• Prométhée

    Titan créateur des hommes, se rebellant contre Zeus pour aider ces hommes.
    Il triche, non pour lui-même mais pour les autres, dont il devient le bienfaiteur.

    Prométhée, le créateur de la race humaine, était le fils de Japet (ou du Titan Eurymédon) et de la Nymphe Clyméné, et le père de Deucalion.
    Prométhée et Epiméthée sont aussi les frères d’Atlas (celui qui sera puni par Zeus et devra porter éternellement la voute céleste sur ses épaules) et Ménoïstos qui sera foudroyé à cause de sa trop grande arrogance.
    Or ces deux frères ont été d’une aide précieuse au côté de Zeus lors de son combat contre les titans. Ainsi pour les remercier il leur confie une mission hautement importante: celle de la création des êtres vivants, des mortels.

    Mythe de Prométhée
    Prométhée aurait créé les hommes à partir d'eau et de terre. Athéna, née en jaillissant de la tête de Zeus, introduit le souffle de la vie dans ces corps d'argile. Selon Platon, Prométhée entend compenser l'erreur de son frère Épiméthée qui avait donné aux animaux, au détriment de la race humaine, les dons les plus importants : force, rapidité, courage et ruse; poil, ailes ou coquille, et ainsi de suite .

    Prométhée, dont le nom en grec signifie “ prévoyant ”, ne fut pas seulement un dieu industrieux, mais plutôt un créateur. Il remarqua que, parmi toutes les créatures vivantes, il n'y en avait pas encore une seule capable de découvrir, d'étudier, d'utiliser les forces de la nature ; de commander aux autres êtres, d'établir entre eux l'ordre et l'harmonie, de communiquer par la pensée avec les dieux, d'embrasser par son intelligence non seulement le monde visible, mais encore les principes et l'essence de toutes choses : et du limon de la terre il forma l'homme.

    Suivant les versions: Épiméthée, « qui réfléchit après coup », ne sachant que faire pour les Hommes, appelle à l'aide son frère qui imagine un plan pour favoriser l'humanité. Prométhée fait en sorte que l'Homme puisse tenir debout sur ses deux jambes, il lui donne un corps plus grand, distingué et proche de celui des dieux.
    Zeus, qui avait décidé d'exterminer totalement la race des hommes, et qui ne l'avait épargnée que sur l'intervention expresse de Prométhée, s'irrita de leurs talents divers et aussi de voir leurs pouvoirs s'accroître sans cesse. Afin d'éviter que l'homme ne soit l'égal des Dieux, Zeus retire le feu aux hommes.

     Puis, après la victoire des nouveaux dieux dirigés par Zeus sur les Titans, Prométhée se rend alors sur le char du soleil avec une torche, dissimule un tison dans une tige creuse de roseau et donne le « feu sacré » à la race humaine. Il enseigne aussi aux humains la métallurgie et d'autres arts, eux-mêmes enseignés à Prométhée par Athéna qui était complice puisqu’elle l’aida à entrer secrètement dans l’Olympe.

    Dans la plus ancienne version, d'Hésiode, c'est à la suite du choix imposé par Prométhée à Zeus pour clore la dispute entre les dieux et les hommes que Prométhée donne à choisir au Dieu entre deux parties d'un bœuf. Dans l'une, il met la graisse et les os et dans l'autre, plus petite et moins bien agencée, les morceaux les meilleurs. Zeus choisit la plus grosse part et en conçoit de la rancune. C'est de ce temps que les hommes laissent aux dieux la graisse et les os dans les sacrifices.

