté comme un animal vil et répugnant.

    ours_prehistoire

    Aspects totémiques de l'Ours :
    Le grand chasseur représente la force et la sagesse. L'ours est toujours considéré comme un dignitaire, il symbolise la protection. L’ours incarne l’auto-observation dans la mesure où il se retire dans sa grotte tout l’hiver pour digérer les événements de l’année écoulée. Il s’engage dans une grande période de silence, de grand vide dans lequel les réponses aux questions qui se posent doivent être trouvées.
    L’enseignement lié à l’ours montre à quel point il est important de savoir se retirer de temps à autre du vacarme du monde et de son propre flot de pensées. Car c’est dans le silence qu’il est possible d’entendre la voix du moi supérieur qui a les réponses à toutes les questions et détient la solution à tous les problèmes.

    Pour les alchimistes, l'Ours représente la noirceur du premier état de la matière, les instincts et les phases initiales de l'évolution, et sa couleur est le noir de la materia prima. 

    De par son lien avec la Lune l'Ours symbolise aussi l'intuition, l'instinct, mais aussi et surtout, de par la force qu'il représente, il symbolise selon Jung, le coté dangereux de l'inconscient.

    Symbole de la Suisse, de la Finlande, de la Russie ou encore de la Californie, l'ours a donné son nom à de nombreux lieux tels que la ville de Berne ainsi qu'à deux constellations, et a inspiré proverbes et expressions populaires.

    En héraldique: Un OURS de sable sur champ de gueules symbolise un homme cruel à la guerre et prompt à céder à la colère.
    L'ours dans les rêves est symbole de gentillesse, de générosité, de coeur sur la main.

    À l'époque moderne, l'ours est surtout associé aux enfants à travers l'ours en peluche, devenu l'un des jouets les plus populaires de tous les temps. Ainsi sont apparus les « ours mignons » qui consolent les enfants, en particulier dans des films et séries d'animation, ainsi que les confiseries en forme d'ours. Le lien entre l'ours et l'enfant est purement affectif et émotionnel, et l'animal familièrement surnommé « nounours » ou « Teddy bear ».

     

     


    Sources: http://lettres-et-l-etre.fatalblog.com/l-art-runique-chez-les-indiens-et-leurs-animaux-totems-c179252 -
    http://www.magiemetapsychique.org/t721-symbolique-ours

    http://users.swing.be/paroleactive/ours_importance.htm
    http://www.paganguild.org/aubeseptiemelune/grimoire-chamanisme/totem/ours.htm

     


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  • Gizeh

    Les pyramides

    Il y a beaucoup à dire sur les pyramides, beaucoup de questionnement que je n’ai pas la place d’aborder ici, et je tiens aussi à rester dans l’esprit de mon blog, alors je me contenterai de copier ces textes qui correspondent bien à mon sentiment.

    Les prophéties de la Grande Pyramide

    De nombreux documents indiquent que des inscriptions gravées sur le parement d’origine de la Grande Pyramide de Gizeh prédisaient l’avenir de la planète…

    La Grande Pyramide recèle les plus grands mystères de cette planète et a suscité plus d’écrits que tout autre édifice. Mais quelle en était au juste la nature , et pourquoi a-t-elle été érigée ?
    La réponse réside peut-être au coeur des croyances des anciens Égyptiens, racines d’une pensée religieuse qui s’est perpétrée pendant des milliers d’années, au sein de ce qu’ils nommaient le « Règne des Dieux ».
    Cet article part du postulat que séjourna en Égypte un peuple d’intelligence supérieure, porteur d’une connaissance ésotérique et désigné traditionnellement comme la « Compagnie des Dieux ». En considérant la valeur authentique de la littérature des prêtres des anciens temples, nous accédons à une perception nouvelle des réalités antiques.

