•  Merlin l'Enchanteur

     Merlin l’Enchanteur

    Personnage-clé de la mythologie arthurienne, Merlin est l'enchanteur par excellence!
    Sans lui, les aventures de la Table Ronde n'auraient pas eu la même tournure car il va introduire un côté magique et fantastique aux récits des chevaliers de la tables ronde.
    Connu sous les noms de « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique, Merlin est généralement représenté comme un mage bénéfique commandant aux éléments naturels et aux animaux. Il est particulièrement rattaché à la mythologie brittonique, qui couvrait la Bretagne continentale et l’actuelle Grande-Bretagne (sauf l’Écosse). De nos jours, son nom est fréquemment associé à sa fonction d’« enchanteur », magicien.

    La légende de Merlin
    Le nom même de Merlin n’a pas d’origine clairement définie. Certains le situent à l’époque des druides celtiques. Il signifierait Faucon, car Merlin avait le pourvoir de se transformer en faucon, on disait d’ailleurs plus souvent en parlant de lui, LE Merlin.
    Ce que l’on sait, c’est que les noms « Merddin », « Myrddin », puis ensuite « Merlinus » ou encore « Merilun » furent utilisés successivement pour décrire un seul et même personnage. Le nom de « Merlin » sera adopté plus tard, sans doute aux environs du XIIe siècle. La légende de Merlin est très complexe. On ne sait pas si ce personnage a vraiment existé, les sources manuscrites de l’époque ayant disparu.

    La plupart des ouvrages qui parlent de Merlin, évoquent aussi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Ces textes datent du XIIe siècle au XVIe siècle, mais des récits mettant en scène Merlin remontent à bien plus longtemps. Il apparaît qu’un certain Merlinus Ambroisius aurait réellement existé, de descendance royale. L’influence chrétienne au Moyen Âge aurait transformé les écrits de départ en légende : la mère de Merlin ayant enfanté d’un "antéchrist" aux grands pouvoirs.  Bref, sa description varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît à travers les contes et les dessins animés : enchanteur, prophète, homme des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature.

    Sur le plan symbolique Merlin représente la bonté et le rêve, la nature dans sa puissance originelle. C’est sans doute pour cela qu’il nous captive, car il est la représentation d’ un archétype éternel.
    La légende la plus connue quant à son origine le fait fils d’une vierge et d’un démon, d’où le parallèle chrétien et la qualification d’antéchrist. Cependant, d’autres légendes (rapportées par Stephen Lawhead dans son Cycle de Pendragon) lient son existence à la légende de l’Atlantide, d’où sa mère serait native (Charis, fille du Roi Avallach d’Atlantide), alors que son père serait breton (Taliesin fils d’Elphin, roi de Caer Dyvi), selon la légende du Cycle de Pendragon.
    Ces divergences d’origine viennent du fait qu’aucune histoire réelle n’a encore été découverte, et, de ce fait, toute version est possible.

    Merlin, dans la geste arthurienne
    Son rôle dans le cycle arthurien est d’aider à l’accomplissement du destin du royaume de Bretagne (royaume mythique regroupant l’actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale). Grâce à une sagesse légendaire, il devient l’ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. Uter monta sur le trône et Merlin fut pour lui une sorte de conseiller, l'aidant par des enchantements à repousser les invasions ennemies. Mais Uter Pendragon devint brusquement triste et perdit tout courage. Pris d'un fol amour pour dame Ygerne, l'épouse du duc de Tintagel, il en avait perdu le sommeil. Pour l'aider, Merlin lui donna pendant quelques heures l'apparence du mari, et Ygerne put recevoir le roi sans le savoir. De cette rencontre décisive naquit Arthur, le célèbre roi de la Table Ronde.
    À la mort de celui-ci, il organise le défi de l’épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d’Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quête du Graal. À la fin de sa vie et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.

    Merlin devint le conseiller dur roi Arthur et il l'aida par des enchantements à repousser les invasions ennemies.
    Merlin aimait voyager et de temps en temps il disparaissait sans explication. En général il allait se réfugier au creux des forêts, fréquentées en ces temps-là par des ondines qui avaient élu domicile auprès des sources.