    Zeus, qui se sent dupé, décide de punir les hommes en les privant du feu de sa foudre. Or celui-ci est essentiel pour la survie de l'humanité puisqu'il sert à la cuisine, au chauffage et à tous les arts. C'est donc pour éviter aux hommes les conséquences désastreuses de cette punition que Prométhée intervient une fois encore pour les aider: il dérobe le feu de Zeus et le leur donne. Ce nouveau don, qui est un vol, établit une séparation radicale entre les dieux et les hommes, qui, par le moyen du feu, acquièrent une autonomie qu'ils n'avaient pas lorsqu'ils dépendaient du feu du ciel.
    Prométhée entre de ce fait en conflit avec Zeus qui lui inflige un supplice : Héphaïstos l'enchaîne nu à un rocher dans les montagnes du Caucase, où un aigle (ou un vautour selon les versions) vient lui dévorer le foie chaque jour. Sa souffrance devient ainsi infinie, car chaque nuit son foie repousse.

    Mais Zeus s'était repenti de lui avoir infligé ce châtiment, car Prométhée l'avait, depuis, averti amicalement de ne pas épouser Thétis, de crainte qu'elle n'engendre quelqu'un qui serait plus puissant que lui, et, à présent qu'Héraclès intercédait pour le pardon de Prométhée, Zeus l'accorda. Cependant, comme il l'avait un jour condamné à un châtiment éternel, Zeus stipula que pour donner l'impression d'être toujours prisonnier, il devrait porter une bague faite du métal de ses chaînes et sertie d'une pierre du Caucase, et ce fut la première bague sertie d'une pierre. Mais les souffrances de Prométhée devaient durer jusqu'au jour où un immortel descendrait de son plein gré au Tartare, à sa place; aussi Héraclès rappela-t-il à Zeus qu'il tardait à Chiron de se libérer de son don d'immortalité depuis qu'il souffrait d'une blessure incurable.
    Ainsi n'y avait-il plus d'obstacle et Héraclès, invoquant Apollon abattit le griffon vautour d'une flèche au cœur et délivra Prométhée.

    En philosophie, le mythe de Prométhée est admis comme métaphore de l'apport de la connaissance aux hommes. C'est un des mythes récurrents dans le monde proto-indo-européen (mais on le retrouve également chez d'autres peuples) :
    Il rapporte comment ce messager divin ose se rebeller, pour voler (contre l'avis des dieux) le Feu sacré de l'Olympe (invention divine symbole de la connaissance) afin de l'offrir aux humains et leur permettre de s'instruire .
     Le mythe de Prométhée, dans un second temps, témoigne de l'antagonisme qui oppose les dieux aux hommes. Les dieux sont responsables des maux qui accablent les hommes, et ceux-ci ne peuvent s'épanouir qu'en s'affranchissant des dieux, par une attitude de défi et de révolte.

     Dans sa colère contre Prométhée et les hommes, Zeus fait forger par Héphaïstos une femme merveilleusement belle et dotée de tous les charmes, Pandore, qu'il envoie à Épiméthée, porteuse d'une boîte où toutes les calamités se trouvent enfermées. Malgré la mise en garde de Prométhée, Épiméthée accepte Pandore, ouvre la boîte et tous les maux qui depuis lors affligent l'humanité se répandent sur la Terre. Ainsi, comme dans la tradition biblique, le châtiment de l'homme est lié à l'apparition de la femme. (Ben tiens!)
    Bien des passages (de cette mythologie et d’autres) ont été repris dans la Bible, comme le déluge provoqué par Zeus, duquel il  sauve Deucalion, fils de Prométhée…
      

     

    Sources; Wikipédia -  http://dinoutoo.pagesperso-orange.fr/mythogie/repp/promethee.htm-mythologica.fr - http://mythe.canalblog.com/archives/2010/08/05/18749663.html

     


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    L'Oudjat ou Oeil d'Horus

    L'OUDJAT ou OEIL D'HORUS

     L'oeil Oudjat : un symbole protecteur et magique, un signe de fertilité, de plénitude et d'abondance

    Ce symbole représente l’œil du dieu faucon, Horus. A la mort d’Osiris, c’est son frère Seth qui reprit le pouvoir en Egypte. Voulant venger son père, Horus part en guerre contre son oncle. Au bout de nombreuses batailles, Seth est vaincu et Horus reprend le trône d’Egypte. Cependant, pendant une bataille, Horus perd un œil. Ce dernier, brisé en 6 morceaux, est reconstitué par Thot et rendu à son propriétaire. L’œil oudjat est ainsi devenu le symbole de la victoire du bien sur le mal.