    GizehVers 1450, parut un livre qui fit sensation et plongea l’intelligentsia occidentale dans la fascination : ‘’ Histoires d’Hérodote ‘’. Cet historien grec (484-425 av.J.-C.) avait visité plusieurs fois l’Égypte afin d’y mener des recherches et ses découvertes étaient demeurées inconnues en Occident jusqu’à leur traduction en latin par le grand humaniste et précurseur Lorenzo Valla (1407-1457).
    Hérodote évoque en détails les « dieux et déesses d’Égypte », mais fournit également la plus ancienne description connue de la Grande Pyramide et des merveilles environnantes (Histoires, Paris, éd. de 1592). Ce qui offre aujourd’hui l’aspect d’une ruine lui apparut alors, il y a 2 400 ans, dans sa splendeur quasi inaltérée, splendeur qui le laissa d’ailleurs « perplexe ».

    La « merveille gravée
     Dans son récit des sept années passées en Égypte à partir de 449 av. J.-C., Hérodote fait clairement état de la présence sur la Grande Pyramide d’un parement de pierres d’une blancheur étincelante et si parfaitement ajustées que, même de tout près, il était quasi impossible de déceler les joints, ce qui donnait à l’édifice l’impression d’être fait d’une seule pièce.
    Les pierres, explique-t-il, « sont parfaitement polies » et ornées de « signes et symboles qui me plongèrent en conjectures ». Il qualifie la Grande Pyramide de «merveille gravée» et se demande avec étonnement : « d’où vient le savoir produisant une chose pareille ? ».
    De nombreux documents indiquent que des inscriptions gravées sur le parement d’origine de la grande pyramide de Gizeh prédisaient l’avenir de la planète.

    Quelle était la nature de ces prophéties ?
    En quoi rejoignent-elles les récits de cataclysmes évoqués par d’autres traditions ?
    D’autres écrits anciens confirment que le parement était gravé d’inscriptions qui, selon Josephus, historien du premier siècle (an 37), « témoignent d’une certaine forme de sagesse.
    Un complément d’information est livré par un manuscrit de l’astronome/astrologue arabe du VIIIe siècle Abou Balkhi, conservé à la Bodleian Library de l’université d’Oxford :
    « Deux d’entre elles [les pyramides] dépassaient les autres en hauteur, mesurant 400 coudées de haut, autant en largeur et autant en longueur. Elles étaient faites de grands blocs de pierre si bien ajustés que les joints étaient à peine perceptibles.
    Sur les faces de la plus belle des structures [la Grande Pyramide] étaient gravés tous les mystères et merveilles de la physique. »

    Une information similaire, encore plus circonstanciée, se trouve dans les rapports de Al-Masudi, un historien et auteur arabe du Xe siècle :
    « Sur la pyramide orientale, la grande, construite par les Anciens, étaient gravées les sphères célestes ; ainsi la position des étoiles et leurs cercles, avec l’histoire et les chroniques des temps passés, de ceux qui viennent et de tous les événements futurs. On y trouve aussi les étoiles fixes et ce qu’il advient de leur progression d’une époque à l’autre... et des images des créations de leurs ancêtres. » (Manuscrit Al-Masudi n°9576, British Museum) [ NdT : Par « progression des étoiles fixes d’une époque à l’autre », ne faut-il pas comprendre la précession des équinoxes, certainement connue bien avant Hipparque ?

    Il apparaît clairement que certaines inscriptions étaient des prophéties et selon Ibn Haukal, autre voyageur et écrivain du Xe siècle, s’il avait fallu les recopier, leur retranscription aurait rempli « des milliers de pages des plus grandes feuilles de papyrus dont nous pourrions disposer » (Murtedi, The History of the Marvellous Things in Egypt, c.1710 ; l’auteur arabe Murtedi puisa son information dans d’anciens manuscrits dont les dates sont inconnues).
    Les techniques utilisées par la « Race des Maîtres » – les dieux et déesses – pour créer ces inscriptions et assembler ces pierres de parement sur la pente à 51° de la Grande Pyramide demeurent un profond mystère. Ces messages célestes exotiques furent-ils écrits de la main même des dieux et déesses ?

