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    Les Chevaliers de la Table Ronde

    Les Chevaliers de la Table Ronde constituent, dans les légendes arthuriennes, un ordre chevaleresque au service du Roi Arthur et chargé de mener la quête du Graal.

    La Table Ronde est un point essentiel des légendes arthuriennes, elles-mêmes issues de la mythologie celtique. Ces légendes sont basées sur une tradition orale, historiquement transmise par les bardes, puis, répertoriées au Moyen-Âge par un certain nombre de monastères. C’est de cette source que nous proviennent les chansons de geste, ainsi que des romans, comme ceux de Chrétien de Troyes.
     
    Selon les légendes, la fameuse Table Ronde se situait au château de Camelot, à la cour du roi Arthur, dont le royaume s’étendait alors sur les deux Bretagne. Cette Table Ronde aurait été dressé sur les conseils de Merlin l’Enchanteur, qui aurait convaincu Arthur de la nécessité de créer une assemblée de preux chevaliers afin de retrouver le Graal. Camelot attirait de partout les chevaliers désireux de se joindre à la Table Ronde : ils partaient chercher aventure, gloire et renommée, et, cette quête deviendra un symbole de recherche de l'absolu ...
    La table ronde rappelait qu'ils héritaient de leur place uniquement sur leurs mérites, et qu'ils étaient à ce titre tous égaux. Comme la distance par rapport au roi peut réintroduire une hiérarchie, ce siège est choisi au hasard parmi les derniers. Elle symbolise l'égalité et la fraternité entre les chevaliers.
     
    Les 12 personnages de la Table Ronde possèdent leur emplacement gravé.
    Arthur - Lancelot - Galahad - Sagremor - Tristan - Bedwere
    Perceval - Hector - Urien - Bohors - Gauvain - Kay
     
    Tous les chevaliers appelés à s'assoir à cette Table ont été vite identifiés, sauf un. Quiconque s'asseyait dans le siège vacant sans avoir été élu était englouti par la terre ; c'est pourquoi cette place s'appelait le Siège Périlleux. Il semble que cet ajout où seul le plus pur d'entre eux peut s'asseoir est un rajout chrétien tardif ; en effet dans la légende celtique ce serait Lancelot qui découvre le Graal, mais d'un point de vue chrétien, sa relation adultère avec Guenièvre, la femme du roi Arthur, le rend impur. C'est donc Galaad, le fils de Lancelot, né d'une union illégitime mais pur en lui-même, qui trouvera le Graal, le rapportera à la Table Ronde et s'assiéra dans le Siège Périlleux. Ce retour du Graal à la Table Ronde marque la fin des Temps Aventureux, la fin de la quête.
     
    Il n'existe pas de version unique et complète racontant l'histoire des chevaliers de la Table ronde. Bien qu'écrites à des siècles de distance par des auteurs de cultures très diverses, toutes les versions sont regroupées sous le terme générique de "légende arthurienne", à cause de la position prépondérante qu'occupe le personnage du roi Arthur. On y retrouve régulièrement les principaux protagonistes : Arthur, Merlin, Lancelot du Lac, Guenièvre, etc. auxquels s'ajoute l'histoire de nombreux personnages : Gauvain, Mordred, la fée Morgane, Viviane, etc. La combinaison des caractères et des situations permet à chaque auteur d'exprimer sa sensibilité sur un sujet précis.
     
    Bien qu'étant liée à une époque pré-chrétienne ou en voie de christianisation, l'histoire des chevaliers de la Table ronde a été revisitée par des auteurs chrétiens, tels que Chrétien de Troyes, qui ont introduit des éléments et des symboles chrétiens inconnus dans les versions les plus anciennes, tel le saint Graal.
     
    La lutte du bien et du mal est un thème récurrent. Les rôles sont en général bien définis : les chevaliers de la Table ronde se battent pour le bien et la grandeur du Royaume, les chevaliers qui les combattent sont jaloux ou traîtres. Les récits représentent le Mal comme étant bien plus présent que le Bien (la plupart des preux chevaliers finiront par trouver la mort, y compris Arthur).
     
    D'une certaine manière, le dénouement et les actes trompeurs qu'Uther Pendragon a commis pour engendrer Arthur finissent par avoir une conséquence (amoureux d'Ygraine de Cornouailles, il s'était fait passer pour son mari afin de passer une nuit avec elle, d'où est né Arthur). Ceci, en fait, s'inscrit dans l'idée que la magie dissipée, les enchantements et maléfices disparaissent, et que l'homme se retrouve à devoir assumer la responsabilité de ses actes.
    La magie, dans le contexte de la quête du Graal, bonne ou mauvaise, altère invariablement le jugement et la perception des hommes.