     Oudjat signifie "oeil intact". L'oeil Oudjat est aussi appelé oeil d'Horus. Il symbolise la vision, la fécondité, l'intégrité physique, la pleine lune, la bonne santé. On le rencontre souvent sous la forme d'amulettes en tant que porte bonheur et protecteur du défunt. Sur les tombes, il permet au défunt de voir le monde des vivants. Il fut représenté sur les sarcophages et sur les pectoraux. Les innombrables amulettes en forme d'Oudjat protégeaient leurs porteurs. Lors de la momification, les embaumeurs le plaçaient sur les incisions qu'ils avaient pratiquées. Porté en pendentif, il protège des blessures et des maladies. L'oeil Oudjat est peint aussi sur les proues des bateaux, leur permettant de « voir » et de tenir leur cap.
    L'œil Oudjat est un mélange d'œil humain et d'œil de faucon : il représente un œil humain fardé et souligné de deux marques colorées caractéristiques du faucon pèlerin.
     
    L’oudjat était aussi utilisé par les égyptiens comme indicateur des fractions l’hékat. Ceci est une unité de volume servant aussi bien pour les liquides que les solides. Cependant, la somme des fractions de l’oudjat ne fait que 63/64. En effet, dans la légende, lorsque Thot rassembla l’œil perdu d’Horus, il en manqua un morceau. Thot ajouta donc le 1/64 restant pour permettre à l’œil de fonctionner. Ainsi, l’oudjat devint également un symbole de connaissance car c’est Thot qui apportait le 1/64 manquant aux calculs des scribes, qui se plaçaient ainsi sous sa protection.


    L'OEIL D'HORUS

    Serait-il une représentation de la glande pinéale ou épiphyse?

    L'Oudjat ou Oeil d'Horus
    Une forme évocatrice
    Les similitudes ne sont pas seulement étrange – elles sont exactes. Pourtant, ceci est considéré comme rien de plus qu’une coïncidence, parce que dans la pensée moderne, il est supposé que les Égyptiens ne pouvaient avoir eu cette connaissance. Ainsi nous sommes aveugles à l’évidence.
    L’œil d’Horus a également été divisé en six composantes de base, chacune représentant un sens différent, l’odorat, le toucher, le goût, l’ouïe, la vue et la pensée. Le thalamus est la partie du cerveau humain qui traduit tous les signaux entrants à partir de nos sens. Est-ce que le symbolisme de ceci pourrait être plus clair?

    La glande pinéale est activée par la lumière, et elle contrôle les différents biorythmes du corps. La glande pinéale a toujours été importante dans le déclenchement des pouvoirs surnaturels. Le développement des talents psychiques a été étroitement associé à cet organe de vision supérieure. C’est notre troisième œil!
    Pour activer le «troisième œil» il s’agit d’élever la fréquence et de se déplacer dans une conscience plus élevée.


    source: lespasseurs.com et http://jfbradu.free.fr/egypte/SIXIEMES/symboles/symboles.html

     

     


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    Pour Volodia:

    La foudre, menace du ciel

    La foudre inquiète les Hommes depuis toujours, qui en ont fait une menace personnifiée par des dieux dans diverses mythologies.

    Les divinités de la foudre sont très présentes dans les différentes mythologies, des Grecs aux Hindous, en passant par les Chinois et les Mayas. Elles se nomment Zeus, jupiter, Thor, Indra, Perun, Chac, Tlaloc...

    La plus ancienne des divinités concernant la foudre qu’on a retrouvée représentée sur un sceau de Babylone, remonte à 2000 ans avant Jésus-Christ. Il s’agit d’un Dieu tentant de contrôler les précipitations accompagnées de décharges électriques et qui gouverne les météores représentés avec un fouet et tiré sur un char. Une divinité féminine tient dans sa main le feu du ciel.