    S’appuyant sur des textes coptes (descendants des anciens Égyptiens), Al-Masudi souligne (manuscrit n° 9576) que la Grande Pyramide « portait les écrits inconnus et indéchiffrables de peuples et de nations dont les noms et l’existence ont été oubliés depuis longtemps. ».
    Toutefois, l’auteur du papyrus du XIIe siècle attribué aux Coptes, découvert dans le monastère égyptien d’Abou Hormeis en 1927, ne semble avoir eu aucun mal à décrypter les inscriptions du parement :
    « Ainsi fut construite la Grande Pyramide. Sur ses pentes furent écrits les mystères de la science, de l’astronomie, de la géométrie, de la physique et beaucoup de connaissances utiles que quiconque comprenant notre écriture (copte ?) est capable de lire. » (Auteur inconnu, manuscrit de la Bibliotheca Alexandrina) [Nouvelle bibliothèque d’Alexandrie].

     Selon Ibn Batuta, historien arabe du XIVe siècle, « La première pyramide a été conçue et construite par Thot pour assurer la conservation des arts, sciences et autres acquis scientifiques à l’occasion d’un déluge. » (M. Jomard, Quotations from Ancient Authors, 1801, traduit du copte par le professeur ben Abdullau).

    Thot était membre de la compagnie des Dieux, et le plus vieux livre du monde, le Livre des morts égyptien, confirme qu’il conçut et construisit la Grande Pyramide selon les spécifications d’un « livre venu des cieux ». (A. L. Champollion-Figeac, Wisdom Literature, Paris 1888). D’anciens traités d’astrologie mentionnent Thot en tant que gouverneur du sixième climat, ce qui peut faire référence à un cycle de changements de l’environnement terrestre.

    Un document rare du IXe siècle de l’historien arabe Ibn Abd Hokm nous livre le curieux passage que voici : « De nombreux chronologistes s’accordent pour affirmer que le constructeur des pyramides, [à l’exclusion de la Grande Pyramide], fut le Roi d’Égypte Saurid Ibn Salhouk, qui vécut trois cents ans avant un grand déluge.
    Il le fit car il avait vu en rêve que la Terre entière serait retournée, ainsi que ses habitants, les gens face contre terre, les étoiles qui tomberaient et s’entrechoqueraient avec un bruit terrible ; et il trembla dans l’inquiétude.
    Se réveillant dans la peur, il convoqua les grands-prêtres de toutes les provinces d’Égypte, au nombre de cent-trente, dont le chef était Aclimon, et leur raconta ce qu’il avait vu. Ils relevèrent la position des étoiles et, faisant leurs pronostics, prédirent un déluge.
    Le Roi dit : “ Cela va-t-il affecter notre pays ?”
    Ils répondirent : “ Oui et cela le détruira ”.
    Mais il restait encore quelques années avant l’échéance et il ordonna qu’entretemps soient construites deux pyramides avec des caveaux et des entrepôts destinés à toutes sortes de merveilles et trésors. Sur les murs et plafonds furent gravées des sciences telles que l’astronomie, les mathématiques et la médecine. » (Ibn Abd Hokm, traduction conservée à la Bibliotheca Alexandrina).
    [NdT : Dans Mondes en collision, Immanuel Velikovsky démontre que la Terre a effectivement basculé sur son orbite sous l’effet du proche passage d’un gros objet, à savoir Vénus, dont l’orbite était encore très excentrique. C’est aussi ce que décrit Anton Parks dans Les Chroniques du Girkù].