    Le meilleur film que j’aie vu à ce sujet est sans contexte: Excalibur de John Boorman.
     


     

    Source: Wikipédia rt http://lorl.free.fr/tableron.htm

     

     


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  • Gaia, la terre

    Gaia ou Gaéa ou Gè est la personnification de la Terre dans la cosmogonie d'Hésiode, elle est l'ancêtre maternel des races divines et des monstres. Chez les Latins on trouve l'équivalent en Terra Mater ou Tellus.
    D'après le récit d'Hésiode, il semble bien que Gaia, qui est une déesse aux traits bien définis, le principe d'où sont sorties toutes choses, ait été la grande divinité des Grecs primitifs. Comme les Egéens, comme les peuples de l'Asie, les Grecs ont dû sans doute adorer à l'origine la Terre-Mère, en qui ils voyaient la déesse-mère. Gaia "déesse à la large poitrine", fut un temps la déesse suprême, dont la majesté s'imposait non seulement aux hommes, mais aux dieux mêmes.

    Le Mythe de Gaïa
    Dans la mythologie Grecque, Gaïa est une déesse primordiale qui est l’ancêtre maternelle de races divines. C’est une divinité chthonienne, qui est à l’origine de la formation du Panthéon Grec.
    Au commencement, il y avait le chaos, puis surviennent Gaïa et Éros (l’amour). Dans un premier temps, Gaïa donne naissance à Ouranos (qui représente le ciel), sans l’intervention d’un mâle, puis à Pontos (le Flot marin) et à Ouréa (les Montagnes et les haut Monts).
     Elle sera surnommée « la Déesse Mère ». Les cieux et la Terre créés, Gaia et Ouranos donnèrent naissance aux premiers êtres divins. Il y eut d’abord les Cyclopes, les Hécatonchires puis les douze Titans.

    Ouranos ne supportant plus sa progéniture et craignant qu‘un de ses fils le détrône, il demanda à Gaïa de les garder dans son ventre, sinon il les enfermerait dans le Tartare, le monde d’en bas, ou les enfers chez les Grecs.

    Gaia, en tant que mère du tout, ne supportait pas le traitement qu’Ouranos exigeait qu’elle donne à ses enfants. Elle monta un plan pour renverser ce tyran et permettre aux siens de vivre convenablement. Elle tira de son être un silex qu’elle transforma en faucille. Elle fit part à ses enfants de son désir de vengeance et réclama que l’un d’eux prenne l’arme et renverse leur père. Seul Cronos eut le courage de se dévouer.
    Cronos émascula son père dans son sommeil. C’est ainsi qu‘ Ouranos fut renversé par son fils qui prit le commandement parmi les dieux jusqu’à ce que son propre fils, Zeus, le renverse à son tour.
    Des parties génitales d’Ouranos naquit Aphrodite lorsque celles-ci touchèrent les flots. Du sang de l’ancien roi naquirent toutes sortes de créatures : des nymphes, des géants, les vengeresses infernales nommées Erinyes.
    Gaia ne régna plus à partir de ce jour, le pouvoir étant passé dans les mains de Cronos. Elle resta toutefois toujours présente auprès des dieux.

    Gaïa divinité féminine à l’origine de la création de toutes choses.
    Depuis le Paléolithique, et jusqu’à nos jours, le culte de la déesse mère fait référence à la « mère universelle », représentant la fertilité et la fécondité. Elle est le plus ancien des cultes connus. Il ne fait aucun doute qu’avant les religions  patriarcales, les divinités étaient essentiellement féminines.
    La plus ancienne représentation est la Vénus de Willendorf, qui nous vient du Paléolithique supérieur, entre 24 000–22 000 av. J.-C.

    GaïaEn tant que divinité première, Gaïa est, d'une certaine manière, la gardienne du pouvoir divin : c'est elle qui provoque la rébellion de Cronos contre Ouranos et celle de son petit-fils Zeus contre Cronos, en une certaine quête du souverain parfait ; mais elle dresse aussi ses fils monstrueux, les Géants et Typhon, contre Zeus, mutineries vouées à l'échec. De cette façon, les Grecs ont voulu sans doute représenter les deux aspects de la nature : capable de créer la beauté harmonieuse, mais également capable de faire resurgir le chaos originel.

