• La Banshee

    La Banshee

    La banshee (mot provenant de l’irlandais bean sidhe, ou bean sí , prononcé [bann-shii] et signifiant “femme du sídh”) est un esprit féminin de la mythologie irlandaise, présage de mort et messagère de l’Autre Monde.

    La Banshee est avant tout décrite comme une femme blafarde, habillée d’une longue robe blanche fantomatique. Ses cheveux seraient alors coiffés en bataille, et ses cris (appelés keenings) seraient si déchirants qu’ils transperceraient toutes les âmes humaines.  Cependant la banshee peut apparaître sous deux formes : celle d'une jolie jeune fille en pleurs, ou d'une vieille femme décharnée et échevelée. En Irlande, elle est vêtue d'une robe verte ou grise et d'un long châle brun ; tandis qu'en Ecosse elle porte un suaire ou les couleurs du tartan de ceux qui vont mourir. Elle peut exceptionnellement se manifester avec l'apparence d'un animal (corbeau, belette, lièvre...).

    Dans les légendes irlandaises, la banshee est une fée qui se met à pleurer et hurler lorsque quelqu’un est sur le point de mourir, ou frappe à la porte du moribond trois terribles coups, en guise d'avertissement. Le cri de la banshee (nommé keening en anglais, caoinne en gaélique), bien que possédant des variantes suivant les régions d'Irlande et les légendes, est décrit comme le plus effrayant et le plus triste que l'on puisse imaginer ; il est si intense qu'il réveille même les personnes endormies, et il est toujours audible même entendu au milieu d'une tempête. Ces hurlements seraient d’ailleurs d’une telle intensité, qu’ils blanchiraient les cheveux de celui qui les entend. Aussi, la Banshee est par définition un être en douleur, qui manifeste sa souffrance par de véritables cris inhumains. La légende raconte que ces hurlements annonceraient alors pour celui qui l’entend, la mort d’un proche, ou de quelqu’un d’important.

    Bien que les Irlandais soient à l'origine du terme « Banshee », des êtres semblables font également partie du folklore légendaire en Écosse, au Pays de Galles (où elle se nomme Cyhyraeth ou Gwrach-y-Rhibyn,« la sorcière de la brume »), ainsi que dans les pays nordiques et américains. Il est intéressant de noter que l'île de Man possède une forme particulière de banshee, moins macabre, nommée Leanan Sidh ("la maîtresse de l'autre monde"). Selon la tradition, celle-ci prédisait les morts mais également les naissances, et telle une muse elle apportait l'inspiration aux musiciens et aux poètes.

    Certains disent l'avoir vu sur des champs de bataille nettoyant et/ou suçant le sang sur les vêtements et les armures des cadavres. Ayant le don de clairvoyance, les banshee pouvaient chanter le décès d'une personne même lorsque celle-ci était loin de son foyer (car partie sur un champ de bataille éloigné, ou allée gagner sa vie dans une autre contrée). Les cris de la banshee permettaient ainsi à la famille restée sur place de savoir qu'il était arrivé un malheur à leur proche. Avec le temps, le don de clairvoyance de la banshee est progressivement devenu un talent prophétique : la banshee pouvait annoncer à l'avance un malheur comme la mort prochaine d'un membre du clan, une défaite à une bataille ou l'arrivée d'une épidémie. Quand la catastrophe à venir était de grande ampleur ou que la personne qui allait mourir était quelqu'un de particulièrement important, plusieurs banshees pouvaient se réunir pour crier ensemble.

    La légende voudrait également que les grandes familles irlandaises possèdent leur propre Banshee. Celle-ci n’annoncerait ainsi que les morts à venir des membres de la famille, et en aucun cas celle d’étrangers à ce cercle familial.

    La Banshee de la famille O'Brien: L'un des contes d'Irlande les plus significatifs est celui de la hantise par une Banshee de la famille O'Brien. Les O'Brien gouvernaient le Royaume irlandais du Munster, une Banshee nommée Aibhill leur était "attachée". Aibhill est une Banshee particulièrement puissante : certaines légendes lui attribuent le contrôle de plus de 25 autres banshees, œuvrant à son service La nuit avant la sanglante bataille de Clontarf, Aibhill gémit : le roi savait qu'il ne reviendrait pas la bataille en vie. Il avait raison - Aibhill avait prédit sa mort...Il périt lors du combat. Sur plusieurs générations, Aibhill continua de prédire la mort des O'Brien. À ce jour, les descendants des O'Brien et Aibhill ont encore des liens extrêmement forts : la Banshee fait en quelque sorte partie de la famille...

    La banshee restait fidèle à la famille à laquelle elle était rattachée, et certaines auraient même traversé l'Atlantique avec les colons irlandais lors de la Grande Famine du XIXème siècle.

    Les déformations culturelles auraient au fil du temps placé la légende de la Banshee au rang des mythes comme ceux des fées, des sorcières ou encore des leprechauns. Contrairement à la croyance populaire, les Banshees ne causent pas la mort et ne sont pas responsables de la mort de ceux qu'elles préviennent, mais peuvent tout simplement la prédire. Parfois, les Banshee gémissent pendant plusieurs jours, avec ses bruits de plus en plus forts lorsque la mort approche.

