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    Pégase

    Pégase est, dans la mythologie grecque, un cheval ailé de couleur blanche. Fils du dieu de la mer Poséidon et de la gorgone Méduse, il naquit en même temps que son frère Chrysaor lorsque cette dernière fut décapitée par Persée. Il servit d'abord de monture à ce héros dans plusieurs de ses expéditions, notamment dans celle où il délivra Andromède.

    Bien avant la naissance de Pégase, Poséidon tomba amoureux d'une jeune femme à la splendide chevelure blonde, Méduse. Les sentiments n'étaient pas partagés et la belle s'enfuit à son approche. Poséidon se transforma donc en cheval ou en oiseau pour la suivre jusque dans un temple consacré à Athéna et s’unir à elle ou la violer (hélas oui, certains dieux étaient comme ça!). Pour se venger de l’affront que représentait cette intrusion dans son temple, la déesse Athéna changea Méduse et ses deux sœurs en monstres, les gorgones. De rage, Méduse et ses sœurs se mirent à dévaster la contrée.
    Plus tard, le héros Persée reçut l’ordre de tuer la gorgone Méduse, la seule mortelle des trois. Ses deux enfants, Pégase et Chrysaor, étaient en elle et furent libérés par le coup d’épée de Persée qui trancha la tête de la gorgone, d’où l’autre nom de Pégase, Medusaeus.

    Comme il s'abreuvait un jour à la source Pirène, il fut capturé par Bellerophon. Ce dernier avait reçu du roi Iobatès de Lycia l'ordre de tuer un monstre terrible, lion par devant, serpent par derrière et chèvre entre les deux crachant du feu, la Chimère. Il ne pouvait reparaitre à la cour de Lycia avant que ce soit fait, sous peine de mort. Désemparé, il trouva un devin, Polydectès, qui lui conseilla de sacrifier un taureau à Poséidon et de passer une nuit dans le temple d'Athéna, ce qu'il fit. La déesse lui apparut dans ses rêves pour lui remettre une bride d'or.
    Le lendemain, Bellérophon trouva l'objet à ses pieds en se réveillant et se rendit à Ephyre où il trouva Pégase s'abreuvant à la fontaine de Pirène. Il le maîtrisa grâce à l'objet et le fit voler jusqu'au mont Hélicon. D'un coup de sabot sur l'Hélicon, Pégase ramena cette montagne à une taille normale car elle avait gonflée lors du concours de chant qui opposa les Piérides et les Muses et il fit jaillir la source Hippocrène.

    Pégase devint la monture de Bellérophon et le héros vainquit la Chimère grâce à son aide. Le héros accumula ensuite les victoires contre les Amazones qui menaçaient le royaume de Lycie et les sauvages Solymes entre autres, puis le roi Iobatès lui céda son trône et lui offrit sa fille Philonoé en mariage, avec laquelle Bellérophon eut trois enfants.
    Mais Bellérophon, grisé par ces victoires, s'estima digne de rejoindre le séjour des Dieux, l'Olympe, avec sa monture. Pendant son ascension, Zeus, en colère, envoya un taon géant piquer Pégase sous la queue. Fou de douleur, Pégase désarçonna son cavalier qui chuta de près de 3000 mètres mais survécut.

    Pégase monta seul vers l'Olympe où il devint la monture de Zeus. Celui-ci le chargea de porter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe. Pégase les lui amenait depuis la forge d'Héphaïstos en traversant le ciel, tandis que le claquement de ses sabots faisait un bruit de tonnerre.

    Zeus accorda l’immortalité à Pégase et fit de lui une constellation située entre l'équateur et le nord, dans l'hémisphère boréal. Elle est composée de vingt étoiles. Les astrologues disent que ceux qui naissent sous ce signe aiment la gloire et les armes. Ils ajoutent qu'ils ont beaucoup de talent pour la poésie.

    Sa forme chevaline est terrestre et ses ailes, sa capacité à voler ainsi que le fait qu'il porte la foudre de Zeus le rattachent au ciel. Coursier du tonnerre, il allie la symbolique positive du cheval, la fougue, l'impétuosité et la force, à celle de l’oiseau, l'indépendance et l'élévation vers le ciel.

    J’ illustre cette belle légende par le cadeau que m’a fait Fleur de Rocailles, que je remercie encore.