    Les prêtres annoncèrent au roi que le grand déluge viendrait de « la constellation du Lion », suivi de « feu du ciel ». Le sphinx serait-il un rappel?
    Il n’est pas facile de reconstituer un puzzle dont il manque les trois-quarts des pièces, mais un élément important émerge tout de même de cette ancienne chronique : la Terre devait connaître un grand bouleversement et le roi souhaitait que certaines informations soient conservées dans et sur des pyramides de pierre.
    Avant sa mort, il fit consigner ces instructions sur une tablette : « J’ai construit les pyramides pour faire face aux conséquences terribles du déluge qui va bientôt submerger la Terre… J’ai laissé la date afin que notre peuple puisse se retirer dans les montagnes pour échapper aux eaux. » (M. Jomard)


    Trace d’eau sur la Grande Pyramide…
    Malheureusement pour nous, l’historien  ne fournit pas les dates de la vie du Roi Saurid Ibn Salbouk, il se borne à dire qu’il vécut 330 ans avant un grand déluge.
    Cette légende arabe est l’une des nombreuses qui font état d’un déluge annoncé et des efforts entrepris par des dirigeants pour tenter de sauvegarder de la destruction des informations importantes. Les inscriptions de surface sur la Grande Pyramide étaient la source originelle d’une prodigieuse connaissance du ciel et probablement la raison de la construction de l’édifice.
    Il importe de noter que les annales des anciennes écoles de mystères précisent que de nombreuses constructions égyptiennes étaient destinées « entre autres à servir de salles permanentes d’initiation, mais aussi de trésor et de châsse abritant quelque grand talisman de pouvoir en prévision de l’engloutissement dont les initiés connaissaient l’avènement ». (W ; Scott-Elliot, The Story of Atlantis, préface de la première édition par A.P. Sinnett, 1896, p.38).
    On peut en conclure que la mention de « coquillages… calcifiés en hauteur » sur la Grande Pyramide, ainsi que l’écrivit Hérodote il y a 2 400 ans, montre bien que ce monument fut construit avant le déluge ; un point de vue soutenu par les traditions arabes que les égyptologues classiques persistent le plus souvent à dénigrer ou à ignorer.
    Un autre fait est généralement passé sous silence par les égyptologues : aux deux tiers de sa hauteur et sur ses quatre faces, la Grande Pyramide porte la marque laissée par l’eau, indice indubitable qu’elle fut partiellement submergée pendant une période de sa longue existence.

    Decouverte de fossile sur le plateau de Giza 
    Une preuve sérieuse prouvant que la mer à jadis recouvert le plateau de Giza est à l’étude parmi d’autres évidences d’une érosion due à une saturation d’eau sur le dessus du plateau. Un échinide, une sorte d’oursin, créature marine d’eau peu profonde pétrifiée depuis des temps plutôt « récents », vient d’être trouvé reposant sur le dessus d’un bloc de pierre du temple attenant à la pyramide de Mykhérinos et se situant sous l’ancienne zone intertidale. C’est une splendide découverte d’un chercheur égyptien...

    Lire cette page:

    http://www.gigalresearch.com/decouverte-plateau-giza.php

    GizehThéorie de la corrélation d’Orion
    La corrélation d'Orion est une théorie proposée par certains égyptologues (comme Selim Hassan) ou archéo-astronomes (comme Robert Bauval), selon laquelle il existerait une corrélation entre la position des pyramides d'Égypte et la position des étoiles, notamment entre les trois pyramides de la nécropole de Gizeh (pyramide de Khéops, pyramide de Khéphren, pyramide de Mykérinos) et les trois étoiles centrales de la constellation d’Orion constitutives de l'astérisme appelé Baudrier d'Orion.