    Différentes hypothèses ont été proposées pour expliquer l'origine du mythe de la banshee. Certains y voient un avatar moderne des bansidh, les femmes-fées de l'autre monde dans l'ancienne mythologie celtique, qui servaient d'intermédiaires entre les dieux Tuatha Dé Danann et les mortels ; ou de la déesse celtique Morrigane, qui recueillait et guidait les âmes des soldats tombés sur le champ de bataille.

     

    http://www.besoindesavoir.com/article/887167/banshee-quand-mort-annonce http://www.guide-irlande.com/culture-irlandaise/mythologie-et-folklore-irlandais/banshee/ http://www.paranormal-encyclopedie.com/wiki/Articles/Banshee

     

     


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  • Les montagnes sacrées

     Les montagnes sacrées

     Théâtre de toutes les cosmogonies et de tous les mythes,  la montagne sacrée est le lieu où se manifestent les divinités, le lien entre ciel, terre et enfer, la voie de tous les mystères et de toutes les promesses.
    L’ascension est un signe de la vocation spirituelle de l’homme, ce qui explique la variété et la multiplicité des symboles de la montagne: ziggurat, stûpa, obélisque, pyramide, sanctuaires et temples sur les hauteurs. Autant de constructions humaines reflétant la quête de l’au-delà, le dialogue toujours recommencé avec les dieux. C’est proche de la voûte céleste que l’homme entend le mieux la voix divine.

    Nombre de montagnes sacrées sont en tout premier lieu des endroits de puissance. La puissance est souvent considérée comme dangereuse, comme source de crainte que l'on doit traiter avec le plus grand soin et le plus grand respect.
    La puissance des montagnes peut prendre plusieurs aspects. Les cinq yüech ou principales montagnes sacrées de la Chine, en particulier le massif des Taï Shan, consacrent religieusement l'autorité politique de l'empereur permettant à ce dernier de régner sur les quatre régions de son empire, soutenu par le mandat du Ciel.
     Le mont Olympe était considéré par les Anciens grecs comme la demeure effrayante des divinités les plus puissantes. Le chemin qui conduisait à sa cime était gardé par des portes de nuages et d'obscurités ouvertes et fermées par les déesses du temps, à qui étaient confié la protection de la montagne sacrée. De fréquents orages transforment des pics déchiquetés de l'Olympe en une toile de fond dramatique où se déploie de façon éclatante la puissance de Zeus qui règne divinement sur les Dieux et Déesses du tonnerre et de la foudre.
    La lave en fusion du Kilaunea à Hawaï incarne, pour de nombreux hawaïens l'énergie ardente et créatrice autant que destructrice de la déesse du volcan Pele. La puissance d'une montagne sacrée peut être à la fois naturelle et surnaturelle.

    C'est une routine pour les femmes chamans au Japon et en Corée de gravir les montagnes sacrées et de s'y charger de puissances guérissantes et de se livrer à des rituels pour leurs patients. Le chef spirituel guérisseur de la tribu Winun, en Californie septentrionale sent qu'elle obtient son pouvoir de guérisseuse du mont Shasta, et en particulier d'une source située dans une prairie intacte et virginale. Les chanteurs traditionnels ou les hommes médecine s'en vont vers les quatre montagnes sacrées du territoire Navajo, au sud-ouest des Etats Unis pour obtenir des herbes médicinales et des galets ; ils invoquent aussi ces montagnes dans des rituels et des peintures sur le sable, destinés à rendre santé et équilibre à une personne malade.

    Un autre thème majeur est celui des montagnes en tant qu'ancêtres divins et séjour des morts, souvent évoqués dans les mythes originels.

    Le dernier thème à considérer est celui de la montagne en tant que lieu de révélation spirituelle et de transformation. Le mont Sinaï occupe une position particulièrement marquante dans l'ancien testament, comme étant le site impressionnant où Dieu révèle la Torah, enseignement de base du judaïsme et les dix commandements, qui sont la base de la loi et l'éthique de la civilisation occidentale. Dans le nouveau testament,  Jésus est transfiguré sur une montagne - généralement identifiée par le mont Tabor - et se révèle être ici le fils de Dieu.
    En Amérique du Nord, les Indiens des plaines de diverses tribus recherchent des endroits élevés, en quête de révélations qui leur donnent un pouvoir spirituel et déterminent la direction que doivent prendre leurs existences.

    Quelques montagnes sacrées

    MONT OLYMPE
    Le mont Olympe est la plus haute montagne de Grèce, avec un sommet à 2 917 mètres. Elle fait partie de la chaîne du même nom. L'Olympe est traditionnellement le domaine des dieux de la mythologie grecque.
    Puisque son sommet reste caché aux mortels par les nuages, l'Olympe est aussi un lieu de villégiature sur lequel les dieux grecs avaient élu domicile pour passer leur temps à festoyer (leur boisson favorite est le célèbre nectar et ils consomment l'ambroisie qui les rend immortels) et à contempler le monde.
    Homère décrit ce lieu comme un endroit idéal et paisible, isolé des intempéries telles que la pluie, la neige ou le vent, où les dieux pouvaient vivre dans un parfait bonheur.