    La Terre-Mère des anciens est presque toujours désignée sous les noms de Gaïa ou Gé en Grèce, de Tellus ou de Terra-Mater chez les Romains, ce sont des traduction littérales du mot Terre. Le culte de Gaia en Grèce était axé autour de la guérison, de la protection. Il y a également une profonde croyance dans les prédictions de Gaia. Inspiratrice de nombreux oracles, Gaia fondera le sanctuaire qu'elle transmettra à Thémis, avant que cette dernière ne cède ses droits à la titanide Phoebé, qui, à son tour, offrira l'Oracle à Apollon. Ce dernier devra fonder les jeux Pythiques et employer la prêtresse pythique pour rendre ses oracles afin de se faire pardonner d'avoir tué le serpent Python qui appartenait à Gaia.


    Sources : http://mythologica.fr/grec/gaia.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ga%C3%AFa

     

     


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    Le sanctuaire de Delphes

    Depuis l’aube des temps se trouve à Delphes un sanctuaire consacré autrefois à la déesse Terre, mère de l’Univers, Gê. Son fils Python, un serpent, vivait à Delphes : c’était le gardien des lieux. Le dieu Apollon, peu après sa naissance à Délos, tua Python à coups de flèches. Il dut s’exiler pendant huit ans pour expier son crime et se purifier, selon la loi de Zeus. A son retour il remplaça Python.

    Le sanctuaire panhellénique de Delphes, en Phocide, a eu un prodigieux rayonnement dans le monde antique, comme en témoignent les monuments qu'y accumulèrent les habitants du monde grec. Il dut ce prestige au site grandiose qui l'abritait, à la présence de l'oracle et aux compétitions sportives qui s'y déroulèrent.

    Le temple d'Apollon à Delphes en Grèce est au cœur de multiples légendes entre dieux, déesses et héros mythologiques. Dans les épopées d'Homère, Delphes était le centre du monde. C'était un oracle relié directement aux dieux.
     Au culte d’Apollon s’ajoutent ceux de Dionysos ( d’où la présence d’un théâtre dans le sanctuaire) et d’Athéna (voir le temple rond, la tholos, d’Athéna Pronaïa).

    Les ruines visibles aujourd’hui sont celles qui demeurent du temple édifié au milieu du IVe siècle av. J.­C. Deux autres constructions l’avaient précédé : la première a été incendiée en 548 av. J.­C., la seconde, détruite en 373 av. J.­C. par un tremblement de terre.

    Un site grandiose
    Encore aujourd'hui les Phédriades, gigantesques roches verticales sur les pentes sud du Parnasse, provoquent l'admiration et la crainte du visiteur. C'est sur ce site à la physionomie si impressionnante qu'a été fondé le plus grand centre religieux de la Grèce antique : les différents bâtiments s'étageaient le long de ces roches, formant une sorte de circuit que le voyageur empruntait pour se rendre jusqu'au sein des seins du sanctuaire : le temple de Delphes où se trouvait l'oracle. Tout en haut se trouvaient le théâtre et le stade, lieux de compétitions sportives et lyriques.

    LA PYTHIE
    Le dieu donnait ses oracles ambigus par l'intermédiaire d'une prêtresse (prophétesse) connue sous le nom de Pythie (Pythonisse) assise sur un trépied d’or recouvert par la peau du serpent Python.
    C’est la prêtresse du sanctuaire. Elle doit mener une vie irréprochable. Elle est chargée d’apporter aux pèlerins la réponse du dieu Apollon à leurs questions.
    « La Pythie, après avoir accompli des rites destinés à la mettre dans une disposition favorable pour recevoir le dieu, (elle mâche des feuilles de laurier, arbre d’Apollon) rend des oracles en vers ou en prose, et le dieu dit « je» par sa bouche ». Le sanctuaire était situé sur une crevasse d'où émanaient des vapeurs froides provoquant un état de transe. La Pythie s'asseyait sur un trépied d'or au-dessus du gouffre et inhalait les vapeurs pour prononcer des paroles énigmatiques recueillies par un prêtre et interprétées comme les révélations d'Apollon.
    Les pèlerins attendent dans une salle voisine. Ce sont les prêtres qui transmettent les questions à la Pythie. Elle entre en transes et les prêtres interprètent ses gestes et les sons qu’elle produits sous l’influence du dieu.