     

    http://enviedailleurs.forumpro.fr/t1915-pegase-le-cheval-aile
    http://mythologie-grecque.over-blog.com/article-pegase-48861340.html

     

     


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    Légende de la moitié d’orange

    Pour Alunaa

    Il existe une légende qui dit que chacun de nous sur terre est une moitié d’orange, et passe sa vie à rechercher son autre moitié afin d’être complet.

    Les anciens écrits disent qu'à la création, l'Homme était hermaphrodite, à la fois homme et femme, positif et négatif, masculin et féminin, un être complet, c'était l'être du paradis.
    Dans des écritures plus anciennes qui ne figurent pas dans la Bible, la première créature était une femme du nom de Lilith, qui enfanta spontanément Adam lequel plus tard fut partagé en deux sexes, ce qui correspond à la grande tradition de la "déesse mère" vénérée dans toutes les civilisations préhistoriques du monde entier comme la mère de toute la création.

    L'Homme fut donc séparé en deux sexes. La Bible dit que la femme fut créée à partir de la côte d'Adam (mal traduit, la traduction juste est: par le côté d'Adam). En fait, l'âme unique a été dédoublée et logée dans deux corps, l'un positif et l'autre négatif, et le but final et de réunir ces deux moitiés d'âme pour n'en faire qu'une, comme à l'origine. Nos vies successives se passent à rechercher, consciemment ou non, notre moitié perdue. Nos deux moitiés au point de vue spirituel cherchent à redevenir parfaites chacune de son côté afin qu'une fois le but atteint elles puissent se réunir et ne faire qu'un seul être, enfin parfait, fondu dans le Un. Ce que chacun rêve également au point de vue physique (ne faire qu'un avec la personne aimée). Un mari n'appelle-t-il pas sa femme "ma moitié"? Chacun ne recherche-t-il pas son "âme sœur?".

    Ma moitié d'orange, c'est le mythe de l'androgyne. Celui-ci part du principe qu'en tant qu'être humain, nous ne sommes que la moitié d'un tout, comme une orange coupée en deux, et qu'il nous faut absolument retrouver notre deuxième moitié pour être heureux et complet.

    La notion d’âme soeur vient du texte “Le Banquet” écrit par le philosophe grec Platon. Il raconte qu’auparavant il existait des créatures à la fois mâle et femelle, ayant quatre pieds, quatre mains, deux têtes : les androgynes. Ces êtres étaient devenus trop puissants.
    Ils étaient si forts qu’ils tentèrent d’escalader le ciel pour y combattre les dieux.

    Zeus dut se résoudre à leur infliger une leçon. Il décida de les couper en deux comme on coupe les légumes pour les mettre en conserve. Quand l’homme primitif eut été dédoublé par cette coupure, chacun, regrettant sa moitié, tentait de la rejoindre. S’embrassant, s’enlaçant, l’un à l’autre, désirant ne former qu’un seul être. Mais parce qu’ils ne voulaient rien faire l’un sans l’autre, et quand une des moitiés mourrait et que l’autre survivait, la moitié survivante en cherchait une autre et s’enlaçait à elle, alors l’espèce risquait de s’éteindre et Zeus eut pitié de l’homme. Il leur fabriqua des organes de génération et fit que par ce moyen, les hommes engendrèrent les uns dans les autres, par l’organe mâle dans celui de la femelle.

    C’est de ce temps lointain que date l’Amour inné des hommes les uns pour les autres, celui qui rassemble des parties de notre nature ancienne, qui de deux êtres essaient d’en faire un seul, et de guérir ainsi la nature humaine. C’est le thème de l’amour fusionnel d’une complétude par la recherche de l’autre. C’est l’interprétation romantique par excellence, celle de la jeune fille qui attend son prince charmant et rêve d’amour sans nuage et d’entente parfaite entre des êtres qui se complètent.

    Quand nous rencontrons notre moitié, nous sommes frappés d'un sentiment d'affection et d'amour, nous la reconnaissons : nous refusons alors d'en être séparés. Qu'attendent-ils donc, ceux qui passent leur vie ensemble ? Ce n'est certes pas la jouissance sexuelle. C'est quelque chose que souhaite l'âme, qu'elle ne saurait exprimer ; et pourtant elle le devine : ce qu'elle souhaite, c'est se fondre le plus possible dans l'autre pour former un même être.
    C’est une envie, un besoin de fusion totale.
    C'est cela que nous souhaitons tous, nous transformer en un être unique. Personne ne le refuserait, car personne ne souhaite autre chose.