    Merlin et La fée Viviane
    Merlin l'EnchanteurSur le continent, la forêt de Brocéliande passait pour l'une des plus belles du monde Sur le continent, la forêt de Brocéliande passait pour l'une des plus belles du monde connu. Merlin, en s'y promenant, passa un jour près d'une gracieuse jeune fille qui se mirait dans l'eau d'un lac. Elle avait pour nom Viviane. L'enchanteur avait pris ce jours-là l'apparence d'un séduisant damoiseau et non celle d'un vieillard contrefait. Viviane engagea la conversation et, pour lui plaire, Merlin lui offrit quelques enchantements : En son honneur il fit apparaître un magnifique château où se déroulait une fête merveilleuse, puis il rendit au paysage son aspect premier.

    À dater de ce jour, l'enchanteur s'absenta souvent de la cour du roi Arthur : il allait en secret retrouver la jolie Viviane. Lors de ces rencontres, Merlin, de plus en plus séduit, accepta de lui enseigner deux ou trois de ses tours les plus poétiques.
    La jeune fille apprit ainsi à danser sur l'eau sans se mouiller et à faire jaillir une rivière à sa volonté. Mais Viviane voulait garder Merlin toujours à ses côtés. Elle réussit à lui faire avouer presque tous ses secrets et, un jour où il s'était endormi, la tête posée sur ses genoux, elle fit, à l'aide d'un voile, un cercle magique autour de son ami qui devint ainsi son prisonnier à jamais.

    Bien sûr, Merlin avait tout deviné, mais, par amour, il l'avait laissé faire. Il était définitivement retourné dans l'Autre Monde, celui des fées et des magiciens, sans trop de chagrin, car il aimait Viviane plus que sa liberté.
    Ainsi, dans la forêt de Brocéliande, sur une stèle est écrit : "ici a été enfermé Merlin l’enchanteur par la fée Viviane".

    L'histoire des amours de Merlin et de Viviane a été faite également dans un récit anonyme plein de grâce : La Dame du lac , repris au XIXe siècle par Walter Scott.


    http://www.histoiredumonde.net/Merlin-l-Enchanteur.html
    http://www.toujourspret.com/techniques/expression/veillee/contes/merlin_l'enchanteur.php

     


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  • (Photo de Bernard Lejuez)

     

    Pour Loupzen j’ai fait des recherches afin d’écrire la légende de

     Sara-La-Kali, la gitane, la noire

    Je ne savais pas que j’allais me perdre dans un labyrinthe!

    Voici ce qu’il en est ressorti:
    Mystérieuse, Sara, pourquoi l'écrit-on tantôt avec un h ou sans le h? Serait-elle une gitane locale du 1er siècle de notre ère, une celto-ligure d'Europe centrale, une égyptienne, la servante des Saintes Maries ? Personne ne s'accorde, une seule chose est sûre c'est la patronne des gitans. Sara la gitane ne prend pas de h.
    Voilà quelqu’un qui n’est pas facile à définir, plusieurs légendes contradictoires l’entourent! Il est bien difficile de savoir qui elle est vraiment.
    Sainte? Déesse? Avatar de Kali ou Sarasvati? Voire d’Astarté-Ishtar?
    Gitane, Palestinienne, Egyptienne ou Celte?