    MONT FUJI
    Le mont Fuji est une montagne du centre du Japon qui se trouve sur la côte Sud de l'île de Honshu, au sud-ouest de l'agglomération de Tokyo. Avec 3 776 mètres d'altitude, il est le point culminant du Japon. Le mont Fuji est une montagne sacrée depuis le VIIe siècle. De nombreux synonymes japonais du mont Fuji rendent eux aussi compte de son caractère religieux. Selon la tradition, les divinités shintô Fuji-hime et Sakuya-hime y habiteraient tout comme Kono-banasakuya-hime, « La princesse qui fait fleurir les arbres » (en particulier les cerisiers). Le bouddhisme vénère quant à lui sa forme rappelant le bouton blanc et les huit pétales de la fleur de lotus. Toutes ces raisons font que son ascension est interdite aux femmes jusqu'en 1872 : une chapelle appelée Nyonin-do (« refuge des femmes ») leur permet d'attendre à l'abri leurs maris, fils ou frères.
    C'est à l'époque du décès de Jikigyo Miroku (1671-1733), mort en jeûnant au mont Fuji, que la foi s'est transformée en religion et que l'ascension est devenue rituelle, même si sa pensée a été mal interprétée.

    MONT EVEREST
    L’Everest, le sommet le plus haut du monde avec ses 8848 mètres, est situé dans la chaîne de l'Himalaya, à la frontière entre le Népal (Sagarmatha) et la Chine (Tibet). La montagne est considérée comme sacrée par les Sherpas (Tibétains qui ont traversé et se sont installés au Népal). En fait, pendant de nombreuses années il a été jugé hors limites pour les êtres humains, jusqu'à ce que les Occidentaux soient arrivés, désireux d'atteindre le «toit du monde». La plupart des expéditions d'aujourd'hui commencent par des cérémonies de prière bouddhistes, où les grimpeurs cherchent la bonne volonté des dieux et un retour en toute sécurité. Il ya aussi plusieurs pierres Mani (rochers ou pierres avec des inscriptions bouddhistes) . Un mythe populaire à propos de l’Everest est le Yeti ou l’abominable homme des neiges

    MONT KAILASH
    Le Kailash, ou Kailâsa, est une chaîne de montagnes du plateau tibétain ainsi que son plus haut sommet (6 714 mètres). C'est la plus haute montagne du Tibet en dehors de l'Himalaya. Cette montagne est le centre de l'univers bouddhiste (chaque bouddhiste aspire à en faire le tour), c'est aussi un endroit sacré pour les hindous, les jaïns et les bönpos depuis des siècles. Les abords de la montagne divine sont des lieux saints où « les pierres prient ».
    Le sommet du Kailâsa est considéré comme la demeure de Shiva et de sa shakti Pârvatî – littéralement fille de la montagne –, ce qui explique son caractère sacré pour les hindous qui le voient aussi comme un lingam accompagné du yoni symbolisé par le lac Manasarovar. Selon une légende, au cours d'une altercation avec un moine bön, le maître Milarepa, pour montrer sa supériorité, se serait transporté au sommet de la montagne sur un rayon de soleil.

    MONT SINAI
    Le mont Sinaï ou Djebel Moussa (« montagne de Moïse ») est une montagne d’Égypte située dans le Sinaï et culminant à 2 285 mètres d'altitude.
    Le mont est surtout célèbre dans la tradition biblique pour avoir été le lieu où Moïse reçut les Dix Commandements. Le mont Sinaï est un lieu saint qui prend une place importante dans les religions monothéistes méditerranéennes. C’est là que dans la religion hébraïque, Moïse reçut de Yahweh le décalogue (Les Dix commandements) également appelé les Tables de la Loi.
    Les israélites considéraient déjà le Sinaï comme une terre sainte, mais des peuplades sémitiques présentes bien avant les hébreux et les égyptiens vénéraient déjà les divinités présentes dans ces montagnes. Dans la littérature rabbinique classique, le mont Sinaï est devenu synonyme de sainteté ; en effet il est dit que : «Lorsque le messie des juifs viendra, Dieu joindra les monts Sinaï, Tabor et Carmel ensemble et rebâtira le Temple de Jérusalem».

    MONT SHASTA
    Le mont Shasta est un stratovolcan de Californie, à l'ouest des États-Unis. Son altitude de 4 317 mètres en fait le deuxième plus haut sommet de la Chaîne des Cascades et le plus haut sommet de Californie qui ne soit pas dans la Sierra Nevada. Le mont Shasta présente la particularité d'être à 3 000 mètres au-dessus de la plaine alentour.
    Les Amérindiens de la tribu Iore, qui habitaient la région, pensaient que le mont Shasta était habité par l'esprit du chef Skell, qui était descendu du paradis vers le sommet de la montagne. Depuis lors, de nombreux autres cultes ont été attirés par le Mont Shasta. Pour les Acumawis, une source de la montagne serait formée des larmes de tous les daims pour leur éviter de pleurer lorsqu'ils sont tués par un chasseur.
    Le mont Shasta est aussi le lieu d'un monastère bouddhiste, Shasta Abbey, fondé par Houn Jiyu-Kennett en 1971. De nombreuses légendes l’entourent et encore de nous jours s’y produisent bien des faits mystérieux.