     

     

    « Le mythe des androgynes » dans Le Banquet de Platon.

     


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     Le corbeau

    La symbolique du corbeau est double, selon les époques et les civilisations, faisant de lui un animal tantôt rusé et efficace tantôt malfaisant et dangereux.
    Le corbeau est un oiseau psychopompe. C’est parce qu’il fréquente les champs de bataille et qu’il est noir qu’il est devenu, en Europe, un oiseau de mauvais augure. Mais s’il annonce parfois la mort, celle-ci n’est pas considérée comme une fin mais comme le milieu d’une longue vie. Le corbeau est un passeur, un guide, un esprit protecteur.
    Le corbeau, comme d'autres oiseaux, remplit des fonctions prophétiques qui ne sont pas obligatoirement funestes. Il est porteur de magie, messager de l’au-delà.

    Le corbeau, sans référence à une espèce en particulier, (la plupart des références culturelles se rapportent à l’espèce commune du grand corbeau (corvus corax), mais il peut aussi se confondre avec la corneille), a une influence considérable sur la culture humaine, puisqu'on le retrouve aussi bien dans les mythes et contes traditionnels amérindiens nord-américains, sibériens ou nordiques, dans les légendes et la littérature de toutes les époques. Il y joue le plus souvent un rôle de fripon, de héros, ou contribue par sa ruse à la création de l'homme.

    Au fil du temps, ces oiseaux acquirent une mauvaise réputation à cause de leur plumage noir, de leur cri rauque et de leur nécrophagie, en particulier dans l'Europe chrétienne, ce qui se traduit par une diabolisation progressive et une réputation d'oiseau de mauvais augure.
    Puisque les corbeaux sont des charognards qui consommaient, entre autres, les êtres humains (exécutés ou victimes de la guerre), ils ont souvent été associés aux morts et aux âmes perdues.

    Mythologie
    Dans la mythologie nordique, les corbeaux Hugin et Munin sont assis sur les épaules du dieu Odin et lui rapportent tout ce qu’ils voient et entendent. Hugin représente la réflexion (au sens pensée et miroir), tandis que Munin représente la mémoire. Odin les envoie voler autour du monde chaque jour afin de savoir tout ce qu’il s’y passe.
    Les Vikings utilisaient beaucoup l’image du corbeau. Ils le mettaient en symbole sur leurs voiles.
    Le corbeau apparaît également sur le côté droit des armoiries de l'Île de Man, une ancienne colonie viking, et dans le folklore de l’île.

    Dans la mythologie celtique irlandaise, les corbeaux sont associés à la guerre et aux champs de bataille sous la représentation de Morrigan. La déesse Morrígan sous la forme d’un corbeau se serait posée sur l’épaule du héros Cúchulainn après sa mort. Voir un vol de corbeau signifiait l’arrivée de Morrigan et de la guerre.
    D’autres mythes celtiques des Îles Britanniques rapportent que les corbeaux étaient associés au dieu gallois Bran le Béni dont le nom se traduit par « corbeau ». Il est représenté comme un géant et le roi des Bretons dans les récits des Mabinogion.

    En Angleterre, on dit que lorsque les corbeaux disparaîtront de la Tour de Londres viendra la fin de l’actuelle dynastie royale. C'est que, selon la légende, la tête du roi Bran fut enterrée à l'endroit où se trouve la tour. C’est pourquoi les gardiens de la tour nourrissent si généreusement les oiseaux. De plus, ils veillent soigneusement à ce que tout corbeau mort soit remplacé. Les pennes des individus de la tour de Londres sont taillées périodiquement pour s’assurer que les oiseaux ne quittent pas les lieux.
    Les anglais croient aussi que le roi Arthur survole de temps en temps son ancien royaume sous la forme d’un corbeau, aussi faut-il veiller à ne pas tuer l’un de ces oiseaux que ce soit par inadvertance ou malveillance.