    Tout commence par cette histoire:
    En 42 de notre ère, 10 ans après la mort et la résurrection de Jésus, Lazare, Marthe, Marie-Madeleine que l’on dit l’épouse de Jésus, accompagnés de Marie Jacobé, femme de Clopas, mère de l'apôtre Jacques le Mineur, et possible cousine de la Vierge Marie, Marie Salomé, femme de Zébédée et mère de Jean et Jacques le Majeur, et peut-être Sara la servante égyptienne échouent en Camargue, au lieu dit "Oppidum-Râ", transformé en Notre-Dame-de-Ratis (Râ devenant Ratis, ou barque); le nom passant à Notre-Dame-de-la-Mer, puis Les Saintes-Maries-de-la-Mer en 1838. Un autre disciple du Christ, Maximin, ainsi que l’aveugle Sidoine sont du voyage. Peut-être aussi Joseph d'Arimathie, le porteur du saint Graal qui s‘en fut ensuite vers l‘Angleterre.
    La Gaule, en ce milieu du 1er siècle, est barbare, idolâtre et adore les dieux celtes. Cet échouage va tout changer. Trois Maries, dont le prénom est une adaptation de Myriam, qui vont changer l’histoire de France.

    Sara, la Sainte?
    l’Eglise en a fait une sainte, mais curieusement elle n’est pas installée dans l’église avec les Maries, mais seule à l’écart dans une crypte.
    Cette vierge noire n'est pas une sainte officielle de l'église catholique bien que son culte soit encouragé par l'Eglise depuis les années cinquante afin de soustraire les Gitans à l’influence des évangélistes et des pentecôtistes. Sara est révérée par les Gitans de France mais non par les communautés tziganes d'Europe centrale.

    Le roi René fit deux choses à la découverte des dépouilles de Marie Jacobé, et Marie Salomé, il déposa les restes dans des chasses richement ornées et comme on ne retrouva pas trace des dépouilles de Sara, on lui creusa la crypte actuelle où les gitans la vénèrent avec ferveur le 24 mai, depuis 1935, date de sa première sortie officielle en procession la mer.
    La crypte a été creusée sous le sanctuaire, l’autel est constitué en partie par un fragment de sarcophage et suppose les ossements présumés de Sainte Sara. Si les corps des deux Maries ont pu être identifiées comme deux personnes de type oriental du 1er siècle, rien n’a permis d’identifier formellement ceux de Sara.

    Sara, simple statue de plâtre dans cette église sombre des Saintes-Maries-de-la-Mer ferait pale figure à coté de Marie Jacobé et Marie Salomé, statues de bois dans une barque, à l’entrée gauche de cette église, près de la porte d’entrée. Mais la chaleur ne manque pas à Sara, celle des cierges qu’une dévotion toujours croissante, celle de l’affection qu’une large communauté de gitans du Sud de la France lui voue depuis de très nombreuses années, surtout à l’occasion du pèlerinage du 24 mai où on conduit Sara à travers la ville en compagnie de toutes les autorités locales, laïques et religieuses au beau milieu des télévisions et photographes du monde entier.
    Chacun vient ici déposer un cierge dans cette crypte. Et on habille régulièrement la statue d’habits neufs, il y a bien cinquante robes qui s’amoncellent sur la frêle statue qui grossit de jour en jour, et dont le fin et noir visage pâlit sous les attouchements des visiteurs.

    Sara-la-Kali, Sara la noire, la brune Sara, serait pour les uns la servante de Marie Jacobé et Marie Salomé chassée de Jérusalem après la mort du Christ dans la barque sans voile ni rames qui échoua en Camargue, pour d’autres c’est une gitane provençale. Une chose est sûre, elle était de couleur noire ou sombre. La version que retiennent les gitans est celle d’une jeune femme, une « gitane », campant avec sa tribu dans ce delta du Rhône.



    D'après Franz de Ville (Tziganes, Bruxelles 1956), Sara était Rom :
    "L'un des premiers membres de notre peuple à recevoir la première Révélation fut Sara la Kali. Elle était de naissance noble et dirigeait sa tribu sur les rives du Rhône. Elle connaissait les secrets qui lui avaient été transmis... Les Roms à cette période pratiquaient une religion polythéiste, et une fois par an ils portaient sur leurs épaules la statue d'Ishtar (Astarté) et allaient dans la mer pour y recevoir sa bénédiction. Un jour, Sara eut une vision qui l'informa que les saintes présentes à la mort de Jésus allaient venir, et qu'elle devait les aider. Sara les vit arriver sur leur embarcation. La mer était agitée, et le bateau menaçait de se renverser. Marie Salomé jeta son manteau sur les vagues et, l'utilisant comme un radeau, Sara flotta vers les saintes et les aida à atteindre la terre ferme par la prière."