    LES BLACK HILLS DES SIOUX LAKOTAS
    Les Black Hills est une chaîne de montagnes sacrée pour les indiens Lakotas, où l'on trouve notamment le célèbre Mont Rushmore et ses sculptures géantes de présidents américains., situé dans la partie ouest de l'Etat du Dakota du Sud,. C’est une montagne sacrée pour tous les Amérindiens.
    Les Sioux Lakotas et les Cheyennes revendiquaient leurs droits sur ces terres sacrées au 19e siècle, car représentant le centre du monde d'après leurs croyances. L'appellation "Black Hills" proviendrait à ce titre du langage Lakota, du fait de leur couverture arborée lorsqu'on les observe à une certaine distance.

    L'ETNA, BERCEAU DE LA MYTHOLOGIE
    Volcan le plus haut d'Europe, situé en Sicile (Italie), à proximité de la ville de Catane, l'Etna serait aussi le volcan le plus actif au monde. Selon les grecs, il aurait abrité la forge d'Héphaïstos, où il y aurait fabriqué les armes des dieux de l'Olympe comme le trident de Poséidon ou la foudre de Zeus. Les bruits sourds s'échappant du volcan correspondraient ainsi au martèlement des outils.
    Une autre légende grecque veut que le géant Encelade, puni par la déesse Athéna pour avoir déserté le champ de bataille contre les Titans, se soit retrouvé écrasé sous l'île de Sicile. Ainsi selon la légende, les coulées de lave du volcan correspondraient à son haleine de feu et les séismes correspondraient à ses tremblements.

      

    Source: Wikipédia et autres.

     


     

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  • Le Wendigo

    Le Wendigo

    Les premières histoires sur le mythe de Wendigo ont été rapportées par des explorateurs et des missionnaires et elles remontent au 17ème siècle. Ils le décrivent plutôt comme un loup-garou, un diable, ou cannibale. Le Wendigo est habituellement supposé avoir été humain autrefois.

    Le wendigo (pluriel : wendigowak / wendigos) est une créature surnaturelle, maléfique et cannibale, issue de la mythologie des Amérindiens algonquiens du Canada, qui s'est étendue à tout le folklore d'Amérique du Nord. Cette légende est partagée par plusieurs tribus amérindiennes et peut désigner la transformation physique d'un humain après la consommation de viande humaine comme une possession spirituelle. Le wendigo a aussi renforcé le tabou autour de la pratique du cannibalisme chez ces peuples. Les wendigowak (wendigos) vivent dans les profondeurs de la forêt et apparaissent dans des contes où le surnaturel côtoie des choses inhumaines et atroces. Parmi les histoires qui circulent, ils sont solidement ancrés dans les légendes amérindiennes où ils tiennent une place importante.

    Mythologie des Algonquins
    Le wendigo est issu des croyances traditionnelles de tribus parlant une langue algonquienne, au nord des États-Unis et au Canada, plus particulièrement les Saulteux/Ojibwa, les Cris et les Innus. Bien que les descriptions varient quelque peu, toutes ces cultures ont en commun la description des wendigowak comme malveillants et cannibales, et comme êtres surnaturels (manitous) possédant une grande force spirituelle, qui vivent de préférence dans la forêt. Ils sont associées à l'hiver, au nord et aux frimas ainsi qu'à la famine.

    Il est souvent décrit comme un géant de glace squelettique (ou plus simplement un géant squelettique qui a juste un cœur de glace) ou comme une bête monstrueuse mi-homme mi-animal un peu semblable à un loup-garou. Son corps est squelettique et déformé, sans lèvres, ni orteils. On le caractérise par son extrême cruauté envers ses victimes et son goût pour la chair humaine.

    Une version Sioux (probablement tirée du Wendigo Canadien) le décrit comme un esprit malfaisant qui déchiquette et dévore tout ce qui vit. Son haleine répand des maladies et il se transforme parfois en ouragan.

    Les Wendigowak ont plusieurs points communs avec les loups garous européens. Ils ont d'une part une forme humaine, dans laquelle ils ne peuvent être démasqués qu'à cause de leurs yeux rouges. D'autre part, ils ont une forme monstrueuse souvent décrite comme semi-animale. En outre, ils peuvent prendre « une forme d'ombre ».

    Basil Johnston, un ojibwa enseignant et chercheur de l'Ontario, donne une description du wendigo dans les légendes des algonquins. « Le Wendigo était émacié à un point extrême, sa peau desséchée tirée et tendue sur ses os. Avec ses os poussant contre sa peau, elle même de la couleur des cendres grises de la mort, et ses yeux repoussés au plus profond de leurs orbites, le Wendigo ressemblait à un squelette récemment déterré de sa tombe. Ses lèvres, étaient en lambeaux […] souillé de sang et de souffrance et de suppurations de la chair, le Wendigo dégageait une odeur étrange et inquiétante de dégradation et de décomposition, de mort et de corruption. »

    Le wendigo est associé aux pêchés de gourmandise, de cupidité ou d'excès en tout genre. Il n'est jamais satisfait après avoir tué une personne pour la dévorer, et se met constamment à la recherche de nouvelles victimes. Dans certaines traditions, l'homme qui est dominé par la cupidité pourrait se transformer en wendigo, le mythe devenant ainsi une façon de prôner la coopération et la modération. Parmi les ojibwés et les innus, les wendigowak sont décrits comme des géants plusieurs fois plus grands que les êtres humains, une caractéristique absente du mythe algonquin dans les autres cultures. Chaque fois qu'un wendigo mange une autre personne, il grossit en proportion de ce qu'il vient d'avaler et ressent à nouveau la faim, de sorte qu'il n'est jamais rassasié, les Wendigowak sont donc constamment à la fois gavés et en état de famine.