    Le corbeau était un animal sacré chez les gaulois. En Gaule, les druides prenaient très au sérieux les prophéties des corbeaux.

    En Grèce, il est solaire et consacré à Apollon. Ce sont des corbeaux qui déterminèrent l'emplacement de l'omphalos de Delphes selon Strabon. Les corbeaux étaient aussi des attributs de Mithra et ils passaient pour doués du pouvoir de conjurer les mauvais sorts.
    Ce furent deux corbeaux qui indiquèrent à Alexandre Le Grand le chemin du sanctuaire d’Amon car avant tout le corbeau a ce rôle de messager.

    Selon la légende de la fondation de la ville de Lyon, lorsque les deux princes eurent fini de tracer l'enceinte de leur future cité une nuée de corbeaux vint se poser à l'intérieur du cercle donnant ainsi la bénédiction du dieu Lug à cette ville qui fut appelée, en hommage aux corbeaux, Lugdunum c’est-à-dire La colline aux corbeaux.

    Dans la tradition musulmane le corbeau est perçu comme un animal sans scrupule signe de mauvais présage ; il est parfois surnommé "fils du malheur" (Ibn al-berih). Dans le Coran, il est mentionné dans l’histoire de Caïn et Abel, les deux fils d’Adam, comme étant la créature qui montra à Caïn comment enterrer son frère assassiné (al-ma'ida 5:31).

    Le Grand Corbeau est l’oiseau emblème du Bhoutan puisqu’il orne le chapeau royal. Il représente le dieu Gonpo Jarodonchen (Mahakala avec une tête de corbeau), un des plus importants gardiens divins de la culture du Bhoutan.
    En Inde, le Mahâbhârata assimile les corbeaux à des messagers de la mort alors qu’en Russie les corneilles qui volent la nuit sont assimilées à des sorcières.

    Le corbeau occupe également une place importante dans la culture des peuples de la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord, entre autres les cultures Inuit. Le corbeau de ces mythes est souvent à la fois le créateur du monde et le Trickster (Personnage qui, dans des mythologies très différentes, joue un rôle consistant à dérégler le jeu normal des événements, à plaisanter sur les dieux, etc).
    D’autres mythes parlent du corbeau volant et relâchant le soleil et du corbeau menant les premiers humains hors de coquilles de mollusques.
    Dans certains récits, le corbeau est le protecteur des humains, leur apportant le soleil, la lune, les étoiles, l’eau et le feu.
    Des mythes et croyances semblables sont communs chez les peuples de la Sibérie et du nord-est de l’Asie. La péninsule du Kamtchatka, par exemple, a supposément été créée par le dieu corbeau Kutkh.

    En Afrique noire le corbeau sert à prévenir les hommes des dangers qui les menacent. Il est donc leur guide et symbolise un esprit protecteur.

    Le corbeau est aussi l'emblème officiel de la ville de Yellowknife, ainsi que l'emblème aviaire du territoire du Yukon au Canada.

    Le corbeau est aussi symbole de solitude ou de l'isolement volontaire de celui qui a décidé de vivre à un plan supérieur. Il est attribut de l'espérance. Il est souvent messager divin, guide des âmes pour leur dernier voyage.

    Les alchimistes associent la phase de putréfaction et la matière au noir, au corbeau. Ils appellent cette dernière phase "tête du corbeau".

    Comment le corbeau est devenu noir:
    Dans la mythologie grecque, Apollon fut un jour si amoureux de la princesse Coronis fille du roi Phlégias, qu'il confia à un corbeau blanc le soin de veiller sur elle. Un jour que le corbeau relâcha son attention, Coronis se laissa séduire par un mortel nommé Ischys. Lorsque Apollon apprit cela, il devint si jaloux, qu'il tua la jeune fille d'une flèche en pleine poitrine. Mais bien qu'elle fût sur le point de mourir, Coronis lui avoua attendre un enfant de lui. Sauvé de justesse par Apollon, l’enfant Asclépios fut confié au centaure Chiron, chargé de l'éduquer. Comme punition pour sa négligence, Apollon vêtit le corbeau d'un sombre plumage noir.

     

    Sources: Wikipédia et dinosoria.fr

     

     


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  •  Sang bleu, peau bleue

    Pourquoi cette expression: sang bleu, et ces représentations de dieux à la peau bleue?
     