    On raconte qu’elle aurait été une prêtresse égyptienne d’un culte érigé en Libye et qu’elle est une figure de première importance dans un groupe de martyrs perses.

    On dit aussi que Sara était une princesse celto-ligure, peuple nomade d’Europe centrale qui s’était installé dans cette région marécageuse de Camargue. Mais les celtes n’ont pas la peau noire!

    On dit encore que baptisée des mains des saintes, elle devint la première chrétienne de Gaule, puis elle les conduisit au temple païen, le temple de « Ra », où affluaient les grands pèlerinages de sa race????? Depuis quand les gitans ou les celtes adorent-ils RA? Mais bon, ma culture a des lacunes!

    Une autre légende la tient pour une païenne de haute naissance, convertie à la religion d'Abraham. Tiens, la voilà juive maintenant!

    Astarté/Ishtar? Equivalents d’Aphrodite/Vénus? Ca m’étonnerait! Quoiqu’on ne connaisse pas très bien ses prérogatives et attributions.

    Saraswati ?
    Après une prière silencieuse, les Gens du Voyage laissent parfois dans l'urne à côté un petit papier plié porteur d'un vœu ou d'un remerciement. Le 20 mai, dans l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer, une image sainte était posée sur l'autel, à côté des ex-votos.
    Que faisait là une image de la déesse Saraswati, la déesse indienne de la connaissance. Sara, Saraswati les noms sont proches mais y-a-t-il un lien?
    Les gitans, ou roms, seraient venus des Indes vers l'an mille et seraient lentement arrivés en Europe. Leur présence est attestée en France dès le IXè siècle. A la suite d'une longue errance, Saraswati serait-elle devenue Sara en Camargue? Le véhicule de Saraswati est un cygne, un cygne devenu barque? Lors de la fête de Saraswati, la statue de la déesse est promenée dans les villes indiennes avant d'être immergée dans une rivière ou dans la mer, comme de nombreuses déités hindouistes. La procession des trois saintes camarguaises vers la mer est un rite qu'on retrouve dans beaucoup de cultures.
    La présence d'une image de Saraswati sur l'autel de la crypte, dans l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer, ne prouve pas qu'il y ait un lien entre Sara et la déesse indienne. Sara est noire et la déesse est louée pour son teint clair: « O déesse Saraswati à la peau aussi claire que la lune couleur de jasmin ..."
    Cette image sainte, appartenant au panthéon hindouiste, dans la crypte de Sara est une petite énigme sans réponse.

    Kali?
    Sara la Kali, la noire, la brune, rappelle évidemment la déesse indienne Kâlî. Cette appellation concorde avec l’hypothèse la plus commune, de la provenance indienne des Roms vers les IXème siècle. Il n’est donc pas faux ni fou de voir en elle, une manifestation syncrétique et christianisée de Kali. Durga, autre nom de Kali, déesse de la création, de la maladie et de la mort, pourvue d’un visage noir est aussi immergée dans l’eau tout les ans en Inde.
    Mais Kali est cruelle, pas Sara!
    Kali incarne la violence, la création et la destruction. Elle est terrifiante, le cou orné d'un collier de crânes, la taille ceinte de têtes coupées, les mains et la langue rouges du sang de ses ennemis, ses bras multiples brandissant un sabre ensanglanté et la tête d'un démon. A ses pieds, elle terrasse Shiva.
    L'iconographie de Kali n'a rien à voir avec celle de la douce Sara, une femme miséricordieuse.
    « Lors du festival Rôm qui eut lieu pendant le premier Congrès international Rôm en 1971, une grande affiche fut diffusée partout. Elle montrait une procession avec Sainte Sara et une légende expliquait : « La statue de sainte Sara sera portée sur les épaules des Roms. Sainte Sara, la grande sainte protectrice des Roms, représente la forme christianisée de la déesse indienne Kali. Déesse du Destin et de la Bonne Fortune, elle a été respectée par le peuple des Roms depuis que les premiers d'entre eux quittèrent leur patrie d'origine dans le Nord de l'Inde il y a mille ans... » Pour marquer la fin dudit festival, la statue de sainte Sara eut droit à une grande procession à la fin de laquelle elle fut immergée dans une pièce d'eau voisine. Ceci fut fait très exactement de la même manière que lors des fêtes d'octobre du Durga Puja en Inde. »