    Comment devenir wendigo ?
    Les légendes changent dans les détails, mais leur contour est resté le même. La cause la plus fréquente d'une transformation en wendigo est le recours au cannibalisme, soit la consommation du corps d'une personne humaine. Des chasseurs ou des personnes perdues qui sont restées trop longtemps en état de famine (particulièrement en hiver) se tournent vers cette pratique en dernier recours et deviennent des wendigowak. La seconde cause fréquemment mentionnée est la possession par l'esprit démoniaque d'un wendigo, souvent dans un rêve où la personne voit un wendigo ou est appelée par un esprit de wendigo, ou alors en rencontrant un esprit de wendigo dans la forêt pendant la nuit. Une fois habitées par son esprit, ces personnes deviennent violentes et obsédées par le désir de manger de la chair humaine. Leurs caractères connaissent de profondes transformations et ceux-ci deviennent asociaux et violents, se voyant peu à peu contrôlés par l'esprit et l'horrible appétit du wendigo qui vit en eux. Le wendigo est toujours censé avoir été humain autrefois. Transformés en d'horribles bêtes, ils hantent les forêts en quête d'humains à dévorer. Cette transformation peut aussi précéder la malédiction d'un chaman ou être le résultat d'un rituel de transformation.

    Lutte contre les wendigos
    Les wendigowak (wendigos) ne sont pas immortels et peuvent être tués de différentes façons, dont une balle en argent, ainsi que le relatent de nombreux contes et légendes indiennes. On peut aussi brûler le corps de son hôte dans de la cendre. Un wendigo peut être tué si l’on fait fondre son cœur de glace. Pour cela, on peut le détruire par le feu ou lui verser du suif brûlant dessus.

    Origines du mythe
    On suppose que cette légende daterait du temps où certaines tribus pratiquaient encore le cannibalisme. Parmi les tribus d'algonquins, le cannibalisme, même pour sauver sa propre vie, est considéré comme un tabou. Les réponses à la famine sont le suicide ou l'abandon à la mort. Ce mythe aurait peut être servi d'avertissement pour les tribus nordiques dont les hivers étaient longs et rudes, et qui risquaient de ne rien rapporter de leurs chasses durant cette saison. C'était un moyen d’éviter qu’en cas de famine, ils ne s'en prennent aux membres de leur propre clan. Cette supposition est basée sur les déformations physiques du Wendigo (corps squelettique et déformé, sans lèvres, ni orteils) qui font penser aux lésions dues à la famine et aux engelures. Le Wendigo serait un mythe basé sur la personnification des difficultés de l'hiver et le tabou du cannibalisme.

    De nombreux lieux et lacs portent ce nom, tel le parc national du wendigo, et de nombreuses œuvres modernes s'en inspirent dans la littérature comme au cinéma, bien que ces wendigowak puissent avoir des caractéristiques différentes de ceux des légendes originelles.

     

    source : wikipedia et http://www.magiemetapsychique.org/t5462-le-wendigo-legende

     

     


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    L'Anneau

     

    L’Anneau

    Il existe depuis l’Antiquité des légendes concernant des anneaux magiques.

    L’anneau de Gygès est une fable racontée par Platon au début du deuxième livre de La République. Inspirée d'Hérodote, elle raconte l'histoire de Gygès qui trouve un anneau qui lui permet de devenir invisible. Gygès découvre qu'en tournant vers l'intérieur de sa main le chaton d'une bague découverte par hasard lors d'un violent orage qui ouvrit le sol devant lui, il peut devenir invisible. Une fois ce pouvoir découvert, il s'arrange pour faire partie des messagers envoyés au palais royal. Là, grâce à cette invisibilité, il séduit la reine, complote avec elle et assassine le roi pour s'emparer du pouvoir. Rien ne peut lui résister, doté d'une telle arme.

    Le rôle de l’anneau est alors double, il permet à la fois de rendre un corps invisible et de partir à la découverte des secrets les mieux cachés. C’est cette deuxième particularité qui explique d’ailleurs la fortune de l’anneau d’invisibilité bien au delà de l’Antiquité :
    -dans le Roland furieux de l’Arioste, l’enchanteresse Mélisse remet à Roger, prisonnier de la magicienne Alcine, un anneau d’or qui lui permet de voir la véritable nature, corrompue et misérable, de l’île enchantée;
    -dès les premières versions du Seigneur des anneaux, J. R. R. Tolkien fait de l’anneau découvert par Smeagol un puissant outil d’informations; et ce thème est particulièrement développé dans :
    -Les Bijoux indiscrets de Diderot, où, sous l’influence d’un anneau d’or, le sexe des femmes se transforme en une bouche bavarde, avide de révéler les secrets de leur maîtresse.
    -celui d’Odin, dans la mythologie scandinave, aux capacités merveilleuses,
    -l’anneau des chevaliers romains signe de leur noblesse,
    -celui que s’échangent les époux lors de la cérémonie du mariage,
    -l’anneau épiscopal…
    -Pline raconte que la chute de la république romaine est directement liée à un anneau : une dispute entre le démagogue Drusus et le leader des sénateurs Caepius, au sujet de la possession d'un anneau, querelle qui aurait conduit à l'éclatement des guerres sociales jusqu'à l'effondrement de la république.
    -On trouve la même idée pour la chute de la république de Venise, mais il s'agit de simples anneaux d'or; par contre, dans toute l'histoire on retrouve des pratiques de dactylomancie, et on sait que cette utilisation des anneaux pour la divination et la magie était partie intégrante de la vie quotidienne, et pas seulement arguments mythiques ou littéraires.