    J’ai fait quelques recherches, et ayant écarté certaines élucubrations il m’en reste quelques unes d’un peu plus crédibles, à mon avis du moins.
     
    Le teint bleu est sans doute lié à l’association de la divinité avec l’eau. L’eau est liée à la spiritualité, à la voyance, à la dissolution, la réceptivité…
    Le bleu nous entoure en haut dans le ciel, en bas dans les océans, les fleuves et les lacs; Dans l’hindouisme, la peau bleue est également associée aux êtres qui font preuve de profondeur de caractère et d’endurance dans le combat.
     
    Rama et Krishna, les incarnations de Vishnou, dont le but était de vaincre le mal et de protéger l’humanité, sont représentées avec un teint bleu, couleur qui symbolise le courage, la virilité la profondeur et la stabilité.
     Amon est un dieu anthropomorphe qui peut être représenté de deux façons différentes, l'un est coiffé d'une couronne ou mortier surmonté de deux grandes plumes, il est représenté avec la peau bleue qui l'identifie comme un dieu céleste.
     Sa peau bleue le désigne comme un Dieu des concepts abstraits, c'est-à-dire invisible et pourtant omniprésent. Osiris et Ptah sont aussi souvent représentés avec la peau bleue.
     
    La légende des Dieux sumériens
    Selon certains auteurs, les anciens « dieux » sumériens, censés avoir créé l’Humanité, auraient eu un sang de couleur bleue. Ces mêmes sources précisent que les prétendus croisements entre Dieux et femmes mortelles auraient été à l’origine des lignées royales qui régnèrent bien avant le déluge. Du reste, les civilisations anciennes d’Egypte et d’Amérique latine ont souvent représenté leurs « dieux » avec la peau bleu clair.
    Voici une citation extraite d’un livre de William Bramley, The Gods of Eden, p. 233, qui va dans ce sens :
    « Les écrits Sumériens déclarent que les premiers rois humains sur Terre étaient les rejetons des Gardiens “divins” qui se croisèrent avec des femmes humaines. Ainsi naquit l’idée de “sang royal” et l’importance de maintenir une lignée royale au sang pur identique à celui des ancêtres […] Chose intéressante à noter, certains anciens Gardiens “divins” ont été décrits comme ayant soit une peau bleue, soit ayant un sang bleu […] Un être humain à sang bleu paraît être un label de supériorité au sein de notre espèce ».
     
    Selon d’autres écrits:
    Une thèse assimile les idoles de l'antiquité à une mystérieuse élites à sang bleu qui, dans des temps lointains, constituaient une sorte de royauté divine.
     Les Atlantes furent-ils un peuple bleu?
    En se rappelant que Platon leur attribuait une origine autre que celle des hommes terrestres, et un sang différent.  D'après certaines traditions, les Atlantes auraient été les fondateurs de la civilisation égyptienne. La trace la plus anciennes des dynasties divines, 12 000 ans avant notre ère, suggère qu’elles étaient des Atlantes de race pure.
    Les Égyptiens reproduisaient les couleurs. Or, de quelles couleurs peignaient-ils leurs dieux?
     Pourquoi cette couleur fondamentale était-elle l'apanage des dieux égyptiens?
     Ces élites seraient les descendants d'un peuple à peau bleue, ou considérés comme tels.
     L'expression «sang-bleu» est employée encore de nos jours en Amérique du Sud : dans certaines contrées de la côte du Pacifique, on dit d'une personne issue de l'union d'un Indien et d'un Européen qu'elle est de «sang-bleu». Les mayas, les aztèques ainsi que les incas possédaient aussi des empires associés à une lignée de sang bleu.
     En Europe, cette expression désigne explicitement des individus prétendus de haute et antique noblesse. En Russie, en Mongolie, les nobles étaient réputés de sang bleu ce qui, incontestablement, rejoint l'idée de supériorité.
     Il existe des «hommes bleus» aux environs d'Agadir, et en 'Écosse antique on avait coutume de se teindre la peau en bleu.
     