    Sara la Noire
    C’est la Déesse Mère des Tziganes, nommée aussi, Sara la Kali. C’est l’expression de la mère généreuse et féconde, Sara la Noire, la Terre-Mère. C’est la création divine manifestée sur tout les plans; végétal, minéral, animal. La Mère a reçu et dispense l’enseignement spirituel. Elle ouvre à tous les chemins menant au monde divin promis aux tziganes après le passage de la vie à la mort. La doyenne, la Mère, c’est aussi ce qui pourrait figurer d’une haute-prêtresse. Sara la Kali, cela fait référence aux origines lointaines des tziganes, qui viendraient de l’Est de l’Inde. Kali, est l’écho de ces racines indiennes.

    Elle porte aussi un aspect de « Vierge Noire » un aspect sous lequel elle est aussi adorée, comme les nombreuses vierges noires qu'on trouve dans les églises romanes, comme celle du Puy en Velay, et qui n'ont aucun lien avec l'Inde.

    Alors qui est Sara?
    Je crois que chacun doit juger selon son cœur et ses affinités.
    Personnellement je pencherais pour qu’elle soit la Déesse Mère du peuple Gitan.
    Il est possible de célébrer Sara la Noire dans une pratique personnelle, comme une entité complète, qui porte en elle seule tout les visages habituels de la triple déesse aux multiples noms et appellations. Sara la Kali se suffit à elle seule, en tant que Vierge Noire, Mère Terre et Déesse Patronne des Gitans. Elle est le principe divin au féminin des tziganes de tout acabit, sans exception.

     

     Sources:http://ordrededea.weebly.com/sara-la-noire.html http://archeologue.over-blog.com/article-32505259.html
    Wikipédia et
    http://wibzi.skyrock.com/2289545291-SARA-E-KALI.html


     

     

     


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  •  Le Loup

    Le Loup

      

    Pour Loupzen

    Symbolique du Loup :
    De tout temps le loup a été le symbole de la sauvagerie mais aussi de la virilité, alors que sa compagne, la louve était le symbole de la débauche, du désir sexuel et de la fécondité. Du fait qu'il voit la nuit, le loup a été un symbole de lumière, un animal solaire, un héros guerrier voire même un ancêtre mythique chez certains peuples.
    Par exemple, c'est un loup bleu céleste qui est à l'origine des dynasties chinoise et mongole ( Gengis Khan se prévalait d'être le descendant direct de ce loup ). Les Turcs l'admirent pour son ardeur au combat et sa force, au point qu'un de leurs chefs, Atatürk, sera surnommé "le Loup Gris".
    Le Loup gris, une sous-espèce de Canis lupus plus simplement appelé localement loup, est un des animaux les plus emblématiques d'Europe, il était à l'honneur durant l'Antiquité chez la totalité des anciens peuples européens.
    Les mythologies européennes, depuis les côtes de la Méditerranée jusqu'au nord de la Scandinavie, n'ont eu de cesse de relier le loup à la fécondité, à la protection, à la destruction, à la punition, au soleil et aux divinités héroïques qui incarnaient ces valeurs comme Apollon ou Belen.
    L'aspect particulier de l'approche des peuples indo-européens par rapport aux Amérindiens du Nord est que le loup symbolise à la fois la protection et la destruction. Il existe donc à l'origine une dualité dans le culte ou la vision de cet animal. Le loup occupe une place dans toutes les religions d'Europe même monothéistes, il est respecté, vénéré ou craint.
    Avant le développement de l'agriculture et de l'élevage, de nombreux peuples d'Europe se disaient descendants des loups et vouaient ainsi un culte au dieu-loup ancêtre.