    En Grèce, 900 ans avant Jésus-Christ, le dieu de la foudre autrement appelé Dieu Teshup, apparaît avec une fourche trident qui représente la foudre dont le plus célèbre est Zeus 470 avant J-C.
    A l'origine, Zeus, le puissant dieu des dieux Olympiens, n'était pas le maître de la foudre, mais du foudre.
    Le foudre est une arme de poing, capable de lancer un serpent de feu, c'est à dire un rayon mortel. Zeus avait reçu cette arme de la main des fabuleux cyclopes, les Hommes de la Race d'Or, d'improbables créatures géantes. Les Cyclopes étaient les maîtres de la foudre. Ils maîtrisaient aussi l'art de la forge et ils savaient fabriquer des armes terribles... C'est ainsi qu'ils ont offert à Zeus l'arme qui l'a rendu tout-puissant, le foudre qui tue ou divinise.
    Le foudre de Zeus possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde.

    En Asie Mineure, chez les Phéniciens, le dieu kéraunique est Adad qui fouettait les nuages, jetait la foudre et apportait la pluie.

    En Inde également, la foudre constitue un mythe. Indra est le dieu de la foudre. . Dieu du ciel, de la foudre, de l'atmosphère, des orages, de la pluie, il est aussi considéré comme le dieu de la fertilité avec l'eau qu'il apporte à la terre. Cette divinité la plus populaire de la religion anéantissait ses ennemis avec la « vajra » foudre destructrice représentée en forme de hochet à plusieurs pointes. Le mythe est un combat entre le dieu et le démon expliquant comment la foudre d’Indra perce le nuage libérant les eaux.

    Dieu de la foudre et de la pluie, Tlaloc le Ruisselant était vénéré dans toute la Mésoamérique sous différents noms : Cocijo chez les Zapotèques, Chac ou Tchac chez les Mayas.
    Maître de la foudre, il était vénéré comme le dieu qui transforme, qui change les hommes, et qui renouvelle la nature. Seigneur de la pluie, il présidait un grand nombre de divinités associées à la fertilité, il vivait dans le Tlalocan, paradis terrestre au sommet des montagnes, où nourriture, eau et fleurs abondaient.

    Thor ou Tor est le dieu du tonnerre dans la Mythologie nordique.
    Thor, pour certains auteurs, serait un avatar nordique de Zeus : rien d'étonnant s'il maîtrise la foudre. Son attribut le plus célèbre est son marteau Mjöllnir, avec lequel il crée la foudre, et qui lui permet surtout d'être le protecteur des dieux et des hommes face aux forces du chaos, comme les géants. En tant que dieu de l'orage, il apporte la pluie, ce qui fait également de lui une divinité liée à la fertilité.
    Ce marteau sera aussi attribué à Donar, puis à Wodan, chez les Germains.

    En Scandinavie, Perun est vénéré et possède les mêmes attributs que Thor. Perkunas (en Lituanie) ou Perkons (en Lettonie) serait l’anthropomorphisation d’un arbre qui incarne la vie féconde par excellence et jouit à ce titre d’un culte particulier (fertilité-fécondité).

    Chez les Amérindiens, la foudre était personnifiée par un être mythique vêtu avec splendeur et portant une coiffure de plumes multicolores : Tlaloc chez les Aztèques, Cocijo chez les Zapotèques, Aktsin chez les Totonaques, Tzahui chez les Mixtèques, Illapa chez les Incas ou Chac chez les Mayas sont à la fois des dieux de la foudre, de la pluie et de la fertilité.

    En Afrique subsaharienne, essentiellement chez les Yoruba, au Bénin et au Nigéria, le grand dieu guerrier Shango gouverne grâce à la foudre, il est viril et gaillard, violent et justicier : il châtie les menteurs, les voleurs et les malfaiteurs, la mort par foudroiement est donc particulièrement infamante.