    Lorsqu'on examine tous ces faits par rapport à la géographie, on s'aperçoit que dans la plupart des cas l'existence de tribus à la peau olivâtre ou bleue, naturelle ou teinte artificiellement, est liée au littoral atlantique. On en vient donc à imaginer que les Atlantes, habitant une contrés aux montagnes élevées, constituent une population à la peau bleue, par la suite des conditions biologiques de l'hérédité et du milieu, race déjà en voie d'extinction et qui perdit ses caractéristiques au moment de la disparition de l'Atlantide.
      
    LE BLEU Dans la mythologie égyptienne, le bleu trace une frontière entre le profane et le sacré,  et évoque à la fois la nuit étoilée et l'obscurité des eaux primordiales de la création du monde.
     Les Egyptiens cherchèrent donc des pierres bleues jusqu'en Mésopotamie.
     Le bleu du lapis-lazuli en a fait une pierre à la spiritualité incontournable de l'histoire de la Mésopotamie, de l'Egypte et de l'ensemble du Proche-Orient.
    "Pierre de délivrance", le lapis-lazuli était aussi utilisé pour fabriquer des potions magiques.
    Dans la mythologie sumérienne, le dieu Ninurta, après sa victoire sur les démons, aura béni la fameuse pierre qui a combattu à ses côtés.
     Le bleu intense de la pierre accompagnera les monarchies assyriennes puis babyloniennes.

     En Europe, le bleu était aussi une couleur initiatique... Et la couleur de la royauté.
    Le bleu, couleur de l'azur, de l'air de la voûte céleste et du paradis, symbolise la sagesse et la vérité divines. Consacré à Jupiter, il est associé aux dieux créateurs: «La peau d'Amon, dieu d'air, se teinte de bleu pur» .  D'après les livres sacrés, Vishnu naquit de cette couleur.
    Le bleu foncé (ou quasi noir), qui est la couleur d'Osiris, est également celle de Krishna et de Bouddha.

     Le bleu, attire l'homme vers l'infini et éveille en lui le désir de pureté et une soif de surnaturel, est la plus immatérielle et la plus profonde des couleurs :  Il représente d'ailleurs l'immortalité.
     Le bleu est le symbole de l'inspiration, de la dévotion, de l'infini et des aspirations religieuses. Cette couleur élève, exalte et inspire. Sa vibration engendre le calme, la paix intérieure et fait naître le sommeil.
     
    Le Bleu correspond au 5e chakra, la gorge (glande thyroïde)
     Le bleu est relié à la gorge, qui est le centre de la parole, et la gorge est le « passage » qui permet à notre être intérieur de se manifester et d'entrer en contact avec le monde extérieur. C'est grâce à la parole que nous pouvons traduire nos émotions et nos sentiments.
     La gorge est également le centre de la pureté. Le rayon bleu possède un très grand pouvoir curatif.
    Il est très efficace dans le traitement des blocages de la parole et des maladies de la gorge: inflammation, saignement interne et crispation.
     Comme cette couleur est associée au manque de chaleur, ses propriétés sont sédatives et astringentes. Alors que la force du bleu foncé est d'une très grande puissance, le bleu pâle, lui, oriente vers une haute inspiration morale. C’est la couleur des auras les plus spirituelles.

    Le bleu est "la plus chère" des couleurs, pendant très longtemps la seule façon de créer du pigment bleu était de broyer du Lapis-Lazuli. C' est pourquoi la vierge Marie est souvent vêtue de bleu.
       
    Alors réalité ou symbolisme?


     
    Sources diverses (nousnesommespasseuls et interneland)
    Atlantis- Revue d'Archéologie scientifique et traditionnelle, 30, rue de la Marseillaise, Vincennes, n° 204 Dec 1960

      

      


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    Le Pentagramme

    Un pentagramme est une étoile à 5 branches.

    On trouve des pentagrammes dès la préhistoire.
    Le pentagramme apparaît en Mésopotamie vers 3000 avant notre ère, en tant que signe sumérien « UB » qui signifie « coin, angle, régions ». Dans la période du cunéiforme (vers 2600 avant notre ère), il représentait les cieux (« Kibratu » en akkadien) ainsi que les quatre directions de l’espace (avant, arrière, gauche, droite) ; la cinquième pointe représentant le « dessus ». Les quatre directions correspondraient aussi aux planètes alors connues : Jupiter, Mercure, Mars et Saturne ; Vénus (Ishtar, Ninanna et Inanna), la Reine des Cieux étant représentée par la pointe supérieure.
    Il semble que le pentagramme était le signe de reconnaissance entre initiés pythagoriciens (à partir de 530 av. J.-C.).
    Le pentagramme fut pour les gnostiques, le symbole des cinq Éléments (esprit, terre, eau, feu et air).