    La théorie de Robert Bauval
    En 1994, Robert Bauval réalise que les trois étoiles centrales de la constellation d'Orion sont positionnées comme les trois pyramides de Gizeh, à un tout petit décalage près. Par ailleurs, il montre que le Nil est le reflet de la Voie lactée, comme si les bâtisseurs avaient voulu représenter au sol une sorte de carte du ciel. Avec l'aide d'un logiciel astronomique (skyglob), il re-situe le ciel tel qu'il était à l'époque de Khéops, et réalise alors que le conduit sud de la chambre du roi, de pente 45°, pointe sur le Baudrier, au moment où Orion est au plus haut sur le méridien, tandis que le conduit nord pointe lui vers l'étoile polaire de l'époque (α Draconis), et le conduit sud de la chambre de la reine (39° environ) pointe sur l'étoile Sirius (α Canis Majoris). Grâce à des ordinateurs plus modernes, il affine en cela des données déjà avancées par Virginia Trimble et Mary Bruck de l'université d'Edimbourg, en 1964.
    Tout aussi étonnant, en remontant encore dans le temps, il retrouve la position exacte qu'ont les pyramides avec le Nil, et les étoiles du Baudrier d'Orion avec la Voie Lactée, 10 500 ans av. J.-C. Cette date correspond au moment où Orion était au plus bas dans son cycle précessionnel.
    Robert Bauval cherche par ailleurs à montrer que deux autres pyramides pourraient correspondre à deux étoiles d'Orion, mais la précision de la corrélation est nettement moins importante que pour le Baudrier d'Orion.

    La théorie de Georges Vermard
    GizehPour Georges Vermard, le croisement des quatre étoiles du quadrilatère (les quatre étoiles autour du Baudrier d'Orion) forme un angle de 51°51', celui de la pyramide de Khéops. L'auteur avance d'autres coïncidences pour étayer cette correspondance entre la géométrie de la constellation et celle de la Grande Pyramide.
    Sa théorie présente la pyramide comme un « ordinateur minéral ». En superposant le dessin de la grande pyramide à celui de la constellation d'Orion (et Sirius), il élabore un schéma de base, qui, mis à l'échelle de la pyramide, permettrait de décoder de nombreuses données universelles: distances terre-soleil; diamètres du soleil, de la terre, de la Lune, etc... Il va ainsi plus loin que ce que Robert Bauval et d'autres (Virginia Trimble, par exemple) ont déjà avancé sur le lien Orion–Gizeh. Les coïncidences géométriques et numériques y seraient nombreuses. C'est la raison pour laquelle l'auteur affirme que la pyramide a été construite en fonction d'Orion (associée à Osiris) et de Sirius (dédiée à Isis). Ces concordances permettraient, selon lui, de comprendre entre autres l'emplacement précis des chambres.

    Notez qu’on en revient toujours à une datation de 10500 avant J.C., soit la date du grand déluge et de l’engloutissement de l’Atlantide.

     

    Sources : Nexus numéro 60 et
    http://homme-et-espace.over-blog.com/article-les-propheties-de-la-grande-pyramide--44056818.html

      

    Le Sphynx

    L’histoire du Sphinx revisitée

    Qui a construit le Sphinx ? Quel âge a-t-il ? Quelle est sa fonction ? Est-il de l’époque des constructions des pyramides du plateau de Gizeh ? Que symbolise sa structure hybride homme/lion ?

     Officiellement le Sphinx a 4 500 ans et date de l’époque du Pharaon Kephren en 2 500 avant J.-C. Cependant, depuis 20 ans, nombre de découvertes bousculent toutes les idées reçues de l’égyptologie classique.
    Les mystères du Sphinx seraient-ils sur le point d’être dévoilés ? De nouvelles sciences telles que la géologie, l’archéo-astronomie et l’exobiologie jettent une lumière nouvelle sur une énigme plusieurs fois millénaire...