    Dans la mythologie taoïste chinoise, la foudre est réellement apprivoisée, conséquence du conflit entre le yang (air chaud, symbole masculin) et le yin (pluie froide, symbole féminin) ; la divinité suprême qui préside aux mystères de la foudre est Lei-tsou président du ministère du Tonnerre et des orages, constitué de vingt-quatre dignitaires dont son adjoint Lei-kong, duc du tonnerre, homme bleu ailé, hideux, affublé de vilaines griffes, punit les humains de leurs crimes les plus secrets.

    Au Japon, Raiden ou Raijin, dieu du Tonnerre, secoue Ciel et Terre de ses coups fracassants, le but était d’exciter la terreur en figurant la redoutable puissance des dieux de l’orage.

    En Terre d’Arnhem (Australie du Nord), région tropicale, chaude et humide, on trouve probablement les plus anciennes peintures rupestres avec motifs de foudre ; le géant Djambuwal fait entendre sa voix terrifiante à chaque orage.

    On retrouve l'usage des lance-rayons chez les dieux Aztèque et Incas, Quetzalcoatl et Viracocha. "Des légendes racontent que les dieux de l'ancien Mexique étaient armés de xiuhcoatl, ce qui signifie "serpents de feu". Ils émettaient des rayons capables de transpercer et mutiler des corps humains.

     Une tradition aborigène dit que les Hommes d'Avant étaient les frères de la Foudre. Des peintures rupestres d'Australie montrent des géants avec des pointillés qui partent de leurs doigts.

    Depuis les origines, la foudre a tellement fasciné l’Homme qu’il en a doté de nombreux dieux, à travers toute la mythologie. Ce phénomène naturel fantastique nous réjouit parfois, mais nous effraie surtout non seulement à cause de ses effets destructeurs mais aussi par le mystère qui continue à l’entourer.
    L’ homme a des difficultés à se délivrer de ses peurs ancestrales, mais la foudre peut aussi être bénéfique puisqu’elle a donné le feu aux hommes par l’entremise de Prométhée.

     

    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/dossiers/d/meteorologie-foudre-menace-ciel-1512/page/2/
    http://apehf.canalblog.com/archives/2006/03/18/1542334.html

     

     


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  •    Légendes Tziganes

    (Pour le Loupzen Gaulois)

    La Création

    Aux origines, le Ciel et la Terre ne faisaient qu'un, une seule masse, comme un couple étroitement uni, vivant dans le bonheur et ayant cinq enfants, le roi soleil, le roi lune, le roi feu, le roi vent, le roi brouillard. Le couple initial ne devait pas vivre longtemps en paix, car leurs enfants devenus grands étaient en disputes continuelles. Le ciel et la terre se réunirent alors fortement et formèrent entre eux un espace vide dans lequel il enfermèrent leurs enfants.

    Alors ceux-ci se mirent en colère et décidèrent de séparer leurs parents, pour pouvoir s'échapper et chercher chacun sa résidence.
    La lune la première bondit sur la terre, sa mère, et essaya de la séparer du ciel ; mais sa force était trop faible pour cela.
    Le brouillard s'en prit à son père, le ciel, et essaya de le séparer de la terre. Mais en vain.
    Ce fut au tour du feu qui essaya lui aussi en vain.
    Puis le soleil intervint auprès de la terre, sa mère ; il parvint à ébranler ses parents, mais n'eut pas assez de force pour parvenir à les séparer.
    Alors survint le vent avec toute sa puissance qui réussit à séparer le ciel de la terre. Les cinq fils continuèrent à se disputer pour savoir qui d'entre eux irait du côté de la terre ou du côté du ciel.
    La mère terre dit alors à ses cinq fils : "Vous, soleil, lune et vent, vous avez été contre votre mère, éloignez-vous de moi ! Quant à vous, brouillard et feu, vous ne m'avez rien fait de mal, restez auprès de moi.". Depuis ce temps-là le ciel et la terre sont séparés et leurs cinq fils vivent en éternelle dispute.
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    Le roi perdu :