    Mais il peut signifier aussi plus que sa forme, devenir un symbole, et par analogie se rapporter à d’autres réalités, telle l’année, entité quasi divinisée dans certaines religions d’origine indo-européenne (la roue de l‘année celtique) .
    -On connaît le serpent scandinave qui entoure le monde, par exemple, qui lui aussi est qualifié d'anneau.

    Dans la mythologie Nordique:
    L'Anneau des Nibelungen
    Dans les mythes nordiques, l'anneau a eu cependant une signification différente, celle que Richard Wagner a reprise dans L'Anneau des Nibelungen. L'anneau a été forgé à partir de l'or du Rhin par Albérich et confère la puissance. Wotan, le maître des dieux, le lui vole. Albérich le maudit.
    Les Nibelungen sont des nains des légendes germaniques, les fils du brouillard. Ils possédaient de grandes richesses qu'ils tiraient de leurs mines en dessous des montagnes, là où ils habitaient. Ils avaient pour roi Nibelung. Cette légende récite les exploits du chevalier Siegfried. . Il ne tient pas compte des avertissements des fantômes et prend l'anneau, pièce maîtresse du trésor des Niebelungen.

    Comme celui d'Albérich, l'Anneau de Puissance de Tolkien est attaché à une malédiction: il permet de dominer les possesseurs des autres anneaux magiques.
    Un anneau pour les gouverner tous.
    Un anneau pour les trouver,
    Un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres
    Les lier au pays de Mordor où s'étendent les ombres."

    Le mytho-cycle héroïque dans Le Seigneur des Anneaux
    Dans cette geste héroïque, le cœur de l’aventure se coalise autour de la Communauté de l’Anneau, ce groupe d’Elfes, d’Hommes, de Hobbits et de Nains réunis pour l’occasion, et qui acceptent de porter l’anneau dans la Montagne du Destin pour le détruire.
    Le titre de la trilogie de Tolkien n'est pas indifférent. L'anneau a une symbolique puissante, liée au cercle dont il est la représentation concrète. Il a habituellement le rôle protecteur du cercle, moyen efficace de se protéger des mauvais esprits. N'ayant ni début, ni fin, il est le symbole du lien, de l'appartenance à une communauté et à l'éternité. C'est dans cette perspective qu'il est devenu aussi le symbole du mariage et de la fidélité.

    L'Anneau de Puissance, comme tout objet magique, détient un pouvoir considérable. Outre l'invisibilité, il procure à son détenteur un entendement et une conscience élargis, au-delà des limites humaines. Cette clairvoyance cosmique conduit irrévocablement son propriétaire à une domination tyrannique de ses semblables. Il est donc maléfique, en transmettant le revers de ses vertus, corrompant immédiatement tous ceux qui se le mettent au doigt. L'Anneau est ainsi la chose la plus extraordinaire et aussi la plus dangereuse.

    Quelques faits historiques :
    -Byzance (370) sous l'empereur romain Valens : prophétie à l'aide d'un anneau suspendu au-dessus d'un cercle marqué des lettres de l'alphabet, l'anneau tourne et répond à la question : qui succèdera à l'empereur Valens. réponse : T-H-E-O-D... (cf. Gibbons, déclin et chute de l'empire romain)
    -1431 : Jeanne d'Arc est accusée d'utiliser des anneaux magiques pour enchanter et pour soigner.
    -1545 : Joalium de Cambrai raconte comment un jeune garçon est devenu esclave d'un anneau de cristal où il pouvait voir tous les démons qui s'y trouvaient enfermés et ce qu'ils exigeaient de lui. Pour s'en défaire il dut briser l'anneau.
    -XVè siècle, à Venise : Pythonickes, sculpteur, possède un anneau enchanté (possédé par des esprits) qui menaçait de lui voler son âme. Son frère, religieux, dut détruire l'anneau à coup de marteau pour le sauver.
    -Pendant l'antiquité romaine, le tyran de Phocide utilisait un procédé magique consistant dans l'utilisation des sons émis par le choc de deux anneaux de grande taille.
    -De son côté, le roi de Rome, Numa Pompilius, utilisait la méthode divinatoire consistant à remplir un bol d'eau et d'y immerger un anneau suspendu au doigt. Suivant la question posée, l'anneau répondait en tapant le bord du bol un certain nombre de fois.