    Monde celtique
    Chez les Gaulois
    Dans la tradition celtique bretonne Bleiz (« loup » en breton moderne, bleid en ancien breton) est un des derniers grands druides, il est l'instructeur de Merlin l'Enchanteur, futur guide spirituel du roi Arthur. Il vivait comme un ermite dans la forêt avec les animaux qu'il soignait entouré de loups. Le loup étant un des animaux attributs du Dieu Belen son protecteur. Bleiz était de ce fait considéré et surnommé « l'homme-loup ».
    Le loup était le symbole des guerriers gaulois, certains soldats gaulois allaient même jusqu’à recouvrir leur casque d’une tête de loup après avoir mangé leur cœur en rituel. Cela dans le but de s'attribuer les qualités du loup.

    Mythologie germanique et nordique
    Le loup est aussi le symbole de la destruction du monde pour qu'il puisse renaître à nouveau, en effet, dans la mythologie nordique, c'est le loup Fenrir qui tuera plusieurs dieux lors du Crépuscule des Puissances ( Ragnarök ), avant d'engloutir le monde du milieu (Midgardr) pendant que ses fils avaleront le soleil et la lune. Ce n'est qu'après cela que le monde pourra renaître. De par cette symbolique initiatique et chtonienne, le loup est comme son cousin le chien, considéré comme un psychopompe et un initiateur.
    Quand Odin trônait dans son palais du Walhalla, il était représenté avec deux grands loups qui étaient couchés à ses pieds comme dans le cas de Lug chez les Celtes.

    Chez les Romains
    Dans la mythologie romaine il était également le symbole de Mars, dieu de la guerre. Chez les Sabins, peuple qui a fortement influencé la culture romaines, Mars (ou plus exactement Quirinus) était un dieu-loup ce qui a sans doute joué un rôle dans l'adoption du loup comme animal emblématique de Rome.
    La Louve était et est toujours l'emblème de Rome, symbole de fécondité et de protection. Les jumeaux Romulus et Remus abandonnés au bord du Tibre furent recueillis, nourris et élevés par une louve, celle-ci devient donc l'emblème de la ville et sera par la suite vénérée par tous les citoyens de l'Empire. Le loup est à la fois le symbole du père Mars et de la mère nourricière du premier roi de Rome.

    Chez les Étrusques
    Dans la tradition étrusque, les éléments et monuments funéraires sont ornés d'une forme humaine à tête de loup nommée Aita. On peut souvent voir des mains crochues saisissant un corps humain. Cet être hybride ne serait que l'ancêtre loup des Étrusques ainsi que le soutient Salomon Reinach. Les Étrusques comme d'autres peuples d'Europe et d'Anatolie prétendaient descendre des loups.

    Chez les Grecs anciens
    Le loup était appelé "lycos". Dans la langue grecque primitive, les deux termes utilisés pour désigner la lumière et le loup étaient si proches qu'ils finirent parfois par se confondre : Apollon Lycien, selon les interprétations, désigne soit le dieu de la lumière soit le dieu-loup. Le loup est en également l'emblème du dieu solaire Apollon pour ses actes justiciers.
    Zeus marié à Héra eut une aventure avec Léto qui était enceinte de celui-ci. Pour protéger Léto, Zeus la transforma en louve et la mena sur l’île de Délos, où elle mit au monde leurs deux enfants : Apollon et Artémis. Ayant une louve pour mère, ils furent surnommés Artémis Lycaea et Apollon lycien.
    À Delphes, le temple d'Apollon était gardé par un loup de bronze, en souvenir d'un vrai loup qui aurait protégé les trésors du temple contre un voleur.
    Dans la mythologie grecque, le dieu Hadès, maître des Enfers apparait également vêtu d'un peau de loup.