    Un roi tzigane alla se promener dans une épaisse foret. Il s’y promena si bien qu’il s’y perdit. Rien à faire pour trouver son chemin. Et voila le roi affolé qui crie, se désespère : il se croit déjà mort, de froid, de faim ou bien dévoré par des bêtes féroces.
    Tout a coup, une petite voix se fit entendre, celle d’un niglo (hérisson) posé prés d’un taillis.
    - grand roi, si tu le veux, je te montre ta route. Mais a une condition.
    - laquelle niglo, laquelle ? Je suis prêt à tout ! Tu auras autant d’or que tu désires...
    - je ne veux pas d’or, grand roi, mais seulement la main de ta fille.
    - quoi ?
    Le roi eu beau s’indigner, le hérisson n’en voulut pas démordre. Et le roi avait tellement peur qu’il accepta finalement le marché :
    - je te donne ma parole d’honneur : tu épousera la princesse.
    Le hérisson se mit en marche, l’un guidant l’autre ils arrivèrent tous les deux au château.
    Là jugez de la scène : la fille du roi qui crie tout ce qu’elle sait, qu’elle n’épousera pas un niglo, il n’en est pas question ; le roi réplique en disant qu’il a promis, etc etc.
    Après cette dispute, la princesse fut tout de même obligée d’obéir à son père. Ce dernier organisa les noces sur-le-champ, les célébra lui-même, offrant aux mariés sel et pain.
    Tout les tziganes invités, la surprise passée, mangèrent et burent tout en riant et en chantant. Seule la fille du roi pleurait.
    Mais voila que tout a coup, ô miracle, aux douze coups de minuit, le hérisson disparut, s’évanouit, et à sa place surgit un prince !
    C’était le prince d’un pays voisin. Il expliqua qu’une fée mauvaise lui avait jeté un sort : il resterait hérisson jusqu'au moment ou une princesse accepterait de le prendre pour époux.
    La princesse sécha ses larmes, son visage s’illumina de joie la fête redouble d’ardeur.
    Tout est bien qui finit bien.
    Depuis ce temps la, si certaines jeunes filles continuent a manger des niglos, parce que c’est bon, d’autres refusent au contraire car elles ne veulent pas prendre le risque de dévorer leur prince charmant.
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    Rroms, Tziganes, Gitans et la belle légende de la musique...

    Une vieille légende raconte qu'un jour Dieu fit la distribution des métiers. La répartition fut faite: à ceux-là, l'agriculture et l'élevage, à ceux-ci la construction, à d'autres la pêche, ou encore la médecine... Puis vint le tour du tzigane qui était arrivé en retard les cheveux plein de plumes car il jouait avec les oiseaux. Dieu lui dit : " j'ai tout distribué, il ne reste plus rien pour toi"... Alors le tzigane se retourna et fit quelques pas, lorsque Dieu le rappela et lui dit :  « bon j'ai quand même quelque chose pour toi,- et lui tendit un violon - alors occupe toi de musique".

    Une petite illustration:

     

     

     

    Hommage à mon pote Loupzen, Prince des Gitans:

     

      

      

    http://filsduvent.kazeo.com/legendes-contes/ah-bon-mais-pourquoi-les-femmes-tsiganes-n-aiment-pas-manger-le-herisson,a851362.html

      

     


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    La Licorne

    La Licorne, une créature mythique et fabuleuse

    La mythologie Grecque nous raconte que la Licorne était une créature féerique, fabuleuse et fantastique, fidèle tant en amour qu'en amitié. Elle était la monture des dieux et il existait des troupeaux de licornes qui vivaient dans la forêt enchantée .

    Symbole de pureté et de douceur, de puissance et de fertilité, elle est douée du mystérieux pouvoir de déceler l'impur.
    la Licorne se laisse apprivoiser par les gens au cœur pur. Elle ne peut survivre à la cupidité, ni se laisser dompter par un cœur corrompu. Voilà pourquoi elle n'est visible qu'en d'exceptionnelles et rares occasions.
    Sauf exceptionnellement, les Licornes évitent de fréquenter les humains: aussi longtemps qu'elles ne sont pas sûres d'être accueillies favorablement; car étant fragiles et craintives, l'indifférence suffit à les blesser et même à les bannir ou à les tuer.
    Néanmoins encline à se sacrifier pour les Hommes si besoin, cette créature mythique est réputée protéger les justes, apporter une grande chance, et réaliser les désirs du cœur... voire même parfois, en opérant des miracles.