    Controverse de West et Schoch
    John Antony West, égyptologue et écrivain détermina que l’érosion du corps du Sphinx était due à la pluie et non au sable et au vent. L’érosion verticale des roches très dures indique que la pluie est tombée sur ce monument pendant plusieurs milliers d’années. Cependant, le Sphinx est situé en plein désert où il n’y a pas eu de pluies torrentielles depuis au moins 9 000 ans. Une érosion par la pluie n’avait donc jamais été imaginée.
    Les travaux de West ont été repris par Robert Schoch, docteur en géologie et géophysicien de l’Université de Boston. Son étude minutieuse du Sphinx l’amène aux mêmes conclusions que West. L’érosion des parties anciennes visibles du Sphinx est due à l’eau et non au vent et au sable comme on le pensait jusqu’à présent. En conséquence, le Sphinx est d’une autre époque qui remonte à une ère climatique tempérée. Il précède nécessairement la civilisation égyptienne de plusieurs millénaires.
    Ses découvertes et conclusions furent présentées devant 275 scientifiques le 7 février 1992 lors du Congrès Annuel de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences. La prestation a convaincu les géologues mais elle a suscité une levée de boucliers des égyptologues.

    Climatologie et Constellation du Lion
    John Kutzbach paléo-climatologue de l’Université du Wisconsin a réalisé une modélisation climatique et comparé ses résultats à des relevés géologiques sur le terrain. Grâce à ses travaux, on sait à présent qu’il y a 10 000 ans, la région du Sphinx ainsi qu’une grande partie de l’Afrique étaient couvertes par de grands lacs, et soumises régulièrement à des pluies torrentielles. Si on s’accorde sur cette date climatologique, le Sphinx est nécessairement d’une période pré-égyptienne. D’ailleurs, s’il a été construit vers 10 500 avant J.-C., il se trouvait alors face à la constellation du Lion à l’Est. Cette constellation représente le félin dans la posture du Sphinx. Ce monument dans sa conception semble avoir été un lion fixant sa projection céleste d’après des études archéo-astronomiques. Cela implique qu’il doit avoir 12 à 13 000 ans et qu’il fut réalisé selon des règles et connaissances astronomiques d’une grande précision. Le mystère s’épaissit, car quelle civilisation du début de l’âge de fer a bien pu construire un tel monument ?

    GizehLa tête et le corps du Sphinx
    Les choses se compliquent quand on examine le Sphinx de plus près. La tête est en meilleur état que le corps et proportionnellement trop petite. Si on tient compte des pattes avant du Sphinx et que l’on retrace ses proportions réelles on obtient un monument bien plus gigantesque. On peut donc imaginer que la tête a été retaillée plusieurs fois à travers les âges. Cependant ce monument n’a pu être construit à l’époque de Kephren, au plus, le Sphinx a été restauré sous son règne. La version officielle soutient qu’il s’agit de la tête du Pharaon Kephren réalisée en 2500 avant J.-C.

    Qu’en est-il en réalité ?
    L’inspecteur Franck Domingo, de la Police de New York, expert américain en identification judiciaire, référence mondiale en cette matière, a étudié la tête du Sphinx ainsi que la tête d’une statue représentant le Pharaon Kephren, afin de savoir si les deux morphologies faciales concordaient. Or, Domingo est catégorique : la morphologie de la tête du Sphinx est très différente de celle de Kephren. Les yeux, la forme de la tête, le profil, la bouche, et le menton sont étrangers à la morphologie de la race blanche méditerranéenne. Contre toute attente, le Sphinx représente un pharaon de type négroïde.
    Or on sait que les premiers pharaons étaient noirs!

    Cette découverte éclaire un autre aspect des choses révélant pourquoi le nez et une partie des lèvres ont été détruites. Dans des dynasties de race blanche souvent en lutte de pouvoir, on peut imaginer que détruire les parties négroïdes de la face du Sphinx était politiquement essentiel. C’était une manière de s’assurer qu’aucun homme de race noire ne revendique le titre de pharaon. Par superstition ou par peur de la fureur de divinités ancestrales, les pharaons soit, ignorèrent le Sphinx à certaines époques, soit en restaurèrent le corps sans jamais sculpter à leur effigie le visage, le laissant en l’état. Sous la civilisation égyptienne, le Sphinx était un mystère, tantôt craint, tantôt haï, tantôt admiré car il datait d’une époque ancestrale et pouvait potentiellement faire de l’ombre à la toute puissance de Pharaon.
    Alors, la question demeure, qui a taillé la tête du Sphinx à l’effigie d’un noir africain ? Si ces travaux ont été réalisés au tout début de l’ère égyptienne, alors la statue initiale pourrait bien être antédiluvienne.