    Croyances slaves
    Le loup fascinait les peuplades slaves, comme en témoignent de nombreux contes anciens. Les slaves sont issus des peuples germaniques et baltes. On lui prêtait la faculté de se métamorphoser selon les circonstances et il jouait ainsi un rôle d'initiateur.
    Les Lutices, peuple slave se disaient descendants des loups. Lutices signifie "les loups".

    Chez plusieurs peuples Amérindiens
    Le loup est celui qui guide les âmes des morts jusqu'aux Enfers. Chez les Algonquins et les Sioux, il règne même sur le pays des morts. Souvent associé avec le pouvoir spirituel que l'homme devait acquérir afin de devenir un bon chasseur., le loup symbolise la famille, l'endurance, l'Intuition, l'apprentissage.

    Le loup est aussi un symbole guerrier fort, puisque le fait d'en voir un avant la bataille signifiait la victoire assurée chez certains peuples de l'Antiquité.

    De par son côté carnassier, la gueule du loup est un puissant symbole initiatique, le loup dévorant le novice ( mort ), puis le rejetant une fois initié ( renaissance ). Ce passage dans la gueule du loup symbolise la descente aux enfers, la mort et les ténèbres, et la sortie de cette même gueule symbolise le retour à la vie et à la lumière initiatrice.

    Dans la symbolique alchimique, le "loup gris" de laboratoire désigne l'antimoine qui va permettre de purifier l'or : le "loup des métaux" dévorant l'or pour le "racheter".

    Le Loup

     

    Source Wikipédia et
    paganguild.org/aubeseptiemelune/grimoire-chamanisme



     


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  •  Amaterasu

    La déesse japonaise du soleil, mère des empereurs

    Amaterasu est considérée comme la déesse du Soleil. Elle est la divinité la plus honorée du panthéon shintoïste et pour cause, c’est au nom de sa légende que de la restauration Meiji jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'empereur du Japon fut considéré comme un dieu vivant dont le culte était une affaire nationale…

    Née de l'œil gauche d'Izanagi, Amaterasu était si brillante que son père l'envoya au ciel sur l'Echelle Céleste et lui offrit pour son départ un collier de perles sacrées.
    Amaterasu avait un frère, Susanoo, kami (divinité) de la mer et du vent. Profondément mauvais, Susanoo avait tué une de leurs (nombreuses) sœurs et ne cessait de provoquer Amaterasu.

    La Légende d'Amaterasu

    Son frère Susanoo, le kami de la mer et du vent (aussi des tempêtes et de l'orage) était provocateur et violent. Un jour ou il rendit visite à Amaterasu, il adopta une attitude irrespectueuse envers elle en jetant le cadavre d'un cheval dans la salle de tissage. Excédée par cette attitude coutumière, Amaterasu décida de priver le monde de lumière en s'enfermant dans une grotte scellée par un lourd rocher. Le monde étant alors plongé dans les ténèbres, les autres kami cherchèrent comment faire sortir Amaterasu de sa grotte et lui tendirent un piège. Ils firent forger un grand miroir "Yata no Kagami" qu'il placèrent en face de la grotte et organisèrent une fête. Lors de cette fête, Uzume, la déesse de la gaieté se mit à danser, produisant un effet euphorisant sur les autres kamis qui se mirent à rire aux éclats. Amaterasu demanda ce qui pouvait provoquer cette bonne humeur alors que le monde est plongé dans l'obscurité, ce à quoi on lui répond qu'une nouvelle divinité encore plus somptueuse qu'elle a fait son apparition. Vexée et piquée par la curiosité elle sortit de la grotte et resta subjuguée par la beauté de cette déesse... qui n'était autre que son reflet dans le miroir. Le temps qu'elle s'en rende compte les kamis avaient bloqué l'entrée de la grotte. Amaterasu promit de ne plus plonger le monde dans les ténèbres si son frère était banni et qu'il était assuré à sa descendance de régner sur le monde des mortels.

     La lumière est ainsi restaurée sur le monde provoquant le renouveau de la nature. L’absence de la déesse Amaterasu et la manière dont elle attirée à l’extérieur de son refuge est lié intimement à un mythe grec impliquant la déesse Déméter : « l’enlèvement de Perséphone ».