    -Côté littérature, on retrouve bien sûr le thème dans les légendes arthuriennes, et il y a un lien évident entre ces légendes, la quête du Graal, la saga Völsunga, Parsifal (Wagner)... Mais on retrouve le mythe de l'anneau dans les légendes celtes et saxonnes, comme dans le Mabinogion (légendes galloises) où ils y a de nombreuses interventions d'anneaux magiques (comme celui qui rend invisible donné par dame Luned au héros Owain).
    -Les Grecs racontaient comment avait été forgé le premier anneau, à l'aube des temps, et cette légende est directement liée à l'arrivée des dieux puis à la création des hommes, dans un climat de guerre totale et apocalyptique...
    -L'anneau de Prométhée, qui n'est autre que l'un des maillons de ses chaînes... Cet anneau premier est intimement lié au forgeron, au feu, et au magicien.
    -On ne peut oublier le roi Salomon dont les pouvoirs magiques étaient associés à la détention d'un anneau magique.

    Bien d'autres mythes se rapportent à l'anneau magique, anneau de pouvoir, anneau corrupteur etc. Bref, l'anneau, dans l'histoire et dans l'imaginaire de l'Humanité, c'est une vieille histoire...

     

    Sources Wikipédia et http://ardalie.faerylands.eu/index.php?action=artikel&cat=21&id=75&artlang=fr

     

     


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    Le Roi Arthur

    Le roi Arthur, ou Arthur Pendragon, est un personnage important de la mythologie bretonne. Il est le personnage central de la matière de Bretagne. Il n’est pas sûr qu’il ait réellement existé, ce qui est toutefois sûr c’est que l’on retrouve plusieurs rois prénommés Arzur, Arthus, Artus, Arthur dont le synchrétisme a probablement conduit au mythe du roi Arthur Pendragon. De plus, les textes médiévaux en gallois ne lui donnent jamais le titre de roi, mais l’appellent amerauder (« empereur »).
    Le nom lui-même viendrait de la racine celtique Arz signifiant « ours », symbole de force, de stabilité et de protection, caractères bien présents dans sa légende : c’était un homme réputé fort, posé, et en tant que roi, garant de la sécurité de ses sujets. Dans la civilisation celtique, l’ours est avant tout l’animal emblématique de la royauté. On rapproche son nom avec celui de la déesse ourse Artio.
    Le terme « Pendragon » lui vient de son père Uther Pendragon et signifie « tête de dragon ».

    Arthur est le fils du roi Uther Pendragon et de la duchesse Ygraine de Cornouailles.
    Sa mère avait été mariée une première fois à Gorlois, duc de Cornouailles et vassal d'Uther. Mais un soir, grâce à un sortilège de Merlin, Uther prend l'apparence du duc et partage la couche d'Ygraine. Pendant cette même nuit le duc meurt dans une escarmouche hors de son château. Uther épouse alors Ygraine.
    Il y a ensuite deux version:
    - soit Arthur est confié dès sa naissance à Merlin, qui va l'élever comme un chevalier mais dans l'ignorance de ses origines
    - soit à Ectorius et Flavilla, vassaux loyaux et justes, qui l'élèvent alors avec leur fils Keu (Key).

    A la mort d'Uther, la succession se révèle un problème épineux et douloureux car il n'a pas de fils légitime.
    Mais à la sortie de la messe, après l'enterrement, on découvre sur le parvis de la cathédrale une épée enfoncée dans une enclume et un roc (ou alors ce rocher apparait de façon mystérieuse sur une place). On peut y lire une inscription selon laquelle seul le roi légitime pourra arracher l'épée de la pierre. De nombreux chevaliers tentent l'épreuve, mais l'épée reste à sa place. Ce n'est que plusieurs années après qu'un adolescent parvient à l'extraire : c'est Arthur.

    A cet endroit se dessinent encore deux versions :
    - Selon la première, les barons refusent de reconnaître l'autorité de cet adolescent. Finalement, Merlin intervient pour révéler qu'Arthur est le fils d'Uter et d'Ygerne, donc l'héritier légitime du trône.
    - Selon la seconde, Arthur arrive volontairement pour obtenir ce qui lui revient de droit. Et c'est lui-même qui révèle, devant un parterre de chevaliers ébahis, ses origines, confirmées par Ygerne et Merlin, présents à cette scène.

    D'autres divergences ont lieu quand à l'acceptation du nouveau roi, parfois la bataille est rude et Arthur doit y prouver sa valeur, d'autres fois, il est accueilli dans la joie, comme un libérateur. Il se fait couronner roi et revient avec son armée dans son château de Camelot.

    La pacification du royaume :
    Alors que de nombreux barons guerroient contre Arthur, refusant de lui prêter serment, les envahisseurs Saxons profitent de la situation pour pénétrer dans le royaume. Les barons révoltés se rendent alors compte du danger qu'ils font courir au royaume et se réconcilient avec Arthur. Le jeune roi s'avère être un général avisé et un chevalier hors pair. En outre la jeune génération, les fils des barons, avaient déjà rejoint le parti du jeune roi. Les barons font leur soumission à Arthur et écrasent avec son aide les saxons.