    L’ORACLE
    L'Oracle de Delphes, était le haut lieu de la prophétie, que l'on désignait comme "l'ombilic de la terre".
    Les consultants des oracles ou les arrêts d'Apollon venaient de toute la Grèce, de l'Europe et de l'Asie. L'oracle de Delphes, qui permettait d’interroger le dieu Apollon, était l’un des plus célèbres de l’Antiquité. Il a été consulté jusqu'au IIème siècle av. J.-C.
    La consultation de l’oracle de Delphes se déroulait selon un rituel précis et scrupuleusement respecté. Seuls les hommes pouvaient consulter le dieu individuellement ou collectivement (pour une cité, par exemple).
    Par ailleurs, on ne pouvait consulter la Pythie qu'un jour par mois. A l’origine, la consultation de l'oracle était annuelle et avait lieu le jour de la fête d'Apollon.
    Elle se déroulait ensuite le sept de chaque mois pendant les neuf mois où le dieu était censé occuper le site : ce jour était appelé polyphthoos ("jour des multiples questions").

    Selon les témoignages d’auteurs antiques dont Plutarque, la Pythie était cachée par un voile et l'on n'entendait que sa voix.

     

    http://www.ac-orleans-tours.fr/hist-geo-grece/delphes/oracle.htm
    http://www.gralon.net/articles/art-et-culture/litterature/article-l-oracle-de-delphes---presentation-et-origines

     

     

     


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  •  LA CHOUETTE 


    La chouette chevêche était un symbole de la richesse et d’abondance. Elle était représentée sur les pièces de monnaies athéniennes. On a donné le nom de chouettes aux monnaies athéniennes, en particulier au tétadrachme, de la fin du VIe au 1er s. av. J.-C., parce que la chouette figurait ordinairement au revers des pièces. Dans la tradition occidentale, la chouette, et précisément, d`après les images, la chouette chevêche, était l`oiseau attribué par les Grecs à la déesse Athéna puis par les Romains à Minerve, d`où son nom, en français, d`oiseau de Minerve.
    Solitaire, silencieuse, avec le regard fixe perçant les ténèbres, cette chouette symbolise le savoir.
    Pour les Grecs, la chouette symbolise la déesse Athena (intelligence, clairvoyance et guerre) et représente la sagesse. Le survol, avant la bataille, d'une armée grecque par une chouette était considéré comme un présage de victoire.

    En Albanie au 19 ème siècle, la chouette annonçait une naissance.
    Dans les illustrations des Chevaliers de la Table Ronde, Merlin l‘Enchanteur est souvent représenté avec une chouette sur son bras, symbole de sagesse et d’intelligence.
    Avec ses mimiques expressives, ses yeux dorés d’étrange "alien " égaré à la campagne et son vol silencieux, la chouette chevêche a inspiré nombre de contes et légendes au cours des âges.

    Pratique barbare répandue dans toute l’Europe un cadavre de chouette était cloué à la porte pour éloigner les mauvais esprits.
    Dans la Bible, la chouette chevêche figure sur la liste des oiseaux impurs, parce qu’elle était réputée manger des cadavres ce qu’elle ne fait d’ailleurs absolument jamais.
    Les croyances qu'elle a suscitées ont souvent un caractère funèbre, catastrophique. Les anciens Arabes pensaient que l'âme des morts prenait la forme d'une chouette volant autour de la tombe, son cri appelant à la vengeance.
    Sous nos latitudes, dans les croyances populaires, la chouette est, comme le hibou, un oiseau nocturne et inquiétant, qui porte malheur et annonce la mort, rend triste celui qui regarde dans son nid, hypnotise les promeneurs ou jette des sorts aux chasseurs.
    Elle symbolise également le dieu des enfers des Aztèques et de nos jours encore, elle est divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies indo-américaines.

    Au plan symbolique, la chouette, oiseau nocturne en relation avec la lune, ne peut supporter la lumière du soleil, et s`oppose donc en ceci à l`aigle, qui la reçoit les yeux ouverts. Le philosophe français René Guénon (1886-1951) note qu`on pouvait voir là le symbole de la connaissance intuitive — perception de la lumière (lunaire) par reflet — s`opposant à la connaissance rationnelle — perception directe de la lumière (solaire), c`est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu`ils interprètent.

    Symboles en Chamanisme:
    Représente le détachement, le changement. Elle nous enseigne la sagesse de transformer nos points faibles en points forts.
    La chouette symbolise la magie, la clairvoyance. C'est l'aigle de la nuit. Les personnes qui ont la force de la chouette sont des sorciers ou des sorcières. Ils devinent nos arrière-pensées, rien ne peut leur être cachés. La chouette est très sage, elle voit et entend ce que les autres ne perçoivent pas. Elle peut aider à reconnaître la vérité et à déchiffrer les avertissements du destin.