    Représentation :

     Elle est représentée par une jeune femme brune, aux longes cheveux raides, tombant sur ses chevilles. Tantôt on la montre tenant le soleil dans ses mains, tantôt elle apparait enceinte d'une boule de feu, illuminant le ciel. Amaterasu est une déesse céleste par excellence, rares ont été ses voyages sur terre, à cause de sa nature. Le soleil, s'il est vecteur de vie, devient un ennemi redoutable lorsqu'il se trouve trop près.
    On la dit hautaine et orgueilleuse, c'est pourquoi elle ne partage le jour avec aucune étoile, seule la lune ose parfois s'infiltrer dans son domaine, jusqu'à provoquer une éclipse, et pourtant ce n'est pas faute d'avoir tenté de la chasser ! Les nombreuses cicatrices de l'astre de la nuit en témoigne.

    Descendance impériale : Plus tard après cet épisode, elle envoya son petit-fils, Ninigi no Mikoto, pacifier les îles japonaises. Elle lui donna le miroir sacré "Yata no Kagami", l'épée de son frère Susanoo et les bijoux qui deviendront plus tard encore les Bijoux Impériaux. C'est son arrière-petit-fils, Jimmu qui devint le premier empereur du Japon. C'est comme ça qu'Amaterasu a été considérée comme l'ancêtre de la dynastie impériale japonaise, et donc tous les empereurs de descendance divine. C'est à la fin de la seconde guerre mondiale que les forces alliées promulguèrent une directive instituant la séparation de la religion et de l'État. Dans la proclamation impériale du Nouvel An 1946, l'empereur affirma que la croyance qui voulait qu'il soit un dieu à forme humaine était erronée, mais sans renoncer à son ascendance divine.

    Amaterasu

     

     Source; http://www.elishean.fr/?p=22428 et
    http://blog-couteau-japonais.chroma-france.com/2009/12/mythologie-japonaise-2-amaterasu.html

     

     

     


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  • Le Sceau de l'Ange

    Le sceau de l’ange

    Selon une légende, quand un bébé vient au monde, il connaît les mystères de la création. Mais juste avant sa naissance, un ange pose le doigt sur sa bouche : « chut ! » et l’enfant oublie tout, il vient ainsi au monde innocent…
    C’est pourquoi nous avons tous un petit creux au-dessus de la lèvre supérieure, signe de L’Empreinte de l’ange.

    « Avant sa naissance, dit le Talmud, l'homme est un pur esprit et possède encore le savoir ultime de ses vies antérieures. C'est alors qu'un ange apparaît et lui enjoint de tenir ce savoir secret. L'ange pose son doigt sur la lèvre de l'enfant et à cet instant précis, le bébé oublie tout pour entrer dans la vie. Du geste de l'ange, il reste une trace: le petit creux qui dessine un fossé entre notre lèvre supérieure et la base de notre nez... Alors seulement, il peut pousser son premier cri. »

      La tradition dit, en effet, qu'avant la naissance, l'âme "descendue" dans l'embryon connait "toute la Torah", qu'elle voit la vie qu'elle va mener lors de l'incarnation, les choix qu'elle devra faire et leurs conséquences....
    Lors de la naissance, l'ange, en effet, lui pose le doigt sur la bouche afin qu'il oublie ce qu'il sait et ait le plaisir de le redécouvrir, de faire ses choix librement.. et la trace de ce doigt angélique est le sillon naso labial.

    Cette tradition est parfaitement bien exploitée dans "Les bienveillantes" de Jonathan Little lorsque le "héros" rencontre ce vieux juif a qui il manque justement ce sillon naso labial, qui se "souvient" donc de tout y compris du moment de sa mort, et dont la rencontre donne lieu à un dialogue entre la "pensée occidentale" et la tradition juive.

     

     http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20100118021129AAGFCq1  et http://bouiboui.net/?p=496

     

     


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