    C'est pendant cette période mouvementée qu'Arthur rencontre Guenièvre. Il se porte au secours du roi de Carmelide que menaçaient des géants et des Saxons (là encore, il y a de nombreuses variations). Guenièvre est la fille de ce roi vassal. Arthur l'épouse et cela entérine la fin de l'épopée guerrière et sanctionne l'ouverture d'une époque de paix et de prospérité. C'est le signe final de sa légitimité en tant que souverain.
    D'autres textes racontent que le roi Arthur, au début de son règne, avait aidé le roi d'Écosse Leodagran contre les Irlandais, et que celui-ci, pour le remercier, lui a offert sa fille Guenièvre en mariage.
    Mais Arthur ayant envoyé Lancelot, son meilleur chevalier et meilleur ami, pour chercher sa promise, les deux jeunes gens tombent follement amoureux l’un de l’autre.

    La Table Ronde :
    Viennent ensuite douze années de paix où se placent les aventures des Chevaliers de la Table Ronde. Arthur cesse d'être le héros central des récits, il est entouré d'un certain nombre de personnages :
    Keu le sénéchal, Gauvain, Agravain, Gaheriet, Guerrehet, Sagramor, Lancelot du Lac, Perceval le Gallois, Bohort, Lionnel, Galaad, Mordred...
    (les noms des personnages diffèrent aussi d’un récit à l’autre).

    Mordred est le fils d'Arthur, qu'il a eu avec Morgane, sa demi-soeur (au cours d’un rituel des Prêtresses d’Avalon alors qu’ils ignoraient tous deux le nom de leur partenaire).
    Pour appuyer sa souveraineté, Arthur possède Excalibur, l'épée magique d'Avalon qui lui a été remise officiellement par la Dame du Lac, la Reine des Fées, après qu‘il l‘ait retirée du rocher. Elle lui confère aussi un pouvoir non négligeable : tant qu'il combat avec elle, il est invincible.
    Ces chevaliers sont unis par des sentiments de fraternité indissolubles. La rupture de cette solidarité mènera à la bataille finale.

    La quête du Graal :
    Le Graal, selon la légende, est le calice dans lequel le Christ aurait bu lors du dernier repas avec les apôtres. Ce calice aurait contenu son sang après la crucifixion.
    Le Saint Graal apparaît une fois aux chevaliers de la Table Ronde, recouvert d'un tissu blanc au milieu d'une lumière éblouissante. Lorsque les chevaliers voient cette lumière, ils restent tous sans voix.
    Suite à cette apparition, Merlin intervient et explique à toute l'assemblée que cette coupe est un élément essentiel à l'harmonie entre les hommes, qu'il faut que l'un des chevaliers de la Table Ronde le trouve et regarde ce qu'il contient pour que le monde continue à fonctionner.
    La quête du Saint Graal est la plus difficile et la plus grande des quêtes de l'époque du Roi Arthur, plusieurs chevalier en sont revenus les mains vides. Le roi Arthur se disait que la loyauté et la noblesse de ses chevaliers ne serait plus jamais la même sans l'illustre relique du Saint Graal et il ne se trompait pas : plusieurs d'entre eux sont morts avant que Galaad, fils de Lancelot, réussisse à regarder dans le calice et ramener la paix à Camelot.

    La mort du roi :
    Le roi Arthur se rend avec son armée sur le continent. Là encore il l y a 2 versions à cet événement :
    La plus ancienne indique qu'il marche sur Rome qui avait osé réclamé le tribut de la Grande-Bretagne à l'Empire.
    Pendant son absence Mordred s'empare du royaume avec l'aide des Saxons. Il se fait couronner roi. Arthur et son armée reviennent. C'est alors le combat final entre les armées d'Arthur et de Mordred sur la plaine de Salisbury.

    La seconde version est plus romanesque : Lancelot est surpris avec Guenièvre. Arthur, bafoué et trahi par les deux êtres qu'il aime le plus au monde, ordonne que l'on tue Lancelot et que Guenièvre soit brûlée vive. Il poursuit alors son rival, venu sauver la reine le jour de l'exécution, jusqu'en Bretagne, fief de Lancelot, où une gigantesque bataille se développe, opposant les Chevaliers de la Table Ronde entre eux.
    Quoi qu'il en soit, tous les personnages de la légende trouvent la mort au cours du combat. C'est Cador, duc de Cornouailles, qui devient roi de Grande-Bretagne. Guenièvre quant à elle prend le voile à Amesbury.
     Morgane emportera le corps du roi Arthur à Avalon.

    Le Roi Arthur a-t-il existé ?

    En 1191, des moines de l’abbaye de Glastonbury annoncèrent avoir découvert la tombe d’Arthur et de Guenièvre. Le lieu s’accorde avec la légende qui fait de Glastonbury l’île d’Avalon.
    Ces tombes furent visitées par beaucoup de personnes, et déplacées vers une nouvelle sépulture en 1278. Celle-ci fut détruite pendant la Réforme protestante du XVIe siècle.
    La tombe était protégée par deux pyramides de pierre.
     L’antiquaire John Leland rapporte qu’il en a trouvé la croix parmi les débris, et traduit son inscription :
    « Hic jacet sepultus inclutvs rex arturius in insula avalonia, Ici git le célèbre roi Arthur en son île d’Avalon. »


    Sources: Wikipédia et http://users.belgacom.net/renedec/pagehis6.html
    http://www.histoiredumonde.net/Roi-Arthur.html

     

     


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