     

    La Chouette

     

    http://philosophie.cegeptr.qc.ca/2012/09/la-chouette-symbole-de-la-philosophie/
    http://fr.board.bigpoint.com/farmerama/showthread.php?p=3378625

     

     


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    Mi française, mi celtique puisque bretonne:

    La légende de la cité d’Ys

    Aux temps du royaume de Cornouaille, le roi Gradlon le Grand fit bâtir pour sa fille Dahut, une merveilleuse cité répondant au doux nom d'Ys. Edifiée plus bas que le niveau de la mer, la ville d'une somptueuse beauté selon la tradition orale, était protégée par une gigantesque digue. Une écluse fermait le port et seul le roi décidait à sa guise de son ouverture ou sa fermeture permettant ainsi le passage des bateaux de pêche. La jeune et libertine princesse Dahut vouant un culte profond aux rites celtiques n'était guère appréciée par Corentin Evêque de Quimper, qu'elle rendait responsable de la tristesse et l'ennui d' Ys.

    Afin d'obtenir richesse, liberté et joie de vivre la princesse Dahut fit un pacte avec un dragon qui désormais s'empara de tous les navires marchands croisant au large, faisant de la cité d'Ys la plus riche et la plus puissante de toutes les cités de Bretagne. Dahut qui régnait en maîtresse absolue sur la ville pu dès lors laisser libre cours à sa nature première faite de perversité et de stupre. Chaque soir un nouvel amant venait combler les ardeurs de la belle, la suzeraine exigeait que chaque amoureux porte un masque de soie, qui par un enchantement maléfique se transformait au petit matin en griffes de métal, tuant ainsi le malheureux dont le corps était jeté du haut d'une falaise dans l'océan....

    Un beau jour un séduisant prince magnifiquement vêtu de rouge écarlate, débarqua dans la cité. Dahut devant tant de beauté tomba follement amoureuse du bel étranger. Elle lui remit même à sa demande les clés de l'écluse subtilisées au roi pendant son sommeil. Alors le Diable, car c'était bien lui que Dieu envoyait pour punir la ville et sa princesse, ouvrit l'écluse et l'océan rugissant envahit la ville noyant tout et tout le monde sur son passage.

    On raconte que Saint-Guénolé (ou Gwenolé) eut pitié du Roi Gradlon, qu'il emporta sur les vagues à l'aide d'un cheval marin. Alourdi par un poids qui n'était autre que Dahut, Gradlon obéissant à la sommation du saint abandonna sa fille la laissant se noyer avant de regagner le rivage....Le cheval du roi bondit sur la plage, puis à travers les prés et les collines. Gradlon arriva enfin dans la ville où deux rivières se rejoignent, il en fit sa capitale pour le restant de ses jours, c'était Quimper.
    La statue équestre du roi Gradlon existe toujours entre les deux tours de la cathédrale Saint-Corentin.
     
    Il paraît, toujours d'après la légende, que la cité d'Ys s'élevait dans la baie de Douarnenez, au lieu-dit "Poul Dahut", le trou de Dahut, endroit où la princesse se serait noyée.

     Toutefois, Dahut n'est pas morte pour autant. Elle est devenue sirène et se nomme désormais Morgane. certains racontent qu'elle apparaît les soirs où la lune est dans l'eau, brossant ses longs cheveux dorés. Par temps calme, les pêcheurs de Douarnenez entendent les cloches de la ville engloutie qui, telle l'Atlantide disent-ils, renaîtra un jour revêtue de sa splendeur passée....

    Quant aux habitants de la cité, leurs âmes n'ont pu être sauvées, ils restent maudits et condamnés à errer dans la ville sous-marine dévastée. Pour qu'elles soient sauvées, il faut qu'un vivant accepte de descendre dans la cathédrale engloutie et de répondre à la messe du prêtre des revenants. Si un jour vous allez à Douarnenez, le jour de la grande marée au mois de mars, regardez au large de la baie : quand la mer sera au plus bas, vous verrez surgir hors des flots la croix du clocher de la cathédrale, ultime vestige de la cité à être encore visible une fois par an.

     

     
    http://passiondhistoire.saint-setiers.com/faitsdivers/Legendes/pageslegendes/legendesbretonnes/legendesbretonnes.html
    http://www.bretagne-web.net/legendes_de_bretagne.html

     

     


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