     Pentacle ou pentagramme ?
    Beaucoup de gens confondent la notion de pentacle et de pentagramme. Le pentacle est une étoile à 5 branches inscrite dans un cercle. C'est le symbole employé en magie.

    Le pentagramme, en revanche, est la simple représentation de l'étoile à 5 branches, sans son cercle, prise comme symbole géométrique.

    Porté en bijou (en pendentif, en bague ou en bracelet) le pentacle est un puissant symbole de protection, que ce soit contre les mauvais esprits, les énergies négatives ou tout simplement contre les influences néfastes.

    Différents pentacles :
    Pointé vers le haut, il est généralement associé à la pratique de la magie dite blanche et à la sorcellerie en général. Symboliquement, il représente les cinq extrémités du corps humain : La tête, les bras et les jambes. C'est un symbole de santé et de vie, mais surtout de protection. Ce symbole est souvent pris pour généralité lorsqu'il s'agit de désigner l'Art Magique.Pointé vers le bas, il est généralement associé à la pratique de la magie dite noire et au satanisme. Symboliquement, il représente le bouc, avec ses cornes, ses oreilles et son menton. Il fait partie, comme la croix, des symboles renversés du satanisme.

    Une distinction importante est à faire entre les mots "pentacle" et "pantacle".
    Bien que leur prononciation soit identique, leur orthographe, de même que leur signification, sont bien différentes.

    Le Pentacle : Du latin pentagulum et pentaculum, désigne à la base le symbole des Pythagoriciens pour qui il représentait l'harmonie, la beauté et la perfection. Ce n'est que bien plus tard qu'il fut repris par les gnostiques pour adopter la signification qu’on lui connait le plus couramment aujourd'hui : les 5 Eléments. C'est ce symbole-ci que l'on retrouve dans la plupart des ouvrages de Magie, que sa pointe soit orientée vers le haut ou vers le bas.
    Le Pantacle, quant à lui issu du latin pantaculum signifiant "petit tout" désigne non pas un seul symbole mais un ensemble de talismans, représentation symbolique d'une force plus grande.
    On y voit des symboles, des lettres le plus souvent hébraïques inscrits dessus.
    Dans une certaine mesure, on pourrait dire que le Pentacle à inscriptions est un Pantacle.

    Pentagramme et Homme : anthropologie
    L'interprétation la plus courante et la plus universelle voit dans le pentagramme une figuration de l'homme avec ses cinq extrémités : deux bras, deux jambes, en haut la tête. Cette grille de lecture est particulièrement explicite dans les figurations où l'Homme est représenté jambes écartées et bras horizontaux.

    Vers 1492, Léonard de Vinci a représenté l'Homme comme un pentagramme (encore que les positions des membres semblent varier), dans son Étude de proportions du corps humain selon Vitruve.

    Éliphas Lévi, champion du néo-occultisme, établit l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect magique.
    Omraam Mikhaël Aïvanhov établit aussi l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect moral, initiatique.

    Un symbole aux nombreuses significations historiques...
    Le pentacle, et plus généralement le chiffre 5, compte une multitude de significations. Tout d'abord, lorsqu'on parle de pentacle en magie, le chiffre 5 (et donc les 5 branches de l'étoile) est associé aux 5 éléments, à savoir l'eau, la terre, l'air, le feu, et l'esprit (Akasha).
    Mais dans d'autres civilisations et traditions, ce chiffre a une toute autre interprétation. Dans les communautés Tziganes, par exemple, le chiffre 5 est symbole de connaissance, alors que pour les juifs, il représente la sévérité et la justice. Ailleurs, il est symbole de commencement, de création et de naissance. Pour les Babyloniens encore, c'était un moyen de guérison. On peut également l'associer aux 5 sens dont sont dotés les hommes, à savoir l'ouïe, le gout, le toucher, l'odorat et la vue. Toutefois, la signification la plus forte du pentacle reste tout de même celle de symbole protecteur.

    Sources diverses. 

     


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