    Une autre explication pourrait se trouver dans les propos de celui qui est considéré comme l’un des plus grands voyants des Etats-Unis : Edgar Cayce, surnommé le prophète endormi. Né le 18 mars 1877, il est d’abord connu pour être capable de décrire de manière infaillible la condition physique d’une personne et recommander un traitement « médical » en connaissant uniquement son nom et son adresse. Il fut par la suite considéré comme le précurseur de la médecine holistique moderne.

    Bien que ses premières « lectures automatiques » fussent tournées vers la santé de ses congénères, d’autres affirment l’existence des Atlantes, un peuple disposant d’une énergie considérable comparable à celle de l’énergie nucléaire. Une partie de ce peuple aurait exploité une « race inférieure » peuplant la terre, ayant entre autre des relations sexuelles avec elle produisant des croisements alors que l’autre partie des Atlantes auraient tenté de défendre les « droits » de cette sous-race.
    Cela ne vous rappelle-t-il rien? On dirait l’histoire légendaire des Anunnakis!

    Lors de la destruction de l’Atlantide, les réfugiés Atlantes auraient essaimé dans diverses régions du globe et notamment en Egypte antique, où ils construisirent le Sphinx de Gizeh! Une salle secrète contenant les souvenirs de l’Atlantide serait d’ailleurs profondément enfouie sous le Sphinx .
    Mais comment vérifier une telle idée ? Si l’Atlantide a bien existé, il n’en reste aucune trace. Aujourd’hui, il nous est assez aisé d’imaginer comment un peuple disposant d’une énergie équivalente à celle de l’énergie atomique pourrait rayer un pays ou un continent de la surface de la Terre. Les indices sont donc à chercher ailleurs … peut être tout simplement en analysant le Sphinx, la roche qui le constitue, sa position par rapport aux pyramides … Mais aussi les fouilles qui ont été réalisées par de nombreux égyptologues autour du Sphinx et des Pyramides.

    Sur la construction du Sphinx, ses constructeurs n’ont laissé aucune information. Autour des pyramides, des archéologues ont mis à jours un cimetière contenant des ouvriers de l’époque. Aucune des inscriptions funéraires ne se rapporte à la construction du Sphinx. Comment un tel monument n’a pu laisser aucune information en rapport à sa construction ? A moins que sa construction soit bien plus ancienne que nous ne le supposions … Si nous observons le ciel tel qu’il était il y a environ 10 500 ans, des coïncidences troublantes tendent à prouver que les pyramides et le sphinx prendraient toutes leurs significations à ce moment-là … Car à ce moment-là, le Sphinx faisait image à son équivalent cosmique au firmament (ce qui est ici-bas équivaut à ce qui est en haut ) et en même temps au sud, les trois étoiles d’Orion étaient le reflet céleste des pyramides …

    Les théories ne manquent pas. Ce qui est sûr c’est qu’aucun monument n’a jamais autant inspiré l’imagination des hommes que cette construction de pierre. Son mystère reste entier et plus nous nous penchons dessus plus le mystère s’épaissit. Ne vous semble-t-il pas que tout cela nourrit le mythe d’une civilisation inconnue ?

    Le Sphinx de Gizeh serait-il Atlante ?

     

    Source Wikipédia -MystèreTV.com

    http://www.sens-de-la-vie.com/Archepages/vsv_20_d2_01_5_passe.htm#Megalithes

     

     

      

      


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