    Légendaire, la Licorne est souvent dépeinte dans les bestiaires médiévaux (recueils de fables) comme étant un cheval blanc et élancé, arborant une corne spiralée sur son front, et qui peut vivre jusqu’à mille ans. Néanmoins, son aspect et sa personnalité diffèrent parfois, selon la région du monde où elle est censée avoir été aperçue.
    On en parle pour la première fois en Occident, dans les textes écrits, sous la plume de l'historien grec Ctesias, vers 398 avant J.-C., sur la base de récits de voyageurs. Selon l'auteur, les Licornes auraient habité l'Inde; elles sont décrites comme étant des ânes sauvages aussi gros que des chevaux et parfois plus encore; leur pelage était blanc, leur tête rouge foncé, et leurs yeux d'un bleu profond. Puis sur leur tête se dressait une longue corne d'environ un demi mètre de long: généralement blanche à la base, noire au milieu, puis rouge et pointue dans son extrémité.
    Ainsi elle est souvent décrite comme étant sauvage et indomptable, ou alors on racontait que c’était un animal paisible et doux, qui apportait la bonne fortune.

    La licorne est présente dans un grand nombre de tapisseries du Moyen Âge (ex: La Dame à la Licorne, tissée vers la fin du XVe siè­cle, musée de Cluny); et est souvent reproduite sur les blasons médiévaux, dans les ornements (supports, timbres, cimiers de casques, etc.) de même qu'au centre de l'écu. Même que le souverain Tudor Henri VIII (1509-1547) commanda des sculptures de licorne pour décorer son palais de Hampton Court. On la représente aussi fréquemment dans les armoiries héraldiques.

    La réputation qui a été faite de sa corne magique a fait que les hommes l’on chassée afin de la tuer. On racontait que cette corne pouvait détecter les poisons, qu’elle purifiait les points d’eau, qu’une fois réduite en poudre elle guérissait de nombreuses maladies… On disait aussi que son crin entrait dans la fabrication des baguettes magiques.
    Certaines légendes affirment même qu'un bijou précieux, un énorme rubis dit-on, était caché sous la corne. Pas étonnant que plusieurs aient voulu se l'approprier... quitte à tuer la créature pour ce faire.

    Sauvage et féroce si elle est attaquée, on dit qu’elle avait des sabots acérés et plus de forces qu’un éléphant. Évidemment, la Licorne combattait violemment pour sa vie et contre la méchanceté des hommes qui la chassaient et qui souhaitaient la capturer.

    Mais la licorne se laisse parfois prendre au piège de l’amour…

    La Licorne pouvait être apprivoisée et rendue docile par le contact d'une vierge. Ainsi, diverses légendes racontent qu'une jeune femme pure se rend dans les bois et s'asseoit nue sous un arbre, pour émerveiller la licorne par sa pureté et sa beauté. Puisqu'elle est attirée par la pureté, la Licorne ne peut résister à l'appel de l'amour pur et bientôt, vient étendre docilement sa tête sur les genoux de la vierge. Cette traîtresse chante alors pour l'endormir; puis lui glisse une bride d'or sur la tête. Les chasseurs surgissent donc pour la capturer et malheureusement aussi, pour l'abattre par cupidité...

    Quoi qu'il en soit, il semble que désabusée par la cruauté et l'indifférence de l'Homme, la Licorne a finalement fait le choix de quitter la planète Terre... il y a de cela très longtemps. Elle vit maintenant dans les Cieux. Mais il paraît néanmoins qu'elle demeure à l'écoute des êtres au cœur pur; et qu'elle consent parfois à aider certains d'entre eux à réaliser leurs vœux.

     

    Source: http://www.unicorne.com/licorne.php

     


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